Aïr and Ténéré Natural Reserves
Country
Niger
Inscribed in
1991
Criteria
(vii)
(ix)
(x)
The conservation outlook for this site has been assessed as "critical" in the latest assessment cycle. Explore the Conservation Outlook Assessment for the site below. You have the option to access the summary, or the detailed assessment.
This is the largest protected area in Africa, covering some 7.7 million ha, though the area considered a protected sanctuary constitutes only one-sixth of the total area. It includes the volcanic rock mass of the Aïr, a small Sahelian pocket, isolated as regards its climate and flora and fauna, and situated in the Saharan desert of Ténéré. The reserves boast an outstanding variety of landscapes, plant species and wild animals updated.
© UNESCO
Résumé
2025 Conservation Outlook
Finalised on
11 Oct 2025
Critiques
Current state and trend of VALUES
Critical
Overall THREATS
Overall PROTECTION and MANAGEMENT
Full assessment
Description of values
Un assemblage remarquable d'écosystèmes reliques combiné à des paysages exceptionnels d'Aïr
Criterion
(vii)
L'Aïr constitue une enclave sahélienne entourée par un désert saharien, formant ainsi un assemblage remarquable d'écosystèmes reliques combinés avec des paysages de montagnes et de plaines d'intérêt et de valeur esthétique exceptionnels (World Heritage Committee, 2010).
Les dunes vivantes du désert du Ténéré
Criterion
(vii)
Le déplacement et les dépôts de sable des dunes vives modifient rapidement le paysage du Ténéré. Les montagnes de marbre bleu confère à cette région un intérêt esthétique exceptionnel (World Heritage Committee, 2010).
Le dernier bastion de la faune sauvage sahélo-saharienne du Niger, avec une grande variété d'habitats
Criterion
(ix)
La Réserve de l'Aïr et du Ténéré constitue un des derniers bastions de la faune sauvage sahélo-saharienne du Niger. L'isolement de l'Aïr et la très faible présence humaine expliquent la survie dans cette région de nombreuses espèces qui ont été éliminées ailleurs dans le Sahara et le Sahel. Le bien contient aussi une grande variété d'habitats (dunes vives, dunes fixées, regs, vallées à falaises, canyons, hauts plateaux, points d'eau permanents tels que les gueltas) nécessaires à la conservation de la diversité biologique sahélo-saharienne (World Heritage Committee, 2010).
Faune importante du Sahara
Criterion
(x)
Le bien contient d'importants habitats naturels pour la survie des quatre espèces d'antilopes du désert saharien placées sur la Liste Rouge de l'UICN: la Gazelle dorcas (Gazella dorcas) (VU), la Gazelle Dama (Nanger dama) (CR), l'Addax (Addax nasomaculatus) (CR) et le Mouflon à manchettes (Ammotragus lervia) (VU). Environ 1/6 de la Réserve bénéficie du statut de sanctuaire pour la protection de l'Addax bien qu'il n'y ait plus de preuve de présence de l'addax depuis une dizaine d'année. Le bien contient encore des populations d'ongulés du Sahara et de carnivores comme le Fennec (Vulpes zerda), le Renard de Rüppell (Vulpes rueppellii), la Hyène rayée (Hyaena hyaena), le Ratel (Mellivora capensis) et possiblement le Guépard (Acinonyx jubatus) bien qu'aucun signe de présence n'ait été enregistré ces dernières années. Le massif de l'Aïr constitue aussi une zone de passage pour un grand nombre d'oiseaux migrateurs afrotropicaux et paléarctiques. Au total, 40 espèces de mammifères, 165 espèces d'oiseaux, 18 espèces de reptiles et une espèce d'amphibiens ont été identifiées dans la Réserve (World Heritage Committee, 2010; MEDD, 2017).
Flore importante du Sahara
Criterion
(x)
Pour la flore, le bien contient des espèces caractéristiques du biome saharien telles que plusieurs espèces d'Acacia (genre recemment remplacé par Vachellia pour les espèces en Afrique; Acacia ehrenbergiana, Acacia raddiana) ou encore les arbres Balanites aegyptiaca et Maerua crassifolia, ainsi que des espèces dites sahéliennes comme le Ziziphus mauritania et le Boscia senegalensis. On remarquera également la présence de plantes caractéristiques de la zone méditerranéenne avec l'olivier sauvage (Olea europaea). Dans les vallées plus grandes où l'eau coule et il existe des réservoirs alluviaux abondants, un habitat très spécifique s'est développé, associant une strate dense de ligneux avec notamment le Palmier doum, le Palmier dattier, Acacia albida, Acacia nilotica, Salvadora persica, et une strate herbacée avec par exemple Panicum turgidum et Stipagrostis vulnerans dans les zones plus désertiques (World Heritage Committee, 2010; MEDD, 2017).
Assessment information
Le braconnage, l'exploitation minière et les coupes abusives de bois sont les principales menaces pour l'Aïr Ténéré. Gazelles dorcas, mouflons à manchettes, gazelles dama et outardes Nubienne et Arabe sont les espèces actuellement concernées par le braconnage. L'utilisation abusive des ressources ligneuses (ramassage de bois mort et coupe de bois vert) pour les populations locales et surtout périphériques soient les centres urbains tels qu'Agadez et Arlit ainsi que les sites aurifères constitue une menace grandissante et très préoccupante. L'orpaillage sur le mont Takoulkouzet, effectif durant le deuxième semestre 2016, a généré beaucoup de préoccupations sachant qu'il s'agit d'un refuge pour la faune sauvage (gazelle dama, gazelle dorcas, mouflon à manchettes et carnivores) et habituellement difficile d'accès pour les braconniers. Les permis d'exploration et d'exploitation des ressources comme l'or, l'uranium et le pétrole ont été suspendus depuis le 26 juillet 2023. Les permis d'exploration et d'exploitation actuels pour l'or, l'uranium et le pétrole ont été accordés à plus de 100 km du bien et ont fait l'objet de procédures réglementaires et d'un suivi régulier des opérations par les autorités compétentes dans le cadre des plans de gestion environnementale et sociale. Cependant, le manque de transparence concernant le statut des permis existants à proximité de la limite sud-est du site demeure une source de préoccupation majeure, en parallèle des activités minières illégales en cours. Des efforts sont en cours pour répondre à la menace liée à la prolifération des espèces envahissantes, notamment Prosopis juliflora et Calotropis procera (espèce indicatrice d’anthropisation), qui continuent d’affecter les valeurs paysagères et naturelles du bien.
Invasive Non-Native/ Alien Species
(Espèces exotiques envahissantes)
Invasive/problematic species
Prosopis juliflora
Inside site
, Localised(<5%)
L'arbre Prosopis juliflora est une espèce envahissante importante pour le site. La population locale estime qu'il y a une forte perte de biodiversité liée à cette espèce. L'augmentation rapide des populations de chacal doré et de lièvre du Cap serait liée à cette plante (COGERAT, 2006b). La lutte contre cette menace s’est poursuivie à travers des opérations de dessouchage et de valorisation sous forme de carbonisation par des groupements majoritairement féminins (Etat Partie du Niger, 2025).
Logging, Harvesting & Controlling Trees
(Coupes abusives de bois)
Select targeted species from taxonomy
Ziziphus mauritiana
Other targeted species names
Acacia nilotica, Acacia ehrenbergiana, Acacia raddiana, Balanites aegyptiaca, Prosopis africana.
Inside site
, Extent of threat not known
La disponibilité en bois est en fort déclin due à une demande croissante et à la rareté de la ressource dans et hors du site. On estime qu'environ 94 000 tonnes de bois sont extraites du site et de ses environs chaque année pour fournir les centres urbains de la région d'Agadez. Cette activité est notamment lié à l'explosion des activités d'orpaillage. En effet, bien qu'en dehors de la réserve que ce soit en direction de la Libye ou de l'Algérie, le bien est le seul endroit où l'on peut se procurer des ressources ligneuses pour le bois de chauffe. Les espèces les plus exploitées compte tenu de leur disponibilité sont les Acacia nilotica, Acacia ehrenbergiana, Acacia raddiana, Balanites aegyptiaca, Ziziphus mauritania et Prosopis africana. Un véritable trafic de bois s'est opéré à partir de 2014 et est heureusement en forte régression grâce aux mesures de régulation quant à l'accès des sites d'orpaillage prises par le gouvernement (UICN, 2005; MESUDD, 2015). En 2024, deux cas d’infraction de coupe abusive ont été constaté (État Partie du Niger, 2025). La sévérité et l'étendue de cette activité restent néanmoins inconnus (UNESCO, 2024).
Conflict, Civil Unrest & Security Activities
(Insécurité)
Inside site
, Throughout(>50%)
Outside site
L'insécurité qui règne dans la zone en raison des problèmes en Libye et dans le Sahel en général a eu un impact sur les capacités de gestion et de protection des autorités nigériennes dans la réserve. Dans le passé les conditions d'insécurité qui ont eu lieu lors de la dernière rébellion de 2006 à 2009 ainsi que l'insécurité résiduelle actuelle se traduisant par du banditisme armé et des risques liés à la présence de mines, ont rendu difficile la mise en œuvre des activités de gestion et des mesures correctives (UNESCO, 2012). L'insécurité et l'instabilité dans la région du Sahel persistent.
Oil & Gas exploration/development , Mining & Quarrying
(Exploitation miniére)
Inside site
, Scattered(5-15%)
Outside site
Les permis d'exploration et d'exploitation des ressources comme l'or, l'uranium et le pétrole ont été suspendus depuis le 26 juillet 2023, conformément aux régulations locales et après évaluation d'impact environnemental et social (Etat Partie du Niger, 2024). Selon l’Etat Partie l’exploration et l’exploitation actuelles des permis sont situées à plus de 100km du site et ont fait l'objet de procédures réglementaires et d'un suivi régulier des opérations par les autorités compétentes (Etat Partie du Niger, 2022). Cependant, des inquiétudes persistent quant à la prolifération des permis d'exploration et d'exploitation, en particulier les permis déjà existants situés à la limite sud-est du bien, du fait qu'on manque d'informations détaillées sur la localisation et le statut des activités minières (UNESCO, 2023, 2024).
Un plan stratégique du Ministère des Mines pour la période 2020-2035 met en évidence la nécessité de renforcer l’évaluation des impacts environnementaux et sociaux pour les exploitations à petite échelle et de résoudre les problèmes liés à l'insécurité dans les zones minières (Ministère des Mines, 2020). Le suivi et la mise en œuvre des mesures doivent être assurés par les autorités compétentes, en particulier la DEMPEC, pour garantir une exploitation minière conforme et éviter la persistance de l'orpaillage illégal.
En parallèle, l'orpaillage illégal est consideré une menace croissante dans toute la région, avec des sites actifs notamment sur le massif de Takoulkouzet et dans les vallées d'Issawan, d'Azagnaress et de Tchintakadit, ainsi que près de l'Adrar Madet et à Timia. L'orpaillage sur le mont Takoulkouzet, qui a commencé au deuxième semestre 2016, a généré de grandes préoccupations en raison de son impact sur cette zone, refuge de faune sauvage, notamment la gazelle dama, la gazelle dorcas, le mouflon à manchettes et des carnivores. Habituellement difficile d'accès pour les braconniers, l'intensification de l'orpaillage a entraîné une perturbation importante, incluant des explosions et l'utilisation des ressources ligneuses pour le bois de chauffe. Ces activités ont été suspendues pendant un temps mais ont repris plus intensément en 2018, représentant une menace pour la dernière population de gazelles dama, classée en danger critique d'extinction (RZSS & IUCN SSC/ASG, 2014; MEDD, 2016). Malgré les efforts des autorités locales pour fermer ces sites, le manque de ressources rend leur suivi difficile et inefficace. En 2019, une mission de la DGEF/MESUDD a révélé plusieurs sites d'orpaillage actifs dans la région, mais l'absence de moyens suffisants a empêché une gestion efficace (État Partie du Niger, 2020). Depuis 2021, des actions sont menées pour restaurer la sécurité et réguler l'orpaillage légal tout en éradiquant l'orpaillage illégal autour du site. Des efforts de surveillance ont été renforcés, notamment par des patrouilles sur le terrain, pour contrer les activités illégales.
De plus l'exploitation minière artisanale, bien que génératrice de revenus pour les populations rurales, est à la fois techniquement mal encadrée (utilisation d'outils rudimentaires et exploitation anarchique), socialement problématique (travail des enfants, problèmes de santé, alcool, drogue et prostitution) et écologiquement dévastatrice (utilisation de produits chimiques tels que le mercure et le cyanure, déforestation, perte de biodiversité). L'augmentation de la demande en bois pour la construction d’habitations et pour la cuisine accentue la déforestation, créant une pression sur les ressources ligneuses de la région.
Un plan stratégique du Ministère des Mines pour la période 2020-2035 met en évidence la nécessité de renforcer l’évaluation des impacts environnementaux et sociaux pour les exploitations à petite échelle et de résoudre les problèmes liés à l'insécurité dans les zones minières (Ministère des Mines, 2020). Le suivi et la mise en œuvre des mesures doivent être assurés par les autorités compétentes, en particulier la DEMPEC, pour garantir une exploitation minière conforme et éviter la persistance de l'orpaillage illégal.
En parallèle, l'orpaillage illégal est consideré une menace croissante dans toute la région, avec des sites actifs notamment sur le massif de Takoulkouzet et dans les vallées d'Issawan, d'Azagnaress et de Tchintakadit, ainsi que près de l'Adrar Madet et à Timia. L'orpaillage sur le mont Takoulkouzet, qui a commencé au deuxième semestre 2016, a généré de grandes préoccupations en raison de son impact sur cette zone, refuge de faune sauvage, notamment la gazelle dama, la gazelle dorcas, le mouflon à manchettes et des carnivores. Habituellement difficile d'accès pour les braconniers, l'intensification de l'orpaillage a entraîné une perturbation importante, incluant des explosions et l'utilisation des ressources ligneuses pour le bois de chauffe. Ces activités ont été suspendues pendant un temps mais ont repris plus intensément en 2018, représentant une menace pour la dernière population de gazelles dama, classée en danger critique d'extinction (RZSS & IUCN SSC/ASG, 2014; MEDD, 2016). Malgré les efforts des autorités locales pour fermer ces sites, le manque de ressources rend leur suivi difficile et inefficace. En 2019, une mission de la DGEF/MESUDD a révélé plusieurs sites d'orpaillage actifs dans la région, mais l'absence de moyens suffisants a empêché une gestion efficace (État Partie du Niger, 2020). Depuis 2021, des actions sont menées pour restaurer la sécurité et réguler l'orpaillage légal tout en éradiquant l'orpaillage illégal autour du site. Des efforts de surveillance ont été renforcés, notamment par des patrouilles sur le terrain, pour contrer les activités illégales.
De plus l'exploitation minière artisanale, bien que génératrice de revenus pour les populations rurales, est à la fois techniquement mal encadrée (utilisation d'outils rudimentaires et exploitation anarchique), socialement problématique (travail des enfants, problèmes de santé, alcool, drogue et prostitution) et écologiquement dévastatrice (utilisation de produits chimiques tels que le mercure et le cyanure, déforestation, perte de biodiversité). L'augmentation de la demande en bois pour la construction d’habitations et pour la cuisine accentue la déforestation, créant une pression sur les ressources ligneuses de la région.
Hunting, Collecting & Controlling Terrestrial Animals
(Braconnage de la faune mammalienne)
Other targeted species names
Nanger dama, Gazella dorcas, Addax nasomaculatus, Ammotragus lervia, Neotis nuba, Ardeotis arabs
Inside site
, Throughout(>50%)
Le braconnage dans la RNNAT est pratiqué partout dans le bien essentiellement par les trafiquants, les orpailleurs et certains membres des communautés locales et dans une moindre mesure par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) (pers. comm.). La chasse illégale a décimé les populations d'autruche d'Afrique du Nord, d'addax et de gazelle dama durant les dernières années mais elle menace maintenant d'autres mammifères. Gazelles dorcas, mouflons à manchettes et outardes Nubienne et Arabe sont les espèces actuellement concernées par le braconnage. Le phacochère semble avoir disparu et concernant l'addax, aucun indice de présence n'a été récolté ces dernières années bien qu'il y ait des informations émanant de la population locale indiquant sa présence. D'autres espèces comme le guépard sont devenues très rares. Hormis une observation en 2011 par un éleveur dans la zone d'Away, aucun indice de présence n'a été collecté ces dernières années. Le braconnage a continué après la fin de la rébellion: le manque de surveillance et de contrôle est exploité par les braconniers équipés de matériel de chasse performants. Actuellement le braconnage s'opère surtout à moto et depuis la commune de Tabelot et Iférouane dans les vallées situées autour des monts Taghmert et Takoulokouzet. Le braconnage continue d'affecter fortement le site du fait de l'insuffisance des moyens de Lutte Anti-Braconnage (LAB) liée à la grande superficie du bien. Des missions de patrouilles sont régulièrement effectuées (8 en 2024), pendant lesquels 0 cas de braconnage ont été constatés depuis 2022 (Etat Partie du Niger, 2025). Néanmoins, vue la taille du site et la capacité limitée du personnel, les moyens de lutte anti-braconnage sont considérées encore insufisantes, et on manque encore d'informations détaillées sur la localisation et l’étendue des activités de braconnage (UNESCO, 2024).
Logging, Harvesting & Controlling Trees
(Gualage)
Other targeted species names
Acacia nilotica, Acacia ehrenbergiana, Acacia raddiana
Inside site
, Widespread(15-50%)
Le gualage est une pratique effectuée par les éleveurs pour alimenter leur bétail avec les gousses des espèces d’acacia plus haut citées. Cette pratique consiste à utiliser une perche au bout de laquelle se trouve un crochet qui sert à enlever ces gousses en tirant vers le bas. Il a été constaté par les agents forestiers que cette forme d’exploitation, même si aucune étude scientifique ne prouve ses méfaits, endommagent sérieusement les arbres (pers. comm.). C’est pourquoi les responsables de l’environnement, s’érigent contre ces pratiques qui en plus de détruire les arbres à moyen terme enlèvent des ressources potentielles à la faune sauvage.
Gathering, Harvesting & Controlling Terrestrial Plants & Fungi
(Carbonisation)
Inside site
, Widespread(15-50%)
La carbonisation depuis un certain temps fait l’objet au Niger d’une polémique qui a même entrainé son interdiction à l’instar de la politique menée au Tchad. Cependant, cette activité a été autorisée exceptionnellement dans la région d’Agadez par un arrêté ministériel afin de permettre l’exploitation par élagage ou dessouchage des peuplements de Prosopis juliflora (espèce exotique envahissante) sortis spontanément dans certains bas-fonds charriés par les eaux de ruissellement, et l’envahissement de terrains de reboisement ou de récupérations des terres, suite aux travaux de défense et restauration des terres (État Partie du Niger, 2024). Cette espèce invasive a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs recommandations du Comité du Patrimoine Mondial pour son élimination. A cet effet, l’activité de carbonisation autorisée sur lesdits sites, contribuera à réduire l’invasion de cette espèce afin de rétablir l’équilibre de ce milieu. Ainsi, pour contrôler ces exploitations de charbon, une certification de ce produit a été instaurée pour permettra sa traçabilité notamment sur des zones de consommation. Toutefois, il est très difficile de pouvoir contrôler la provenance d’un sac de charbon et les directions départementales et communales de l’environnement ne disposent pas suffisamment d’agents ni de moyens pour pouvoir contrôler ces pratiques.
Fire & Fire Management
(Feux de brousse)
Inside site
, Scattered(5-15%)
Outside site
Il existe en périphérie du bien des zones à forte potentialité pastorale en fonction de la variabilité pluviométrique et notamment sur la commune de Tchirozérine. Il arrive que par inattention ou volontairement des feux de brousse soient déclenchés dans ces aires de pâturage, ce qui contraint les éleveurs transhumants à pousser leurs troupeaux davantage au nord voire dans la RNNAT et créer des conflits autour de zones surpâturées (pers. comm.). Pour prévenir ces phénomènes, des bandes pare - feux doivent être installées dans les parties où le pâturage est abondant. Cette technique de préservation des ressources naturelles doit être accompagnée des sessions de formation et de sensibilisation des populations.
Wood & Pulp Plantations
(Maraîchage)
Inside site
, Scattered(5-15%)
D’importantes activités agricoles sont pratiquées dans les vallées, les oasis et les plaines notamment le maraîchage et l’arboriculture. En l’absence de cultures pluviales par insuffisance de pluie, les maraîchages se sont mieux développés à cause de la présence d’un important réseau de vallées dans l’Aïr. L’eau de pluie tombée sur le massif est charriée par ce réseau pour alimenter la nappe phréatique). Celle-ci est mise à contribution pour assurer l’irrigation des cultures durant toute l’année (BNIC/SCP, 2011).
Les activités de cultures maraîchères sont pratiquées dans certaines parties de la RNNAT depuis longtemps (pers. comm.). Bien que ces activités génèrent des revenus non négligeables, il n’en demeure pas moins qu’elles posent des problèmes de dégradation des terres sur des sols déjà fragilisés par les sécheresses successives et sont à l’origine des défrichements des petits peuplements reliques d’acacia qui se trouvent sur les berges de koris, les flancs de montagne et les zones d’épandage.
Les activités de cultures maraîchères sont pratiquées dans certaines parties de la RNNAT depuis longtemps (pers. comm.). Bien que ces activités génèrent des revenus non négligeables, il n’en demeure pas moins qu’elles posent des problèmes de dégradation des terres sur des sols déjà fragilisés par les sécheresses successives et sont à l’origine des défrichements des petits peuplements reliques d’acacia qui se trouvent sur les berges de koris, les flancs de montagne et les zones d’épandage.
Terrestrial Animal Farming, Ranching & Herding
(Pâturage lié à la pression démographique)
Inside site
, Widespread(15-50%)
Outside site
La pression sur le pâturage est en augmentation, dû à la pression démographique dans la région autour d'Agadez. Cela participe à l'érosion et à la désertification du site. Toutefois, il faut noter qu’à l’heure actuelle il manque des informations fiables sur les densités de cheptel domestique par zone et par espèce. Traditionnellement, l'élevage mobile ne constitue pas une menace en soi car les densités d'animaux domestiques sont relativement faibles et les stratégies des éleveurs reposant sur le nomadisme minimise l'impact sur les ressources végétales pastorales. Les espèces végétales le plus souvent citées comme en régression sont : Tribulus terrestris, Eragrostis pilosa, Panicum laetum, Lasiurus hirsutus, Stipagrosis uniplumis, et Panicum turgidum. Trois espèces sont considérées comme disparues: Stipagrostis uniplumis, S. ciliata, and Teshil (nom en Tamashek). Le manque de régénération est lié à la disparition des jeunes plantes (surpâturage) et à un déficit de graines (UICN, 2005).
Involvement of stakeholders and rightsholders, including indigenous peoples and local communities, in decision-making processes
Certains leaders des communautés locales, communément appelés chefs de vallées, ont été identifiés et choisis pour appuyer l'État partie du Niger dans ses tâches régaliennes de protection, surveillance et conservation du bien de la RNNAT. Les chefs de vallée doivent assurer la protection et la surveillance de proximité des ressources naturelles de la réserve dans leurs zones respectives de responsabilité et d'influence. Ils sont les yeux et les oreilles des autorités administratives et environnementales et doivent par conséquent, veiller à l'interdiction des coupes abusives de bois et le braconnage de la faune sauvage. En cas d'infractions, de délits ou d'autres dommages occasionnés sur les ressources naturelles, les chefs de vallée rendent compte soit, aux agents forestiers en mission dans la zone, soit envoient l’information au service de l'Environnement dont ils relèvent en vue de sanctionner les contrevenants.
Ce système de chef de vallée a été mis en place dans le cadre du projet PCGRNAT (Projet de Conservation et de Gestion des Ressources Naturelles de l’Aïr et du Ténéré) initié dans les années 80-90. Toutefois, les chefs de vallée depuis plus 20 ans, ne possèdent aucun moyen pour assurer leur rôle d’appui à l’UGAP, en dépit d’une volonté claire d’aller dans ce sens. Ce système de volontariat des chefs de vallée n’est pas quand meme durable si ces autorités locales ne parviennent pas à tirer des revenus à travers la gestion du bien. En effet, l’insécurité et l’accès difficile dans la zone du bien ne facilite pas le développement du tourisme qui est une activité importante pour générer des revenus pour les communautés locales en général, et les chefs de vallée en particulier.
Toujours dans un registre de gestion communautaire, 20 écogardes ont été identifiés pour appuyer l’UGAP. Plus mobiles que les chefs de vallée et généralement plus jeunes, ils assurent la sensibilisation au niveau des campements reculés et peuvent également patrouiller au sein du bien dans leur zone d’intervention. Actuellement, seuls deux écogardes bénéficient d’indemnités mensuelles avec une prise en charge de l’ONG Sahara Conservation Fund SCF dans le cadre d’un projet de suivi des gazelles dama. Les écogardes ont tous été validés par les autorités administratives et traditionnelles et ils jouent également le rôle de guide lors des missions de suivi écologique notamment.
D’autres personnes ressources issues de la communauté locale, connaissant bien la zone et étant connue pour être de fervents défenseurs de la nature, assurent aussi le rôle de guide dans le cadre de missions spécifiques. Il existe d’autres formes d’appui communautaire dans le cadre de la préservation des ressources naturelles telles que celle de la commune de Timia avec le projet de création d’une réserve naturelle communautaire du mont Egalagh.
Ce système de chef de vallée a été mis en place dans le cadre du projet PCGRNAT (Projet de Conservation et de Gestion des Ressources Naturelles de l’Aïr et du Ténéré) initié dans les années 80-90. Toutefois, les chefs de vallée depuis plus 20 ans, ne possèdent aucun moyen pour assurer leur rôle d’appui à l’UGAP, en dépit d’une volonté claire d’aller dans ce sens. Ce système de volontariat des chefs de vallée n’est pas quand meme durable si ces autorités locales ne parviennent pas à tirer des revenus à travers la gestion du bien. En effet, l’insécurité et l’accès difficile dans la zone du bien ne facilite pas le développement du tourisme qui est une activité importante pour générer des revenus pour les communautés locales en général, et les chefs de vallée en particulier.
Toujours dans un registre de gestion communautaire, 20 écogardes ont été identifiés pour appuyer l’UGAP. Plus mobiles que les chefs de vallée et généralement plus jeunes, ils assurent la sensibilisation au niveau des campements reculés et peuvent également patrouiller au sein du bien dans leur zone d’intervention. Actuellement, seuls deux écogardes bénéficient d’indemnités mensuelles avec une prise en charge de l’ONG Sahara Conservation Fund SCF dans le cadre d’un projet de suivi des gazelles dama. Les écogardes ont tous été validés par les autorités administratives et traditionnelles et ils jouent également le rôle de guide lors des missions de suivi écologique notamment.
D’autres personnes ressources issues de la communauté locale, connaissant bien la zone et étant connue pour être de fervents défenseurs de la nature, assurent aussi le rôle de guide dans le cadre de missions spécifiques. Il existe d’autres formes d’appui communautaire dans le cadre de la préservation des ressources naturelles telles que celle de la commune de Timia avec le projet de création d’une réserve naturelle communautaire du mont Egalagh.
Legal framework
La Réserve Naturelle Nationale de l’Aïr et du Ténéré (RNNAT) a été créée par Décret N° 88-019/PCMS/MAG/E du 22 janvier 1988 recouvrant environ la moitié du territoire du département d’Iférouane. La chasse et l'exploitation des produits ligneux sont interdites dans la réserve ; de même l'accès au sanctuaire des addax est strictement interdit. Hormis la partie du sanctuaire, le Bien est une Réserve Naturelle Nationale équivalente à la catégorie IV des aires protégées de l’UICN. Bien que la chasse des espèces de faune soit totalement interdite, le prélèvement des ressources naturelles y est autorisé sous certaines formes. C’est pourquoi l’État partie a mis en place des accords de cogestion des ressources naturelles entre l'État et les communes concernées. Malgré l’existence de cadre légal et réglementaire pour la gestion du bien, le braconnage et la coupe de bois persistent toujours dans le bien. L’application de la loi pour décourager les auteurs de ces pressions n’est pas systématique.
Governance arrangements
Le système de gouvernance mis en place implique tous les acteurs clés, notamment l’état et les autorités locales des différentes communes du bien. La RNNAT est une entité sous la tutelle du Ministère de l’Environnement et de la Lutte Contre la Désertification (ME/LCD), gérée par la Direction de la Faune, de la Chasse et des Aires Protégées (DFC/AP) dont elle-même est sous la Direction Générale des Eaux et Forêts (DGEF). Malgré sa position due à sa situation géographique régionale, la réserve est gérée directement par la DFC/AP à travers une Unité de Gestion de l’Aire Protégée (UGAP) basée à Iférouane, chef-lieu du Département du même nom.
A ce titre, l’UGAP dispose d’un conservateur et d’agents forestiers pour la protection et la surveillance contre tous les actes illégaux notamment, la Lutte Anti-Braconnage (LAB), les coupes ou l’exploitation anarchique du bois, l’orpaillage illégal ou clandestin, le pillage des ressources archéologiques, etc.
L’UGAP est organisée en théorie de trois (3) services dont le service de surveillance et protection, le service de suivi écologique et aménagement et le service du développement local et mobilisation sociale.
Cependant le bien ne dispose pas de ressources spécifiques pour rendre opérationnel l’organe de gouvernance. Par ailleurs, le comité a mis en avant le fait que le bien n'a pas mis en oeuvre le plan de gestion 2020-2024 et qu’il existait un manque de coordination entre les différents acteurs en charge de la gestion et du développement du bien
A ce titre, l’UGAP dispose d’un conservateur et d’agents forestiers pour la protection et la surveillance contre tous les actes illégaux notamment, la Lutte Anti-Braconnage (LAB), les coupes ou l’exploitation anarchique du bois, l’orpaillage illégal ou clandestin, le pillage des ressources archéologiques, etc.
L’UGAP est organisée en théorie de trois (3) services dont le service de surveillance et protection, le service de suivi écologique et aménagement et le service du développement local et mobilisation sociale.
Cependant le bien ne dispose pas de ressources spécifiques pour rendre opérationnel l’organe de gouvernance. Par ailleurs, le comité a mis en avant le fait que le bien n'a pas mis en oeuvre le plan de gestion 2020-2024 et qu’il existait un manque de coordination entre les différents acteurs en charge de la gestion et du développement du bien
Integration into local, regional and national planning systems (including sea/landscape connectivity)
La constitution de cette Réserve a été le fruit d’un long processus initié depuis 1975 par les autorités nigériennes avec le concours de l’UICN, du WWF et du PNUE. Avec une superficie de 77 360 km², elle englobe une bonne partie du massif de l’Aïr et du désert du Ténéré. Elle comporte en son centre une aire de 12 805 km² dénommé Réserve Intégrale ou « Sanctuaire » des Addax pour la conservation de certaines espèces d’antilopes sahariennes menacées de disparition comme l’Addax et l’Oryx. vec le projet Gestion Durable de la Biodiversité et des Aires Protégées (PNUD/GEF), anciennement Projet Niger Fauna Corridor PNFC, il existe une approche régionale intéressante qui englobe la RNNAT avec les aires protégées périphériques et les zones connexes, soit la Réserve Naturelle Nationale de Termit et Tin-Toumma RNNTT, la Réserve de Biosphère de Gadabedji, la zone corridor du Tadress, Gadafawa et Taguedoufat. Par ailleurs, l'Union Européenne souhaite également mettre en oeuvre le concept d'approche paysagère telle que mentionnée dans sa stratégie "Larger than Elephant" pour la zone sahélo-saharienne au Niger, y compris le bien, dans le cadre des prochains financements du 11ème FED (PNUD, 2012; European Union, 2015). Cependant, il faut noter la modification des limites de la RNNTT en 2019 suite à une forte pression du secteur pétrolier.
Boundaries
Étant donné la superficie du bien, il est très compliqué voire impossible de pouvoir prétendre à une surveillance et une protection intégrale sur l’ensemble de la RNNAT. C’est pourquoi, il est primordial de pouvoir réaliser un zonage basé sur l’identification des zones névralgiques concernant les activités illégales et les sites clés au niveau de la biodiversité au sein du bien et dans sa périphérie proche. Ces zones névralgiques sont entre autres là où les activités illégales sont pratiquées de manière régulière par les populations locales et les acteurs externes tels que les orpailleurs. Il s’agit donc de :
- Sites aurifères faisant l’objet d’activités illégales d’orpaillage artisanal et les couloirs de passage sur la bordure orientale de l’Aïr qui est une zone de trafic ;
- Sites riches en biodiversité faunistique tels que le mont Takoloukouzet, le mont Greboun, le mont Tamgak, Zagado, Tadek, Issawane, Tafidet, Tassos, Aberkot, Temet, Chiriet.
On compte parmi les zones névralgiques, des sites en dehors du bien mais qui font partie intégrante du réseau de trafic de la faune et des ressources végétales telles que les chefs-lieux Communes de Timia, Tabelot, Gougaram, Danat, Tchiro Mosquée, Dabaga, Arlit, Fachi ou encore Agadez.
- Sites aurifères faisant l’objet d’activités illégales d’orpaillage artisanal et les couloirs de passage sur la bordure orientale de l’Aïr qui est une zone de trafic ;
- Sites riches en biodiversité faunistique tels que le mont Takoloukouzet, le mont Greboun, le mont Tamgak, Zagado, Tadek, Issawane, Tafidet, Tassos, Aberkot, Temet, Chiriet.
On compte parmi les zones névralgiques, des sites en dehors du bien mais qui font partie intégrante du réseau de trafic de la faune et des ressources végétales telles que les chefs-lieux Communes de Timia, Tabelot, Gougaram, Danat, Tchiro Mosquée, Dabaga, Arlit, Fachi ou encore Agadez.
Overlapping international designations
La RNNAT est classée comme réserve de biosphère depuis 1997 avec un zonage qui permet d'établir un équilibre entre les zones de conservation et les zones de development socio-économique. Le gestionnaire du site du patrimoine mondial communique régulièrement avec le point focal de la réserve de biosphère (Etat Partie du Niger, 2021), pas d'autres information ont été identifiés sur ce sujet.
En autre, le complexe de cours d’eau, oasis et marais permanents et temporaires au centre du désert du Sahara nigérien est aussi designé comme site Ramsar "Gueltas et Oasis de l'Aïr" depuis 2005. Aucune information est disponible sur le type de coordination avec le site Ramsar.
En autre, le complexe de cours d’eau, oasis et marais permanents et temporaires au centre du désert du Sahara nigérien est aussi designé comme site Ramsar "Gueltas et Oasis de l'Aïr" depuis 2005. Aucune information est disponible sur le type de coordination avec le site Ramsar.
Implementation of World Heritage Committee decisions and recommendations
La mise en œuvre des recommandations du comité reste encore très insuffisante du fait des difficultés de gestion du bien liées à l’insuffisance de ressources financière, humaine et logistique pour une gestion efficace du bien.
Un État de Conservation Souhaité en vue du Retrait du bien de la liste en péril a été défini (UNESCO, 2024). Un plan d’urgence décliné ici a été prévu, dont l’objectif général est de maîtriser les pressions et menaces sur le bien et d’initier les actions pour la restauration des valeurs dégradées afin de pouvoir sortir de la liste des sites en péril d’ici 3 ans. Cependant les pressions anthropiques notamment le braconnage, la coupe de bois et l'orpaillage ne sont pas encore maitrisées. Bien que l’état de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la liste en péril soit disponible, il n’a pas du tout été mis en œuvre de façon optimale notamment concernant le suivi de l’état de la faune et de la flore. Il n’y a pas de données suffisantes pour évaluer l’état de mise en œuvre des mesures correctives associées à cet état de conservation souhaité.
Un État de Conservation Souhaité en vue du Retrait du bien de la liste en péril a été défini (UNESCO, 2024). Un plan d’urgence décliné ici a été prévu, dont l’objectif général est de maîtriser les pressions et menaces sur le bien et d’initier les actions pour la restauration des valeurs dégradées afin de pouvoir sortir de la liste des sites en péril d’ici 3 ans. Cependant les pressions anthropiques notamment le braconnage, la coupe de bois et l'orpaillage ne sont pas encore maitrisées. Bien que l’état de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la liste en péril soit disponible, il n’a pas du tout été mis en œuvre de façon optimale notamment concernant le suivi de l’état de la faune et de la flore. Il n’y a pas de données suffisantes pour évaluer l’état de mise en œuvre des mesures correctives associées à cet état de conservation souhaité.
Climate action
Le changement climatique affecte le bien cependant le suivi écologique ne portant pas sur le suivi de l'impacts du changement climatique ne permet pas de se prononcer clairement sur l'impact du changement climatique sur l'état de de conservation des valeurs patrimoniales du bien.
Management plan and overall management system
Le bien dispose d'un plan de gestion 2022-2024 avec sept (07) objectifs spécifiques focalisés sur la surveillance, le suivi écologique et la sensibilisation. Le bien dispose également d'un plan d'urgence et d'un plan d'affaire sans véritablement de ressources financières suffisante pour sa mise en œuvre optimale. Ce plan de gestion n’a pas été mis en œuvre de façon optimale, faute de ressources financières, et n'étant plus d’actualité il mérite une révision rapide avec un budget dédié pour sa mise en œuvre.
Law enforcement
Le bien dispose de textes qui réglemente sa gestion, l'application de la loi connait des lacunes. Malgré l’existence de cadre légal et réglementaire pour la gestion du bien et l’intensification de la lutte contre l'orpaillage et le braconnage par des patrouilles sur le terrain (Etat Partie du Niger, 2023, 2024), le braconnage et la coupe de bois persistent toujours dans le bien. L’application de la loi pour décourager les auteurs de ces pressions n’est pas systématique. En effet, compte tenu de la grande taille du bien (7 736 000 ha) et des capacités limitées liées aux insuffisances budgétaires ainsi qu’au nombre restreint de personnel, il demeure très difficile d’en assurer une surveillance optimale malgré l'interdiction systématique de toutes les pressions anthropiques relatives au braconnage, à la coupe de bois, l'orpaillage etc.
Sustainable finance
Le bien dispose d'un budget de fonctionnement alloué par l'Etat. Ce budget n'est pas sécurisé et ne répond pas aux besoins réels du site en termes de surveillance, aménagement et suivi écologique (Etat Partie du Niger, 2021). Ces activités essentielles de gestion sont assurées par des projets d'où un problème de durabilité de ces activités et leurs ampleurs dans ce site dont la taille est extrêmement grande. La mise en œuvre actuelle dépend principalement du soutien de la communauté internationale et des partenaires techniques et financiers, afin d'assurer un financement durable. Par exemple, le Projet de Gestion Intégrée des Ecosystèmes Oasiens Nord-Niger (PGIEO/NN) et Cheetah Conservation initiative, le Projet Pôles Ruraux, l’ONG Homme Environnement Et Développement (HED Tamat) ont pris le relai pour le financement d’autres activités dans le Bien (Etat Partie du Niger, 2025). Il s’agit de : Lutte Anti – Braconnage (LAB) dans et aux alentours du Bien ; Suivi écologique ; Restauration des terres dégradées ; Lutte contre les espèces exotiques envahissantes sur certains habitats particuliers.
Staff capacity, training and development
Malgré les efforts consentis par l’état partie, le nombre de staff est encore très faible vu la taille importante du bien. Le bénévolat des communautés pour accompagner la surveillance du bien ne semble pas être durable car ces communautés ont de réelles préoccupations de survie dans cet environnement où les opportunités d’activités génératrices de revenus sont très limitées. Selon le dernier plan de gestion 2022-2024, le bien ne dispose actuellement que de 10 agents y compris le conservateur. Afin de pouvoir répondre aux besoins en matière de protection et surveillance, de suivi écologique, de concertation et de sensibilisation, l’UGAP devrait être composée d’au minimum 38 éléments (1 conservateur; 1 conservateur adjoint – suivi écologique; 1 responsable protection et surveillance (LAB); 1 responsable aménagements et infrastructures; 1 responsable de mobilisation sociale et communication; 3 chauffeurs; 10 agents forestiers déployés sur les postes avancés à raison de 2 par postes à Tin Telloust, Tchimbarkatane, Tabelot, Timia et Takoloukouzet); 20 agents forestiers en charge de la LAB). Pour assurer une meilleure couverture de protection des zones clés en matière de biodiversité, il est pertinent de mettre en place des postes mobiles de contrôle avancé dans les zones reculées et connues pour être des zones potentielles d’insécurité (Mont Greboun, Mont Tamgak, Montagnes bleues, Tafassasset, Tadek, Tassos, Mont Bagzane, Aberkot, Temet, et Chiriet). Le fonctionnement de ces postes va consister à l’installation de camps temporaires rotatifs ou tournants pour des séjours d’au moins deux (2) à trois (3) semaines en fonction des enjeux au niveau de ces postes retenus en choisissant un emplacement avant de déménager pour un autre emplacement. Cette stratégie permet une occupation permanente et aléatoire du terrain afin de réduire certains actes délictueux tels que le braconnage, le trafic des espèces fauniques et l’orpaillage illégal. La possibilité de l’organisation d’un système de relève au niveau de certains postes de contrôle avancés serait le plus grand challenge auquel l’UGAP devrait faire face en vue d’assurer l’efficacité de la protection et surveillance. Pour ce faire, il faut renforcer les moyens logistiques de l’UGAP avec véhicules, matériel de communication et suivi, drones, équipements de terrain pour les agents et pour le poste mobiles. Des efforts sont en cours pour renforcer les capacités du personnel (Etat Partie du Niger, 2024, 2025). Toutefois, au regard de la vaste superficie du bien, ceux-ci demeurent encore insuffisants.
Education and interpretation programmes
Il existe des séances de sensibilisation organisé par les chefs de vallées de façon sporadique appuyé par les projet portant le braconnage et la coupe de bois entre autres. Mais il n'y a pas d'information collectées relatives à l'éducation et l'interprétation de programme.
Tourism and visitation management
Le bien ne dispose pas réellement de stratégie de développement de tourisme. Du fait de la problématique de l'insécurité autour du bien, le tourisme ne marche pas véritablement.
Sustainable use
Malgré les efforts consentis en termes de sensibilisation sur les pressions anthropiques, le bien ne dispose de système pour mesurer la durabilité de l'utilisation des ressources.
Monitoring
Le bien dispose d'un système de suivi écologique depuis 2014. Ce suivi écologique est plus focalisé sur le suivi des antilopes et leur habitats; Depuis 2017, Sahara Conservation soutient l’Unité de Gestion de l’Aire Protégée (UGAP) dans la surveillance et la protection de la faune. Parmi les actions majeures, l’organisation a mis en place le premier suivi systématique de la gazelle dama, combinant des missions de terrain et l’installation de pièges photographiques sur le Mont Takolokouzet, selon un protocole standardisé sur une grille de 2x2 km. Cette approche permet d'améliorer les connaissances sur l’espèce et son habitat, facilitant ainsi la prise de décision pour la gestion de la faune. La confirmation de la présence de certaines espèces d'antilopes emblématiques a été possible, mais leur état de conservation reste inconnu. Notant que certaines espèces restent en danger critique d'extinction, par exemple la gazelle dama dont le bien abrite l'une des quatre populations restantes, l'élaboration d'un plan de suivi et de rétablissement pour les espèces d'antilopes emblématiques est nécessaire de toute urgence (UNESCO, 2023). Sahara Conservation a également contribué à l’élaboration de la première feuille de route dédiée à la conservation de la gazelle dama dans la RNNAT. Cependant l'absence de budget sécurisé ne permet pas la mise en œuvre systématique de ce système de monitoring.
Research
Il n'y a pas d'activités de recherche spécifique en dehors du suivi écologique qui est appuyé par les projets. Ce suivi privilégie les mammifères qui constituent des attributs de la valeur universelle exceptionnelle du bien.
Effectiveness of management system and governance in addressing threats outside the site
Le système de protection et de gestion présente des lacunes qui ne permettent pas un suivi durable des pressions en dehors du bien du fait de l’insuffisance des moyens de l’organe de gestion. La pression à l'extérieur du site est importante due à la démographie locale et à la migration vers cette région. L'érosion, la désertification, l'absence de couverture végétale, les inondations, les activités d'orpaillage, les moyens en ressources humaines, financières et logistiques, l'insuffisance des moyens pour implementer le plan de gestion, l'absence d'une zone tampon favorisent le développement d'activités humaines destructrices dans le site lui-même.
Effectiveness of management system and governance in addressing threats inside the site
L'insuffisance des moyens en ressources humaines et équipements ne permet pas l'implémentation du plan de gestion actuel. Certes, l'unité de gestion a depuis quelques années accentué ses efforts notamment dans le domaine de l'implication des populations locales et du suivi écologique grâce aux soutiens financiers de l'UNESCO, du FPMA, du PNFC et de SCF mais cela reste insuffisant étant donné la taille du bien et les enjeux en termes de lutte anti-braconnage. L'Etat doit mettre davantage de moyens pour répondre aux besoins humains et logistiques. L'absence de données de suivi de la flore et faune constitue également un sujet de préoccupation majeur.
Il faut reconnaître les efforts de l'Etat Partie mis en place depuis 2013 mais ils ont encore très insuffisant face aux menaces existantes et à la taille du bien à protéger. Le système de gestion actuel ne dispose pas suffisamment de ressources humaine, financière et logistique pour une gestion effective et efficace du bien. L'implication des certains leaders locaux dont un ancien chef rebelle dans la conservation du bien et présent à la plupart des missions de l'unité de gestion est cependant un atout très important qui a eu un impact positif sur le braconnage. Il manque encore des moyens importants pour assurer une gestion efficace du bien et assurer l'implication des populations locales dans le modèle de gestion. Des besoins financiers supplémentaires sont essentiels pour consolider les efforts mis en place par l'Etat Partie et la volonté notable de la population à conserver leur patrimoine. Par ailleurs, l'absence de données de suivi de la flore et faune constitue également un sujet de préoccupation majeur.
Good practice examples
L'implication des chefs de vallée et l'autorité traditionnelle dans la gestion notamment le sultan de l'air est un exemple de bonnes pratiques d'implication des communautés locales dans la gestion du bien. Cependant ce système doit être accompagné par des ressources financières pour sa durabilité.
Un assemblage remarquable d'écosystèmes reliques combiné à des paysages exceptionnels d'Aïr
High Concern
Trend
Deteriorating
Le pâturage, la coupe de bois et l'agriculture génèrent de l'érosion, de la désertification et des inondations qui changent les caractéristiques du paysage. La pression sur les ressources naturelles augmente et le l'impact potentiel des projets de mines et de forages pourraient rendre la situation plus difficile. (UICN, 2010)
Les dunes vivantes du désert du Ténéré
Good
Trend
Stable
Ces géo-écosystèmes sont fonctionnels, dynamiques et peu sensibles aux menaces qui affectent le bien.
Le dernier bastion de la faune sauvage sahélo-saharienne du Niger, avec une grande variété d'habitats
Critical
Trend
Deteriorating
Le braconnage, ainsi que la coupe de bois, et le pâturage, induisent la transformation des écosystèmes et la disparition de la faune sauvage sahélo-saharienne. L'invasion du site par le Prosopis juliflora est mentionnée comme une des conséquences de l'évolution des écosystèmes au même titre que l'érosion des sols tout comme la prolifération du Calotropis procera, directement lié aux activités anthropiques (UICN, 2010). Les moyens mis en place par l'Etat Partie sont actuellement insuffisants et ne permettent pas de faire face aux menaces existantes. Les missions de suivi réalisées par l'Etat Partie depuis 2013 ont permis de confirmer la présence de plusieurs espèces emblématiques telles que la gazelle dama, la gazelle dorcas, le mouflon à manchettes, le patas, la babouin, la hyène rayée, le renard de Rüppell, le ratel, la genette d'Europe, etc. Un système de suivi non invasif avec l'utilisation de pièges photographiques a également été mis en place sur le mont Takoulkouzet, où l'on retrouve la plupart des espèces dont la gazelle dama. Cependant, les données de suivi de la faune n’ont pas été communiquées à ce jour (UNESCO, 2024). Les efforts de l'Etat Partie ne sont cependant pas suffisants pour contrer les menaces existantes sur le bien en matière de braconnage, de coupes de bois menées par certains autochtones et surtout des allochtones associés aux activités d'orpaillage dans et en dehors du bien (UNESCO/MESUDD/SCF, 2014; UICN, 2015; UNESCO, 2016).
Faune importante du Sahara
Critical
Trend
Deteriorating
Le braconnage a connu son apogée pendant et consécutivement aux périodes de troubles civiles liés aux épisodes de rébellion jusqu'en 2013. Ce braconnage est responsable de la disparition d'espèces importantes comme l'autruche d'Afrique du Nord et l’oryx algazelle ainsi que la raréfaction voire la disparition de l'addax, en dépit de la création du sanctuaire des addax et du phacochère. Avec le retour de la sécurité dans la zone, l'Etat Partie a progressivement mis en place une unité de gestion et a mené des missions de suivi avec ses partenaires pour évaluer le statut de conservation des principales espèces et de leurs habitats au sein du bien. Cela a notamment permis de mettre en évidence la présence d'une petite population de gazelles dama sur le mont Takoulkouzet ainsi que de confirmer l'existence des principales espèces de faune dans leurs aires de répartition connues mais avec des densités très faibles. Cependant, les données de suivi de la faune n’ont pas été communiquées à ce jour (UNESCO, 2024). Les efforts de l'Etat Partie ne sont cependant pas suffisants pour contrer les menaces existantes sur le bien en matière de braconnage, de coupes de bois menées par certains autochtones et surtout des allochtones associés aux activités d'orpaillage dans et en dehors du bien (UNESCO/MESUDD/SCF, 2014; UICN, 2015; UNESCO, 2016).
Flore importante du Sahara
Data Deficient
Trend
Data Deficient
Peu de données disponibles mais le développement d'espèces exotiques envahissantes est une menace pour les espèces locales du Sahara (Etat Partie du Niger, 2025)
Assessment of the current state and trend of World Heritage values
Deteriorating
Avec la disparition de l’oryx, l'autruche d'Afrique du Nord et probablement de l’addax du bien, l’état des populations de la faune sauvage sahélo-saharienne est très inquiétant. La gazelle dama a quant à elle trouvé refuge sur le massif de Takoulkouzet où l'on retrouve également la gazelle dorcas et le mouflon à manchettes. Les effectifs de principales espèces ont ainsi décliné sur l'ensemble du bien et en dépit des efforts récents de l'Etat partie en matière de suivi écologique, il est primordial d'améliorer le niveau de connaissance actuel sur l'état de conservation des principales espèces en suivant les méthodes de recensement recommandées par la Commission de sauvegarde des espèces de l’UICN, fournissant des données fiables afin de déterminer les activités prioritaires de conservation à réaliser sur une zone restreinte du bien.
Additional information
Soil stabilisation
Bien que non documenté, il est indéniable que les services écosytémiques du bien sont menacés par la coupe abusive de bois et le développement de l'agriculture commerciale de l'oignon ainsi que par l'envahissement du Prosopis juliflora au niveau des vallées au détriment des espèces locales. Les activités d'orpaillage constatées dans et en périphérie du bien constituent également des éléments de dégradation des sols non négligeables (MESUDD, 2015).
Il est indéniable que les services écosystémiques rendus par la RNNAT jouent un rôle clé dans le développement des communautés locales dont les activités sont essentiellement centrées sur l'élevage de camelins et petits ruminants ainsi que sur la culture vivrière dans certaines vallées. La qualité des sols, du pâturage herbacé et aérien constituent donc des éléments essentiels à la survie de la faune et à l'épanouissement de la population locale. Ces éléments sont menacés par l'utilisation non contrôlée des ressources naturelles et par le changement climatique qui peut occasionner des épisodes de sécheresse ou d'inondations plus fréquents et plus intenses qui fragiliseraient la résilience de cet écosystème. Toutefois, il n'existe aucune étude scientifique permettant de mesurer les bénéfices liés aux services écosystémiques du bien ni même la dégradation du milieu depuis la nomination du bien.
| № | Organisation | Brief description of Active Projects | Website |
|---|---|---|---|
| 1 | Sahara conservation | Ce projet vise à améliorer l'efficacité de gestion du bien à travers la mise en œuvre des activités essentielles notamment la surveillance, le suivi de la faune mammalienne et l'appui au développement communautaire. | |
| 2 | Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) | appuie les efforts déployés par le Gouvernement du Niger pour veiller à améliorer la gestion des écosystèmes oasiens de manière durable en mettant en place un cadre règlementaire et en impulsant un nouveau système de gouvernance par le renforcement des capacités des compétences locales et la mise en place des institutions à même de gérer les ressources. En ciblant les objectifs de conservation dans les écosystèmes des oasis et en mettant l'accent sur la gestion de l'eau à des fins de productions agricoles afin d'améliorer la biodiversité, dans une approche participative plaçant les collectivités au centre de l’action, le projet offrira l’occasion de générer de multiples services écosystémiques dans cet environnement difficile. Ces services écosystémiques comprendront la restauration et la conservation de la biodiversité, l'amélioration de la gestion des ressources en eau, les pratiques agricoles durables et la garantie de l'intégrité des systèmes des aires protégées. Le projet intervient dans six (6) communes de l’Air de la Région d’Agadez que sont Gougaram, Iférouane, Dabaga, Tabelot, Timia et Tchirozerine. |
Références
| № | Références |
|---|---|
| 1 |
COGERAT (2006a). Stratégie et développement de l'écotourisme dans la RNNAT et ses zones connexes, 41 p.
|
| 2 |
COGERAT (2006b), Stratégie de contrôle des espèces envahissantes, pp.63.
|
| 3 |
COGERAT (2007). Stratégie et plan d'action pour l'élevage et la réintroduction des espèces menacées de disparition dans la RNNAT.
|
| 4 |
Etat Partie du Niger (2020). Report of the State Party to the World Heritage Committee on the state of conservation of the Air and Ténéré Natural Reserves (Niger). [online]. Available at: https://whc.unesco.org/document/181725.
|
| 5 |
Etat Partie du Niger (2021). Rapport Périodique Cycle 3, Section II: Air and Ténéré Natural Reserves, Niger. [en ligne] Disponible à: https://whc.unesco.org/document/216966 [Consulté le 20 février 2025]
|
| 6 |
Etat Partie du Niger (2022). Rapport Périodique Cycle 3, Section II: Air and Ténéré Natural Reserves, Niger. [en ligne] Disponible à: https://whc.unesco.org/document/192024 [Consulté le 20 février 2025]
|
| 7 |
Etat Partie du Niger (2024). Report of the State Party to the World Heritage Committee on the state of conservation of the Air and Ténéré Natural Reserves (Niger). [online]. Available at : https://whc.unesco.org/document/205569 [Consulté le 20 février 2025]
|
| 8 |
Etat Partie du Niger (2025). Report of the State Party to the World Heritage Committee on the state of conservation of the Air and Ténéré Natural Reserves (Niger). [online]. Available at: https://whc.unesco.org/document/219296 [Consulté le 20 février 2025]
|
| 9 |
European Union (2015). Larger than elephants. Inputs for an EU strategic approach to wildlife conservation in Africa.112 p.
|
| 10 |
MEDD (2016). Rapport de mission de sensibilisation et de re-dynamisation des structures locales (chefs de vallées / brigadiers communautaires) de gestion, protection et surveillance de la RNNAT. 15 p.
|
| 11 |
MEDD (2016). Rapport de mission de suivi écologique de la RNNAT et ses zones connexes, 24 p.
|
| 12 |
MESUDD (2014). Situation des activités illégales, braconnage et coupes illégales de bois dans la Réserve Naturelle de l'Aïr et du Ténéré (RNNAT) de 2013 à 2014. 12 p.
|
| 13 |
RZSS, IUCN Antelope Specialist Group (2014). Dama gazelle, Nanger dama, Conservation Review. Royal Zoological Society of Scotland, Edinburg, UK, 67 p.
|
| 14 |
UICN (2005). Rapport de la mission de suivi réactif UICN, Réserve naturelle nationale de l’Aïr et du Ténéré (République du Niger), 8-20 février 2015. [online] Gland, Switzerland: IUCN, pp.1-42. Available at: https://whc.unesco.org/document/136079.
|
| 15 |
UICN (2010). Parcs et Réserves du Niger, évaluation de l'efficacité des aires protégées, 78 p.
|
| 16 |
UNESCO (2012). Report on the State of Conservation of Air and Ténéré Natural Reserves, Niger. State of Conservation Information System of the World Heritage Centre. [online] Paris, France: UNESCO World Heritage Centre. Available at: https://whc.unesco.org/en/list/573/documents/.
|
| 17 |
UNESCO (2013). Report on the State of Conservation of Air and Ténéré Natural Reserves, Niger. State of Conservation Information System of the World Heritage Centre. [online] Paris, France: UNESCO World Heritage Centre. Available at: https://whc.unesco.org/en/list/573/documents/.
|
| 18 |
UNESCO (2016). Report on the State of Conservation of Air and Ténéré Natural Reserves, Niger. State of Conservation Information System of the World Heritage Centre. [online] Paris, France: UNESCO World Heritage Centre. Available at: https://whc.unesco.org/en/list/573/documents/.
|
| 19 |
UNESCO (2023). Report on the State of Conservation of Air and Ténéré Natural Reserves, Niger. State of Conservation Information System of the World Heritage Centre. [online] Paris, France: UNESCO World Heritage Centre. Available at: https://whc.unesco.org/en/soc/4275 [Consulté le 20 février 2025]
|
| 20 |
UNESCO (2024). Report on the State of Conservation of Air and Ténéré Natural Reserves, Niger. State of Conservation Information System of the World Heritage Centre. [online] Paris, France: UNESCO World Heritage Centre. Available at: https://whc.unesco.org/en/soc/4577 [Consulté le 20 février 2025]
|
| 21 |
UNESCO, MESUDD, SCF (2014). Rapport technique. Evaluation de l'état de conservation de la faune, des habitats et des menaces dans la Réserve Naturelle Nationale de l'Aïr et du Ténéré (RNNAT), Niger. 43 p.
|
| 22 |
World Heritage Committee (2010). 34COM 8E - Adoption of retrospective Statements of Outstanding Universal Value (Botswana). In: Decisions Adopted by the World Heritage Committee at its 34th Session (Brasilia, 2010). [online] Paris, France: UNESCO World Heritage Centre, p.253. Available at: https://whc.unesco.org/archive/2010/whc10-34com-20e.pdf.&nb…;
|