Comoé National Park

Country
Côte d'Ivoire
Inscribed in
1983
Criteria
(ix)
(x)
The conservation outlook for this site has been assessed as "good with some concerns" in the latest assessment cycle. Explore the Conservation Outlook Assessment for the site below. You have the option to access the summary, or the detailed assessment.
One of the largest protected areas in West Africa, this park is characterized by its great plant diversity. Due to the presence of the Comoé river, it contains plants which are normally only found much farther south, such as shrub savannahs and patches of thick rainforest. © UNESCO
© Peter Howard

Résumé

2025 Conservation Outlook

Finalised on
11 Oct 2025
Bonnes avec quelques préoccupations
Pendant la longue période de crise socio-politique (2000-2010), le site a été pratiquement abandonné, ce qui a entraîné une intensification des activités illégales à l'intérieur du site, telles que le braconnage, le pâturage du bétail et l'agriculture. La combinaison de ces menaces a eu un impact sévère sur les valeurs naturelles déjà perturbées du site, en particulier sur les populations de grands mammifères. La végétation et les divers habitats du bien ont subi des perturbations et une fragmentation importante en raison des activités humaines illégales, en particulier le pâturage du bétail et l'agriculture, ainsi que des feux de brousse. La stabilisation de la situation politique a permis la reprise de certaines activités de gestion et de contrôle avec des réalisations remarquables. L'état général des valeurs du site s'est beaucoup amélioré, mais une vigilance et des efforts soutenus ont été nécessaires pour réduire certaines menaces majeures telles que l'orpaillage clandestin (à l’heure actuelle, la principale menace) et le braconnage. L'ampleur des pressions humaines qui rendait difficile la restauration et la conservation des populations des grandes espèces de mammifères s'est réduit progressivement à en croire les indicateurs de performance établis dans le plan de gestion (2015 – 2024). La menace d'infiltration du site par la population locale facilitée par leur proximité au site est moins importante que par le passé grâce à une implication plus forte des autorités coutumières à travers une plateforme des chefs traditionnels de la périphérie du bien. Il reste toujours possible de conserver la faune du site et de faciliter davantage son rétablissement, mais progrès a été fait dans l'amélioration de la surveillance, de l'éducation environnementale, de l'application des lois, des programmes de suivi écologique, d'éducation environmentale et de recherche et de la sensibilisation des populations locales. En effet, depuis 2020 les effectifs de faune du site ont fortement accru: la plupart des animaux représentatifs du Parc sont toujours présents et relativement abondants à l'exception du lion et du lycaon qui ont disparu du Parc et dont le statut est très critique en Afrique de l'Ouest, de façon générale.

Current state and trend of VALUES

Low Concern
La longue période de crise socio-politique dans le pays a eu de graves conséquences sur l'état du site. Les habitats avaient subi des altérations et des perturbations critiques dues aux activités humaines illégales, telles que le pâturage du bétail et l'agriculture, et les feux de brousse associés. L'inventaire aérien de 2010 a montré une très faible densité de nombreuses espèces de grands mammifères, y compris une densité extrêmement faible de chimpanzés et d'éléphants. L'état général des valeurs du site qui était critique s'améliore progressivement à l'évaluation des indicateurs de performance établis dans le plan d'aménagement et de gestion en finition (2015-2024).
Les résultats des inventaires aériens de 2014, 2016 et 2019 ont montré que les pressions majeures comme la transhumance étaient mieux contrôlées et que la plupart des espèces animales représentatives du parc sont toujours présentes et relativement abondantes. Les inventaires aériens de 2022, des inventaires pédestres réalisés à l’aide de caméras-piège (2024) ainsi que des recherches indépendantes récentes, confirment la tendance évolutive de tous les compartiments de la faune. Ainsi les densités des groupes cibles tels que les grands carnivores (à l’exception du lion et du lycaon, aujourd’hui disparus du parc), l'éléphant, les chimpanzés, le buffle, les oiseaux, etc. connaissent une hausse progressive. L'état général des valeurs du site peut désormais être considéré comme se rétablissant bien et de nouvelles améliorations devraient être possibles car la plupart des menaces ont été considérablement réduites grâce à divers efforts, à l’exception de l’orpaillage clandestin quoiqu’il n’ait pas une incidence directe très grave sur les attributs du bien. En raison de la dynamique actuelle de rétablissement et surtout des progrès importants réalisés par l'État partie en ce qui concerne l'amélioration de son mécanisme de surveillance, l'application des lois, la participation active des communautés locales à la gestion du bien, ainsi que les mesures supplémentaires nécessaires prévues pour renforcer les capacités et techniques humaines pour lutter contre l'orpaillage, les valeurs du site sont actuellement évaluées comme de préoccupation mineure.

Overall THREATS

Low Threat
De façon concordante, il est relevé trois types d’agressions anthropiques dans tout le Parc national de la Comoé (PNC) avec une forte concentration de ceux-ci dans les zones Sud-Est, Est, Nord et au Nord-Est du Parc. Ce sont, par ordre d’importance de fréquence d’observation, les indices d’orpaillage (55 %), les indices de braconnage y compris de pêche (16 %) et les indices d’intrusions de bétail (7 %). L'orpaillage illégal est la menace immédiate la plus importante sur le PNC, principalement opéré sur les zones de collines et le long de certains cours d'eau. De nombreux monts sont agressés par les mineurs dans le PNC. Les sites d'extraction sont circonscrits et tendent à rester très superficiels et n’impactent de façon irrémédiable les valeurs du bien. Toutefois, elles doivent faire l’objet de plus d’attention de la part du gestionnaire. Par ailleurs, à cause de l'accroissement démographique et la fixation des terres par des cultures de rente il est probable que les infiltrations dans le Parc par l'usage des herbicides constituent de probables menaces à prendre au sérieux. Les potentiels effets du changement climatique doivent également être documentés.

Overall PROTECTION and MANAGEMENT

Mostly Effective
Pendant la crise socio-politique du pays qui a débuté en 2002, le bien a subi une longue période d'absence presque totale de gestion. Des activités telles que les programmes de surveillance, de recherche et d'éducation ont été arrêtées. La stabilisation de la situation a permis le rétablissement du système de gestion et de contrôle du site et la mise en place de mesures correctives grâce à l’appui technique et au financement internationaux. Depuis 2014, des efforts importants ont été déployés pour restaurer un système de gestion opérationnel ; un nouveau plan de gestion a été validé en 2015 et prend fin en 2024. Le processus de révision est en cours, et un nouveau plan sur la période 2025-2034 est en cours d’élaboration. Le suivi et l'évaluation régulière de la mise en œuvre du plan de gestion pendant ces dix années (2015-2024) tant par des mécanismes nationaux que par des outils internationaux (IMET, METT, etc.) ont permis de renforcer son efficacité. Le bien dispose de nombreux outils légaux solides pour la protection de ses valeurs à l’intérieur de ses limites. Il dispose également d’un appui financier important de la part de la Fondation pour les Parcs et Réserves ainsi que des partenaires internationaux. L’intensification de la surveillance, à l’aide de moyens innovants, a permis de réduire le braconnage, toutefois, l’orpaillage est devenu le défi majeur du gestionnaire.

Full assessment

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Description of values

Variété remarquable d'habitats

Criterion
(ix)
Par sa situation géographique, le Parc national de la Comoé est une unité écologique d'une importance particulière. Sa géomorphologie laisse entrevoir de grandes plaines avec de véritables gouttières creusées par le fleuve Comoé et ses affluents (Bavé, Iringou, Kongo), permettant la remontée vers le nord d’une végétation ombrophile, source de présence d’espèces animales de la zone forestière ainsi que de savanes arbustives. Le site contient également des intrusions de roches vertes alignées du nord au sud, surmontées de barres rocheuses qui forment au centre et au nord, des massifs isolés et de petites chaînes de 500 à 600 mètres d'altitude. Outre le fleuve Comoé et ses affluents, le parc contient de petites rivières et ruisseaux ainsi que des lacs et des étangs temporels.

Habitats de transition de la savane à la forêt humide

Criterion
(ix)
Le Parc national de la Comoé renferme une variété remarquable d’habitats, notamment des savanes boisées, des forêts-galeries, des forêts ripicoles et des bowé qui constituent un exemple exceptionnel d’habitats de transition entre la forêt et la savane. Tous les types de savane y existent. La forêt est composée de nombreux Leguminosae arborés. Les forêts galeries sont dominées par Cynometra vogelii; les parcelles de forêt sèche dense de Isoberlinia doka, Anogeissus leiocarpus, Cola cordifolia, Antiaris africana, Milicia excelsa, menacé au niveau national et le comestible akée (Blighia sapida), ainsi que les plaines inondables par Hyparrhenia rufa.

Site important pour la conservation des espèces de la savane soudano-guinéenne

Criterion
(x)
Le site contient 36 des 38 espèces du biome de la savane soudano-guinéenne inventoriées dans le pays ainsi que des populations résidentes d'espèces devenues rares en Afrique de l'Ouest, comme le Jabiru (Ephippiorhynchus senegalensis).

Variété d'espèces animales

Criterion
(x)
Un grand nombre d'espèces sont présentes dans le site, y compris des espèces de mammifères comprenant 14 espèces de primates (tels que le babouin olive, le singe vert, le Cercopithèque diane, le mone, le Cercopithèque blanc-nez, le mangabey à collier blanc, le colobe noir et blanc et le chimpanzé); 17 espèces de carnivores; le pangolin géant, l'Oryctérope et le daman; et 17 espèces d'artiodactyles, notamment le potamochère, le phacochère, l'hippopotame, le guib harnaché, le buffle, le céphalophe à flancs roux, le bubale, le cobe de Buffon, l'hippotrague et l'ourébi. Un ensemble de 509 espèces d'oiseaux ont été enregistrées dans le parc. Quatre des six espèces de cigognes ouest-africaines et cinq des six espèces de vautours ouest-africains ont été documentées. Au total, 35 espèces d'amphibiens et 71 espèces de reptiles, dont une espèce de serpent endémique, ont été trouvées dans le parc (réf. Rapports internes de la station de recherche Comoé). Lors des enquêtes effectuées depuis 2008, aucun signe de lions n'a été retrouvé.

Habitat d'espèces rares et menacées d'extinction

Criterion
(x)
Du fait de sa situation phytogéographique et du passage du fleuve Comoé sur une longueur de 230 kilomètres, le Parc national de la Comoé regorge d’une grande variété d’espèces animales et végétales. Plusieurs espèces d’oiseaux dont la protection est d’intérêt mondial sont présentes, parmi lesquelles l’outarde de Denham (Neotis denhami), le calao à casques jaunes (Ceratogymna elata) et le calao à joues brunes (Bycanistes cylindricus). En ce qui concerne les reptiles, trois espèces de crocodiles se trouvent dans le parc - dont le crocodile nain (Osteolaemus tetraspis) - qui sont sur la Liste rouge de l'UICN. Le bien contient également plusieurs espèces animales menacées telles que le chimpanzé d'Afrique de l'Ouest (Pan troglodytes verus), l'éléphant d'Afrique (Loxodonta africana africana), pangolin géant (Smutsia gigantea) et le pangolin à écailles tricuspides (Phataginus tricuspis), tous deux classés EN sur la Liste Rouge de l’UICN (Horion et al., 2024).

Grande diversité de plantes

Criterion
(x)
Le Parc national de la Comoé est une zone d'une extrême complexité végétale, avec une mosaïque imprévisible de plusieurs types de végétation allant des savanes très ouvertes aux forêts fermées. Cette complexité, liée à la position du parc entre les secteurs subsoudanais et soudanais, lui confère une grande richesse floristique (Konan et al., 2022). Le bien contient environ 1.200 espèces végétales. Des zones de végétation spécialisée se trouvent sur les inselbergs rocheux et dans les habitats aquatiques.

Assessment information

Low Threat
Les récentes missions de suivi de la faune indiquent la présence d’un grand nombre d’espèces animales. Les IKA ont presque tous augmenté par rapport à 2019. Toutefois, l’inventaire de 2022 a décelé́ des activités anthropiques illégales encore bien présentes au sein du parc. La situation est particulièrement préoccupante pour l’orpaillage. Ces activités anthropiques semblent expliquer pourquoi la majorité des grands mammifères sont concentrés dans la partie sud-ouest du Parc, à proximité du fleuve Comoé. Ces activités illégales (orpaillage clandestin, braconnage, intrusion du bétail) nécessitent une vigilance continue.
Hunting, Collecting & Controlling Terrestrial Animals
(Commercial and subsistence poaching)
Low Threat
Inside site
, Localised(<5%)
Le braconnage constitue toujours une menace pesant sur les valeurs du site. Différents indices de braconnage mené dans le parc, tels que des camps illégaux, des douilles de calibre 12, etc. sont toujours visibles dans le parc. Toutefois, les Indices Kilométriques d’Abondance (IKA) des espèces animales ont presque tous augmenté par rapport à 2019. Pour les espèces les plus communes, à savoir le bubale, le buffle, le cobe de Buffon ainsi que l’hippotrague rouan, les IKAs ont augmenté de près de 50% entre 2019 et 2022 (Linchant et al., 2022).
La pêche illégale dans la fleuve Comoé n'a pas encore été éradiqué (cf. Linchant et al., 2022; Horion et al., 2024). Cependant, l'Etat partie (EP) renforce sa stratégie de surveillance sur tous les compartiments du parc (EP Côte d'Ivoire, 2020; Consultation UICN, 2024).
Fire & Fire Management
(Bushfires associated with illegal activities)
Very Low Threat
Inside site
, Localised(<5%)
Outside site
Les feux de brousse signalés sur le site sont souvent associés à des activités illégales (braconnage, élevage illégal de bétail). Les zones touchées par les incendies se trouvent dans différentes parties du site, avec des dommages importants ou moyens à certains endroits, mais elles sont concentrées dans la ceinture centrale légèrement décalée vers l'est qui traverse le site du nord au sud (WCF, 2010; 2014). Un relatif status quo existe apparemment entre formations ouvertes et fermées avec toutefois, depuis quelques années, un buissonnement des formations savanicoles, lié à des passages moins fréquents du feu au cours de la dernière décennie, à une forte diminution des densités d’herbivores brouteurs et à un assèchement plus long des bassins versants des principales rivières lié aux changements climatiques (Malan et al., 2017). Néanmoins, la multiplication de saisons sèches plus longues risque de fragiliser les formations denses en diminuant leur résistance naturelle au feu, en particulier au niveau des lisières (OIPR, 2019). Face à ces constats, le gestionnaire a entamé la formation de ses agents à la mesure des paramètres de feu, l'acquisition des équipements de mesure, la mise en œuvre du plan de brûlis et son évaluation à l'aide du logiciel FIREMAPS (EP Côte d'Ivoire, 2018). Par ailleurs, il continue toujours des actions de sensibilisation de proximité avec l’appui des autorités préfectorales à l’endroit des leaders d’opinions, des chefs de villages, des chefs de communautés, des président(es) de jeunes et femmes, des chefs religieux, etc. principalement sur les thématiques de l’orpaillage clandestin et des feux incontrôlés (EP Côte d'Ivoire, 2020).
Mining & Quarrying
(Artisanal mining)
High Threat
Inside site
, Widespread(15-50%)
Outside site
La mission conjointe UICN / UNESCO de 2017 notait que, des différentes menaces sur le bien, l’orpaillage semblait être la seule qui ne connaisse pas de recul continu.
En effet, celui-ci est en constante expansion depuis 2016. Les zones impactées en 2022 étaient globalement les mêmes qu'en 2019, mais le nombre et l'étendue des sites d'extraction est en claire augmentation (Linchant et al., 2022).
L'orpaillage se pratique de façon clandestine à l’intérieur du bien et constitue la menace immédiate la plus grave sur le PNC. Au total, 415 observations de sites d'orpaillage illégal ont été faites, lors du dernier inventaire aérien de 2022 (Linchant et al., 2022), avec une fréquence d'observation de 55% (Touré et al., 2022). Il est opéré principalement sur les zones de collines et le long de certains cours d'eau. Les sites d'extraction sont particulièrement étendus et tendent à rester très superficiels. Les indices d’orpaillage sont plus observés au Sud-Est et au Nord du Parc, respectivement dans les Secteurs Nassian et Téhini. Quelques indices d’orpaillage sont aperçus au Nord-Ouest du Parc, dans le secteur Kong, avec de faibles densités. Au 3ème trimestre 2024, les orpailleurs représentaient 98% des personnes interpelées dans le parc lors des patrouilles (OIPR, 2024). Selon l'Etat partie, les vacances scolaires et la saison des pluies pourraient expliquer ce taux élevé d’orpailleurs interpelés. L’Etat partie s’est résolument engagé pour l’éradication de l’orpaillage à l’intérieur du bien. Avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, l'Etat partie s’est doté d’équipements de surveillance aérienne (avion ultraléger (ULM), drones, GPS InReach et accessoires) pour l’appui des équipes de patrouilles pédestres.
Des relevés sur les cours d’eau et le suivi de la qualité des eaux paraissent indiquer que les activités minières en périphérie du bien ne causent pour l’instant aucune pollution des cours d’eaux situés en aval de ces activités ou à proximité (Consultation UICN, 2024). Toutefois, jusqu'ici, l'impact des activités d'orpaillage sur les habitats naturels n'est pas bien connu. Une estimation sommaire des surfaces par une méthode d’échantillonnage, par l’équipe de gestion, sur la base des 415 points observés lors de l’inventaire aérien, indique une superficie impactée par les fouilles d’orpaillage d’environ 700 à 1000 ha (Consultation UICN, 2025). Il importe donc, comme l'ont recommandé Horion et al. (2024) de développer des plans d'actions pour minimiser ces impacts, tout en renforçant la collaboration avec les communautés locales établies autour du parc.
Very Low Threat
Aucun permis de recherche minière n'a été accordé par l'État partie à l'intérieur du Parc ni dans sa zone périphérique. Toutefois, une quelconque activité minière constituerait certainement une menace pour le site. Par ailleurs, à cause de l'accroissement démographique et la fixation des terres par des cultures de rente telles que la noix de cajou, il est probable que les infiltrations dans le Parc par l'usage des herbicides constituent de probables menaces à prendre au sérieux. Par exemple, une étude récente a démontré que suivant les populations, les pesticides sont l'unes des causes majeures de la raréfaction des vautours à la périphérie du Parc national de la Comoé (PNC). Un suivi de la qualité des eaux est fait par la Direction du parc pour détecter les changements et les actions à prendre. Les potentiels effets du changement climatique doivent également être documentés. Deux études dans ce sens sur des indicateurs biologiques liés au changement climatique sont réalisées en relation avec les Universités de Korhogo et de Bouaké.
Mining & Quarrying
(Mining)
Very Low Threat
Outside site
L'Etat partie a toujours affirmé au Comité du patrimoine mondial que les questions relatives aux projets miniers dans les environs du bien sont suivies et font l'objet d'une attention particulière (EP Côte d'Ivoire 2014; 2015; 2019). Sur la base des connaissances géologiques antérieures, sept périmètres potentiellement aurifères ont été définis dans la grande région entourant le PNC. Toutefois, à ce jour, aucun projet minier n'est en exploitation dans la périphérie immédiate du bien. A ce sujet, les services régionaux du ministère de l'industrie et des mines et les gestionnaires du bien collaborent étroitement pour surveiller, prévenir et encadrer toutes les activités minières dans la périphérie immédiate du bien (EP Côte d'Ivoire, 2018). En tout état de cause, les dispositions sont prises pour que les EIES de tous les projets miniers tiennent compte des préoccupations liées aux valeurs du bien.
Water-borne & other effluent Pollution
(Démographie et pollution des eaux)
Very Low Threat
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
Les activités agricoles en périphérie du site sont susceptibles de causer la pollution des cours d’eaux situés en aval de ces activités ou à proximité. La croissance démographique, l’utilisation d’intrants chimiques pour les activités agricoles et une main d’œuvre agricole qui se rarifie au profit de l’orpaillage sont autant de causes qui accentuent le risque de pollution à l’intérieur comme à l’extérieur du bien (OIPR, 2019). Kouamélan et al. (2020), révèlent que les pesticides organophosphorés, les triazines et les phénylurées sont utilisés dans les périphéries du parc. Cependant l'usage de ces pesticides dans les activités agricoles ne semble pas avoir d'impact négatif sur la qualité des cours d'eau du parc. Toutefois, une étude plus récente menée dans le Parc national de la Comoé, entre 2022 et 2023 sur la Comoé et l’Iringou (Ouattara et al., 2024) révèle que les variables physico-chimiques de ces deux cours d’eau sont généralement propices au développement de la vie aquatique. L’évaluation des niveaux de pollution écologique a mis en évidence une pollution modérée au niveau des sites étudiés, à l’exception de Kafolo et Iringou-Bania où la pollution écologique n’est pratiquement pas observée.
Other Human Disturbances
( Intrusions du bétail)
Low Threat
Inside site
, Localised(<5%)
Inventaires aériens dans le passé indiquaient une réduction considérable du bétail à l’intérieur du bien (EP Côte d'Ivoire, 2011; WCF, 2014; Consultation UICN, 2024). Néanmoins, selon les données de l'inventaire aérien de 2022 (Linchant et al., 2022) la présence de bétail est beaucoup plus importante que lors des suivis aériens précédents.
Les sentiers créés par le bétail en déplacement indiquent également que malgré une présence visuelle limitée au nord du parc, les troupeaux se déplacent fréquemment vers le centre du Parc afin de boire le long du fleuve Comoé et de ses affluents. Entre autres activités, l’Etat partie apporte un appui aux éleveurs en vue de la création de leurs parcelles fourragères pour limiter les déplacements des bœufs dans leurs zones (EP Côte d'Ivoire, 2020).
Changes in Precipitation & Hydrological Regime
(Climate change)
Data Deficient
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
Les changements de couverture terrestre en Afrique tropicale et subtropicale ont conduit à accentuer les sécheresses (Paeth et al., 2009). La baisse des précipitations et l'augmentation des températures sont susceptibles d'affecter le régime hydrologique et la biodiversité du site. Selon Goetze et al. (2006), grâce à sa remarquable stabilité globale, le schéma du paysage à l'intérieur du bien a réagi avec résilience à diverses influences (en particulier les variations climatiques) et perturbations (par exemple, herbivorie de masse épisodique). Une possible succession naturelle de la savane à la forêt ne semble se dérouler que très lentement en raison des effets contraires des feux de savane annuels et de l'humidité climatique plus faible dans la zone. Toutefois, il se produit au sein des nombreuses plaines alluviales du parc telles que celle de la Lola, un boisement progressif. Ce processus s’est installé, il y a de nombreuses années et devrait continuer, quoique lentement. La densité et la distribution des différentes espèces végétales inféodées à ces milieux particuliers semblent être conditionnées par la nature du substrat sablo-argileux profond et périodiquement inondé. Ainsi, le feu combiné à d’autres facteurs tels que l’assèchement du bassin des rivières (réduisant l'hydromorphie des plaines alluviales) et la réduction de la présence des grands mammifères (qui contribuent à la dispersion des Poaceae entre autres), aurait favorisé l'accroissement des ligneux (Malan et al., 2017). Étant donné que 12% des espèces d'oiseaux, d'amphibiens et de mammifères du parc sont considérées comme vulnérables au changement climatique (ProtectedPlanet 2014-2024), son étendue et son impact sur le site ne sont toujours pas connus et devraient être urgemment étudiés. Deux études dans sur des indicateurs biologiques liés au changement climatique sont réalisées en relation avec les Universités de Korhogo et de Bouaké (Consultation UICN, 2024).
Annual & Perennial Non-Timber Crops
(Agricultural encroachment)
Very Low Threat
Outside site
La période de troubles civils dans la décennie 2000-2010 a entraîné un affaiblissement du contrôle, favorisant l'empiètement agricole sur le site. En 2010, un inventaire aérien avait enregistré des intrusions agricoles, notamment dans la partie ouest du parc (EP Côte d'Ivoire, 2011). Toutefois, selon les rapports de l'état de conservation de 2014 et 2015, ces empiétements ont quasiment disparu, ce qui a été confirmé par une mission conjointe UICN/UNESCO en 2017. De plus, le décret 02018-497 du 23 mai 2018 a redéfini les limites du Parc national de la Comoé, qui couvrent désormais 1 148 756 ha (EP Côte d'Ivoire, 2019), excluant pratiquement toutes les plantations. Malgré la pression foncière croissante à la périphérie du parc, avec une augmentation de 19% de la superficie (OIPR, 2019a), les intrusions agricoles dans le parc sont désormais peu probables grâce à des actions de délimitation en cours, incluant la matérialisation des frontières avec des essences locales comme le néré et le karité, ainsi que l'installation de panneaux. Cependant, des efforts supplémentaires pour stabiliser les exploitations agricoles sont nécessaires afin de préserver l'intégrité du bien à long terme (Counsultation UICN, 2024).
Involvement of stakeholders and rightsholders, including indigenous peoples and local communities, in decision-making processes
Mostly Effective
Les détenteurs de droits, les parties prenantes et les populations marginalisées sont partiellement impliqués dans le processus de prise de décision et dans la gestion adaptative du site. Les populations sont représentées au Conseil de gestion de l'OIPR (Office ivoirien des parcs et réserves), dans le Comité de gestion Locale du Parc, dominées quand-même largement par des administrations étatiques. Ils participent plutôt régulièrement à l'élaboration du schéma de planification, l'élaboration des plans d'opérations et des réunions bilans, puis à des évaluations de l'efficacité de gestion.
Legal framework
Highly Effective
Le système de gouvernance du bien est clairement défini et documenté, et il est conforme à la législation nationale en vigueur. Désigné parc national en 1968 (décret N 68-81), le parc est administré par l'Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) sous la tutelle du ministère de l'Environnement, du Développement durable et de la transition écologique. Le bien est géré conformément aux dispositions de la loi n° 2002-102 du 11 février 2002 relative à la création, à la gestion et au financement des parcs nationaux et des réserves naturelles. Depuis 2018, les limites du bien ont été formellement précisées par décret 2018-497 du 23 mai 2018 portant sur la redéfinition des limites du Parc national de la Comoé. Le bien a désormais une superficie de 1 148 756 ha contre 1 150 000 ha initialement proposée au patrimoine mondial.
Governance arrangements
Mostly Effective
Le bien est formellement géré par un organe de gouvernance (OIPR à travers la Direction de Zone Nord-Est, DZNE). L’OIPR est un établissement public national de type particulier doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. La DZNE est dirigée par un Directeur de Zone et compte plusieurs services techniques dont la Brigade Mobile, le Suivi écologique, les mesures riveraines, les secteurs opérationnels.
Conformément à la législation en vigueur, elle dispose de plusieurs outils de gestion tels que le Conseil de gestion (COGES) de l'OIPR, le Comité de gestion Locale (CGL) du PNC, le groupe de travail en suivi écologique (GdT), le Conseil de Coordination (CC) et la Plateforme des Chefs traditionnels à la périphérie du PNC (PACT-PNC). Ces organes contribuent au processus de prise de décisions. Des efforts restent à faire pour une participation plus active de ces structures dans les prises de décisions.
Integration into local, regional and national planning systems (including sea/landscape connectivity)
Highly Effective
Le Parc national de la Comoé est intégré au plan d'action stratégique régional de Bounkani (Bouna) depuis 2015. Les principaux secteurs d'activité des régions riveraines participent aux sessions du Comité de Gestion Locale (CGL) qui se tiennent régulièrement. De plus, le parc est intégré au programme PAPE (Programme Entente des aires protégées) de l'UEMOA / UE. C'est également l'aire centrale de la réserve de biosphère de Comoé et fait partie du réseau AfriMab. Toutefois, des initiatives restent à prendre pour assurer la connectivité avec les espaces protégés frontaliers, notamment ceux de Comoé Leraba au Burkina Faso et le Parc national de Mole au Ghana. Le PNC fait ainsi partie du paysage PoCoMo (Pô au Burkina, Comoé en Côte d’Ivoire et Molé au Ghana)
Boundaries
Mostly Effective
Depuis 2018, par décret 2018-497 du 23 mai 2018 portant sur la redéfinition des limites du Parc national de la Comoé, la superficie du bien a été précisée. Le bien a désormais une superficie de 1 148 756 ha contre 1 150 000 ha initialement proposée au patrimoine mondial. Cette modification tient compte d'un processus participatif initié depuis 2014 avec l'appui financier de l'UNESCO pour la matérialisation des limites ouest du bien et l'intégration des monts Kongoli dans les nouvelles limites.
Le Comité a approuvé la modification mineure des limites en sa 45ème session (Décision 45 COM 8B.54), quoique l'Etat partie a été demandé de confirmer les limites modifiées en raison d'incohérences dans les chiffres de superficie rapportés (IUCN, 2023).
Concernant la zone tampon, le bien lors de son inscription n'en a pas proposé de précis. Toutefois, selon la loi n° 2002-102 du 11 février 2002 relative à la création, à la gestion et au financement des parcs nationaux et des réserves naturelles le bien dispose d'une "zone périphérique" qui s'entend comme la zone géographique environnante du parc, constituée de l’entière superficie des terroirs, des sous-préfectures et, le cas échéant, des forêts classées, aux fins de circonscrire une communauté avec laquelle l’autorité chargée de la gestion de l’aire protégée peut établir et formaliser des relations en vue de la réalisation des objectifs de gestion. Dans les faits de gestion, la zone périphérique de gestion tient lieu de zone tampon.
Overlapping international designations
Mostly Effective
Depuis 1982, le bien a été érigé en réserve de biosphère (RB) avec une superficie de 1155330.00 ha. Il s’agit quasiment de la même superficie proposée lors de l’inscription du bien sur la Liste du Patrimoine Mondial la même année. Cette superficie correspond de fait à l’aire centrale de la RB. La modification mineure actée par le Comité en 2023 fait suite à la modification des limites du Décret 2018-497 du 23 mai 2018. Celles de la RB n’ont pas été actualisées. Toutefois, de fait on considère que la nouvelle superficie est celle de l'aire centrale. Il n’y a donc pas de chevauchement de limites entre les différentes désignations du bien (Parc national et RB). Toutefois, la question de zonage (limites de la zone tampon et de l'aire de transition) reste en suspens.
Comme défini dans le plan d’aménagement et gestion intégral du Parc (2015-2024), un des points d'action pour l’OIPR est de soumettre à l’UNESCO-MAB un dossier traitant de l’étendue et du zonage de la Réserve de biosphère Comoé. Un Rapport de revue périodique de la Réserve de biosphère de la Comoé a été produit en 2024 avec un nouveau zonage de la RBC qui a été validé par la 36e session du CIC.
Implementation of World Heritage Committee decisions and recommendations
Highly Effective
Le bien fournit depuis 2014: il a produit six rapports sur son état de conservation, à la demande du Comité. L’État partie a invité deux missions de suivi réactif (2013 et 2017) qui ont abouti à la sortie du PNC de la liste du Patrimoine mondial en péril en 2017.
Climate action
Some Concern
Selon toutes les projections (cf. Belle et al., 2016) le changement climatique devrait avoir un impact de plus en plus important sur la biodiversité des aires protégées d’Afrique de l'Ouest au cours du XXIe siècle. Pour le PNC, aucune donnée précise n’est disponible sur l’impact du changement climatique. Toutefois, il existe des constats de variation de la dynamique de végétation du PNC qui peuvent trouver leur origine dans l’effet péjoratif de la variabilité climatique (cf. Konan et al., 2020). Pour l’instant, le PAG du PNC ne prévoit aucune action directe d’étude de l’impact du changement climatique sur le parc. Toutefois, le gestionnaire considère que le PNC est un atout environnemental et donc une opportunité (cf. PAG-PNC 2015-2024) dans la lutte contre le changement climatique tant au plan local qu’au plan sous-régional. En effet, sa vaste couverture de dense végétation combinée à ses prairies et zones humides permet de capturer d’énormes quantités de dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.
Avec ses partenaires le gestionnaire organise des séances de sensibilisation en destination des populations riveraines sur la nécessité de protéger cet écosystème (cf. AIP, 2024).
Management plan and overall management system
Highly Effective
Un plan de gestion a été élaboré et validé pour la période 2015-2024 (OIPR, 2015). Une stratégie de surveillance, de suivi écologique et un plan d'action d'urgence pour lutter contre le braconnage ont été élaborés et mis en œuvre depuis 2012 et intensifiés depuis 2014. Un plan de gestion des risques de catastrophes (OIPR, 2019) a été élaboré qui identifie clairement les aléas et les facteurs de vulnérabilité du bien. La mise en œuvre de ces plans est régulièrement soumise à l'examen des différentes parties prenantes (collectivités, administrations intervenant dans la périphérie du parc, etc.).
Toutefois, un nouveau plan de gestion en cours d’élaboration pour la période 2025-2034. Le nouveau schéma de planification sur cette période est déjà disponible et mis en œuvre depuis le début de cette année 2025.
Law enforcement
Mostly Effective
Le bien jouit d’un cadre juridique solide tant au niveau national qu’international. Au plan national les principaux instruments légaux de protection du PNC sont i) la loi n° 2002 - 102 du 11 février 2002, spécifique à la création, la gestion et au financement des Parcs nationaux été réserves et ii) la Loi n°2023-900 du 23 novembre 2023 portant Code de l'Environnement. Ces lois renforcent le statut foncier des parcs et réserves en inscrivant leur rattachement au domaine public de l’Etat (chaque aire devant, par ailleurs, être immatriculée au cadastre avec attribution d’un titre foncier). Elles précisent leur mode de gestion et définit les pouvoirs de police judiciaire attribués à une catégorie d’agents. Le cadre juridique est effectivement appliqué à travers une collaboration étroite entre les services de gestion du bien et les services judiciaires autour du parc (Bouna, Korhogo et Katiola). De 2020 à 2023, plus de 829 patrouilles réalisées (avec une moyenne annuelle de 12 984 HJ) ont permis d’appréhender au total 670 individus (Consultation UICN, 2024). D’environ 200 personnes appréhendés en 2020, on note une réduction à environ 100 personnes en 2023. Le taux de condamnation est environ 94% avec des peines allant de 6 mois à 2 ans.
Au plan international, l’engagement de la Côte d’Ivoire pour la protection de la nature s’est, entre autres, concrétisé par l’adhésion à de nombreuses conventions internationales. Celles concernant spécifiquement le PNC sont entre autres la CITES, le Patrimoine mondial, culturel et naturel, la CMS, la CDB, etc.
Sustainable finance
Mostly Effective
L'application de mesures correctives et la mise en place d'un système de gestion efficace dépendent fortement de l'aide et du financement internationaux. Le FEM et la Banque mondiale ont fourni une aide financière de 2,54 millions de dollars pour la mise en œuvre du projet PARC-CI (Projet d’appui à la relance de la conservation des parcs et réserves de Côte d’Ivoire). Le gouvernement ivoirien a fourni 200 millions XOF pour la reprise des activités de patrouille (EP Côte d’Ivoire, 2012). Le parc a également bénéficié d’un financement de 16,4 millions XOF de la Facilité d'intervention rapide. Désormais grâce aux fonds français d’allégement de la dette, le Parc reçoit 300 millions de francs CFA par an de la Fondation des Parcs et Réserves de Côte d’Ivoire pour les activités courantes de gestion. La KfW a apporté 20 millions d'euros pour la mise en œuvre du Projet de protection de la biodiversité du PNC en 2017-2020 (phase I) et 2021-2025 (phase II); Les discussions sont en cours pour une phase III du projet en vue de la mise en œuvre du PAG du PNC sur la période 2025-2034. L'AFD a contribué pour 500 millions XOF pour soutenir des activités alternatives à la périphérie du parc (2015-2017), en complément du programme PROFIAB de la GIZ. Pour la mise en œuvre entière du Plan d'Aménagement, les négociations avec la Fondation pour les parcs et réserves de Côte d'Ivoire (FPRCI) ont permis d'augmenter la dotation annuelle de 300 millions XOF à 373,920 millions XOF à partir de 2019 (EP Côte d’Ivoire, 2018). Pour l’exercice 2022 par exemple, la FPRCI a octroyé au Parc national de la Comoé 393 millions XOF (FPRCI, 2022). D'autres partenaires tels que le Fonds pour le patrimoine mondial africain (AWHF) ont appuyé le bien dans la réalisation de son plan de gestion des risques de catastrophes. L’UNESCO, à travers l’assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial a fourni en 2022 et 2024 pour renforcer la surveillance du parc par des outils technologiques tels que le drone et le renforcement du suivi écologique des éléphants par des colliers émetteurs satellitaires à hauteur de 13 587 035 XOF (24 746, 52 dollars US) et 18 100 377 XOF (29 653 dollars US).
Staff capacity, training and development
Mostly Effective
La formation du personnel est l’une des principales activités prévues au PAG. Ainsi, pour l’année 2024, plusieurs formations pour les agents de surveillance (pilotes, code de conduite des rangers, procédures judiciaires, SMART CONNECT, etc.), mesures riveraines (technique de négociation et gestion de conflits) ont été réalisées. D’autres sont attente de validation par les potentiels bailleurs. Toutefois, presque toutes ces formations sont financées par des partenaires techniques et financiers tels que GiZ, KfW, l’AFD, etc. L’absence de fonds propres dans les processus de renforcement des capacités est un facteur de risque sur l’effectivité de cette activité.
Education and interpretation programmes
Mostly Effective
Depuis la normalisation du contexte sociopolitique du pays, un programme d'éducation environnementale est régulièrement mis en œuvre à la périphérie du Parc en collaboration avec différentes organisations à base communautaire (Comités de surveillance villageois, Comités de suivi écologique, Comités d'informations, de sensibilisation, et d'éducation environnementale, Comités
d'alphabétisation, Comités d'hygiène, santé, Comités des guides touristiques, Groupements et coopératives villageois). Le programme a été amélioré grâce aux recommandations d'une étude financée par l'AFD en 2015. En outre, les radios communautaires jouent un rôle extrêmement important dans les programmes d’Information, d’Education Environnementale et de Communication du parc. Cet
important travail de concertation avec les communautés est appuyé par un programme d’éducation environnementale à travers les émissions radios. En effet, chaque année au moins 3 contrats sont signés avec les radios de proximité de Bouna (voix de la Savane, La Bayane), Nassian (Boutourou), Kong (Radio Kong), et Dabakala (Seneyo). En plus de diffuser des éléments de sensibilisation prêts à être diffusés, ces radios couvrent
l’ensemble des activités de la DZNE (Rapport mission conjointe Unesco / IUCN, 2017). Par ailleurs, un Centre de documentation a été aménagé au sein de la Direction de Zone Nord-Est (entité de l'OIPR qui gère le bien basée à Bouna). Un autre centre d'information et d'éducation environnementale a été construit à Kakpin en périphérie du bien (EP Côte d'Ivoire, 2018). Le Centre de Kakpin a été équipé en 2023, mais comme celui de Bouna, certains équipements sont attendus pour les rendre totalement fonctionnels.
Tourism and visitation management
Some Concern
Le plan de gestion (2015-2024) comprend un chapitre dédié au tourisme avec des objectifs et deux indicateurs mesurables que sont : 1) Le PNC est visité par au moins 500 personnes en année 3 (2017) et 1 500 en année 6 (2020); 2) Au moins 75 % des ressources propres du PNC proviennent des recettes touristiques à partir de l’A5 (2019). Cependant, l’insécurité sous régionale a freiné l’arrivée massif de touristes attendue. En effet, suivant l’OIM (2023) au cours des dernières années, la situation sécuritaire au Sahel s’est fortement dégradée en raison de la multiplication des attaques des groupes armés non étatiques et de l’augmentation de la criminalité transfrontalière organisée. L’essor de l’extrémisme violent représente une menace grandissante pour les États côtiers d’Afrique de l’Ouest. L’insécurité, les menaces et les attaques perpétrées par les groupes armés dans les villages du sud du Burkina Faso et du Mali continuent d’entraîner d’importants mouvements de populations.
Toutefois, le gestionnaire s’évertue à relancer le tourisme endogène à travers une stratégie de communication de proximité. En dépit de la crise COVID de 2019 qui a fait chuter les visites touristiques de 533 visiteurs en 2017 à 36 en 2020, les activités touristiques ont été relancées avec la création d’un campement touristique qui reçoit de plus en plus de visiteurs, atteignant 153 visiteurs en 2023. En février 2024, deux visites guidées au profit des acteurs de médias et des ONG spécialisées dans le tourisme ont été réalisées. Pour le premier semestre 2024 (OIPR, 2024), le PNC a enregistré 132 visiteurs (45 dont 12 non nationaux au premier trimestre, 87 nationaux au deuxième trimestre). Pour l'instant, le faible nombre de visiteurs enregistré n'entraine pas d'impacts négatifs sur les valeurs du bien.
Sustainable use
Mostly Effective
Les activités autorisées sont bien signifiées dans le plan d'Aménagement et de gestion et dans les textes législatifs sur les parcs nationaux et réserves. Il s'agit de l'écotourisme, la recherche, l'adoration des sites sacrés avec la signature de convention, etc.). Dans la zone périphérique de l'aire protégée certaines activités sont autorisées telles que la pêche, les activités agricoles et forestières ainsi que la cueillette dans le respect des textes réglementant ces activités. Lorsque les autorisations sont accordées à des tierces pour les activités autorisées dans le site, elles se font sous forme de conventions comme c'est le cas pour l'adoration des sites sacrés, d'autorisations d'accès pour les activités de recherche et de conventions des travaux pour l'entretien des limites et des pistes intérieures octroyées aux communautés. Des clauses de manière à minimiser les atteintes aux valeurs majeures du site sont signifiées dans ces conventions. Cependant, avec le développement des cultures de rente telles que la noix de cajou, et la raréfaction des ressources naturelles qui s’en suit, les populations de la périphérie prélèvent, dans le parc, diverses espèces d’arbres ou des parties de ces arbres pour leurs soins, pour la construction d’habitations, de greniers ou pour d’autres usages courants (fabrication de manches de daba (houe) et de faucille, de mortiers, pilons etc.). Sont aussi concernés, des produits tels que le miel, le beurre de karité (Vitellaria paradoxa), le néré (Parkia biglobosa) et la maniguette (Aframomum melegueta). Toutefois, ces prélèvements sont considérés comme illégaux. Ces protocoles ne se font qu’entre le gestionnaire mandaté et des collectivités alors que les prélèvements dans le bien sont souvent le fait d’individus isolés. Le programme de gestion agropastorale en cours à travers des négociations de l’utilisation des ressources naturelles des terroirs, la mise en place des comités de gestion agropastorale et la réhabilitation des retenues d’eau à fins agro-pastorales semblent contribuer à la réduction des pressions sur le parc (GIZ, 2024).
Monitoring
Mostly Effective
Le programme 3 du Plan de gestion (2015-2024) est centré sur le suivi écologique et la recherche. Il s’agit de mettre en œuvre le plan de suivi écologique, de renforcer les connaissances sur les services écosystémiques, de mettre en œuvre des mesures spécifiques de gestion des impacts du changement climatique, d’orienter la recherche vers les besoins de gestion, de renforcer le mécanisme de stockage sécurisé des données. Depuis 2017, les activités de suivi écologique se sont renforcées, en collaboration avec des institutions de recherche, et les résultats confirment une évolution positive de la population d'éléphants. Un inventaire des léopards a été réalisé au cours de l'année 2018 et 2019 et s’est poursuivi en 2020 dans le cadre d'un programme d'étude sur les grands carnivores, financé par la KfW. Depuis 2023, l’ONG Panthera organise une étude sur les grands carnivores. En 2019 et en 2022 des inventaires aériens ont été réalisés (Linchant et al., 2022). Le bien se dote d’appareils ULM et de drones pour accompagner le suivi. Le suivi pédestre a également été intensifié avec les éléphants, le léopard et le chat doré (Horion et al., 2024). Concernant l’éléphant, une mission de pose de colliers satellitaires sur les éléphants a été réalisée en février 2024. Un seul collier satellitaire a pu être posé sur un éléphant mâle par l’équipe d’experts avec l’appui des agents de la DZNE. Deux missions de collecte de données sur les éléphants et des chimpanzés au parc national de la Comoé par camera-trap ont été réalisés. Le suivi dispose de moyens et de personnel qualifié.
Research
Mostly Effective
Le gestionnaire du bien a établi des conventions de partenariat avec les principales universités de la Côte d'Ivoire (Université Félix Houphouët -Boigny, Université Nangui Abrogoua, Université de Bouaké, Université Péléféro Gon Coulibaly de Korogho). Des protocoles portent sur le suivi des habitats, de la faune, le suivi des feux, le suivi de la qualité des eaux, etc. pour lesquels le gestionnaire formule régulièrement ses besoins prioritaires de recherche. L’un des objectifs majeurs de gestion est de renforcer la connaissance sur les services écosystémiques. Par exemple, deux missions de collecte de données sur la qualité physico chimique des eaux du PNC ont été réalisées en 2024 avec des résultats publiés dans une revue scientifique (Ouattara et al. 2024).
Pendant la période de troubles civils, la Station de recherche internationale de l'Université de Würzburg (Allemagne) a été détruite et abandonnée. Il n'y a eu aucune activité de recherche au cours des 10 années (WCF, 2008; UICN, 2008). Actuellement, la station est restaurée grâce à des sources financières allemandes et les activités de recherche ont repris avec plusieurs doctorants et étudiants en sciences sous la supervision d'au moins trois scientifiques expérimentés.
La production scientifique est relativement abondante dans et autour du parc. Une thèse a été soutenue sur la dynamique de la végétation en 2022 (Konan, 2023) et une autre sur le lion en 2023 (Aglissi, 2023).
Depuis 2019, le programme « One Health » du Ministère de la Santé est implémenté avec la participation des ministères techniques en charge de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement, en l’occurrence avec l’OIPR. Dans ce cadre, des formations de personnels ressources de l’OIPR ont été faites (baseline et frontline) et des études en épidémiologie de terrain ont été entreprises, en particulier celle relative à l'écologie et la biologie des Arthropodes, vecteurs de pathologies zoonotiques (Mouche tsé-tsé, Tiques, Phlébotome, etc.) dans le PNC et sa zone périphérique.
Par ailleurs, deux études en lien avec les changements climatiques ont démarré en 2023, avec l’appui de la GIZ/Pro2GRN.

Effectiveness of management system and governance in addressing threats outside the site
Some Concern
Le Comité, dans sa Décision 07 COM VIII a recommandé à l’État partie d’envisager une extension future du bien, en consultation avec les communautés locales, pour inclure entièrement le mont Gorowi et le mont Kongoli dans le bien. Cette recommandation a été prise en compte lors de la signature du décret de redéfinition des limites de 2028. Une partie de la chaîne de montagne Gorowi a été intégrée dans le parc pour la protection des valeurs de biodiversité animale (eléphants, chimpanzé). En outre, les Zones de Biodiversité (ZBD) du Mont Tingui et de Warigué sont souvent incluses dans les inventaires aériens et dans certaines évaluations IMET afin de leur donner à terme un statut juridique de protection. Ces ZBD, gérées par des Associations de Gestion des Ressources naturelles et de la Faune (AGEREF), ont entamé depuis cette année (2024) la procédure d’érection en Réserve Naturelle Volontaire (RNV). Sans ce statut de RNV, ces ZBD ne disposent pas de protection légale solide. A l’exception des ZBD Mont Tingui et Warigué, il y a des forêts communautaires et sites sacrés qui peuvent être érigés en RNV en dehors du parc.
Effectiveness of management system and governance in addressing threats inside the site
Mostly Effective
Les objectifs du plan de gestion ainsi que les indicateurs sont régulièrement examinés dans un processus de planification trimestrielle en cours pour tous les parcs et réserves de Côte d'Ivoire. Ainsi, pour le site, la gestion suit la planification élaborée dans le plan de gestion. Par ailleurs, des évaluations de l'efficacité de la gestion ont été entreprises en utilisant les outils tels que Enhancing our Heritage (EoH) (depuis 2010) et récemment METT, IMET à partir de 2020. Par exemple le parc avec un indice IMET de 66,56% en 2023 présente des résultats satisfaisants et en progression par rapport à la précédente évaluation de 2021 (65,16%).
Pendant la crise socio-politique du pays qui a débuté en 2002, le bien a subi une longue période d'absence presque totale de gestion. Des activités telles que les programmes de surveillance, de recherche et d'éducation ont été arrêtées. La stabilisation de la situation a permis le rétablissement du système de gestion et de contrôle du site et la mise en place de mesures correctives grâce à l’appui technique et au financement internationaux. Depuis 2014, des efforts importants ont été déployés pour restaurer un système de gestion opérationnel ; un nouveau plan de gestion a été validé en 2015 et prend fin en 2024. Le processus de révision est en cours, et un nouveau plan sur la période 2025-2034 est en cours d’élaboration. Le suivi et l'évaluation régulière de la mise en œuvre du plan de gestion pendant ces dix années (2015-2024) tant par des mécanismes nationaux que par des outils internationaux (IMET, METT, etc.) ont permis de renforcer son efficacité. Le bien dispose de nombreux outils légaux solides pour la protection de ses valeurs à l’intérieur de ses limites. Il dispose également d’un appui financier important de la part de la Fondation pour les Parcs et Réserves ainsi que des partenaires internationaux. L’intensification de la surveillance, à l’aide de moyens innovants, a permis de réduire le braconnage, toutefois, l’orpaillage est devenu le défi majeur du gestionnaire.
Good practice examples
L'OIPR, avec l'appui de l'UICN et du Fonds pour le Patrimoine Mondial Africain, a formalisé la création de la plateforme des chefs traditionnels de la périphérie du Parc (PACT-PNC) à l'initiative du Chef de province de Yalo, à la périphérie Est du bien. C'est un formidable outil pour atteindre les objectifs de gestion participative, de conservation et de développement du bien. Bien que cet outil doive encore être testé à long terme, le potentiel d'amélioration du processus participatif grâce à cette plateforme est très prometteur. Cette plateforme comprend 38 chefs de village des départements de Nassian, Téhini, Bouna, Kong et Dabakala jouissant encore d'une forte autorité au sein des populations locales. Le Président élu de cette plateforme, membre de la Chambre des Rois et chefs traditionnels de Côte d'Ivoire, est associé à toutes les activités et rencontres organisées par le gestionnaire.
La participation des communautés locales à la gestion du Parc national de la Comoé (PNC) est un levier clé pour atteindre les objectifs de conservation, dans un contexte où les droits d’usage dans un parc national, en Côte d’Ivoire, sont restreints, conformément à la Loi sur les aires protégées. Une étude a permis d’identifier les sites cultuels existants dans le PNC et qui sont l’objet de cultes moyennant des autorisations. Pour formaliser la pratique des adorations dans le PNC, un modèle de convention a été adopté au cours d’un atelier de concertation avec les représentants des communautés et les autorités préfectorales. Le contenu de la convention et son bien-fondé ont été expliqués aux communautés concernées lors d’une tournée d’explication et de sensibilisation.

Variété remarquable d'habitats

Low Concern
Trend
Stable
En 2016, une carte d’occupation des sols dans le parc et sa zone périphérique a été réalisée (Schweter, 2016) suite à l’analyse et l’interprétation des images satellitaires SPOT de 2014. Les unités thématiques de la végétation ont été étudiées sur le terrain (Malan et al., 2017). De façon périodique la dynamique de la végétation dans le parc et à la périphérie est suivie. Ces études montrent que le bien dispose toujours d'une remarquable variété d'habitats liée à son hydrographie. Toutefois, de récentes études, diachronique de la dynamique de la végétation du Parc (images Landsat de 1988, 2000 et 2018) et floristique (Konan et al., 2020 ; Konan et al., 2022 ; Konan, 2023), ont montré un boisement progressif de certaines formations savanicoles (savanes herbeuses notamment) sous l’influence de facteurs tant naturels qu’anthropiques. Cependant, l’analyse de la structure des formations végétales mettent toujours en évidence la grande diversité des habitats.
Un protocole d'étude de la dynamique de la végétation avait été proposé (Malan et al., 2017), mais le suivi de ce protocole n’a pas encore été évalué.

Habitats de transition de la savane à la forêt humide

Low Concern
Trend
Stable
En 2010, les activités humaines illégales à l'intérieur du bien, telles que le pâturage du bétail, l'agriculture, et associées à ces activités, les feux de brousse ont généré de fortes perturbations dans le fonctionnement des écosystèmes. Depuis 2014, il y a eu une amélioration dans le contrôle des activités humaines illégales. À l'aide d'images Landsat, l'évolution des différentes formations végétales est étudiée avec un pas de 3 à 5 ans. Par ailleurs, des études scientifiques récentes montrent que le paysage est toujours dominé par les formations savanicoles à près de 90 %. Elles montrent également que la végétation du bien est une mosaïque complexe allant des forêts humides aux savanes herbeuses en passant par des forêts plus sèches (Konan et al., 2023). Malgré la lignification de certaines savanes herbeuses inféodées à des bassins versants de petits cours d’eau dans le parc, on distingue nettement au PNC, les îlots forestiers, les forêts galeries, les forêts claires, les savanes boisées, les savanes arborées, les savanes arbustives, les savanes herbeuses et les bowals.

Site important pour la conservation des espèces de la savane soudano-guinéenne

Low Concern
Trend
Improving
De nombreuses espèces de l'écosystème soudano-guinéen sont toujours présentes dans le parc national de la Comoé. Le dernier inventaire aérien de la grande faune mammalienne réalisé du 22 mars au 25 avril 2022 (Linchant et al., 2022), a observé 19 espèces de mammifères dont l'ensemble des grandes espèces ciblées par l'inventaire aérien. Les Indices Kilométriques d’Abondance (IKA) ont presque tous augmenté par rapport à 2019. Pour les espèces les plus communes, à savoir le bubale, le buffle, le cobe de Buffon ainsi que l’hippotrague rouan, les IKAs ont augmenté de près de 50% entre 2019 et 2022. Pour certaines espèces telles que le bubale, la population estimée en 2022 est supérieure à celle présente lors de l’inscription du bien. Par contre, pour d’autres telles que le cobe de Buffon, bien qu'en constante augmentation depuis 2016, la densité et l'effectif restent relativement bas comparée à la population estimée au moment de l’inscription.
En outre, des inventaires pédestres (cf. OIPR, 2024), à l'aide de caméras-piège, ont été réalisés sur des groupes cibles tels que l'éléphant (2016, 2017, 2018, 2024), le chimpanzé (2024), les grands carnivores (2018, 2019, 2024), les oiseaux (2019, 2024). Par exemple, le suivi du léopard et du chat doré à l’aide de caméras-piège réalisé sur environ 3,7% de la superficie du parc, entre le 24 janvier 2024 et le 11 mai 2024, a permis d’inventorier un minimum de 46 espèces de mammifères > 0,2 kg. Concernant le léopard, la densité estimée (5,1 ± 0,9 léopards/100 km², avec un intervalle de confiance situé entre 3,6 et 7,3 individus par 100 km²) est à ce jour la plus haute densité de léopards enregistrée en Afrique de l’Ouest (Horion et al., 2024).
D'autres recherches indépendantes ont montré une amélioration de la situation de la faune à l'exception du lion et du lycaon considérée comme disparus au PNC (Aglissi, 2023). Par exemple, selon Salewski (2017) les grandes antilopes (Hippotrague, Hippotragus equinus), le bubale, Alcelaphus buselaphus) étaient apparemment beaucoup plus fréquentes dans le sud-ouest par rapport aux années 1990 et que le nombre de vautours (principalement des vautours à dos blanc, mais aussi des palmiers -Vautours à noix, vautours à capuchon et vautours à tête blanche) observés étaient étonnamment élevés avec une forte proportion d'oiseaux immatures indiquant un bon succès de reproduction ces dernières années. L'observation d'une densité relativement élevée de vautours, avec un bon succès de reproduction, est contraire à la tendance décrite pour l'Afrique en général et l'Afrique de l'Ouest en particulier. Concernant les oiseaux, la base de données des oiseaux du monde (Lepage, 2024) énumère 442 espèces, parmi lesquels 72 oiseaux terrestres migrateurs caractéristiques de ces milieux (Zago et al., 2023) et 47 espèces d’oiseaux d’eau appartenant à 18 familles, avec une proportion non-Passériformes de 89,36% (Zago et al., 2024).

Variété d'espèces animales

Low Concern
Trend
Improving
Les résultats des relevés aériens de 2014, 2016, 2019 et 2022 montrent une augmentation du nombre d'observations d'espèces sauvages par rapport au relevé aérien de 2010. Cette tendance évolutive a été confirmée par l’inventaire de 2022 qui a utilisé pour la première fois l’intelligence artificielle pour la détection des animaux (Delplanque et al., 2024).
En outre, le parc contient également des populations viables d'éléphants, de chimpanzés, d'hippopotames et de buffles. Plusieurs carnivores (Léopard, Panthera pardus; Hyène tachetée, Crocuta crocuta; Serval, Leptailurus serval; Chat doré, Caracal aurata; Chacal, Canis adustus, etc.) ont été enregistrés par des caméras-piège installés dans le parc. Cependant le lion et le lycaon sont désormais considérés comme disparus du parc (Aglissi, 2023 ; Funston et al., 2023; Aglissi et al., 2024).

Habitat d'espèces rares et menacées d'extinction

Low Concern
Trend
Improving
Les populations de nombreuses espèces menacées ont connu un déclin spectaculaire depuis la fin des années 1970. L'utilisation de caméras-piège depuis 2015 a confirmé la présence d'éléphants dans le parc. L’inventaire aérien de 2022 a été marqué par l'observation de 3 troupeaux d'éléphants de taille importante. Lors des deux derniers inventaires, seules des traces et 2 individus avaient été observés respectivement en 2016 et 2019. Au total, environ 73 individus ont été aperçus en 2022, laissant supposer une population toujours viable dans le PNC.
Concernant les primates, Lapuente et al. (2017) confirmaient la présence de 10 espèces sur 14 initialement présentes lors de l'inscription dont le chimpanzé, le babouin (Papio anubis), le patas (Erythrocebus patas), le mangabey à nuque blanche (Cercocebus lunulatus), etc. Pour les chimpanzés, à partir des dénombrements de nids sur les transects et de vidéos de cameras-pièges, Lapuente et al. (2020a) estiment une densité de 0,14 chimpanzés sevrés/km², avec une abondance de 127 (92–176) chimpanzés sevrés, représentant une population viable dans le parc. Ces auteurs ont identifié 123 individus de chimpanzés grâce à une enquête parallèle par piège photographique qui a permis également de découvrir une population résidente de chimpanzés à l'est du fleuve Comoé, une zone jusqu'alors considérée comme dépourvue de chimpanzés. Cette étude confirme la viabilité d'une population clé pour la conservation du chimpanzé occidental.
Concernant les grands prédateurs sur le site, le lion (Panthera leo) est considéré comme éteint au PNC depuis plus de 30 ans (cf. Funston et al. 2023), mais les léopards (Panthera pardus) et les hyènes tachetées (Crocuta crocuta) sont courants. La densité actuelle de léopards est d’ailleurs la plus haute jamais observée en Afrique de l’Ouest (Horion et al., 2024). Suivant Fusnton et al. (2023), la gestion du parc s'est améliorée ces dernières années et la plupart des espèces de proies potentielles importantes pour les lions se sont rétablies dans une certaine mesure. Ces améliorations s'intensifieraient sans aucun doute si le parc recevait une attention à la fois locale et internationale, et si les lions pouvaient potentiellement être réintroduits. Sur la base des estimations des relevés aériens récents des ongulés, le parc pourrait accueillir environ 450 lions à une densité d'environ 3,9 lions/100 km².
Dans la rivière Comoé et dans la rivière Comoé et ses principaux affluents, le crocodile ouest-africain, Crocodylus suchus et le crocodile à museau mince C. cataphractos sont toujours présents (Lapuente et al., 2017). On retrouve régulièrement depuis quelques années dans le parc des oiseaux rares tels que la Cigogne épiscopale Ciconia episcopus, le Gobemouche de Cassin, (aperçu en 2019, après 20 ans). La base de données des oiseaux du monde (Lepage, 2024) énumère 442 oiseaux dont 4 CR : Vautour à tête blanche (Trigonoceps occipitalis), Vautour charognard (Necrosyrtes monachus), Vautour africain (Gyps africanus), Vautour de Rüppell (Gyps rueppelli), 4 EN : Messager sagittaire (Sagittarius serpentarius), Vautour oricou (Torgos tracheliotos), Bateleur des savanes (Terathopius ecaudatus) et l’Aigle martial (Polemaetus bellicosus), 7 VU dont la Tourterelle des bois (Streptopelia turtur), la Grue couronnée (Balearica pavonina), l’Élanion naucler (Chelictinia riocourii), etc.
Concernant les insectes, une étude récente sur les mantes religieuses a permis de collecter 35 espèces réparties en 13 familles. Parmi ces espèces, deux, Ischnomantis werneri (Giglio-Tos 1916) et Solygia sulcatifrons (Audinet-Serville 1838), ont été observées pour la première fois en Côte d'Ivoire (Schwarz et al., 2023).

Grande diversité de plantes

Low Concern
Trend
Improving
La végétation du bien a souffert d'activités humaines illégales, en particulier le pâturage du bétail, l'agriculture, ainsi que les feux de brousse. Depuis 2014, des efforts importants ont été déployés pour contrôler les activités illégales. Le bien est une zone d'une extrême complexité végétale, avec une mosaïque imprévisible de plusieurs types de végétation allant des savanes très ouvertes aux forêts fermées. Cette complexité, liée à la position du parc entre les secteurs sub-soudanais et soudanais, lui confère une grande richesse floristique (Konan et al., 2022). Cette diversité de formation végétales entraine également une grande diversité d'espèces de plantes (Malan et al., 2017). En effet, sur la base des spécimens d'herbier collectés au PNC et disponibles dans quelques Herbiers nationaux et internationaux de référence (Herbier du Centre National de Floristique de Cocody (UJC), Herbier de Genève (WAG), Herbier du Muséum de Paris (P), Herbier de Kew (K)), on peut dresser une liste de 995 taxons répartis en 119 familles. Toutefois, une mise à jour de la flore devra être conduite pour une meilleure connaissance de la diversité floristique du parc.
Assessment of the current state and trend of World Heritage values
Improving
La longue période de crise socio-politique dans le pays a eu de graves conséquences sur l'état du site. Les habitats avaient subi des altérations et des perturbations critiques dues aux activités humaines illégales, telles que le pâturage du bétail et l'agriculture, et les feux de brousse associés. L'inventaire aérien de 2010 a montré une très faible densité de nombreuses espèces de grands mammifères, y compris une densité extrêmement faible de chimpanzés et d'éléphants. L'état général des valeurs du site qui était critique s'améliore progressivement à l'évaluation des indicateurs de performance établis dans le plan d'aménagement et de gestion en finition (2015-2024).
Les résultats des inventaires aériens de 2014, 2016 et 2019 ont montré que les pressions majeures comme la transhumance étaient mieux contrôlées et que la plupart des espèces animales représentatives du parc sont toujours présentes et relativement abondantes. Les inventaires aériens de 2022, des inventaires pédestres réalisés à l’aide de caméras-piège (2024) ainsi que des recherches indépendantes récentes, confirment la tendance évolutive de tous les compartiments de la faune. Ainsi les densités des groupes cibles tels que les grands carnivores (à l’exception du lion et du lycaon, aujourd’hui disparus du parc), l'éléphant, les chimpanzés, le buffle, les oiseaux, etc. connaissent une hausse progressive. L'état général des valeurs du site peut désormais être considéré comme se rétablissant bien et de nouvelles améliorations devraient être possibles car la plupart des menaces ont été considérablement réduites grâce à divers efforts, à l’exception de l’orpaillage clandestin quoiqu’il n’ait pas une incidence directe très grave sur les attributs du bien. En raison de la dynamique actuelle de rétablissement et surtout des progrès importants réalisés par l'État partie en ce qui concerne l'amélioration de son mécanisme de surveillance, l'application des lois, la participation active des communautés locales à la gestion du bien, ainsi que les mesures supplémentaires nécessaires prévues pour renforcer les capacités et techniques humaines pour lutter contre l'orpaillage, les valeurs du site sont actuellement évaluées comme de préoccupation mineure.

Additional information

Importance for research
Le bien est un exemple exceptionnel pour étudier l'écologie et l'évolution des savanes en Afrique de l'Ouest. Le retour de la stabilité et de la sécurité dans le parc a permis l'élaboration et la mise en œuvre de plusieurs programmes de recherche, notamment sur les primates, les termites et autres insectes sociaux, les oiseaux, etc. Ces cinq dernières années, plusieurs résultats de portée internationale ont même été publiés en écologie animale (Lapuente et al., 2020a et b ; Salewski, 2021 ; Schwarz et al., 2023 ; Asso et al., 2024 ; Delplanque et al., 2024 ; Vogel et al., 2024), végétale (Konan et al., 2020 et 2022 ; Rabe et al., 2024) et en hydrobiologie (Ouattara et al., 2024), faisant du bien l’un des écosystèmes les plus importants dans la sous-région. Plusieurs autres travaux sont en cours.
Factors negatively affecting provision of this benefit
Climate change
Impact level - High
Trend - Increasing
Habitat change
Impact level - Moderate
la planification de plusieurs études dépend des prévisions météorologiques en partie. Or, dans un contexte de changement climatique, les saisons semblent être bouleversées. Toutefois, c'est aussi une opportunité d'observation de l'adaptation des espèces tant animales que végétales à ces changements.
Access to drinking water
La qualité et la quantité de l'eau sont l'une des principales préoccupations des communautés locales. Le parc n'est l'un des principaux outils de conservation des ressources en eau que si toutes ses valeurs naturelles sont maintenues.
Factors negatively affecting provision of this benefit
Climate change
Impact level - Moderate
Trend - Increasing
Pollution
Impact level - Moderate
Trend - Increasing
Habitat change
Impact level - Moderate
Trend - Continuing
l'utilisation de pesticides et d'herbicides pour l'entretien des plantations devient croissant. Ces herbicides impactent progressivement la qualité de l'eau. On constate un assèchement plus prolongé des petites rivières réduisant ainsi l'approvisionnement en eau. Par ailleurs, l'orpaillage est une menace sérieuse pour la qualité des eaux de la zone.
Provision of jobs,
Tourism-related income
Le tourisme se développait lentement avant les troubles civils. Cette activité complémentaire à l'économie locale avait repris après la longue crise socio-politique et s'améliorait progressivement. Toutefois la dégradation de l'état sécuritaire aux frontières ivoiro-burkinabé et ivoiro-malienne a freiné le développement du tourisme fondé principalement sur les expatriés. Cependant des initiatives pour relancer ce secteur avec les visites des nationaux se mettent en place progressivement.
Dans le cadre de l’intégration du bien au processus de développement régional, 33 microprojets ont été mis en œuvre et la collaboration entre le parc et les conseils régionaux a été étendue aux deux conseils régionaux du Hambol et du Tchologo jusque-là restés en marge des activités du parc (rapport FPRCI, 2018). Depuis 2018, ce sont 77 microprojets implémentés, 67 infrastructures sociales de base dans le domaine de la santé, de l’hydraulique et de l’école qui ont été réalisées au profit des communautés
La situation sécuritaire au nord du parc est un frein au développement touristique.
Les principaux bénéfices actuels pour les communautés locales se trouvent dans le développement socio-économique apporté par les actions spécifiques concernant la périphérie du parc. La rivière Comoé est l'un des 4 principaux fleuves de la Côte d'Ivoire et alimente la région d'Abidjan: tout changement dans le fonctionnement des écosystèmes du parc aura des effets sur la qualité et la quantité de l'eau à l'échelle locale et nationale. Le tourisme et la formation se développent progressivement, mais doivent être renforcés au vu des enjeux économiques actuels dans les régions périphériques au bien.
Organisation Brief description of Active Projects Website
1 OIPR, KfW L’objectif spécifique du projet est que l'OIPR assure la gestion durable du Parc national de la Comoé en coopération avec la population locale et d'autres partenaires locaux et régionaux. Trois résultats sont attendus du projet, à savoir : − Les besoins en investissements pour une gestion efficace et durable du PNC et des zones de biodiversité sont couverts ; − Les conditions de vie de la population locale dans les environs du parc sont améliorées ; − La DZNE de I’OIPR dispose des équipements et des compétences nécessaires pour la gestion du parc.
2 AFD, Nitidæ, OIPR L’intervention en périphérie du Parc National de la Comoé (PNC) autour de la zone de biodiversité du Mont Tingui à travers le prisme des OSC vise à répondre à une triple problématique. Premièrement, le retard de développement pour des régions pauvres et enclavées malgré une amélioration récente grâce aux investissements de l’Etat sur les infrastructures de base et le développement de l’anacarde comme culture de rente. Deuxièmement, les tensions entre éleveurs et agriculteurs sur l’usage des ressources foncières avec le passage des troupeaux transhumants. Troisièmement, la dégradation des ressources naturelles et la déforestation du fait de la forte croissance démographique et la prédominance du secteur agricole dans l’économie régionale. De manière transversale, la question de la légitimité de l’Etat dans des régions tenues par la rébellion entre 2002 et 2007 et la position de cet espace en tant que zone tampon vis-à-vis de la progression de l’insécurité en provenance des espaces transfrontaliers sont des enjeux connexes.
3 Nitidae, AGEREF, AAPAD, OIPR, AFOR Le projet interviendra à travers le levier des organisations de la société civile locales pour qu'elles deviennent des acteurs clés du développement économique, de la cohésion sociale et de la gestion durable des ressources naturelles. Trois objectifs spécifiques (OS): OS1. Renforcer la gouvernance communautaire et le développement local OS2. Promouvoir la cohésion sociale entre agriculteurs et éleveurs OS3. Exploiter plus durablement les systèmes de production vivriers, d’élevage et les ressources non ligneuses
https://www.nitidae.org/actions/pap-bio-comoe-2

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