Rainforests of the Atsinanana
Country
Madagascar
Inscribed in
2007
Criteria
(ix)
(x)
The conservation outlook for this site has been assessed as "significant concern" in the latest assessment cycle. Explore the Conservation Outlook Assessment for the site below. You have the option to access the summary, or the detailed assessment.
The Rainforests of the Atsinanana comprise six national parks distributed along the eastern part of the island. These relict forests are critically important for maintaining ongoing ecological processes necessary for the survival of Madagascar’s unique biodiversity, which reflects the island’s geological history. Having completed its separation from all other land masses more than 60 million years ago, Madagascar’s plant and animal life evolved in isolation. The rainforests are inscribed for their importance to both ecological and biological processes as well as their biodiversity and the threatened species they support. Many species are rare and threatened especially primates and lemurs. © UNESCO
Résumé
2025 Conservation Outlook
Finalised on
11 أكتوبر 2025
Préoccupation élevée
Current state and trend of VALUES
High Concern
Overall THREATS
Overall PROTECTION and MANAGEMENT
Full assessment
Description of values
Ongoing ecological processes necessary for the survival of Madagascar's unique biodiversity
Criterion
(ix)
Ce cluster forme la base du continuum du corridor forestier de l’Atsinanana, garantissant un flux génétique à la base de la stabilité de l’écosystème. Chacune de ces aires protégées a sa spécificité et abrite des espèces de plantes et d’animaux endémiques de Madagascar. Les forêts humides, forêts reliques de l’est, jouent un rôle fondamental en tant que barrière de protection naturelle contre les cyclones et permettent d’éviter les inondations par la rétention d’eau durant les périodes de fortes pluies. Ainsi, elles rendent aux riverains des services écosystémiques cruciaux et constituent une part essentielle de la réponse globale au changement climatique à l’échelle planétaire. En effet, ce bien contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, par le biais du stockage et du captage de carbone. En ce qui concerne le développement agricole en particulier, ce bien comprend également des sources alimentant des bassins versants : c’est le cas du Parc National de Marojejy avec la plaine d’Andapa et du Parc National de Zahamena pour la plaine de l’Alaotra. En termes de valeurs sociale et éducative, chacun de ces parcs nationaux est un lieu de recherches scientifiques très visité. De plus, sa diversité biologique extraordinaire est une réserve génétique inestimable (Etat partie de Madagascar, 2017).
Rich endemic flora
Criterion
(x)
Sur les 11 641 espèces de plantes vasculaires rencontrées à Madagascar, le bien abrite 4 509 espèces (soit 38.7%) qui se répartissent comme suit : 81 sont des espèces naturalisées, 4 428 espèces sont des espèces natives avec un taux d’endémicité de 82.58%. Les cinq familles endémiques y sont représentées par 42 espèces (soit 43.2% du nombre total). 1 079 genres (soit 53.3% de la flore totale) y sont recensés et dont 179 (58.3%) sont endémiques (Missouri Botanical Garden, 2017). Sur les 1 041 publiées sur la Liste Rouge Officielle de l’UICN, 604 sont menacées dont 172 en danger critique (CR), 254 en danger (EN) et 177 vulnérables (VU).
Rare and threatened mammals
Criterion
(x)
Sur les 181 espèces de mammifères non volant connues à Madagascar, 100 espèces (Carnivora n= 7, Rodents n=19, Tenrecidae n=30 et Lemuridae n=44) soit 55.25% existent au niveau du bien avec un taux d’endémicité de près de 96%. Les cinq familles de lémuriens y sont tous rencontrées ainsi que les six genres endémiques de Carnivora (Goodman, 2012 ; Goodman et al., 2018 ; Mittermeier et al., 2014 ; Soarimalala & Goodman, 2011). Trente-quatre espèces de Lémuriens sont menacées dont 11 en danger critique (CR), 15 en danger (EN) et huit vulnérables (VU) inscrites sur la liste rouge de l’UICN, 2017. Par ailleurs, en ce qui concerne les mammifères volants, 25 espèces de chauves-souris ont été répertoriées au sein du bien avec un taux d'endémicité de 80% (Goodman et al., 2018).
Rare and endemic birds
Criterion
(x)
Le nombre total d’espèces d’Oiseaux au sein du bien est de 170 sur 282 soit 60.3% dont : Andringitra n= 117; Andohahela n= 135; Marojejy n=118 ; Masoala n= 117 ; Ranomafana n=103 et Zahamena n=106. Toutes les cinq familles endémiques y sont représentées. Sur les 110 espèces endémiques connues de l’île, 91 sont rencontrées au niveau du bien (Goodman & Raherilalao, 2018). Dix-neuf sont menacées dont 06 en danger (EN) Ardea humbloti, Ardeola idae, Anas melleri, Eutriorchis astur, Circus macrosceles et Sarothrura watersi et 13 vulnérables (VU) inscrites sur la liste rouge de l’UICN, 2017.
Diversity of habitats
Criterion
(x)
Les Forêts Humides de l’Atsinanana, d’une superficie de 663 545 ha, présentent un gradient altitudinal de 0 à 2658 m refermant une extraordinaire diversité des habitats formant un couloir forestier quasi continu à partir de Ranomafana à Andringitra sur 200 km. Le bien abrite une diversité d’écosystèmes notamment une bonne représentativité de la variation des groupes taxonomiques des forêts humides malgaches relativement intactes. Une variété de formations forestières différentes incluant des forêts humides sempervirentes de basse, moyenne et haute altitudes, de rares forêts littorales sempervirentes, des forêts sclérophylles, des marais, des fourrés de montagne, des mangroves, des zones côtières, des zones marécageuses, des zones de bruyères.
Endemic reptiles and amphibians
Les recherches sur les Reptiles et les Amphibiens connaissent une explosion sans précèdent et de nouvelles espèces ne cessent d’être décrites afin d’étoffer la liste actuelle. Sur les 341 espèces d’Amphibiens existantes à Madagascar, 192 sont présentent au niveau du bien avec un taux d’endémicité de presque 100% (Crottini et al., 2015 ; Glaw et al., 2015 ; Miralles et al., 2015 ; Scherz et al., 2016) . Soixante-douze espèces sont menacées appartenant à 2 familles (Mantellidae, Microhylidae) dont 1 en danger critique (CR), 41 en danger (EN) et 30 vulnérables (VU). Concernant les reptiles le nombre d’espèce connu à Madagascar est de 418 dont 170 répertoriées au niveau du bien avec un taux d’endémicité de plus de 97% (Raselimanana et al., sous presse). Quarante –six espèces appartenant à 6 familles (Chamaeleonidae, Gekkonidae, Gerrhosauridae, Pseudoxyrhophiidae, Scincidae et Typhlopidae) sont menacées dont 3 en danger critique (CR), 17 en danger (EN) et 26 vulnérables (VU) inscrites sur la liste rouge de l’UICN, 2017.
Assessment information
Les Forêts humides de l’Atsinanana subissent des pressions critiques liées aux activités humaines et environnementales. Parmi les menaces immédiates figurent l’exploitation illégale du bois précieux (bois de rose et palissandre), qui entraîne une dégradation des habitats et une perte de biodiversité, notamment dans les parcs de Masoala et Marojejy. L’exploitation minière artisanale illicite (or, pierres précieuses) dans les parcs de Zahamena et Ranomafana, provoque une déforestation massive, une pollution des écosystèmes aquatiques et une insécurité due à l’afflux de milliers de mineurs. Le braconnage ciblant les lémuriens et les oiseaux endémiques, ainsi que la chasse pour la viande de brousse, menacent directement des espèces déjà vulnérables, avec une augmentation récente des pièges signalée en 2024.
Par ailleurs, l’agriculture sur brûlis (tavy) et l’empiètement agricole sont des pressions très élevées, responsables de la déforestation et de la fragmentation des habitats, en particulier autour des zones tampons. Les infrastructures routières, bien que localisées, facilitent l’accès à des zones forestières reculées, exacerbant l’exploitation illégale. Les espèces envahissantes, comme le goyavier de Chine, perturbent les écosystèmes naturels, tandis que les feux de brousse, aggravés par les sécheresses, détruisent des habitats clés. Enfin, le tourisme non régulé et le développement d’infrastructures hôtelières sans études d’impact risquent de perturber durablement les zones centrales du bien. Malgré des efforts de surveillance renforcés et des projets de restauration, ces menaces combinées compromettent gravement l’intégrité écologique et les valeurs universelles exceptionnelles du bien.
Par ailleurs, l’agriculture sur brûlis (tavy) et l’empiètement agricole sont des pressions très élevées, responsables de la déforestation et de la fragmentation des habitats, en particulier autour des zones tampons. Les infrastructures routières, bien que localisées, facilitent l’accès à des zones forestières reculées, exacerbant l’exploitation illégale. Les espèces envahissantes, comme le goyavier de Chine, perturbent les écosystèmes naturels, tandis que les feux de brousse, aggravés par les sécheresses, détruisent des habitats clés. Enfin, le tourisme non régulé et le développement d’infrastructures hôtelières sans études d’impact risquent de perturber durablement les zones centrales du bien. Malgré des efforts de surveillance renforcés et des projets de restauration, ces menaces combinées compromettent gravement l’intégrité écologique et les valeurs universelles exceptionnelles du bien.
Fishing, Harvesting & Controlling Aquatic Species
(Surpêche et récolte en eau douce)
Inside site
, Not applicable
Outside site
Les défrichements excessifs, la surexploitation des produits halieutiques par la surpêche et le développement des activités anthropiques liées à la surexploitation humaine perturbent et menacent l’intégrité des rivières et des points d’eau (MNP, 2014). Aussi, la déforestation des zones en amont précipite la dégradation et augmente la turbidité des eaux avec l’érosion. Il y a également la conversion des marécages en zones de culture. La surexploitation d’écrevisse est toujours d’actualité au niveau de Ranomafana mais concentré dans les zones externes à l’aire protégée.
Roads, Trails & Railroads
(Routes et pistes)
Inside site
, Localised(<5%)
Outside site
La construction de routes dans les forêts tropicales ouvre de vastes aires de déforestation et d’exploitation (Laurance et al., 2009). L’existence de route ou de pistes dans les forêts peut dynamiser à la fois la déforestation dans les zones à proximité de ces infrastructures et la dégradation des forêts dans des zones plus étendus où les transports de bois à dos d’homme ou par voie fluviale sont possibles. Toutefois, l’existence de routes peut aussi réduire la dépendance aux ressources forestières par la création d’autres opportunités de développement économique (MEEF, 2017a)
Recreation & Tourism Areas
(Constructions d’infrastructures hôtelières )
Outside site
On note une légère expansion des constructions d’infrastructures hôtelières aux alentours de Ranomafana et dans la zone périphérique de Masoala surtout au niveau de Tampolo et Ambinizana (partie baie d’Antongil) depuis 2013. Ces constructions n’ont pas fait l’objet d’étude d’impact. Des informations récentes ne sont pas disponibles.
Mining & Quarrying
(Exploitation minière artisanale)
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
L’exploitation minière artisanale et l’exploitation des pierres précieuses ont été constatées dans le bien depuis 2012 mais cette pression a pris des proportions inquiétantes en 2015. En effet, il a été révélé une intrusion brutale de près de 10 000 à 30 000 personnes au niveau des parcs nationaux de Zahamena et Ranomafana. Les conséquences de cette activité illégale sont principalement l’atteinte à l’intégrité à travers la destruction des écosystèmes fluviaux et le défrichement mais également le braconnage de la faune mammalienne et l’insécurité liée au risque de circulation d’armes légères (UNESCO/UICN, 2015). Aussi, comme dans les cas de Zahamena et Ranomafana, cela entraine la destruction des forêts et la modification de la structure du sol. De plus, ces ruées pour les minéraux et pierres précieuses attirent des milliers de migrants qui résident durant des périodes prolongées dans la forêt où ils sont largement dépendants de la chasse et des autres ressources existantes. Les « petites mines » causent ainsi des dommages irréversibles aux forêts et zones humides (MNP, 2014). Un système de contrôle
des accès dans les parcs, en particulier pour maîtriser la pénétration des collecteurs, a été mis en place avec les comités de vigilance villageois
de minerais (UNESCO/UICN, 2025). Pour le Parc National Zahamena, les ruées d'exploitations minière n'ont plus eu cours grâce au système de surveillance efficace établi par le personnel du Parc en collaboration avec les differentes autorités et communautés locales. Pour le Parc National de Ranomafana, une stratégie de gestion de la pression de l'orpaillage a été élaborée et sa mise en oeuvre a fait l'objet de projet de demande d'Assistance Internationale soumise à l'UNESCO en 2024 (Etat partie de Madagascar, 2024). Malgré ces efforts importants et musclés pris par les autorités malgaches, la problématique d’exploitation minière illicite dans ces composantes du bien est toujours d’actualité.
des accès dans les parcs, en particulier pour maîtriser la pénétration des collecteurs, a été mis en place avec les comités de vigilance villageois
de minerais (UNESCO/UICN, 2025). Pour le Parc National Zahamena, les ruées d'exploitations minière n'ont plus eu cours grâce au système de surveillance efficace établi par le personnel du Parc en collaboration avec les differentes autorités et communautés locales. Pour le Parc National de Ranomafana, une stratégie de gestion de la pression de l'orpaillage a été élaborée et sa mise en oeuvre a fait l'objet de projet de demande d'Assistance Internationale soumise à l'UNESCO en 2024 (Etat partie de Madagascar, 2024). Malgré ces efforts importants et musclés pris par les autorités malgaches, la problématique d’exploitation minière illicite dans ces composantes du bien est toujours d’actualité.
Invasive Non-Native/ Alien Species
(Plantes envahissantes)
Invasive/problematic species
Psidium cattleianum
Inside site
, Localised(<5%)
Outside site
Les plantes envahissantes représentent une menace souvent sous-estimée dans le bien. La dégradation du couvert et de la structure forestière facilite l’envahissement par des espèces hautement invasives telles que le goyavier de Chine (Psidium cattleyanum), qui se dispersent très rapidement et largement et quasi-impossibles à éliminer, cas de Ranomafana (MNP, 2014). Au niveau du PN Andringitra un entretien annuel des prairies de montagne par feu précoce s’avère indispensable, il a été démontré que ces feux précoces ont des impacts positifs sur la végétation éricoïde de montagne car favorisent l’épanouissement de certaines espèces d’orchidées (Rabetaliana and Schachenmann 1999).
Logging, Harvesting & Controlling Trees
(Coupe illicite des bois précieux)
Other targeted species names
Dalbergia spp.; Diospyros spp
Inside site
, Widespread(15-50%)
Outside site
La forte exploitation illicite du bois de rose et palissandre (Dalbergia spp.) et le bois d’ébène (Diospyros spp) dans les parcs nationaux de Masoala et Marojejy a été l’une des principales raisons de l’inscription du bien en 2010 sur la liste du patrimoine mondial en péril. Cette importante pression ayant entrainé l’abattage de milliers de tonnes de bois de rose serait favorisée par la forte demande sur le marché international et l’instabilité politique à Madagascar durant cette période.
La coupe sélective des bois précieux concerne les zones tampons mais aussi le noyau dur comme le cas de Marojejy et Masoala. Les coupes peuvent affecter la structure de la population des espèces, leur cycle de développement et leur régénération naturelle, mais aussi la structure de l’habitat dans les zones impactées par les activités d’exploitation (Raherilalao et al., 2016a, b).
Les membres de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages en voie de disparition) ont décidé d'établir un plan d'action pour soutenir la mise en œuvre des mesures induites des récentes inscriptions à l'Annexe II. Le plan d'action énonce sept mesures que Madagascar est tenu de prendre. Ces mesures portent sur la science de la gestion des bois précieux, la gestion des stocks saisis et déclarés et la mise en place de mesures d'application efficaces. Le plus important porte sur l’exigence d’instituer un embargo sur le commerce international des grumes, feuilles de placage et sciages de Dalbergia spp. et de Diospyros spp. jusqu'à ce que la CITES approuve un audit des stocks existants (MEEF, 2016).
Les efforts pour la lutte contre l’exploitation et le commerce du bois précieux ont été renforcés par l’adoption et la mise en vigueur de plusieurs textes légaux, et un système efficace d’inventaire, de classification et de marquage du bois saisi, qui a été testé dans deux régions (UNESCO/UICN, 2025). Il semble que l’exploitation et le trafic illicite de bois précieux (bois de rose et bois d’ébène), ainsi que les exportations autorisées de toutes les espèces de Dalbergia spp. et Diospyros spp., ont cessé depuis au moins 10 ans (2015/2016). Les coupes de palissandre se poursuivent à ce jour, mais à un taux d’incidence progressivement réduit jusqu’à un niveau moins de trois souches (de tout type et non seulement bois précieux) observées par 100km parcourus en 2024. Pour y remédier, l’État partie prévoit des nouvelles mesures comme la mise en échelle du système d’inventaire et le renforcement de l’application de la loi. Il reste essentiel de mettre en place un « quota zéro d’exportation » et d'appliquer un système d’inventaire, de classification, et de marquage à tous les bois précieux saisis (y compris les bois de rose et ébènes ainsi que les palissandres) avant de démarrer une mise en vente éventuelle au niveau national, afin de réduire les risques de nouvelles coupes et de pressions sur les aires protégées ce système (UNESCO/UICN, 2025).
Il a été constaté une certaine maîtrise des activités de bois de rose et le processus de régénération ou de reconstitution naturelle de la végétation est en voie. Ces processus de réparation sont marqués par le développement des rejets, la fermeture de la canopée, la fermeture des formations de sous-bois traversées par les pistes d’acheminements ou exploitées pour le campement et le stockage, mais également par la reconstitution de la composition floristique et faunique des formations dans les zones d’exploitation (UNESCO/UICN, 2011 ; Raherilalao et al., 2016a ; 2016b). Toutefois, il faut noter que la régénération des espèces Dalbergia spp. et Diospyros spp. est particulièrement lente puisqu’il faut une période d’au moins 50 ans pour qu’un arbre de ces espèces atteigne un diamètre exploitable.
La coupe sélective des bois précieux concerne les zones tampons mais aussi le noyau dur comme le cas de Marojejy et Masoala. Les coupes peuvent affecter la structure de la population des espèces, leur cycle de développement et leur régénération naturelle, mais aussi la structure de l’habitat dans les zones impactées par les activités d’exploitation (Raherilalao et al., 2016a, b).
Les membres de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages en voie de disparition) ont décidé d'établir un plan d'action pour soutenir la mise en œuvre des mesures induites des récentes inscriptions à l'Annexe II. Le plan d'action énonce sept mesures que Madagascar est tenu de prendre. Ces mesures portent sur la science de la gestion des bois précieux, la gestion des stocks saisis et déclarés et la mise en place de mesures d'application efficaces. Le plus important porte sur l’exigence d’instituer un embargo sur le commerce international des grumes, feuilles de placage et sciages de Dalbergia spp. et de Diospyros spp. jusqu'à ce que la CITES approuve un audit des stocks existants (MEEF, 2016).
Les efforts pour la lutte contre l’exploitation et le commerce du bois précieux ont été renforcés par l’adoption et la mise en vigueur de plusieurs textes légaux, et un système efficace d’inventaire, de classification et de marquage du bois saisi, qui a été testé dans deux régions (UNESCO/UICN, 2025). Il semble que l’exploitation et le trafic illicite de bois précieux (bois de rose et bois d’ébène), ainsi que les exportations autorisées de toutes les espèces de Dalbergia spp. et Diospyros spp., ont cessé depuis au moins 10 ans (2015/2016). Les coupes de palissandre se poursuivent à ce jour, mais à un taux d’incidence progressivement réduit jusqu’à un niveau moins de trois souches (de tout type et non seulement bois précieux) observées par 100km parcourus en 2024. Pour y remédier, l’État partie prévoit des nouvelles mesures comme la mise en échelle du système d’inventaire et le renforcement de l’application de la loi. Il reste essentiel de mettre en place un « quota zéro d’exportation » et d'appliquer un système d’inventaire, de classification, et de marquage à tous les bois précieux saisis (y compris les bois de rose et ébènes ainsi que les palissandres) avant de démarrer une mise en vente éventuelle au niveau national, afin de réduire les risques de nouvelles coupes et de pressions sur les aires protégées ce système (UNESCO/UICN, 2025).
Il a été constaté une certaine maîtrise des activités de bois de rose et le processus de régénération ou de reconstitution naturelle de la végétation est en voie. Ces processus de réparation sont marqués par le développement des rejets, la fermeture de la canopée, la fermeture des formations de sous-bois traversées par les pistes d’acheminements ou exploitées pour le campement et le stockage, mais également par la reconstitution de la composition floristique et faunique des formations dans les zones d’exploitation (UNESCO/UICN, 2011 ; Raherilalao et al., 2016a ; 2016b). Toutefois, il faut noter que la régénération des espèces Dalbergia spp. et Diospyros spp. est particulièrement lente puisqu’il faut une période d’au moins 50 ans pour qu’un arbre de ces espèces atteigne un diamètre exploitable.
Identity/social cohesion/ changes in local population and community that result in negative impact
(Changement social)
Outside site
De 2014 à ce jour les parcs Ranomafana et Zahamena sont victimes d’exploitations minières illicites (Saphir, or, quartz et tourmaline). Trois mille personnes ont envahi le PN de Zahamena entrainant une grande insécurité pour les agents de MNP et des troubles locales. A Ranomafana, 700 personnes ont déguerpi du parc grâce aux actions des brigades mixtes. Les délinquants sont des immigrants qui ne bénéficient pas des activités de sauvegarde. Ces types de pressions créent des instabilités sociales et provoquent des insécurités. Le Parc National Masoala a vu le développement rapide ces dernières années des campements des pêcheurs et des bucherons sur la bordure du Parc (à proximité du Cap Masoala). Ces campements représentent une risque en terme d’exploitation illicite dans le Parc (chasse, pêche) ainsi que une source des main d’œuvres pour les campagnes de coupe de bois précieux. Pour maitriser toutes les pressions anthropiques MNP développe une synergie d’actions en collaboration avec tous les acteurs, en mettant en œuvre des projets de développement au profit des communautés locales en périphérie du bien, (UNESCO/UICN, 2015, 2025). Il reste important de poursuivre et étendre la mise en œuvre de projets de développement par les moyens disponibles pour les gestionnaires les partenaires afin de fournir des bénéfices à toutes les populations environnantes des aires protégées.
Recreational Activities
(Impact des visiteurs)
Inside site
, Localised(<5%)
Outside site
Un nombre important de visiteurs pourrait perturber les écosystèmes ainsi que la faune qui y vivent surtout lorsque les pistes ne sont pas éloignées du noyau dur. Il est à rappeler que les noyaux durs sont suffisamment grands et que du fait de leur statut UICN de catégorie II, l’un des objectifs de gestion est de mettre en place un système de gestion durable de l’écosystème aux fins écologiques spirituelles, scientifiques, éducatives, récréatives et/ou touristiques. L’écotourisme est une des opportunités pour promouvoir et valoriser les valeurs du bien particulièrement la biodiversité. Aussi, vue la superficie importante des parcs 663 545 ha, les infrastructures touristiques ne représente qu’une faible partie matérialisée par 465.55 kilomètres de pistes situés strictement au niveau des zones tampon éloignées des noyaux durs. Ranomafana est le parc le plus visité avec une moyenne annuelle de 21 310 visiteurs (51 km de circuit) sur les 6 dernières années. Zahamena ne reçoit quasiment pas de visiteur. Le nombre total de visiteur au niveau des 6 composantes du bien est de 31 978 en 2016 contre 25 484 en 2010 (MNP, 2017). Le PN Masoala ne recoit tres peu des visiteurs vu les problemes d’accès et les infrastructures sont generalement en mauvais état. Il y a egalement un proliferation des lodges en bordure du Parc autour de la Baie d’Antongil ou même dans le noyau dur même pour lequel le status legale (permis environnementale etc.) n’est pas clair.
Hunting, Collecting & Controlling Terrestrial Animals
(Commerce de viande de brousse)
Other targeted species names
Lemuriens
Outside site
Le braconnage demeure encore une pression importante dans le bien en général et au parc national de Masoala en particulier. En plus des pièges, il a été signalé un nouveau type de braconnage qui consiste à l’utilisation des fusils. Il est important de signaler par ailleurs que l’exploitation illicite du bois dans les parcs nationaux de Masoala et Marojejy est une occasion pour ces trafiquants de braconner les lémuriens (UNESCO/UICN, 2015).
Le commerce de viande de brousse est surtout lié aux exploitations minières illicites initiées par les mineurs illégaux (Barrett et Ratsimbazafy, 2009). Pour les populations riveraines aux parcs, la viande de brousse n’est pas préférée par rapport à la viande domestique (Jenkins et al., 2011). La consommation de viande de lémurien et fossa est assez répandue à Makira : environ 50 % et 25% des participants d'une étude ont respectivement consommé de la viande de lémurien et de fossa au cours de l’année (IUCN Consultation, 2020). La pratique de la chasse pour les fins commerciaux (restaurants en ville ou ventes entre particuliers) est moins fréquente actuellement mais semble augmenter en fréquence dans PN Masoala. D'autres recherches sur ce phénomène sont actuellement en cours.
Le commerce de viande de brousse est surtout lié aux exploitations minières illicites initiées par les mineurs illégaux (Barrett et Ratsimbazafy, 2009). Pour les populations riveraines aux parcs, la viande de brousse n’est pas préférée par rapport à la viande domestique (Jenkins et al., 2011). La consommation de viande de lémurien et fossa est assez répandue à Makira : environ 50 % et 25% des participants d'une étude ont respectivement consommé de la viande de lémurien et de fossa au cours de l’année (IUCN Consultation, 2020). La pratique de la chasse pour les fins commerciaux (restaurants en ville ou ventes entre particuliers) est moins fréquente actuellement mais semble augmenter en fréquence dans PN Masoala. D'autres recherches sur ce phénomène sont actuellement en cours.
Annual & Perennial Non-Timber Crops
(Encroachment by slash-and-burn agriculture)
Inside site
, Extent of threat not known
La pratique de l'agriculture sur brûlis (tavy) pour les cultures vivrières et annuelles (culture de riz pluvial suivi de maïs, manioc, patates douces, puis friche) constitue la cause principale de la déforestation dans la forêt humide de l’est de Madagascar (MEEF, 2017b ; Waeber 2019, UNESCO/UICN, 2025). Elle est essentiellement pratiquée par les acteurs avec peu de moyens alternatifs à l'agriculture afin de maintenir les rendements agricoles et assurer leur subsistance.
Le taux moyen de déforestation annuel en 2024 dans toutes les composantes du bien était 0.25%. Après une augmentation généralisée sur toutes les composantes du bien entre 2015 et 2017, les taux de
trois composantes ont baissé pour revenir au niveau assez bas d’auparavant (cas de Zahamena à 0.01%, d’Andringitra à 0.08%, et de Ranomafana à 0.08%), les taux de deux composantes ont évolué vers un niveau plus haut mais relativement stabilisé (cas de Masoala à 0.20% et de Marojejy à 0.32%), mais dans le cas d’Andohahela le taux a continué à augmenter considérablement jusqu’à 0.74% (UNESCO/IUCN, 2025). Le taux de déforestation annuelle du site en 2024 de 0.25% dépasse largement le 0.01% du DSOCR, considéré quand meme trop ambitieux.
Le défrichement reste d’actualité au niveau de la plupart des composantes du bien. Ainsi, cette pression sur l’habitat menace fortement les VUE, (UNESCO/UICN, 2015, 2025).
Des efforts de restauration sont en cours, de 2020 à 2024, 67% de zones dégradées sont déjà en cours de restauration (Etat partie de Madagascar, 2024).
La dernière mission UNESCO/UICN de suivi reactive recommande à l’Etat partie de renforcer tous les efforts pour diminuer les taux
de déforestation avec une attention particulière sur Andohahela et Marojejy afin de maintenir les taux dans chaque composante du bien en dessous de 0.25% ; y compris par la surveillance par drones et alertes satellites, les patrouilles avec les AGP, les CLP et les brigades mixtes (UNESCO/UICN, 2025)
Le taux moyen de déforestation annuel en 2024 dans toutes les composantes du bien était 0.25%. Après une augmentation généralisée sur toutes les composantes du bien entre 2015 et 2017, les taux de
trois composantes ont baissé pour revenir au niveau assez bas d’auparavant (cas de Zahamena à 0.01%, d’Andringitra à 0.08%, et de Ranomafana à 0.08%), les taux de deux composantes ont évolué vers un niveau plus haut mais relativement stabilisé (cas de Masoala à 0.20% et de Marojejy à 0.32%), mais dans le cas d’Andohahela le taux a continué à augmenter considérablement jusqu’à 0.74% (UNESCO/IUCN, 2025). Le taux de déforestation annuelle du site en 2024 de 0.25% dépasse largement le 0.01% du DSOCR, considéré quand meme trop ambitieux.
Le défrichement reste d’actualité au niveau de la plupart des composantes du bien. Ainsi, cette pression sur l’habitat menace fortement les VUE, (UNESCO/UICN, 2015, 2025).
Des efforts de restauration sont en cours, de 2020 à 2024, 67% de zones dégradées sont déjà en cours de restauration (Etat partie de Madagascar, 2024).
La dernière mission UNESCO/UICN de suivi reactive recommande à l’Etat partie de renforcer tous les efforts pour diminuer les taux
de déforestation avec une attention particulière sur Andohahela et Marojejy afin de maintenir les taux dans chaque composante du bien en dessous de 0.25% ; y compris par la surveillance par drones et alertes satellites, les patrouilles avec les AGP, les CLP et les brigades mixtes (UNESCO/UICN, 2025)
Hunting, Collecting & Controlling Terrestrial Animals
(Chasse à la subsistance)
Other targeted species names
Eulemur albifrons, Varecia rubra, Cheirogaleus, Lophotibis cristata, Streptopelia picturata, Alectroenas madagascariensis
Inside site
, Extent of threat not known
Du fait de l’enclavement et de l’éloignement des zones habitées, l’accès aux sources de protéines animales est difficile. Les exploitants forestiers chassent les lémuriens et les oiseaux. Parmi les lémuriens les plus chassés il y a Eulemur albifrons, Varecia rubra, Cheirogaleus. La chasse se fait avec du fusil et des pièges traditionnels. En ce qui concerne les oiseaux de grande taille il y a Lophotibis cristata, Streptopelia picturata, Alectroenas madagascariensis et les Coua spp. Ou encore les mammifères comme les chauves-souris et les tenrecs qui ont aussi fait l’objet de chasse occasionnelle lors de ces intrusions en forêts.
La communauté locale en période de soudure s’attaque aussi à ces espèces en tant que compléments alimentaire. La consommation des viandes sauvages touche principalement les ménages pauvres qui y dépendent (Merson et al 2019) comme sources de protéines. La mission UNESCO/UICN (2015) constate que l'impact tres élévé de la chasse dans le parc de Masoala, et dans d'autres parties du Bien est difficile à évaluer. Bien que les taux aient diminué dans certains parcs, les pièges de lémuriens constituent encore un problème important dans plusieurs parcs, y compris Masoala, Marojejy, Zahamena et Andringitra (UNESCO/UICN, 2015; UNESCO, 2019). La pratique de la chasse à l'arme à feu est moins fréquente mais a un impact élevé et semble augmenter en fréquence dans PN Masoala. Pour l'année 2024, le nombre de pièges aux lémuriens est en augmentation avec 207 par rapport a 158 en 2023. Cette augmentation s'est observée surtout aux PN de Masoala et Andohahela pour les consommations locales. L'aggravation de la sècheresse et la période électorale ont été concomitantes pour arriver à cette augmentation des pièges recensés (Etat partie de Madagascar, 2024). Pour soutenir les populations locales, plusieurs projets de développement alternatifs sont envisagés. Lors de la dernière mission UNESCO/UICN de suivi reactive le taux de piégeage actuel était consideré n’ayant pas d’impact majeur sur la VUE du bien (UNESCO/UICN, 2025). Il est toutefois fortement recommandé de maintenir et renforcer les efforts de surveillance et de suivi écologique par des patrouilles, et de la sensibilisation, des enquêtes et de la promotion des alternatives source de protéines dans les villages où l'on soupçonne la chasse dans les composantes du bien, prêtant une attention et suivi particulière à Marojejy et Zahamena.
La communauté locale en période de soudure s’attaque aussi à ces espèces en tant que compléments alimentaire. La consommation des viandes sauvages touche principalement les ménages pauvres qui y dépendent (Merson et al 2019) comme sources de protéines. La mission UNESCO/UICN (2015) constate que l'impact tres élévé de la chasse dans le parc de Masoala, et dans d'autres parties du Bien est difficile à évaluer. Bien que les taux aient diminué dans certains parcs, les pièges de lémuriens constituent encore un problème important dans plusieurs parcs, y compris Masoala, Marojejy, Zahamena et Andringitra (UNESCO/UICN, 2015; UNESCO, 2019). La pratique de la chasse à l'arme à feu est moins fréquente mais a un impact élevé et semble augmenter en fréquence dans PN Masoala. Pour l'année 2024, le nombre de pièges aux lémuriens est en augmentation avec 207 par rapport a 158 en 2023. Cette augmentation s'est observée surtout aux PN de Masoala et Andohahela pour les consommations locales. L'aggravation de la sècheresse et la période électorale ont été concomitantes pour arriver à cette augmentation des pièges recensés (Etat partie de Madagascar, 2024). Pour soutenir les populations locales, plusieurs projets de développement alternatifs sont envisagés. Lors de la dernière mission UNESCO/UICN de suivi reactive le taux de piégeage actuel était consideré n’ayant pas d’impact majeur sur la VUE du bien (UNESCO/UICN, 2025). Il est toutefois fortement recommandé de maintenir et renforcer les efforts de surveillance et de suivi écologique par des patrouilles, et de la sensibilisation, des enquêtes et de la promotion des alternatives source de protéines dans les villages où l'on soupçonne la chasse dans les composantes du bien, prêtant une attention et suivi particulière à Marojejy et Zahamena.
Gathering, Harvesting & Controlling Terrestrial Plants & Fungi
(Collecte de produits forestiers non ligneux)
Other targeted species names
Feuille d’eucalyptus, pervenche de Madagascar, Aloe vera, mandravasarotra (Cinnamosma), ravintsara et niaouli
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
Pour des raisons économiques et culturelles, les populations locales dépendent de l'usage des produits forestiers non ligenux et de la biodiversité pour assurer leurs survies et s'attaquent aux zones forestières encore riches en ressources, entre autre au niveau des aires protégées et des reliquats forestiers gérés par les communautés locales de base. Les menaces proviennent de la chasse illégale d'animaux sauvages (lémuriens, gibiers, chauve-souris, etc) pour la consommation locale et de la surexploitation de plantes médicinales entre autre pour la commerce internationale (Schippmann et al., 2002; Neudert et al., 2017).
Terrestrial Animal Farming, Ranching & Herding
(Pâturage du bétail)
Inside site
, Widespread(15-50%)
Outside site
La demande pour de plus grandes zones de pâturage pour le bétail a été le principal moteur de la déforestation et de la transformation des forêts tropicales de l'Atsinanana. Global Forest Watch (2025) et d'autres données satellitaires montrent une déforestation à grande échelle à l'intérieur et autour de la zone du patrimoine mondial pour les pâturages du bétail. Le Madagascar Protected Area Outlook 2024 (Rakotoarisoa, 2025) a démontré que plusieurs des aires protégées à l'intérieur des Forêts Pluviales de l'Atsinanana sont considérées comme menacées avec une augmentation de la déforestation annuelle depuis 2017.
Changes in Temperature Regimes
(Feu de brousse)
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
A cause de l'aridité due à l'impact du changement climatique, toutes les zones de l'Est de Madagascar ont dû faire face aux feux de brousse notamment le Parc National de Ranomafana au mois de janvier 2025 (Etat partie de Madagascar, 2025). À Madagascar, 414 alertes incendie VIIRS ont été signalées jusqu'à présent en 2025, en tenant compte uniquement des alertes de haute fiabilité. Ce total est inhabituellement élevé par rapport au total des années précédentes, depuis 2012. Le plus grand nombre d'incendies enregistrés au cours d'une année a été enregistré en 2013, avec 25 482 (Global Forest Watch, 2024).
Les forêts humides de l’Atsinanana, font face à plusieurs menaces potentielles qui pourraient compromettre leur intégrité et leur valeur universelle exceptionnelle. Parmi ces menaces, on note notamment les changements dans les modes de vie et les systèmes de connaissances traditionnels, qui pourraient entraîner une dépendance accrue aux ressources forestières en raison de la réduction des moyens de subsistance traditionnels et de la pauvreté généralisée. De plus, la collecte illégale d’espèces de reptiles et d’amphibiens pour le commerce international des animaux de compagnie représente une préoccupation. Ces pratiques pourraient affecter la biodiversité unique du site, en particulier les espèces endémiques déjà menacées.
En outre, les changements climatiques constituent une menace majeure pour les forêts humides de l’Atsinanana. Madagascar étant l’un des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique à cause de sa position géographique, les modifications des régimes de précipitations, et les événements météorologiques extrêmes pourraient perturber les écosystèmes forestiers, affectant ainsi la survie des espèces endémiques, notamment les lémuriens. Ces changements pourraient également exacerber les pressions existantes, telles que la déforestation, les feux de brousses et l’exploitation illégale des ressources, rendant la gestion et la conservation du site encore plus complexes. En résumé, bien que certaines menaces potentielles soient encore mal documentées, leur impact pourrait être significatif si des mesures préventives et adaptatives ne sont pas mises en œuvre rapidement.
En outre, les changements climatiques constituent une menace majeure pour les forêts humides de l’Atsinanana. Madagascar étant l’un des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique à cause de sa position géographique, les modifications des régimes de précipitations, et les événements météorologiques extrêmes pourraient perturber les écosystèmes forestiers, affectant ainsi la survie des espèces endémiques, notamment les lémuriens. Ces changements pourraient également exacerber les pressions existantes, telles que la déforestation, les feux de brousses et l’exploitation illégale des ressources, rendant la gestion et la conservation du site encore plus complexes. En résumé, bien que certaines menaces potentielles soient encore mal documentées, leur impact pourrait être significatif si des mesures préventives et adaptatives ne sont pas mises en œuvre rapidement.
Changes in traditional ways of life and knowledge systems that result in negative impact
(Changement des moyens de subsistance)
Outside site
L‘accroissement démographique et les migrations suites aux exploitations de bois précieux (ainsi qu'un accès facile à la forêt et aux lieux de pêche en raison d'un manque de contrôle et de surveillance) peuvent avoir un impact sur les moyens de subsistance de la population car il y a une compétition des ressources suite à l’arrêt des coupes. Malgré le manque de données en rapport à cela, il peut être estimé que cela pourrait augmenter la dépendance en ressources forestières du fait de la réduction de la viabilité des moyens de subsistance traditionnelles.
Hunting, Collecting & Controlling Terrestrial Animals
(Collecte pour le commerce des animaux de compagnie)
Outside site
Bien qu'elle ne soit mentionnée dans aucun plan de gestion de site (PNM-ANGAP NDa, NDb, NDc, NDd, NDe), la collecte illégale de reptiles et d'amphibiens (par ex. caméléons, geckos, grenouilles) pour le commerce international des animaux de compagnie est très répandue à Madagascar (par ex. Andreone et al. 2006) et pourrait avoir lieu dans le bien.
Changes in Precipitation & Hydrological Regime
(Changement climatique entraînant des conditions météorologiques extrêmes et irrégulières)
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
Madagascar est sans doute l'un des pays les plus touchés par le changement climatique aujourd'hui (site web iberdrola, 2020). Une étude utilisant un indice de risque climatique mondial a révélé que les changements de température et les événements météorologiques défavorables menacent la survie des lémuriens et d'autres espèces animales endémiques.
Involvement of stakeholders and rightsholders, including indigenous peoples and local communities, in decision-making processes
Pour permettre la participation effective de la population locale dans la protection à travers la gestion collaborative, des Comités Locales du Parc (CLP) ont été mises en place. La formation du Comité d’Orientation et de Soutien des Aires Protégées (COSAP) constitué par l’ensemble de la société civile et des communautés riveraines de l’Aire Protégée dans lequel sont intégrés les Comités Locales des Parcs devrait également renforcer l’appropriation par la communauté locale. En effet, les représentants des populations des villages contigües à l’Aire Protégée dénommées CLP sont intégrées de manière progressive dans les activités de conservation notamment la surveillance, le contrôle et le suivi écologique (UNESCO/UICN, 2025). Ils participent en outre à la défense et la conservation des Aires Protégées et des intérêts de la population riveraine dans toute planification et priorisation des sous-projets alternatifs aux pressions (menaces).
Malgré ces approches, des gestionnaires des AP ont du mal à recevoir l’appui et l’engagement effectifs de la population locale et des autorités locales (Collectivités territoriales décentralisées). Les tensions
s’expliquent par la non perception par ces dernières d’avantages tangibles de la conservation, les conflits d’intérêts entre les objectifs de développement économique et de conservation et enfin la perception de la faible considération de la subsistance de la population riveraine dans les activités de développement promues (Bodonirina et al 2018).
A noter que depuis la crise de 2010, les 50% des droits d’entrée aux parcs (DEAP) qui étaient dédiés à la communauté locale pour la construction d’infrastructures communautaire est aussi retenue par MNP
pour assurer les charges salariales (UICN Consultation, 2017). Madagascar National Parks à travers ses partenaires techniques et financiers promeut les projets de développement local durable dans chacune des 6 composantes du bien et continue ainsi à renforcer également la collaboration avec les communautés locales (Etat partie de Madagacar, 2024, UNESCO/UICN, 2025).
Malgré ces approches, des gestionnaires des AP ont du mal à recevoir l’appui et l’engagement effectifs de la population locale et des autorités locales (Collectivités territoriales décentralisées). Les tensions
s’expliquent par la non perception par ces dernières d’avantages tangibles de la conservation, les conflits d’intérêts entre les objectifs de développement économique et de conservation et enfin la perception de la faible considération de la subsistance de la population riveraine dans les activités de développement promues (Bodonirina et al 2018).
A noter que depuis la crise de 2010, les 50% des droits d’entrée aux parcs (DEAP) qui étaient dédiés à la communauté locale pour la construction d’infrastructures communautaire est aussi retenue par MNP
pour assurer les charges salariales (UICN Consultation, 2017). Madagascar National Parks à travers ses partenaires techniques et financiers promeut les projets de développement local durable dans chacune des 6 composantes du bien et continue ainsi à renforcer également la collaboration avec les communautés locales (Etat partie de Madagacar, 2024, UNESCO/UICN, 2025).
Legal framework
L’Etat malgache a mis en place un ensemble de textes juridiques et réglementaires pour la gestion des aires protégées en cohérence avec les politiques et initiatives internationales en matière de protection de l’environnement. Au niveau national, les forêts humides de l’Atsinanana à l’instar des autres aires protégées sont régies par plusieurs lois et règlements entre autres :
- Décret N°97-1200 du 02 octobre 1997 portant adoption de la politique forestière
malgache
- Loi n°90-033 du 21 décembre 1990 portant Charte de l’environnement malagasy
modifiée par la loi n°97-012 du 06 juin 1997
- Loi n° 2015- 005 Refonte du Code de Gestion des Aires Protégées.
La Loi n° 2001-005 portant sur le Code de gestion des Aires Protégées (COAP) ainsi que son amendement du 26 février 2015 (Décret n° 2005-13 du 11 janvier 2005 organisant l’application de la Loi COAP) définit le cadre légal des aires protégées faisant partie du réseau national. Il dicte les mesures qui sont mises en œuvre pour la protection effective des aires protégées du réseau national. Le Code détermine également les principes de leur gestion, les droits et les obligations de toute personne voulant effectuer des travaux de recherche ou les visiter, les droits et les obligations de populations locales vis-à-vis de l’aire protégée, et les dispositions qui seront prises en cas d’infractions.
Trois parmi les six composantes du bien (Marojejy, Masoala, Zahamena) se trouvent dans le Programme de Reduction des Emissions « Atiala Atsinanana » pour lesquelles le cadre légal national relatif à REDD+ est pertinent :
- Décret n°2018-500 du 30 mai 2018 portant adoption de la Stratégie Nationale REDD+
- Décret n°2021-1113 relatif à la régulation de l’accès au marché de carbone forestier (DRMCF), adopté le 20 octobre 2021
- Décret N°97-1200 du 02 octobre 1997 portant adoption de la politique forestière
malgache
- Loi n°90-033 du 21 décembre 1990 portant Charte de l’environnement malagasy
modifiée par la loi n°97-012 du 06 juin 1997
- Loi n° 2015- 005 Refonte du Code de Gestion des Aires Protégées.
La Loi n° 2001-005 portant sur le Code de gestion des Aires Protégées (COAP) ainsi que son amendement du 26 février 2015 (Décret n° 2005-13 du 11 janvier 2005 organisant l’application de la Loi COAP) définit le cadre légal des aires protégées faisant partie du réseau national. Il dicte les mesures qui sont mises en œuvre pour la protection effective des aires protégées du réseau national. Le Code détermine également les principes de leur gestion, les droits et les obligations de toute personne voulant effectuer des travaux de recherche ou les visiter, les droits et les obligations de populations locales vis-à-vis de l’aire protégée, et les dispositions qui seront prises en cas d’infractions.
Trois parmi les six composantes du bien (Marojejy, Masoala, Zahamena) se trouvent dans le Programme de Reduction des Emissions « Atiala Atsinanana » pour lesquelles le cadre légal national relatif à REDD+ est pertinent :
- Décret n°2018-500 du 30 mai 2018 portant adoption de la Stratégie Nationale REDD+
- Décret n°2021-1113 relatif à la régulation de l’accès au marché de carbone forestier (DRMCF), adopté le 20 octobre 2021
Governance arrangements
La loi n° 2015-005 Refonte du Code de Gestion des Aires Protégées est une manifestation concrète des engagements pris par les autorités malgaches lors du Congrès mondial des Parcs à Sydney en novembre 2014. Cette loi crée le Système des Aires Protégées de Madagascar, un ensemble structuré et cohérent de toutes les Aires Protégées sans distinction y compris les Aires Protégées privées agréées, les Aires Protégées communautaires. Dans ce système d’aires protégées, Madagascar National Parks (MNP) est en charge de la gestion de dix-huit (18) aires protégées dont les forêts humides d’Atsinanana.
Le MNP est sous la tutelle du Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie, de la Mer et des Forêts (MEEMF) dont la politique environnementale est définie dans le Plan d’Action Environnemental (PAE) qui décline la politique environnementale nationale subdivisée en ces trois phases suivantes: le Programme Environnemental 1 (PE 1), le Programme Environnemental 2 (PE 2) et le Programme Environnemental 3 (PE 3). La mise en œuvre des
PE a été financée en grande partie par la Banque Mondiale. Le Ministère de l'Environnement et du Développement Durable representé par la Direction Générale des Forêts et Madagascar National Parks ont établi en 2018, un protocole d'accord entrant dans la mise en oeuvre du Programme Environnemental pour le Développement Durable (PEDD) et de la protection et la sauvegarde des ressources naturelles et conformément à la mission de MNP d'établir, conserver et gérer de manière durable les AP représentatives de la diversité biologique et du patrimoine naturel propre à Madagascar. Ce protocole d'accord définit la mise en place de 16 Officiers de Police Judiciaire (OPJ) au niveau de plusieurs sites sensibles en exploitation illicite de bois précieux et d'espèces animales sauvages spécifiques de Madagascar (Etat partie de Madagascar, 2025).
Le MNP est sous la tutelle du Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie, de la Mer et des Forêts (MEEMF) dont la politique environnementale est définie dans le Plan d’Action Environnemental (PAE) qui décline la politique environnementale nationale subdivisée en ces trois phases suivantes: le Programme Environnemental 1 (PE 1), le Programme Environnemental 2 (PE 2) et le Programme Environnemental 3 (PE 3). La mise en œuvre des
PE a été financée en grande partie par la Banque Mondiale. Le Ministère de l'Environnement et du Développement Durable representé par la Direction Générale des Forêts et Madagascar National Parks ont établi en 2018, un protocole d'accord entrant dans la mise en oeuvre du Programme Environnemental pour le Développement Durable (PEDD) et de la protection et la sauvegarde des ressources naturelles et conformément à la mission de MNP d'établir, conserver et gérer de manière durable les AP représentatives de la diversité biologique et du patrimoine naturel propre à Madagascar. Ce protocole d'accord définit la mise en place de 16 Officiers de Police Judiciaire (OPJ) au niveau de plusieurs sites sensibles en exploitation illicite de bois précieux et d'espèces animales sauvages spécifiques de Madagascar (Etat partie de Madagascar, 2025).
Integration into local, regional and national planning systems (including sea/landscape connectivity)
Les Aires protégées (AP) sont tenu en compte dans les documents de planification régionale, notamment les Plans de developpement régional (PRDR), les Schémas régionaux d'aménagement du territoire (SRAT), les Schémas d'aménagement communal (SAC) et les Plans communaux de developpement (PCD).
Boundaries
Au moment de l'inscription du bien en 2007, L'UICN avait proposée un certain nombre de changements de limites sur la base de questions d'intégrité qui ont été acceptés par l'État partie :
Exclusion de la proposition d'origine de : (a) les extensions marines sur la côte est du parc national de Masoala ; (b) l'ensemble du parc national de Mantadia (et la réserve spéciale associée) dans l'attente d'une révision de la protection future des zones adjacentes.
(b) l'ensemble du parc national de Mantadia (et la réserve spéciale associée) dans l'attente de l'examen de la protection future de la zone de forêt tropicale adjacente plus étendue au nord ; (c) l'ensemble du parc national de Midongy dans l'attente de l'examen de la moitié ouest du parc et du corridor reliant
au parc national d'Andohahela ; et (d) les parcelles de la zone semi-aride/aride du parc national d'Andohahela (parcelles 2 et 3) (IUCN, 2007).
Faisant suite aux engagements pris par le Président de la République, au Congrès mondial des Parcs à Sydney en novembre 2014, portant sur la mise en protection définitive des aires protégées avant le 15 mai 2015, l’ensemble du bien dispose d’un shapefile à jour consolidé avec les données SIG. Aussi la Direction du Système des Aires Protégées détient les limites à jour et les nouveaux décrets pour les 6 sites. Dans le PN Masoala, il existe encore une opposition communautaire aux limites actuelles. De plus, dans tous les parcs, il y a un manque de marquage physique des limites.
Exclusion de la proposition d'origine de : (a) les extensions marines sur la côte est du parc national de Masoala ; (b) l'ensemble du parc national de Mantadia (et la réserve spéciale associée) dans l'attente d'une révision de la protection future des zones adjacentes.
(b) l'ensemble du parc national de Mantadia (et la réserve spéciale associée) dans l'attente de l'examen de la protection future de la zone de forêt tropicale adjacente plus étendue au nord ; (c) l'ensemble du parc national de Midongy dans l'attente de l'examen de la moitié ouest du parc et du corridor reliant
au parc national d'Andohahela ; et (d) les parcelles de la zone semi-aride/aride du parc national d'Andohahela (parcelles 2 et 3) (IUCN, 2007).
Faisant suite aux engagements pris par le Président de la République, au Congrès mondial des Parcs à Sydney en novembre 2014, portant sur la mise en protection définitive des aires protégées avant le 15 mai 2015, l’ensemble du bien dispose d’un shapefile à jour consolidé avec les données SIG. Aussi la Direction du Système des Aires Protégées détient les limites à jour et les nouveaux décrets pour les 6 sites. Dans le PN Masoala, il existe encore une opposition communautaire aux limites actuelles. De plus, dans tous les parcs, il y a un manque de marquage physique des limites.
Overlapping international designations
N/A
Implementation of World Heritage Committee decisions and recommendations
L'Etat partie met en oeuvre les décisions du Comité du patrimoine mondial dans la limite des moyens techniques et financiers disponibles. La dernière mission conjointe UNESCO/UICN de suivi reactif (mars 2025) a constaté d’importants progrès dans la mise en œuvre des mesures correctives. En effet, sur les dix (10) mesures correctives adoptées par le Comité du patrimoine mondial en 2011 six (6) ont été partiellement accomplis ou en cours d’accomplissement, et quatre (4) ont été entièrement accomplis (UNESCO/UICN, 2025).
Climate action
Il n'y a pas un plan d'action pour le climat au niveau du Bien.
Dans le composant du Bien Andringitra le Projet de renforcement de la Résilience par la Conservation de la Biodiversité (PRCPB) a comme thématique générale la résilience climatique par la préservation de la biodiversité. Dans ce sens, le PRCPB a pour objectif global de « Renforcer les systèmes de protection, de conservation et d’utilisation durable du capital naturel et des écosystèmes, afin d’augmenter la résilience du pays face aux changements climatiques » (AFDB, 2023).
Dans le composant du Bien Andringitra le Projet de renforcement de la Résilience par la Conservation de la Biodiversité (PRCPB) a comme thématique générale la résilience climatique par la préservation de la biodiversité. Dans ce sens, le PRCPB a pour objectif global de « Renforcer les systèmes de protection, de conservation et d’utilisation durable du capital naturel et des écosystèmes, afin d’augmenter la résilience du pays face aux changements climatiques » (AFDB, 2023).
Management plan and overall management system
L'élaboration de Plan d'Aménagement et de Gestion (PAG) résulte d'un processus pleinement consultatif. La législation sur le Code de Gestion des Aires Protégées établit par ailleurs des prérogatives en ce sens. A ce jour, il n'existe pas de Plan de Gestion Intégré couvrant l'ensemble des composantes bien, néanmoins, les PAGs individuels de chaque composantes sont déjà soient validés ou en cours d'élaboration:
- Parc National Masoala : à jour
- Parc National Zahamena : mis à jour effectué et validé régionalement (draft disponible) – prochaine étape phase de validation de la Commission du Système des Aires Protégées
- Parcs Nationaux Ranomafana et Andringitra : Contrat pour la rédaction de leurs PAG mis à jour, en cours de signature.
- Parcs Nationaux Marojejy et Andohahela : en cours de rédaction de demande de fonds à la FAPBM pour la rédaction de leur PAG mis à jour (Etat partie de Madagascar, 2025).
En mars 2015, pendant la dernière mission UNESCO/UICN de suivi reactif, seulement un nouveau PAG de Masoala 2023-2028 et un draft pour Zahamena étaient disponible (UNESCO/UICN, 2025). MNP a établi un contrat avec un bureau d’étude pour appuyer la finalisation des autres PAGs en 2025. En plus, aucune convention de gestion communautaire n’étaient disponible à ce moment.
La gestion opérationnelle du site est assurée conjointement par les délégataires de gestion des Aires Protégées (AP) à travers des contrats de délégation de gestion selon le N°décret 2013-785 et les communautés de base ou Vondron’olona ifotony (VOI) pour les zones périphériques des AP à travers des contrats de transfert de gestion (TGNR) selon la loi N° 96-026. Chaque AP et chaque site de TGRN dispose d'un plan d'aménagement et de gestion qui devrait être élaboré suivant un processus participatif et transparent selon les règlementations en vigueur.
D'autres forêts dans les zones périphériques sont égalemenet gérées en régie par l'Administration forestière où certaines zones n'ont pas encore bénéficié de plan d'aménagement par faute de financement. Pourtant, la déforestation tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des AP continuent.
- Parc National Masoala : à jour
- Parc National Zahamena : mis à jour effectué et validé régionalement (draft disponible) – prochaine étape phase de validation de la Commission du Système des Aires Protégées
- Parcs Nationaux Ranomafana et Andringitra : Contrat pour la rédaction de leurs PAG mis à jour, en cours de signature.
- Parcs Nationaux Marojejy et Andohahela : en cours de rédaction de demande de fonds à la FAPBM pour la rédaction de leur PAG mis à jour (Etat partie de Madagascar, 2025).
En mars 2015, pendant la dernière mission UNESCO/UICN de suivi reactif, seulement un nouveau PAG de Masoala 2023-2028 et un draft pour Zahamena étaient disponible (UNESCO/UICN, 2025). MNP a établi un contrat avec un bureau d’étude pour appuyer la finalisation des autres PAGs en 2025. En plus, aucune convention de gestion communautaire n’étaient disponible à ce moment.
La gestion opérationnelle du site est assurée conjointement par les délégataires de gestion des Aires Protégées (AP) à travers des contrats de délégation de gestion selon le N°décret 2013-785 et les communautés de base ou Vondron’olona ifotony (VOI) pour les zones périphériques des AP à travers des contrats de transfert de gestion (TGNR) selon la loi N° 96-026. Chaque AP et chaque site de TGRN dispose d'un plan d'aménagement et de gestion qui devrait être élaboré suivant un processus participatif et transparent selon les règlementations en vigueur.
D'autres forêts dans les zones périphériques sont égalemenet gérées en régie par l'Administration forestière où certaines zones n'ont pas encore bénéficié de plan d'aménagement par faute de financement. Pourtant, la déforestation tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des AP continuent.
Law enforcement
Pour remédier aux problèmes d’absence d’agents verbalisateurs dans les AP, des agents forestiers (Officier de Police Judiciaire) ont été affectés dans certaines AP notamment les sites sensibles et avec des fortes pressions (les zones de Masoala, Ranomafana er Zahamena) à travers un protocole signé en août 2018 (Etat partie de Madagascar, 2020). En outre, l’application de la loi dans les zones périphériques des AP, notamment dans les sites de TGRN, s’avèrent difficiles compte tenu de l’insuffisance des appuis de l’administration forestière à cause de l’insuffisance en personnel et en moyens financiers de ces derniers. Pour chacune des 6 composantes du bien, il y a 3 types de patrouilles qui permettent d'assurer une surveillance efficace et optimale. Les patrouilles réalisées par les Agents de Parc (AGP), les patrouilles réalisées par les Communautés Locales (Comités Locaux de Parc ou CLP) et les brigades mixtes composées du personnel du Parc, des éléments de force de l'ordre et du service publique en charge de l'environnement (Etat partie de Madagascar, 2025). MNP a renforcé la fréquence des patrouilles et leur efficacité grâce à l’utilisation du logiciel SMART (Spatial Monitoring and Reporting Tool) qui permet un suivi géospatial des parcours visités et des infractions identifiées (UNESCO/UICN, 2025). Les efforts de surveillance ont été renforcés par l’augmentation des agents de terrain (26 en moyenne par composante en 2024, entre 18 à Andringitra et jusqu’en 45 à Masoala) et le recrutement de plus des Comités locaux de parc (CLP). La mission de suivi UNESCO/UICN (2025) encourage l’État partie de maintenir ou augmenter le niveau de surveillance et le nombre de patrouilles d’AGP, CLP et de brigade mixte achevé en 2024 dans chaque composante du bien, et d’assurer que chaque groupe de patrouille est muni des matériels nécessaires, y compris pour l’approche SMART.
Sustainable finance
Le réseau d’Aire Protégée auquel appartiennent les 6 composantes du bien dispose d’un business plan.
Cet outil de gestion a été développé afin de répondre au souci de pérennisation financière des AP. La FAPBM assure les charges salariales de ces 6 unités de gestion depuis quelques années. Elle offre la possibilité d’accéder à des Fonds d’Intervention Spéciale quand cela est justifié pour lutter contre les exploitations qui risquent de toucher à l’intégrité du bien.
Néanmoins, plus de 1millions d’ha d d’aires protégés rencontrent actuellement de problèmes de financement (Waeber et al 2019). Un gap de financement a été identifié dans le business plan et le rapport de la mission conjointe de suivi réactif aux forets humides d’Atsinanana (2015) fait d’ailleurs des recommandations dans ce sens pour que les activités de conservation du bien soient assurées d’un financement durable et que l’Etat Partie assiste MNP dans cette recherche de financement pérenne bien que l’Etat ne fournit pas un soutien financiere pour la gestion des APs (MEEF, 2016). Pour assurer la gestion durable du site, d’autres sources de financement comme les revenus carbone à travers le mécanisme REDD+ sont en cours d’être mis à l’échelle (Décret 2018-500) à travers le Programme de réduction des émissions Atiala Atsinanana. D’autres mécanisme comme la fiscalité environnementale (le paiement pour services écosystémiques et environnementaux) ne sont pas encore développés
Cet outil de gestion a été développé afin de répondre au souci de pérennisation financière des AP. La FAPBM assure les charges salariales de ces 6 unités de gestion depuis quelques années. Elle offre la possibilité d’accéder à des Fonds d’Intervention Spéciale quand cela est justifié pour lutter contre les exploitations qui risquent de toucher à l’intégrité du bien.
Néanmoins, plus de 1millions d’ha d d’aires protégés rencontrent actuellement de problèmes de financement (Waeber et al 2019). Un gap de financement a été identifié dans le business plan et le rapport de la mission conjointe de suivi réactif aux forets humides d’Atsinanana (2015) fait d’ailleurs des recommandations dans ce sens pour que les activités de conservation du bien soient assurées d’un financement durable et que l’Etat Partie assiste MNP dans cette recherche de financement pérenne bien que l’Etat ne fournit pas un soutien financiere pour la gestion des APs (MEEF, 2016). Pour assurer la gestion durable du site, d’autres sources de financement comme les revenus carbone à travers le mécanisme REDD+ sont en cours d’être mis à l’échelle (Décret 2018-500) à travers le Programme de réduction des émissions Atiala Atsinanana. D’autres mécanisme comme la fiscalité environnementale (le paiement pour services écosystémiques et environnementaux) ne sont pas encore développés
Staff capacity, training and development
MNP met en œuvre une politique de gestion de personnel et de carrière. A cet effet, plusieurs sessions de formation sont organisées chaque année pour le personnel du réseau sur des thèmes identifiés lors de l’évaluation annuelle de performance individuelle de chaque employé, mais aussi suivant les domaines qui sont jugés pertinents pour les besoins de l’institution afin de réaliser sa mission (exemple : formation sur SMART,…). Quelques personnels travaillant sur le bien ont pu bénéficier de formations organisées par les partenaires du Centre du Patrimoine Mondial (Africa Nature, Business Plan d’EathWatch pour 2 anciens gestionnaires de Marojejy et Masoala, …).
Toutefois, au vu du renouvellement du personnel qui a eu lieu, le personnel en charge du bien au sein de
MNP devrait bénéficier de formations génériques organisées par le Centre du Patrimoine Mondial.
Toutefois, au vu du renouvellement du personnel qui a eu lieu, le personnel en charge du bien au sein de
MNP devrait bénéficier de formations génériques organisées par le Centre du Patrimoine Mondial.
Education and interpretation programmes
D’après les analyses de la problématique centrale de la gestion, deux groupes cibles prioritaires sont les
objets d’Éducation Environnementale autour du bien: (i) les auteurs de pressions (les auteurs directs de
pressions et les auteurs indirects de pressions); et (ii) les groupes respectueux de l’environnement.
objets d’Éducation Environnementale autour du bien: (i) les auteurs de pressions (les auteurs directs de
pressions et les auteurs indirects de pressions); et (ii) les groupes respectueux de l’environnement.
Tourism and visitation management
Le tourisme est à développer pour les six Parcs Nationaux. Le développement du tourisme permet à la fois d’étoffer les informations du Parc en tant qu’élément du site de patrimoine mondial « Forêts Humides de l’Atsinanana » par des institutions de recherche spécialisées et de valoriser les spécificités écotouristiques (biodiversité et paysage exceptionnelles) par des clients envoûtés de la découverte.
La valorisation de potentialité écotouristique et de la biodiversité a comme objectif la pérennisation financière et la conservation des différentes valeurs du bien (UICN Consultation, 2017).
La valorisation de potentialité écotouristique et de la biodiversité a comme objectif la pérennisation financière et la conservation des différentes valeurs du bien (UICN Consultation, 2017).
Sustainable use
MNP dispose de “stratégie de développement des zones périphériques des AP”. Elle donne des directives de développement pour appuyer 3 zones concentriques au-delà des limites des aires protégées afin d’assurer de façon optimale la conservation dans l’AP.
Plusieurs activités d’appui au développement ont été menées dans le cadre de l’appui d’urgence, et aussi en partenariat avec divers intervenants comme GEF/SGP, le zoo de Zurich ou la Fondation Tany Meva. Toutefois, un financement conséquent pour les appuis au développement est encore requis pour pouvoir assurer les activités identifiées et nécessaires dans ce domaine.
Plusieurs activités d’appui au développement ont été menées dans le cadre de l’appui d’urgence, et aussi en partenariat avec divers intervenants comme GEF/SGP, le zoo de Zurich ou la Fondation Tany Meva. Toutefois, un financement conséquent pour les appuis au développement est encore requis pour pouvoir assurer les activités identifiées et nécessaires dans ce domaine.
Monitoring
Les 6 composantes du bien appliquent un protocole de suivi écologique qui permet de faire un suivi annuel de la santé de leur biodiversité et d’avoir une base de données pour un suivi spatio-temporel.
Avec l’appui d’urgence, un inventaire biologique et écologique des attributs de VUE de Masoala et Marojejy a été effectué (Raherilalao, Raselimanana, Soarimalala et Goodman, 2016a ;2016b). Ainsi, un guide de suivi écologique de ces VUE a été élaboré avec l’appui de différents experts taxonomiques de l’Association Vahatra en 2016 et des agents de Parc et des CLP de ces 2 Parcs ont été formés. Deux méthodes sont appliquées: (i) le suivi de l'évolution de la végétation et habitats par le biais de plots permanents de suivi (PPS) et (ii) le suivi des espèces de faune par le biais des transects. En général, 16 espèces de lémuriens ont fait l'objet d'un suivi écologique permanent à cause de leur statut de conservation. Entre 2018 et 2024, la tendance de detection des indices de présence par km est globalement décroissante pour la plupart de ces 16 espèces avec quelques cas d'augmentation notamment les espèces Propithecus edwardsi et Varacia variegata. Les espèces Eulemur cinereiceps, Eulemur collaris, H. griseus et Varecia rubra ont rencontré quant à elles une diminution en 2024 essentièellement à cause des perturbations anthropiques et des changements climatiques.
Avec l’appui d’urgence, un inventaire biologique et écologique des attributs de VUE de Masoala et Marojejy a été effectué (Raherilalao, Raselimanana, Soarimalala et Goodman, 2016a ;2016b). Ainsi, un guide de suivi écologique de ces VUE a été élaboré avec l’appui de différents experts taxonomiques de l’Association Vahatra en 2016 et des agents de Parc et des CLP de ces 2 Parcs ont été formés. Deux méthodes sont appliquées: (i) le suivi de l'évolution de la végétation et habitats par le biais de plots permanents de suivi (PPS) et (ii) le suivi des espèces de faune par le biais des transects. En général, 16 espèces de lémuriens ont fait l'objet d'un suivi écologique permanent à cause de leur statut de conservation. Entre 2018 et 2024, la tendance de detection des indices de présence par km est globalement décroissante pour la plupart de ces 16 espèces avec quelques cas d'augmentation notamment les espèces Propithecus edwardsi et Varacia variegata. Les espèces Eulemur cinereiceps, Eulemur collaris, H. griseus et Varecia rubra ont rencontré quant à elles une diminution en 2024 essentièellement à cause des perturbations anthropiques et des changements climatiques.
Research
Le bien est un site de prédilection pour la recherche. Récemment en 2016, l’Association Vahatra a mené des investigations intensives au niveau de Masoala et Marojejy (Raherilalao et al., 2016a ; 2016b). Quant à Ranomafana, le centre de recherche Val bio mène des travaux de recherche en continue.
Effectiveness of management system and governance in addressing threats outside the site
Le système de gestion et la gouvernance du bien démontrent un cadre juridique solide et une planification intégrée, attestés par des plans de gestion à jour ou en cours de mise à jour, des comités de parties prenantes et des protocoles formels pour faire face aux menaces tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du site. Cependant, d’importants défis subsistent pour atténuer efficacement les pressions extérieures, car des faiblesses dans l’application de la loi, des ressources limitées et des délimitations de frontières peu claires entravent les efforts visant à contrôler les activités illégales telles que l’exploitation forestière, l’exploitation minière et le développement d’infrastructures au-delà des limites du parc. Par conséquent, bien que des mesures participatives et de planification prometteuses soient en place, l’approche globale pour gérer les menaces extérieures est jugée insuffisante, nécessitant un renforcement de l’application des lois et une meilleure coordination avec les autorités locales et régionales.
Effectiveness of management system and governance in addressing threats inside the site
Le système de gestion interne du bien présente plusieurs éléments encourageants, notamment des structures de gestion participative, des plans de gestion spécifiques à chaque composante et un système de patrouilles à plusieurs niveaux impliquant les agents du parc, les forces de sécurité et les communautés locales, établissant ainsi un cadre robuste pour la conservation. Toutefois, ces mesures sont compromises par des préoccupations majeures, en particulier dans le domaine de l’application de la loi, où un effectif insuffisant et des ressources financières limitées entravent le contrôle effectif des activités illégales telles que l’exploitation forestière, l’exploitation minière et le braconnage à l’intérieur du site. Dans l’ensemble, bien que le cadre de gouvernance présente un potentiel notable grâce à son approche collaborative, sa capacité à répondre aux menaces internes reste fortement compromise et requiert un renforcement de l’application des mesures de sécurité et un soutien accru en ressources techniques et financières.
Le cadre de protection et de gestion actuel du bien repose sur une base juridique solide et sur des plans de gestion actualisés ou en cours d'actualisation pour chaque composante, avec des efforts notables pour impliquer les acteurs locaux à travers des structures participatives et un système de patrouilles implicant plusieurs composantes notamment les communautés locales et les forces de sécurité. Toutefois, l’efficacité de la gestion interne est compromise par des préoccupations majeures, telles qu’une capacité insuffisante des ressources humaines, des ressources financières limitées et des ambiguïtés dans la délimitation des frontières, qui entravent le contrôle des activités illégales telles que l’exploitation forestière, l’exploitation minière et le braconnage au sein du site. À l’extérieur, le site fait face à des pressions significatives échappant au contrôle direct des autorités de gestion, notamment l’exploitation minière artisanale galopante, l’exploitation forestière illégale et l’empiètement agricole dans les zones environnantes. Les menaces externes provenant plutôt d’activités mal régulées dans les paysages adjacents. Ces pressions exacerbent les défis liés à la protection des espèces endémiques et des valeurs de biodiversité critiques, et soulignent la capacité limitée des mesures de gestion actuelles à atténuer efficacement les menaces extérieures.
Ongoing ecological processes necessary for the survival of Madagascar's unique biodiversity
High Concern
Trend
Deteriorating
La grande amplitude altitudinale du bien maximise sa robustesse et son potentiel d'adaptation au changement climatique, bien qu'il puisse y avoir des changements majeurs à l'intérieur du bien. Les habitats montagnards risquent de disparaître. L'abattage illégal de bois précieux et la déforestation restent très préoccupants. L'exploitation minière artisanale et l'extraction de pierres précieuses sont observées dans le bien depuis 2012, mais cette pression s'est intensifiée de manière alarmante en 2015, avec un afflux massif de 10 000 à 30 000 personnes dans les parcs nationaux de Zahamena et de Ranomafana. Les conséquences de cette activité illégale sont graves : atteinte à l'intégrité des écosystèmes par la destruction des écosystèmes fluviaux et forestiers, dégradation des sols, pollution et déforestation.
Dans le parc national de Zahamena, l'expansion de l'exploitation minière a été efficacement contenue grâce à un solide système de surveillance mis en place par le personnel du parc en collaboration avec les autorités et les communautés locales. Cependant, dans le parc national de Ranomafana, une stratégie de gestion visant à lutter contre la pression exercée par l'exploitation aurifère a été élaborée mais n'a pas été mise en œuvre en raison d'un manque de ressources financières.
Malgré les efforts considérables des autorités malgaches, l'exploitation minière illégale reste un problème permanent dans certaines parties du bien. Des ressources supplémentaires et une stratégie soutenue d'application de la loi seront essentielles pour faire face à cette menace persistante et sauvegarder la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du site.
Dans le parc national de Zahamena, l'expansion de l'exploitation minière a été efficacement contenue grâce à un solide système de surveillance mis en place par le personnel du parc en collaboration avec les autorités et les communautés locales. Cependant, dans le parc national de Ranomafana, une stratégie de gestion visant à lutter contre la pression exercée par l'exploitation aurifère a été élaborée mais n'a pas été mise en œuvre en raison d'un manque de ressources financières.
Malgré les efforts considérables des autorités malgaches, l'exploitation minière illégale reste un problème permanent dans certaines parties du bien. Des ressources supplémentaires et une stratégie soutenue d'application de la loi seront essentielles pour faire face à cette menace persistante et sauvegarder la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du site.
Rich endemic flora
High Concern
Trend
Deteriorating
L'exploitation illégale à grande échelle du bois de rose et du palissandre (Dalbergia spp.) et de l'ébène (Diospyros spp.) dans les parcs nationaux de Masoala et de Marojejy a été l'une des principales raisons de l'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 2010. Des espèces précieuses telles que Dalbergia spp. sont devenues localement rares, mais il est peu probable qu'elles disparaissent entièrement à cause de l'exploitation, en raison des rendements décroissants. Les espèces ayant des niches écologiques étroites peuvent être perdues à cause de l'empiètement de l'agriculture ou des changements d'habitat induits par le changement climatique, en particulier dans les habitats montagnards et la forêt tropicale côtière. En 2024, l'État partie reconnaît l'augmentation temporaire du taux de déforestation, qui a atteint 0,07% en 2023 avant de diminuer à 0,06% en 2024 (État partie de Madagascar, 2024). Cette déforestation est principalement due à l'exploitation forestière illégale et à l'agriculture sur brûlis.
Rare and threatened mammals
High Concern
Trend
Deteriorating
Le braconnage demeure une pression significative sur l’ensemble du bien, en particulier dans le Parc national de Masoala. Outre l’utilisation généralisée de pièges, une nouvelle forme de braconnage impliquant l’usage d’armes à feu a été signalée. L’exploitation forestière illégale dans les parcs nationaux de Masoala et de Marojejy crée également des opportunités pour les trafiquants de chasser les lémuriens, les bûcherons ciblant souvent les lémuriens et les oiseaux pour la consommation de viande de brousse. Parmi les espèces de lémuriens les plus chassées figurent Eulemur albifrons, Varecia rubra et Cheirogaleus spp.
La consommation de viande de lémurien et de fossa est répandue à Makira. Une consultation menée par l’UICN en 2020 a révélé qu’environ 50 % des participants interrogés avaient consommé de la viande de lémurien, tandis que 25 % avaient consommé de la viande de fossa au cours de l’année écoulée. En 2024, le nombre de pièges à lémuriens enregistrés a atteint 207, contre 158 en 2023. De grandes espèces d’oiseaux telles que Lophotibis cristata, Streptopelia picturata, Alectroenas madagascariensis et Coua spp., ainsi que des mammifères comme les chauves-souris et les tenrecs, sont également chassés occasionnellement lors d’intrusions en forêt.
Un total de 16 espèces de lémuriens fait l’objet d’un suivi écologique à long terme. Entre 2018 et 2024, le taux global de détection par kilomètre a montré une tendance à la baisse pour la plupart des espèces. Des exceptions concernent Propithecus edwardsi et Varecia variegata, qui ont connu une augmentation. En revanche, des espèces telles que Eulemur cinereiceps, Eulemur collaris, Hapalemur griseus et Varecia rubra ont enregistré des déclins en 2024, principalement en raison des pressions anthropiques et du changement climatique.
La consommation de viande de lémurien et de fossa est répandue à Makira. Une consultation menée par l’UICN en 2020 a révélé qu’environ 50 % des participants interrogés avaient consommé de la viande de lémurien, tandis que 25 % avaient consommé de la viande de fossa au cours de l’année écoulée. En 2024, le nombre de pièges à lémuriens enregistrés a atteint 207, contre 158 en 2023. De grandes espèces d’oiseaux telles que Lophotibis cristata, Streptopelia picturata, Alectroenas madagascariensis et Coua spp., ainsi que des mammifères comme les chauves-souris et les tenrecs, sont également chassés occasionnellement lors d’intrusions en forêt.
Un total de 16 espèces de lémuriens fait l’objet d’un suivi écologique à long terme. Entre 2018 et 2024, le taux global de détection par kilomètre a montré une tendance à la baisse pour la plupart des espèces. Des exceptions concernent Propithecus edwardsi et Varecia variegata, qui ont connu une augmentation. En revanche, des espèces telles que Eulemur cinereiceps, Eulemur collaris, Hapalemur griseus et Varecia rubra ont enregistré des déclins en 2024, principalement en raison des pressions anthropiques et du changement climatique.
Rare and endemic birds
High Concern
Trend
Data Deficient
À l'exception de quelques espèces chassées, la viabilité est étroitement liée au maintien de l'habitat. La forêt pluviale côtière et les habitats montagnards abritent peu d'espèces entièrement limitées à ces habitats. De grandes espèces d'oiseaux comme Lophotibis cristata, Streptopelia picturata, Alectroenas madagascariensis et Coua spp, ainsi que des mammifères comme les chauves-souris et les tenrecs, sont aussi occasionnellement chassés lors des intrusions forestières. Cependant, les données disponibles sont insuffisantes pour évaluer l'état de conservation de cet attribut.
Diversity of habitats
Low Concern
Trend
Deteriorating
Les forêts pluviales côtières et les habitats montagnards, qui occupent les extrêmes de l'altitude, sont les plus menacés par le changement climatique, tandis que les forêts pluviales de plaine sont particulièrement vulnérables à l'empiètement de l'agriculture. Il est probable que l'ensemble des habitats se maintiendra à long terme.
Assessment of the current state and trend of World Heritage values
Deteriorating
Les processus écologiques essentiels à la survie de la biodiversité unique de Madagascar, de sa flore endémique et de ses mammifères rares et menacés, présentent un état préoccupant marqué par une tendance à la dégradation au cours des cinq dernières années. Ces valeurs sont particulièrement affectées par des pressions telles que la déforestation illégale, l'exploitation minière artisanale et les impacts du changement climatique, qui conduisent à une perte progressive des habitats montagneux et côtiers et contribuent au déclin de certaines espèces. Bien qu'une légère réduction du taux de déforestation ait été observée récemment, elle est insuffisante pour compenser la détérioration globale induite par ces menaces persistantes. Parallèlement, la diversité des habitats montre également une tendance à la baisse, ce qui suggère une résilience limitée face aux pressions anthropiques. Pour les oiseaux rares et endémiques, le niveau de menace reste élevé ; cependant, le manque de données complètes empêche une évaluation précise de leur tendance. Dans l'ensemble, les valeurs du site indiquent une dégradation continue au cours de la période évaluée, soulignant le besoin urgent de renforcer les mesures de conservation et de gestion pour inverser ces tendances négatives.
Assessment of the current state and trend of other important biodiversity values
Low Concern
Deteriorating
Certaines espèces peuvent être particulièrement vulnérables au changement climatique, mais d'autres se maintiendront tant que l'habitat sera préservé.
Additional information
Carbon sequestration,
Soil stabilisation,
Coastal protection,
Flood prevention,
Water provision (importance for water quantity and quality)
All six components contain headwaters of economically important watersheds, including over 75, 000 ha of irrigated riziculture. The value of irrigation and potable water provision to urban areas was calculated as US$ 3/ha/year in 2003 (Carret and Loyer 2003).
Le bien joue un rôle fondamental de régulation de la disponibilité de l’eau grâce à leur importante couche d’humus. En préservant ces écosystèmes, on permet la sauvegarde des services environnementaux essentiels, notamment la disponibilité de l’eau à toute saison, dont dépend le bien-être des populations (Ranivo et Razafimahatratra, sous presse).
Le bien joue un rôle fondamental de régulation de la disponibilité de l’eau grâce à leur importante couche d’humus. En préservant ces écosystèmes, on permet la sauvegarde des services environnementaux essentiels, notamment la disponibilité de l’eau à toute saison, dont dépend le bien-être des populations (Ranivo et Razafimahatratra, sous presse).
Carbon sequestration,
Soil stabilisation
Les écosystèmes constituent des réservoirs d’eau et permettent d’éviter les inondations par rétention durant les périodes de fortes pluies et sa libération en saison sèche. Outre, ces forêts servent de régulateur climatique en tant que protection naturelle contre les cyclones comme brise vent. Aussi, le bien constitue actuellement une réserve importante de biomasse et contribuent directement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, par le biais du stockage et du captage de carbone (Rambeloarisoa et al., 2017).
Outdoor recreation and tourism,
Natural beauty and scenery
Les Forêts Humides de l’Atsinanana contribuent au développement économique en favorisant le tourisme à Madagascar de par l’existence même d’espèces rares et endémiques de l’île. Le nombre de visiteur a augmenté en 2016 car il est passé de 28 350 à 31 978. Les parcs les plus visités sont Ranomafana principalement suivi d’Andringitra et Masoala Le bien a aussi une valeur sociale, culturelle et éducative car il a été longtemps un site de recherches scientifiques et représente une pharmacopée vivante pour les villageois.
Importance for research
The property provides the opportunity for much biodiversity-related research. Ranamafana hosts a world-class research centre established by Stony Brook University (Centre ValBio).
Les Forêts Humides de l’Atsinanana rendent aux riverains des services écosystémiques cruciaux à travers ses variétés d’écosystèmes et sa Méga-diversité. Aussi, il est une part essentielle de la réponse globale au changement climatique à l’échelle planétaire, en protégeant les écosystèmes naturels et en réduisant les émissions de Gaz à Effet de Serre, par le biais du stockage et du captage du carbone. En outre, le bien joue un rôle tampon face aux évènements extrêmes et aide les populations à s’adapter aux effets des changements climatiques en préservant les services environnementaux essentiels dont elles dépendent. Aussi, ces sites sont une source de revenu pour les communautés à travers les micro-projets et les activités de conservation et écotouristiques. D’un autre point de vue, les Forêts Humides de l’Atsinanana contribuent au développement économique en favorisant le tourisme à Madagascar de par l’existence même d’espèces rares et endémiques de l’île. Elles hébergent également les sources alimentant des bassins versants et influencent directement le secteur agricole. Le bien a aussi une valeur sociale, culturelle et éducative car il a été longtemps un site de recherches scientifiques et représente une pharmacopée vivante pour les villageois.
Références
| № | Références |
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| 9 |
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