Taï National Park

Country
Côte d'Ivoire
Inscribed in
1982
Criteria
(vii)
(x)
The conservation outlook for this site has been assessed as "good with some concerns" in the latest assessment cycle. Explore the Conservation Outlook Assessment for the site below. You have the option to access the summary, or the detailed assessment.
This park is one of the last major remnants of the primary tropical forest of West Africa. Its rich natural flora, and threatened mammal species such as the pygmy hippopotamus and 11 species of monkeys, are of great scientific interest. © UNESCO
Alexey Yakovlev CC BY SA 2.0

Résumé

2025 Conservation Outlook

Finalised on
11 Oct 2025
Bonnes avec quelques préoccupations
Les menaces principales sont le braconnage et l’orpaillage. Des empiétements agricoles sur les îles et presqu’îles du lac de Buyo ont été réaménagés par l’OIPR à partir de 2013 de même que les parcelles occupées illégalement par l’agriculture au sud-est du parc. Les activités d’orpaillage artisanal continuent, mais ont fortement diminué parce que L’OIPR a su adapter sa stratégie de surveillance au haut degré d’organisation des orpailleurs. La surveillance est quasiment permanente avec des équipes alternantes depuis 2013. Suite à cet effort, en 2024 la plupart des indices d'agression observés portent sur la faune, même si ces indices sont eux même en net recul par rapport à 2016. Le statut de conservation globale de la faune est stable. La gestion est plutôt efficace, mais doit être renforcée. Les moyens financiers ne sont pas suffisants et le parc dépend encore fortement de l'aide internationale. La pression croissante à la périphérie immédiate du site doit être atténuée par des projets socio-économiques appropriés, accompagnés de programmes d'éducation capables de bien informer la population de la relation entre la conservation et le développement de la zone.

Current state and trend of VALUES

Low Concern
La couverture de la forêt humide tropicale est stable avec une reprise totale des zones anciennement occupées par des plantations. Le statut de conservation globale de la faune est stable dans l'ensemble, y compris pour les primates, dont certaines espèces, en l'occurrence les chimpanzés, pour lesquels l'estimation de la population à l’aide des caméras trap dans le parc est plus importante que ce qui avait été estimé précédemment au cours des inventaires par transects linéaires..

Overall THREATS

Low Threat
Les menaces actuelles et potentielles sur les valeurs du parc sont faibles dans l'ensemble. Les principales menaces sont le braconnage et l'orpaillage. La pressions sur les ressources naturelles, en particulier la destruction des habitats en milieu rural et dans les forêts classées avoisinantes mettent de plus en plus le bien dans une situation d'isolement écologique. Depuis quelques années, plusieurs partenaires du Parc (GIZ, KfW, Mondelez, The West Africa Biodiversity and Low Emissions Development (WABiLED) Program, CSRS, WCF…) s'engagent dans la promotion de l’agriculture durable aux alentours du parc et en particulier à sa périphérie ouest. Ces initiatives se basent entre autres sur la vulgarisation de l’agroforesterie et la création des Réserves Naturelles Volontaires dans le cadre de la création de couloirs écologiques. Le principal projet de création de couloir écologique est celui visant à relier le parc et la Forêt de Grebo au Libéria. Ce projet a démarré depuis Juin 2020 et l'emprise du corridor a obtenu le statut de Réserve Naturelle Volontaire en 2024.

Overall PROTECTION and MANAGEMENT

Mostly Effective
La gestion est efficace dans l'ensemble. Cependant, quelques menaces affectent le site et doivent être contrôlées rapidement. La protection doit être soutenue par une politique éducative forte dans la périphérie du site. Les actions socio-économiques doivent aussi être plus clairement connectées à la politique du Parc (dans des nombreux cas, ils apparaissent comme un simple élément de la politique économique générale). Le Parc dépend fortement de l'aide financière internationale, mais un fonds de dotation a été mis en place par la Fondation des Parcs et Réserves de Côte d'Ivoire depuis 2014 qui couvre les charges récurrentes de gestion de l’aire protégée.

Full assessment

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Description of values

Paysage de forêt tropicale humide

Criterion
(vii)
Le Parc national de Taï, situé dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire, est délimité par le fleuve Sassandra à l'est et le fleuve Cavally à l'ouest, ce dernier marquant la frontière avec le Libéria. Ce parc s'inscrit dans un quadrilatère formé par les villes de Guiglo, Buyo, San Pédro et Tabou. Il comprend une ancienne pénéplaine granitique inclinée, parsemée de plusieurs inselbergs issus d'intrusions volcaniques, dont les célèbres Collines de Niénokoué au sud.
Le Parc représente l'une des dernières étendues de la vaste forêt primaire qui s'étendait autrefois à travers le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Libéria et la Sierra Leone. Il constitue le plus grand bloc de forêt sous protection en Afrique de l'Ouest (UNESCO, 2012). Avec une superficie de 508 186 ha (UNESCO, 2023, 45COM 8B.55), le bien couvre plus de 50 % des zones forestières ouest-africaines soumises à une stricte protection.
Cette forêt tropicale humide est remarquable pour son haut degré d'endémisme, abritant de nombreuses espèces végétales et animales uniques. Grâce à sa vaste étendue, le Parc offre une opportunité exceptionnelle de préserver le réservoir génétique d'un écosystème forestier complexe. Son importance écologique et biologique est reconnue par sa désignation comme réserve de biosphère du programme MAB de l'UNESCO en 1978 et son inscription sur la liste du Patrimoine mondial en 1982 (OIPR, Plan d’Aménagement et de Gestion du PNT, 2020).

Biodiversité globale et importance des espèces

Criterion
(x)
Le PNT est un véritable trésor de biodiversité, abritant environ 1 300 espèces de plantes supérieures, dont 12 % sont endémiques à la région (Adou Yao et al., 2005). La végétation y est principalement constituée de forêts ombrophiles à feuilles persistantes de type guinéen, caractérisées par de grands arbres atteignant 40 à 60 mètres de hauteur, avec des troncs massifs souvent dotés de contreforts ou de racines échasses. Les épiphytes et lianes jouent un rôle crucial dans les strates inférieures de la forêt. Deux principaux types de forêts peuvent être identifiés : la forêt dense humide à Diospyros spp. et Mapania spp., également connue sous le nom de forêt pélohygrophylle, et la forêt sempervirente à Eremospatha macrocarpa et Diospyros mannii. Des découvertes notables incluent des plantes autrefois considérées comme éteintes, telles qu'Amorphophallus staudtii.
La faune du parc est représentative des forêts d'Afrique de l'Ouest, avec 146 espèces de mammifères, soit 93 % des espèces de mammifères de la région ouest-africaine. Parmi celles-ci, 12 espèces sont endémiques dont la moitié est issue du hotspot de biodiversité de la Haute Guinée, notamment le Céphalophe de Jentink, le Céphalophe zébré, le colobe rouge d’Afrique Occidentale et le Cercopithèque diane. D'autres mammifères remarquables incluent le Colobe noir et blanc, le Colobe vert, le Cercocèbe enfumé, le Chimpanzé d’Afrique de l’Ouest, le Pangolin géant, le Pangolin à petites écailles, le Pangolin à longue queue, le Chat doré africain, le Léopard, l'Éléphant, le Potamochère roux, l'Hylochère, l'Hippopotame pygmée, le Chevrotain aquatique, le Bongo, le Buffle et une variété exceptionnelle de Céphalophes forestiers.
Sur les 746 espèces d’oiseaux recensées en Côte d’Ivoire, 236 ont été observées dans le Parc, dont 28 sont endémiques des zones forestières guinéennes, incluant huit espèces menacées d’extinction. Le Parc est l’un des rares sites en Afrique de l’Ouest à abriter des populations viables de Gobe-mouche du Nimba (Melaenornis annamarulae), de Pintade à poitrine blanche (Agelastes meleagrides), de Chouettes Pêcheuses d’Ussher (Scotopelia ussheri) et d’Echenilleurs Occidentaux à Fanon (Campephaga eisentauti) (Allport et al., 1994). Parmi ces espèces d'oiseaux, 143 sont typiques des forêts primaires (UNESCO, 2012).
En outre, le Parc est riche de 56 espèces d'amphibiens, 42 espèces de reptiles et 60 espèces de poissons, témoignant de son incroyable diversité et de son importance pour la conservation de la biodiversité mondiale.
Valeur culturelle
Le Mont Niénokoué situé au sud-ouest du parc, est un dôme granitique de 396 m de hauteur qui a une valeur hautement culturelle pour le peuple krou du canton Patokola. Les dignitaires coutumiers racontent que le village autrefois situé dans le parc a été « emprisonné » par cette montagne. Depuis, les cérémonies d’adoration (rites sacrificiels et cultes aux ancêtres) sont organisées chaque année pour demander la bénédiction des mannes pour le peuple.

Certaines espèces animales constituent pour les communautés locales, des totems. Il s'agit d'une construction sociale liée à l’interdiction de la consommation de ces animaux ou leurs produits. Ces interdictions se rapportent à des croyances mystico-religieuses qui participent à la protection de ces animaux et à la préservation des valeurs biologiques du PNT.

Certaines danses traditionnelles des communautés locales en général et du peuple Oubi en particulier, sont des représentations chorégraphiques de la culture locale qui imitent les gestuels et le comportement de certains animaux (chimpanzé, panthère, singes, etc.) du parc. Associées très souvent à des masques, ces danses sont exécutées lors des cérémonies de réjouissances, des rites initiatiques et des obsèques de dignitaires coutumiers.

Assessment information

Low Threat
Les menaces principales sont le braconnage et l’orpaillage. Deux groupes d’espèces, les céphalophes à hauteur de 60% et les singes à hauteur de 15% sur la période de 2019 à 2024, contribuent au butin de chasse des braconniers. Des sites victimes d'empiétements agricoles sur les îles et presqu’iles du lac de Buyo et ailleurs ont été réaménagés par l’OIPR entre 2013 et 2015. Depuis lors, il n’existe plus de plantations agricoles sur l’étendue de l’aire protégée. Les zones anciennement occupées par les cultures font l’objet de suivi, depuis lors, par une équipe de scientifiques de l’Université Nangui Abrogoua. Les rapports de ces suivis montrent une bonne dynamique de reprise de la forêt de ces zones d’année en année se trouvant en 2024 au stade de forêts secondaires. Quoique l'orpaillage artisanal à l'extérieur du parc paraisse augmenter, l'orpaillage artisanal à l'intérieur du parc reste confiné dans la partie Est du parc et a fortement diminué au cours des dernières années. En effet, l’OIPR a adapté sa stratégie de surveillance au haut degré d’organisation des orpailleurs et braconniers. La surveillance est quasiment permanente avec des équipes alternantes utilisant des drones en appui aux patrouilles de surveillance.
Mining & Quarrying
(Orpaillage artisanal)
Low Threat
Inside site
, Localised(<5%)
Outside site
L’exploitation artisanale de l’or continue de constituer une menace pour l'intégrité du Parc. L'orpaillage à l'intérieur du parc a fortement diminué grâce aux efforts constants de l'OIPR, mais l'orpaillage clandestin à l'extérieur s'accroit surtout dans le fleuve Cavally dans le secteur de Taï (Rapport AHT/CSRS, 2019; Etat partie de la Côte d'Ivoire, 2021). Cette activité dans l’espace Taï s’exerce principalement dans les eaux peu profondes.
Dans le PNT, les sites sont localisés principalement le long de la rivière Hana et dans certains bas-fonds isolés dans les secteurs de Soubré et de Djapadji. Cette activité illégale détruit l’habitat et modifie la configuration morphologique des sols. Les surfaces moyennes dégradées oscillent entre 2 et 5 ha. Les arbres sont abattus et les sites laissent apparaître des fosses qui constituent des dangers permanents pour les agents en patrouilles et les animaux en quête d’eau. Par ailleurs, ces sites d’orpaillage, localisés le long des cours d’eaux, fragilisent les berges avec des risques accrus d’affaissement. La dégradation de la végétation sur les berges de la Hana et l’utilisation de produits toxiques peuvent conduire à une diminution de la qualité des eaux et de la diversité de la faune aqua tique. Ce constat a été confirmé par les travaux de Kouamelan et al. (2019). De 2019 à 2024, les infractions commises liées à l’orpaillage sont de l’ordre de 60% (Consultation UICN, 2024). Les activités de gestion déployées par l’OIPR avec l’utilisation des drones en appui à la surveillance a permis de réduire significativement l’impact de l’orpaillage sur le PNT (d’environ 300 ha impactés en 2010 à moins de 30 hectares en 2024). Ces données ont été confirmées par des études d’analyse du couvert forestier à travers une analyse comparative des images satellites (Consultation UICN, 2025).
Dans l’Espace Taï (hors PNT), cette activité s’étend dans les exploitations agricoles (cacaoyers et hévéas) et sur les cours d’eau par dragage des fonds avec parfois l’utilisation de métaux lourds tels que le mercure dont la présence en traces est signalée par l’étude sur la qualité des eaux du PNT (Kouamélan, 2018). L’OIPR mène des actions de lutte contre l’orpaillage en zone périphérique.
Au titre de l’exploitation minière industrielle, des initiatives ont été initiées avec un permis d’exploration délivré à un opérateur ainsi que l’ouverture d’un chantier école à l’activité d’exploitation minière dans le Département de Buyo en janvier 2018. Plus spécifiquement, dans la zone de Djouroutou une entreprise a entamé son installation en vue de l’exploitation de l’or avec une option d'appuyer l'orpaillage artisanale autour de la rivière Hana incluant le site précédemment envisagé pour l'établissement d'un corridor écologique dans cette zone. Les populations ont opposé un refus à cette tentative pour donner suite à l’enquête de commodo et d’incommodo qui a été lancée en juillet 2017 à cet effet par le Sous-Préfet de Djouroutou; il n'y a pas des informations plus actuelles sur ce sujet.
Hunting, Collecting & Controlling Terrestrial Animals, Fishing, Harvesting & Controlling Aquatic Species
(Braconnage, surtout Céphalophes et Singes)
Low Threat
Inside site
, Widespread(15-50%)
Le braconnage est persistant et fait courir le risque de disparition de certaines espèces animales. Avec la disparition des forêts mitoyennes, le PNT reste la seule zone où les ressources faunistiques sont encore préservées, faisant l’objet de convoitise de la part des braconniers. Les infractions commises de 2019 à 2024 liées au braconnage sont de l’ordre de 31%. Les céphalophes et les singes constituent les principales venaisons, avec respectivement 60% et 15% des prises de 2019 à 2024 (Consultation de l'UICN, 2025), toutefois, selon le dernier rapport périodique soumis par l'Etat partie la viabilité de ces espèces au regard des données de suivi-écologique n'est pas entamé par cette activité (Etat partie de la Côte d'Ivoire, 2021). Le braconnage se fait essentiellement à l’aide de pièges à collet et de fusils de type calibre 12. Pour ce qui est de la pêche illégale, les pêcheurs exploitant le plan d’eau exercent leurs activités avec des équipements le plus souvent inadaptés. Les filets maillants sont inappropriés et détruisent la base de la ressource, et ce, même dans les frayères. D’autres espèces telles que les tortues d’eau, les loutres et autres reptiles sont également pris dans ces filets. En conséquence, la ressource halieutique s’appauvrit et les espèces précitées se raréfient (Consultation de l'UICN, 2020). Dans le cadre de l’Assistance Internationale du Fonds du patrimoine mondial, un projet intitulé « Renforcement de la surveillance contre l’orpaillage et le braconnage à l’intérieur du Parc national de Taï par l’utilisation des drones » pour la surveillance des zones sujettes à l’orpaillage a été mise en œuvre. L’exécution de ce projet a contribué à réduire de façon significative le nombre d’agressions liées à l’orpaillage et au braconnage. Cela a permis de constater que le drone constitue un outil très dissuasif à l’encontre des contrevenants qui entreprennent les activités illégales au sein du parc (OIPR, 2021).
Annual & Perennial Non-Timber Crops
(Empiètements agricoles)
Very Low Threat
Inside site
, Localised(<5%)
De 2014 à 2016, les indices d’agression ont connu une réduction notable (Etat partie de la Côte d'Ivoire, 2016). Ils étaient confinés essentiellement à la lisière du parc en particulier au niveau des points 7 et 8 (respectivement vers Tai et Para), du point 21 (vers le village V6) et du point D (vers la Forêt Classée des Rapides Grah). Cela résulte d’actions fortes entreprises par l’OIPR. En effet, entre 2013 et 2014, l’OIPR a procédé au réaménagement de sites anciennement occupés par des plantations illégales situées dans les parties est (vers le village V6) et nord (vers Buyo) du parc afin d’y favoriser la régénération naturelle. Depuis 2015, une étude de la régénération naturelle de zones aménagées et sites d’orpaillage a été initiée avec l’appui d’une équipe d’enseignants-chercheurs de l’Université Nangui Abrogoua d’Abidjan (Etat partie de la Côte d'Ivoire, 2019). Cependant, l’appauvrissement des terroirs en ressources naturelles à cause de l’exploitation forestière abusive et/ou des pratiques agricoles de culture sur brûlis accentue la pression sur les ressources du PNT. Sur 10 000 ha échantillonnés en périphérie du parc dans les secteurs de Taï et de Djouroutou, seulement 616 ha et 480 hectares de forêts subsitaient respectivement dans le secteur de Taï et celui de Djouroutou. La situation est encore plus préoccupante sur le flanc Est du parc (Djapadji, Soubré et ADK/V6) où il est enregistré moins de 1% de réserves forestières (Schweter, 2017).
Low Threat
La croissance de la pression de l'agriculture sur le domaine rural et les forêts classées à l'extérieur du Parc participe actuellement à la fragmentation des écosystèmes et à l'isolement du Parc et de ses populations animales. La pollution chimique des cours d'eau liée à l'activité agricole et à l'orpaillage en amont du parc est un problème émergent, de même que l'invasion de certains plans d'eau par des plantes.
Water-borne & other effluent Pollution
(Pollution chimique)
Low Threat
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
La présence de métaux lourds notamment l’arsenic, le mercure et le cyanure dans les eaux du Parc national de Taï, constitue un risque majeur d’empoisonnement pour la biodiversité aquatique, la faune et le personnel de surveillance qui les utilisent lors des patrouilles (Etat partie de la Côte d'Ivoire, 2021). L'étude sur la qualité des eaux réalisée entre 2016 et 2019, a relevé des traces de métaux lourds en amont des eaux du Parc national de Taï. La source de la rivière Hana, principal cours d’eau traversant le parc d’Est en Ouest, est située hors du PNT dans une zone bordée de parcelles agricoles et d’activité d’orpaillage clandestin. De plus, de nombreux affluents de cette rivière traversent des zones agricoles. La Hana draine ainsi dans le PNT une charge de matières chimiques (pesticides et engrais) issues de l’exploitation agricole, principalement de la culture du cacao et des métaux lourds issus de l’orpaillage. A ce titre, le gestionnaire du site implémente depuis 2024, un projet avec l’appui de IDH/OFI pour la gestion durable du paysage autour de la source de la rivière Hana. Les consultations publiques ont déjà eu lieu avec les acteurs clés et une convention locale pour la gestion durable de la source est en cours d’élaboration en accord avec l’ensemble des parties prenantes.
Invasive Non-Native/ Alien Species
(Plantes envahissantes)
Other invasive species names
Genre Utricularia
Very Low Threat
Inside site
, Localised(<5%)
Outside site
La retenue du Lac de Buyo est alimentée par les cours d’eau du N’Zo et du Sassandra. Dans le N’Zo, prolifèrent de grandes étendues d’une plante carnivore appartenant au genre Utricularia. A la jonction des eaux, on note la présence de tiges de roseaux et de jacinthes d’eau qui ne sont pas emportées par le courant. Les roseaux puisent leurs substances nutritives à 3 ou 4 mètres de profondeur tandis que celles des jacinthes sont charriées par le Sassandra. Elles forment de grandes étendues de végétation de plantes flottantes. Elles offrent certainement des zones de frai et de croissance pour les poissons (Grell et al., 2012). Cependant, les plantes envahissantes entraînées par le courant peuvent représenter d’une part un problème écologique pour le PNT et d’autre part gêner la navigation et freiner l’exploitation économique du lac. En outre, la prolifération des roseaux met en exergue une certaine eutrophisation du Lac.
 
Terrestrial Animal Farming, Ranching & Herding
(Isolement écologique)
Very Low Threat
Outside site
La déconnection du parc d’avec les forêts classées périphériques, qui ont quasiment perdu leur couvert, laisse présager un isolement des populations des espèces animales vivant dans le parc. L’appauvrissement des terroirs en ressources naturelles à cause de l’exploitation forestière abusive et/ou des pratiques agricoles de culture sur brûlis accentue la pression sur les ressources du PNT. Sur 10 000 ha échantillonnés en périphérie du parc, dans les secteurs de Taï et de Djouroutou, seulement 616 ha de forêt à Taï et 480 ha à Djouroutou subsistaient. La situation est encore plus préoccupante sur le flanc Est du parc (Djapadji, Soubré et ADK/V6) où il est enregistré moins de 1% de réserves forestières (Schweter, 2017).
L’absence de connections écologiques entre le PNT et les forêts du Libéria pourrait accentuer l’isolement biogéographique du PNT et provoquer à terme un arrêt de flux génétiques entre certaines populations animales. Après la validation des conclusions de l’ étude de faisabilité, le projet de corridor transfrontalier Taï/Grebo-Krahn a effectivement démarré sur le site de la rivière Saro dans le Secteur de Taï (Consultation de l'UICN, 2024). Les limites du corridor sont connues et le processus de consultation et d’indemnisation des communautés locales impactées par l’emprise du corridor est achevé. Ainsi, depuis le 1er aout 2024, un décret de création de la Réserve Naturelle Volontaire« Corridor Ecologique de Taï » (RNV-CET) a été pris par l’Etat d’une superficie de 197 ha 58 a 82 ca . Les premières activités de gestion de la RNV-CET sont déployées par l’Unité d’Exécution du Projet (UEP) avec les communautés locales. Ces activités représentent la phase de transition avant la prise en main totale de la gestion du corridor par les communautés.
Changes in Temperature Regimes
(Effets des changements climatiques)
Data Deficient
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
L’augmentation de la température maximale quotidienne et de la température moyenne dans le parc est apparente. Un projet de recherche en cours (UFHB-CSRS-TCP) évalue le changement de productivité des arbres forestiers qui fournissent de la nourriture à une grande partie de la méga faune du PNT (chimpanzés, singes, éléphants, duikers, etc.) (pers. comm.). Les résultats préliminaires ont fourni des preuves de la réduction de la productivité de p. ex., Panda oleosa (données non publiées).
Involvement of stakeholders and rightsholders, including indigenous peoples and local communities, in decision-making processes
Mostly Effective
Au niveau national, l'organe de prise de décision est le Conseil de gestion de l'OIPR créé par arrêté n°158/MINEDD/CAB du 14 juin 2021. Sa composition prévoit la représentativité des parties prenantes dans la prise de décision et la gestion adaptative au niveau du réseau des aires protégées.
Au niveau local, le Complexe PNT-RPFN dispose d'un Comité de Gestion locale (CGL) créé par arrêté préfectoral n°138/P-GLO/CAB du 11 octobre 2019. Ce Comité est un organe consultatif qui donne son avis sur toutes les questions d’ordre technique, culturel ou budgétaire qui lui sont soumises telles que le Plan d’aménagement, le programme annuel d’activités, le budget annuel, les contrats de gestion de terroirs, etc. A l'instar du Conseil de gestion, il est composé de représentants de parties prenantes y compris des communautés locales. Ceux-ci prennent part aux Comités Consultatifs existants et aux ateliers bilan et de planification. Les structures associatives, notamment les Associations Villageoises de Conservation et de Développement (AVCD) et d’autres groupes sociaux de base (GSB) sont impliqués dans les activités de sensibilisation, de surveillance, d’aménagement, de suivi écologique et de tourisme.
Legal framework
Mostly Effective
Des efforts ont été faits pour faire connaître les limites du Parc, notamment vers le lac de Buyo où des confusions persistaient. Bien que la zone tampon soit sous un régime d'utilisations multiples, dans les faits, elle est affranchie de tout usage non autorisé dans le reste du Parc. Le décret consacrant l'inclusion de la Réserve de Faune du N'Zo, la redéfinition des limites du Parc et la définition précise des limites de la zone tampon et de son rôle (SOC rapport, 2012) a été promulgué le 23 mai 2018 (Etat partie de la Côte d'Ivoire, 2019).
En effet, en application de l’article 9 de la loi 2002-102 du 11 février 2002 relative à la création, à la gestion et au financement des parcs nationaux et réserves naturelles, modifié en son article 2 par la loi N° 2013-864 du 23 décembre 2013, les deux décrets suivants ont été pris :
- Décret N°2018- 495 du 23 mai 2018 portant modification des limites de la Réserve partielle de Faune du N’Zo en vue de sa réduction au profit du PNT ;
- Décret N°2018- 495 du 23 mai 2018 portant modification des limites de la Réserve partielle de Faune du N’Zo en vue de sa réduction au profit du PNT ;
- Décret N°2018- 496 du 23 mai 2018 portant modification des limites du Parc national de Taï en vue d’étendre sa superficie à la zone périphérique de protection et à une partie de la Réserve de faune du N’Zo.
Ces deux décrets fixent définitivement la superficie du PNT à 508,186 ha (une extension de 53,99%; Etat partie de la Côte d'Ivoire, 2019) et celle de la réserve partielle de faune du N’Zo à 27,830 faisant de ce massif, le plus grand bloc forestier du domaine guinéen sous statut de protection avec une superficie globale de 536,016 ha.
Governance arrangements
Highly Effective
La structure de gouvernance est étatique assurée par l'Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), Etablissement Public National à caractère particulier en charge de la gestion des aires protégées, sous tutelle du Ministère en charge de l'Environnement. La Direction de Zone Sud-ouest est l'organe déconcentré de l'OIPR dédié à la gestion du Complexe Parc national de Taï-Réserve Partielle de Faune du N'Zo clairement spécifié dans le Plan d'Aménagement et de Gestion 2020-2029 (OIPR, 2020).
La gestion est régie par la loi nationale : loi n°2002-102 du 11 février 2002 portant création, gestion et financement des parcs nationaux et réserves naturelles et ses décrets y afférents. Quoique le Comité de Gestion locale (CGL) permet la participation des communautés locaux, il représente un organe consultatif. Une représentation équitable des parties prenantes notamment des communautés locales et leur implication effective dans le processus de prise de décisions reste souhaitée.
Integration into local, regional and national planning systems (including sea/landscape connectivity)
Highly Effective
Le complexe forestier Parc national de Taï-Réserve Partielle de Faune du N'Zo, plus grande forêt primaire sempervirente d'Afrique de l'Ouest, fait partie du réseau national d'aires protégées géré par l'OIPR. Une étude de faisabilité a été réaliseé pour favoriser la connectivité écologique entre le Parc national de Taï et le Parc de Grebo au Libéria entre 2017 et 2019. Parallèlement à cette étude, des initiatives de promotion de l’agroforesterie et de la foresterie communautaire sont en cours à la périphérie du parc. Les acquis de toutes ces initiatives ont permis d'obtenir un financement de la KfW pour amorcer ladite connectivité écologique depuis Juin 2020 (Consultation de l'UICN, 2020). Actuellement, les limites du corridor sont définies le long de la rivière Saro. L’ensemble des riverains directement concernés ont été dédommagés et le processus de consultation avec les communautés riveraines a abouti en août 2024 à la création du corridor écologique de Taï avec un statut de réserve naturelle volontaire. Un protocole d’entente a été signé entre l’OIPR et le projet corridor pour l’élaboration d’un plan d’aménagement et de gestion de la Réserve Naturelle Volontaire « Corridor Ecologique de Taï » (Consultation de l'UICN, 2025). Le processus d’élaboration du plan d’aménagement et de gestion a effectivement démarré avec les consultations des parties prenantes.
Boundaries
Highly Effective
En application de l’article 9 de la loi 2002-102 du 11 février 2002 relative à la création, à la gestion et au financement des parcs nationaux et réserves naturelles, modifié en son article 2 par la loi N° 2013-864 du 23 décembre 2013, les deux décrets suivants ont été pris : - Décret N°2018- 495 du 23 mai 2018 portant modification des limites de la Réserve partielle de Faune du N’Zo en vue de sa réduction au profit du PNT; - Décret N°2018- 496 du 23 mai 2018 portant modification des limites du Parc national de Taï en vue d’étendre sa superficie à la zone périphérique de protection et à une partie de la Réserve de faune du N’Zo. Ces deux décrets fixent définitivement la superficie du PNT à 508 186 ha (une extension de 53,99%; Etat partie de la Côte d'Ivoire, 2019) et celle de la réserve partielle de faune du N’Zo à 27 830 ha faisant de ce massif, le plus grand bloc forestier du domaine guinéen sous statut de protection avec une superficie globale de 536 016 ha. Cette modification permettrait d'aligner les limites du bien sur les limites actuelles du parc national, ce qui faciliterait une gestion plus rationnelle (UICN, 2022).

Les limites du PNT sont constituées d’environ 163 km de pistes périmétrales et 200 km de lignes conventionnelles. Elles sont matérialisées par un bornage à raison d’une borne au kilomètre, soit 340 bornes et un panneautage réalisé à raison d’un panneau tous les 2,5 kilomètres, soit environ 140 panneaux et par des plants d’hévéa sur une longueur de 20 km. Ces limites font l’objet d’entretiens manuels réguliers à raison de deux passages dans l’année.
Overlapping international designations
Mostly Effective
Le Parc national de Taï est un example de désignations internationales qui se chevauchent et qui soulignent son importance mondiale en termes de biodiversité et de conservation.
- Site du patrimoine mondial de l'UNESCO : Le parc a été classé sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en raison de sa valeur universelle exceptionnelle, notamment sa riche biodiversité et la présence de nombreuses espèces en danger. Cette distinction met en avant l'importance du parc à l'échelle mondiale et la nécessité de préserver ses écosystèmes uniques.
- Réserve de biosphère : Le Parc national de Taï est également reconnu comme une réserve de biosphère de l'UNESCO. Cette désignation vise à promouvoir le développement durable et à équilibrer la conservation avec les besoins des communautés locales. Elle met en lumière les efforts pour intégrer les activités humaines à la conservation de la nature, en veillant à ce que les deux puissent coexister harmonieusement. Toutefois, le zonage n'est pas adéquat en l'absence de 3 zones distinctes (la zone tampon et aire de transition ne sont clairement définies.)

L'aire centrale et la Zone Tampon de la Réserve de Biosphère chevauchent avec le site du Patrimoine Mondiale, mais l'aire de transition va au-delà de ce site. Le gestionnaire du site du patrimoine mondial gère également la Réserve de Biosphère (Etat partie de la Côte d'Ivoire, 2021).
Implementation of World Heritage Committee decisions and recommendations
Mostly Effective
Des efforts remarquables ont été faits pour la mise en œuvre des décisions du Comité (WHC-14/38.COM 7B.89): accentuation du contrôle sur les activités d'orpaillage, adoption d'un protocole de suivi des activités illégales, officialisation des nouvelles limites du parc après extension. Concernant le dernier point, le décret portant redéfinition des limites du territoire du Parc y incluant la Réserve partielle de Faune du N'zo a été signé en mai 2018.
Climate action
Mostly Effective
Le Parc national de Taï joue un rôle essentiel dans l'action climatique grâce à sa vaste étendue de forêt tropicale humide, qui agit comme un puits de carbone naturel. Cette forêt dense absorbe une quantité significative de dioxyde de carbone de l'atmosphère, contribuant ainsi à atténuer les effets du changement climatique. Grâce à sa biodiversité exceptionnelle et à la préservation de ses écosystèmes, le parc favorise la régulation climatique locale et régionale.

Les initiatives de conservation et de gestion durable menées dans le parc visent à maintenir l'intégrité de ses écosystèmes, tout en soutenant les communautés locales dans des pratiques respectueuses de l'environnement. Ces efforts incluent la lutte contre la déforestation illégale, la promotion de l'agroforesterie et la sensibilisation à l'importance de la biodiversité.

De plus, le parc participe à des programmes internationaux de recherche et de surveillance qui contribuent à une meilleure compréhension des impacts du changement climatique sur les écosystèmes tropicaux. En protégeant ses ressources naturelles, le Parc national de Taï contribue non seulement à la conservation de la biodiversité, mais également à la résilience climatique de la région.
Management plan and overall management system
Highly Effective
Le Complexe forestier Parc national de Taï-Réserve partielle de faune du N'Zo dispose d'un Plan d'Aménagement et de Gestion en vigueur (2020-2029) (OIPR, 2020) et d'un Plan d'Affaires (2014-2020) (OIPR, 2015). Le Plan d’Aménagement et de Gestion (PAG) 2020-2029 a été élaboré à travers un processus participatif et est mis en œuvre. L’élaboration d’un nouveau d’affaires est en cours avec un consultant déjà recruté par la Coopération Allemande (Consultation de l'UICN, 2024). Le Comité de Gestion Locale (CGL) fonctionne bien et a remporté les Prix 2017, et 2018, 2020 et 2021 du meilleur CGL dans le cadre des célébrations annuelles des Journées nationales d'Excellence. Des bilans annuels sont faits et des plans d’opérations annuels sont élaborés.
Law enforcement
Mostly Effective
La surveillance a permis d'assurer assez efficacement l'intégrité des habitats et de la biodiversité du parc. Elle consiste principalement en la réalisation de missions de surveillance, la sécurisation foncière des sites abritant les services de la DZSO et la récupération des zones occupées par les cultures. En ce qui concerne les missions de surveillance, les efforts se sont accentués en 2019 avec le démarrage du projet d’investissement forestier. Sur la période 2019-2024, ce sont 10 137 hommes-jours de patrouilles ordinaires et 3767 hommes-jours en 3 missions d’envergures qui ont été réalisés en moyenne chaque année (Consultation de l'UICN, 2025). Ces patrouilles ont permis de couvrir plus de 94% du parc avec un accent particulier sur les zones vulnérables (52,55% des efforts de patrouilles chaque année), notamment les zones de recherche, d'écotourisme, les zones anciennement occupées par les cultures, les zones de fraie, et les zones sujettes à l’orpaillage. Par ailleurs, grâce à la coopération technique du Secrétariat de la CITES et un financement de l’Union Européenne couvrant la période 2021-2024, le parc a été doté d’un centre d’opérations équipé d’équipements modernes et fonctionnel permettant de suivre et de coordonner en temps réel les opérations de terrain (Consultation de l'UICN, 2024). Kablan et al (2019) ont modélisé que pour le PNT, 1,32 jours de patrouille par km2 et par an sont nécessaires pour voir une augmentation de la population de chimpanzés et de singes. Au cours de la période 2019-2024, l'OIPR a effectué environ 14 000 jours-personnes dans la forêt, soit en 5 ans 3 jours par km2. Pour augmenter la population de primates vue l'effet de l'application de la loi et de la présence de chercheurs dans la forêt pour repousser les activités illégales, il faudrait doubler les jours de patrouille, ce qui n'est possible qu'avec plus d'agents. En matière de sécurisation foncière des services, deux titres fonciers et deux ACD ont été obtenus. Enfin, les efforts déployés ont permis d’aménager 4485 ha anciennement occupés par des exploitations agricoles. Avec l’appui de l’Université Nangui Abrogoua, la régénération naturelle de ces parcelles fait l’objet de suivi scientifique depuis 2015. Depuis lors, chaque année des missions de suivi de régénération naturelle de ces zones anciennement occupés par les cultures sont réalisées. Ces missions renseignent régulièrement le gestionnaire sur la dynamique de reconstitution de ces sites qui aujourd’hui sont entièrement recouverts par la forêt. En 2023, les missions de suivi faunique ont donc démarré en vue d’établir un état des lieux de la faune de ces zones aménagées (Consultation de l'UICN, 2024)
Sustainable finance
Mostly Effective
Le Complexe forestier PNT-RPFN bénéficie d'un mécanisme de financement pérenne pour les 5 ans à travers le guichet PNT à la Fondation pour les Parcs et Réserves de Côte d'Ivoire (FPRCI). Dans le cadre d'une convention OIPR-FPRCI, la DZSO bénéficie d'un appui financier annuel pour le financement des frais récurrents de gestion (plus de 560 millions FCFA). Elle est également appuyée par certains partenaires tels que la WCF, la Banque mondiale, la GIZ, l'Union Européenne, l'USAID, IDH etc. pour la surveillance, le suivi écologique, l'écotourisme et le renforcement de capacités techniques de l'équipe de gestion (Consultation de l'UICN, 2024). La GIZ à travers son Programme PROFIAB, puis Pro2GRN à partir de 2020 apporte une contribution ponctuelle sous la forme d’un appui technique à la mise en œuvre du PAG dont elle exécute elle-même le financement (Plan d’affaires 2014-2020 du PNT). Depuis 2019, l’appui de la Fondation se fait à travers les ressources générées par les fonds de dotation dédié au PNT qui a permis de mettre à disposition de la DZSO un budget annuel de 570 millions de francs CFA en moyenne jusqu’en 2023. En 2024, le montant a été révisé à 590 millions de FCFA sur la base des performances enregistrées par les placements opérés par la FPRCI sur le capital investi d’environ 12 millions d’Euro (fonds placé sur les marchés financiers). En outre, le parc national de Taï a bénéfice de 2018 à 2023 d’un financement de la Banque mondiale dans le cadre de la première phase du Projet d’Investissement Forestier (PIF) à hauteur de 1 milliard de francs CFA pour le renforcement des capacités logistiques et techniques de la direction du Parc, pour la réhabilitation des infrastructures de surveillance et des pistes d’accès et intérieures du PNT d’une part et de l’appui aux communautés riveraines à travers la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus. Une 2ème phase de ce projet est en cours depuis mai 2023 pour une durée de 5 ans. En outre, des financements du patrimoine mondial (UNESCO) pour la mise en œuvre des projets d’assistance internationale sont mobilisés pour les actions d’urgence. Quoique ces investissements ponctuels représentent des ressources financières importantes pour le site, ils ne garantissent pas une finance durable dans le long terme.
Staff capacity, training and development
Mostly Effective
La DZSO dispose d'un personnel composé de 100 agents pour la mise en œuvre du PAG. Cet effectif est composé de 80 agents techniques des Eaux et Forêts , trois (3) autres fonctionnaires et 17 agents contractuels. Le personnel de la DZSO a un niveau adéquat (Docteur en écologie, Doctorant, Master, Ingénieurs et techniciens) avec des compétences avérées en gestion des AP. Dans le cadre des activités de gestion, avec l’appui de la GIZ depuis 2016, des sessions de renforcement de capacités sur diverses thématiques sont régulièrement organisées, conformément au plan de formation (suivi écologique, technique de lutte anti-braconnage, gestion des AP, gestion des projets, planification d'affaires pour les aires protégées, services écosystémiques, évaluation de l'efficacité de gestion, etc.). Tous les agents ont participé à au moins une formation. Cependant le financement des sessions de formation dépend quasi-exclusivement de la GIZ.
Education and interpretation programmes
Mostly Effective
Les activités d’information, d’éducation et de communication constituent un maillon essentiel de la politique de gestion du Parc national de Taï. Les activités réalisées comprennent (i) les journées d’IEC présidées par les autorités administratives, (ii) les séances de sensibilisation de proximité dans les villages riverains y compris les prestations théâtrales, (iii) l’instauration de journées dédiées aux espèces phares du parc, (iv) les séances de travail avec les autorités administratives et judiciaires, (v) les visites guidées dans le parc, (vi) la participation à des fora nationaux et internationaux… Les médias locaux, nationaux et internationaux sont régulièrement mis à contribution pour véhiculer des messages sur les enjeux de la conservation du parc. Des contenus sont régulièrement mis à jour sur le site web du Parc et plusieurs supports de communication (dépliants, T-shirts, affiches…) servent à faire la promotion du Parc. Il n’y a pas encore de programme d’interprétation des valeurs du Parc, mais des études commanditées entre 2015 et 2023 par la GIZ et la Fondation pour les Parcs et Réserves ont permis de documenter la valeur économique des services écosystémiques rendus par le Parc. De plus, une étude complémentaire (Amin & Günthler, 2024) d’évaluation des services écosystémiques du parc a été réalisée en 2024, avec l’appui de la GIZ.
Tourism and visitation management
Some Concern
Le tourisme a repris dans le Parc national de Tai depuis la fin de la crise socio-politique de 2010-2011. En ce moment la station d’écotourisme de Djouroutou reçoit en moyenne, 100 touristes par an. Les centres d’intérêt portent sur la randonnée en forêt, l’escalade du Mont Niénokoué et l’observation des animaux habitués. Le taux de fréquentation du parc par les touristes reste faible même si l’OIPR entreprend une diversification de son offre touristique, notamment à Taï.
Sustainable use
Data Deficient
Not applicable
Monitoring
Mostly Effective
Un programme de suivi écologique définit les cibles de conservation (Pintade à poitrine blanche, Chimpanzé, Eléphant, Hippopotame pygmée, etc.) et fournit de façon périodique des informations sur leurs états de conservation. Pour chacune des cibles, un état de référence a été établi et les tendances sont déterminées au cours de chaque phase du programme.
Des études spécifiques permettent de disposer de données complémentaires pour l'amélioration des connaissances sur les valeurs.
Le PAG 2020-2029, dans le cadre du suivi évaluation, intègre les valeurs du site à travers une liste des indicateurs clés permettant de mesurer les succès de la conservation des valeurs majeures avec la précision de l'état de référence et les objectifs de conservation de ces valeurs à atteindre à l'échéance du PAG (OIPR, 2020).
Par ailleurs, un processus participatif a été conduit avec les communautés pour identifier les valeurs non encore suivies et un dispositif de suivi de ces valeurs mettant en évidence les seuils de performance a été mis en place. Le dispositif général déjà en place intègrera progressivement les éléments identifiés dans le processus de suivi des valeurs.
Research
Mostly Effective
Le PNT est un site majeur de recherche en Afrique occidentale avec une forte assistance internationale. De très nombreuses études, citées dans plus de 2000 publications scientifiques, y ont déjà été menées sur la faune et la flore et ont permis de faire des découvertes remarquables.
Le PNT demeure un sanctuaire d’espèces végétales rares du domaine guinéen (Adou Yao, 2005).De nombreuses espèces rares déjà recensées dans le Sud-Ouest ivoirien pourraient encore être présentes dans le Parc national de Taï. D’autres espèces connues au Libéria voisin pourraient être découvertes dans les forêts les plus humides comme Tetraberlinia tubmaniana et Loesenera kalantha (Leguminosae), arbres endémiques très abondants au Sapo National Park. Un suivi de la restauration végétale naturelle des zones dégradées par les cultures et l’orpaillage a démarré en 2015 et s’étendra sur 5 années. Les premiers résultats de ce processus mettent en évidence une bonne dynamique de recolonisation de ces sites par la végétation naturelle.
Sur le plan faunique, de nombreuses espèces pourraient encore être découvertes dans les différents écosystèmes du parc. En témoigne la découverte de deux nouvelles espèces de poissons (Nannocharax sp. et Nimbapanchax sp.) en 2012 au cours d’une étude sur les écosystèmes aquatiques du Parc national de Taï. En outre, on note la présence d’une espèce de poissons (Barbus tiekoroï) signalée pour la première fois en Côte d´Ivoire et d’une autre espèce (Epiplatus olbrechtsi) signalée comme probable spécimen d’une nouvelle sous-espèce (Grell et al., 2012).
Diverses études spécifiques portant sur la pintade à poitrine blanche, le faux gavial, l’hippopotame pygmée, les écosystèmes aquatiques, la qualité des eaux et le suivi de la régénération naturelle dans les zones récupérées ont été réalisées. Ces études ont permis d’améliorer les connaissances sur ces espèces et écosystèmes qui étaient jusque-là peu étudiés. De manière spécifique, les résultats des études sur les écosystèmes aquatiques et l’orpaillage dans l’espace Taï ont permis (i) le renforcement de la surveillance des berges de la Hana, (ii) la poursuite de l’appui au fonctionnement du Comité de Concertation et de Suivi des activités d’orpaillage à la périphérie du PNT et (iii) le renforcement de la sensibilisation dans les zones concernées. En ce qui concerne les travaux portés par les institutions et centre de recherche,15 thèmes ont été traités entre 2019 et 2023 (Consultation de l'UICN, 2024). Ces études ont été menées dans le cadre de conventions de partenariat signées avec 5 universités nationales et une institution de recherche. En 2022, il faut noter qu’un atelier bilan et d’orientation des activités de recherche scientifique dans et autour du PNT s’est tenu à Abidjan avec des personnes ressources de la communauté scientifique nationale et internationale et les autres parties prenantes, qui a permis d’actualiser les thèmes prioritaires de recherche (Consultation de l'UICN, 2024).
Effectiveness of management system and governance in addressing threats outside the site
Some Concern
Un effort très important a été fait dans la périphérie immédiate du site pour développer des projets socio-économiques. Cependant, la pression est très élevée à l'extérieur du site en raison de la migration. Pour éviter de maintenir le Parc dans une situation d'isolement écologique plusieurs projets collaboratifs ont été initiés, en particulier le projet de mise en place d'un couloir écologique entre le PNT et les blocs de forêts du complexe Grebo-Khran-Sapo au Libéria. Ce couloir écologique a obtenu le statut de Réserve Naturelle Volontaire en 2024. D'autres initiatives ont porté sur la création ou le maintien de forêts villageoises et sur la promotion de l'agroforesterie à la périphérie du Parc
Effectiveness of management system and governance in addressing threats inside the site
Highly Effective
Dans le Plan d'Aménagement et de Gestion (PAG 2020-2029) de l'AP, l'ensemble des pressions/menaces ont été identifiées. La mise en œuvre des plans d'opérations issus du schéma de planification du PAG apporte les réponses efficaces aux problèmes identifiés notamment au travers de la stratégie de surveillance, du suivi écologique, de la stratégie des mesures riveraines et de communication. Les efforts faits par les gestionnaires du parc sont encourageants. En effet, l'évaluation de l’efficacité de gestion du PNT à l’aide de l’outil METT (Management Effectiveness Tracking Tool) a permis d’enregistrer les scores partant de 66,67% en 2012, 83,84% en 2018, 84,5% en 2020 à 82,41 en 2023. L’évaluation de l’efficacité de gestion à l’aide de l’outil IMET a enregistré un score global sur la période 2019-2021 de 67,43. Il en est ressorti de cette évaluation IMET que des efforts restent à faire au niveau des processus de gestion du PNT qui ont totalisé un score en dessous de 60% d’une valeur de 50,9%. Une nouvelle évaluation à l’aide de l’outil IMET portant sur les exercices 2022 à 2024 a été réalisée en fin d’année 2024 (Consultation de l'UICN, 2024). Cette dernière évaluation a enregistré un index global de 71,23% en net progression par rapport à évaluation précédente qui était de 67,43%.
La gestion est efficace dans l'ensemble. Cependant, quelques menaces affectent le site et doivent être contrôlées rapidement. La protection doit être soutenue par une politique éducative forte dans la périphérie du site. Les actions socio-économiques doivent aussi être plus clairement connectées à la politique du Parc (dans des nombreux cas, ils apparaissent comme un simple élément de la politique économique générale). Le Parc dépend fortement de l'aide financière internationale, mais un fonds de dotation a été mis en place par la Fondation des Parcs et Réserves de Côte d'Ivoire depuis 2014 qui couvre les charges récurrentes de gestion de l’aire protégée.

Paysage de forêt tropicale humide

Low Concern
Trend
Stable
Les résultats d’interprétation d’images satellites du PNT réalisées par Schweter (2017) confirment le maintien du couvert forestier avec une superficie de 523 641 ha soit 97,7% de la superficie totale de l’aire protégée contre seulement 12 377 ha (2,3%) de surface de non-forêt dont 0,7% constituent les zones anciennement occupées par les plantations de café-Cacao. Ces résultats confirment l’état exceptionnel de préservation du couvert végétal du PNT.
En effet, la zone récupérée entièrement entre 2012 et 2015 fait l’objet d’une surveillance permanente et d’un suivi scientifique de la régénération naturelle de la végétation. Les résultats préliminaires de ce suivi soutiennent une bonne reprise du couvert végétal. Le taux de couverture forestière (forêt intacte et secondaire) du parc est passé de 97,7% en 2015 à 98,4% en 2018 (Bakayoko et al., 2018). L’analyse comparative des images satellites effectuée en 2022, a confirmé le maintien du taux de couverture forestière à 98,4% qui représente le niveau maximal atteignable. Les 1,6% de surface non-forêt représente les plans d’eau et les affleurements rocheux (Tiedoue et al., 2023).

Biodiversité globale et importance des espèces

High Concern
Trend
Stable
La dynamique des indices kilométriques est positive pour des espèces de mammifères notamment les Buffles, singes diurnes, Hippopotames pygmées, éléphants, chimpanzés avec un croît qui se situe au-delà des 5% escomptés. Toutefois, les bovidés se caractérisent par une stabilité. Concernant l’évolution des abondances, la dynamique semble bonne pour les céphalophes et les éléphants avec une tendance à l’augmentation. Les singes à queue présentent une stabilité. Quant aux chimpanzés, une tendance à la diminution a été observée entre 2017 et 2018 mais reste entaché par les mauvaises conditions de collecte des données pour l’espèce. Entre 2019 et 2023, il a été également observé pour cette espèce une variabilité des effectifs avec une augmentation passant du simple au double indiquant en moyenne des effectifs compris entre 268 et 685 individus. Toutefois, l’introduction de la méthodologie de caméra trap au dispositif de suivi écologique a donné des résultats se situant dans le même ordre de grandeur entre les deux phases avec une légère augmentation. La population de chimpanzés estimée avec la méthodologie de caméra trap se situe entre 1236 et 1340 individus sevrés, ce qui refléterait une augmentation conforme à l’écologie de l’espèce (WWF, 2023). Par ailleurs, la toute première étude réalisée par l’ONG PANTHERA dans la zone de recherche du PNT sur le « Suivi écologique du léopard et du chat doré dans le Parc national de Taï en Côte d’Ivoire » de janvier à mai 2023 a permis de d’estimer la densité de léopards de la zone d’étude à 3,6 ± 0,6 léopards par 100 km² avec un intervalle de confiance situé entre 2,5 et 5,0 individus par 100 km² (Drouilly et al., 2023). Cependant, la pression du braconnage reste élevée.
Assessment of the current state and trend of World Heritage values
Stable
La couverture de la forêt humide tropicale est stable avec une reprise totale des zones anciennement occupées par des plantations. Le statut de conservation globale de la faune est stable dans l'ensemble, y compris pour les primates, dont certaines espèces, en l'occurrence les chimpanzés, pour lesquels l'estimation de la population à l’aide des caméras trap dans le parc est plus importante que ce qui avait été estimé précédemment au cours des inventaires par transects linéaires..
Assessment of the current state and trend of other important values
Good
Stable
L'ensemble des valeurs culturelles de l'AP est encore bien conservé pour des pratiques cultuelles qui sont autorisées à la demande des riverains (Réf. N°10; Réf. N°18, Réf. N°29). Néanmoins, le potentiel culturel est consideré très peu valorisé (Consultation de l'UICN, 2025).

Additional information

History and tradition
Les sites sacrés pourraient être utilisés pour entretenir des liens entre des sociétés actuelles et passées et développer la prise de conscience de connaissances liées aux relations de la nature et de l'Homme.
Importance for research
Le Parc National de Taï constitue un espace naturelle pour la recherche scientifique sur le long terme aussi bien pour la surveillance de zoonoses que pour la compréhension de l'origine et l'évolution de comportement humain dans une approche d'analyse comparée homme - animal.
Outdoor recreation and tourism
La présence de certains espèces emblématique comme le chimpanzé et l'éléphant de forêt constitue une grande valeur pour la conservation et l’éco-tourisme (ONU REDD, 2016).
Le Parc national de Taï a mis en place une politique de développement dans la périphérie du parc à l’effet d’améliorer l’adhésion des communautés locales aux actions de conservation de l’aire protégée. Ainsi, le niveau de compréhension de la relation entre la conservation à l'intérieur et les avantages à l'extérieur s’est nettement amélioré selon les résultats des études réalisées par Adou (2024) qui indiquent que 56% des communautés riveraines perçoivent très bien et comprennent l'apport du Parc national de Taï dans leur vie sociale et économique. Ce niveau de perception est le fruit des actions de sensibilisation, d’éducation environnementale sur les problématiques environnementales des communautés riveraines d’une part et de la promotion des services écosystémiques d’autre part.
Organisation Brief description of Active Projects Website
1 OIPR, GIZ,WCF, CSRS L'objectif est d'analyser l'évolution de la couverture forestière du parc pour savoir où les activités humaines changent les habitats.
2 OIPR, GIZ, WCF, CSRS L'objectif est de connaître les espèces principales et l'usage spatial du site par la faune.
3 OIPR, GIZ, WCF, AHT GROUP, CSRS L 'objectif est d'évaluer la faisabilité d'un couloir écologique entre le Parc national de Taï en Côte d'Ivoire et la Forêt de Grebo au Libéria et de mettre en œuvre les premières activités de gestion de ce corridor en attendant la prise en main par les communautés locales.
4 OIPR, Université Nangui Abrogoua Suivi de la régénération de la végétation dans les zones du Parc anciennement occupées par des plantations
5 DEPN (Ministère de l'environnement de Côte d'ivoire) - AHT group - CSRS Restaurer la connectivité écologique entre le Parc national de Taï en Côte d’Ivoire et le Parc national de Grebo-Krahn au Libéria par les populations riveraines et les autres parties prenantes.
https://www.aht-group.com/cms/index.php?id=950&L=0
6 OIPR, HIOH (GER), UFHB, CHU Bouake, Senkenberg (GER), Tai Chimpanzee Project, CSRS One Health surveillance with a one health platform for CIV. Reducing the risk of zoonotic disease transmission and surveillance of potential pathogens in TNP and around the parc.
7 OIPR, Helmholtz Institute for One Health, Centre Suisse de Recherche Scientifique , Tai Chimpanzee Project, WCF Biodiversity surveillance in TNP and Foret de Cavally, surveillance of biodiversity with indirect measure (eDNA)

Références

Références
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Etat partie de la Côte d'Ivoire (2019). Report of the State Party to the World Heritage Committee on the state of conservation of Taï National Park (Côte d'Ivoire). [online] Ministère de l’Environnement et du Développement Durable. Available at: https://whc.unesco.org/en/list/195/documents/ (Accessed 19 September 2019).
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Grell, O., Schawhn, J., Thiessen, H. & Kouamelan, E. P. (2012). Étude sur les écosystèmes aquatiques du Parc National de Taï. Rapport établie par ordre et pour le compte de la GIZ, PRODEMIR, composante Conservation du Parc national de Taï, 97 p.
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Kablan et al (2019). Effects of anti-poaching patrols on the distribution of large mammals in Taï National Park, Côte d'Ivoire. Oryx, 53(3), 469–478 © 2017 Fauna & Flora International doi:10.1017/S003060531700127
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Kouamélan, E. P. (2018). Biodiversité des poissons du Parc national de Taï : Une ressource naturelle à sauvegarder. Editions Universitaires Européennes: 165 p.
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OIPR (2020). Plan d’Aménagement et de Gestion du Parc national de Taï 2020-2029. 181 p.
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OIPR (2021). Rapport de mise en œuvre du projet de renforcement de la surveillance contre l’orpaillage et le braconnage à l’intérieur du Parc national de Taï, 13 p.
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WWF ( 2023). Suivi des populations animales dans le Parc national de Taï , Côte d’Ivoire par Caméras trap phase 1 et 2. 45p.

Indigenous Heritage values

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