Dja Faunal Reserve
Country
Cameroon
Inscribed in
1987
Criteria
(ix)
(x)
The conservation outlook for this site has been assessed as "significant concern" in the latest assessment cycle. Explore the Conservation Outlook Assessment for the site below. You have the option to access the summary, or the detailed assessment.
This is one of the largest and best-protected rainforests in Africa, with 90% of its area left undisturbed. Almost completely surrounded by the Dja River, which forms a natural boundary, the reserve is especially noted for its biodiversity and a wide variety of primates. It contains 107 mammal species, five of which are threatened. © UNESCO
Résumé
2025 Conservation Outlook
Finalised on
11 Oct 2025
Préoccupation élevée
Current state and trend of VALUES
High Concern
Overall THREATS
Overall PROTECTION and MANAGEMENT
Full assessment
Description of values
Large éventail d’espèce de primates
Criterion
(x)
Bien que la zone ait été peu étudiée, elle est connue pour renfermer une large gamme d’espèces de primates dont le gorille de plaine de l’Ouest, le cercopithèque hocheur, le cercopithèque moustache, le cercopithèque couronné, le talapoin, le lophocèbe à joues grises, le mangabey agile, le mandrill, le potto, le galago de Demidoff, le colobe noir, le colobe noir et blanc et le chimpanzé centrale (UICN, 1987; Bruce et al. 2017ab; 2018abc; Ngo Bata et al. 2017; Fankem et al., 2022).
Habitat pour de nombreuses espèces remarquables dont beaucoup sont menacées dans le monde
Criterion
(x)
La Réserve du Dja est une des forêts pluviales d’Afrique les plus riches en espèces. Elle comprend l’habitat de nombreuses espèces animales et végétales remarquables dont beaucoup sont menacées dans le monde. Elle abrite plus de 100 espèces de mammifères dont au moins 14 espèces de primates. De plus, des espèces phares telles que l’éléphant de forêt (vulnérable) et le perroquet gris (en danger) ainsi que le bongo et la panthère vivent dans la réserve (Comité du patrimoine mondial, 2011). On y trouve en plus le chat doré, le céphalophe à ventre blanc, l'oryctérope, le pangolin géant et le pangolin à écailles tricuspides (Bruce et al. 2017ab; Ngo Bata et al. 2017). Les reptiles présents comprennent le python et deux espèces de crocodiles (les deux étant des espèces menacées) (Comité du patrimoine mondial, 2011). Parmi les oiseaux, on trouve le tisserin de Bates (en danger) endémique au sud Cameroun, la fauvette du Dja et le Picathartes du Cameroun et une dizaine de rapaces nocturnes menacés (Christy, 1994). 29 espèces de chauve-souris ont également été répertoriées par Bakwo fils (2009).
Forêt pluviale primaire avec des écosystèmes riches et variés
Criterion
(ix)
La forêt primaire de la réserve du Dja est intéressante pour sa diversité d’espèces et son état de préservation unique. Avec sa diversité topographique et sa triple influence biogéographique et géologique, elle présente un écosystème riche et varié qui reflète l’évolution écologique en cours dans ce type d’environnement. Elle appartient au bloc forestier considéré comme le plus grand en Afrique pour le maintien de la diversité biologique, c'est-à-dire le TRIDOM (Trinational Dja-Odzala-Minkébé), qui s’étend sur trois pays — le Cameroun, le Congo et le Gabon — et relie un bloc forestier unique, riche en biodiversité et relativement intact, à l’est du Dja. Couvrant près de 10 % des forêts tropicales d’Afrique centrale, soit environ 178 000 km² répartis entre ces pays, ce paysage écologique comprend aujourd’hui 11 aires protégées, avec une couverture forestière estimée à 85 % et un faible taux de déforestation (WWF Gabon, n.d.). La végétation est constituée essentiellement de forêt dense humide et sempervirente du bassin du Congo avec une canopée principale à 30-40m pouvant aller jusqu’à 60m. La strate arbustive contient plus de 53 espèces. La forêt est aussi riche en lianes. La strate herbacée se compose essentiellement d’espèces de Marantacées et de Mapania. La forêt pluviale du bassin du Congo est aussi caractérisée par des zones de forêt à Gilbertiodendron dewevrei presque pure. Les autres principaux types de végétation sont la végétation de marécages et la forêt secondaire aux alentours des anciens villages (qui furent abandonnés en 1946) et des plantations de cacao et de café récemment abandonnées. La composition de la forêt secondaire est sensiblement différente de par sa rareté en espèces de Méliacées (UNESCO, 2011).
Assessment information
Le braconnage a toujours été une des menaces majeures, amplifié par l'agriculture traditionnelle sur brûlis ouvrant la forêt à des niveaux accrus de chasse et d'autres utilisations. Le braconnage reste une activité préoccupante malgré un renforcement récent des effectifs d’écogardes et l'intensification des patrouilles de survellaince dans et autour du Bien. Le braconnage des éléphants a été particulièrement préoccupant, notamment dans la région de Djoum qui a été le centre du trafic transfrontalier, conduisant à un déclin drastique des effectifs des éléphants à environ 219 individus en 2018. Le gouvernement et ses partenaires déploient des efforts ciblés pour faire face à la criminalité faunique et, avec l’augmentation de l’effort de patrouille, le braconnage s’est déporté autour du bien. Ces efforts ont permis d’enregistrer des résultats encourageants, notamment la stabilité des populations d’éléphants et de grands singes comme révélé par l’inventaire de 2021. Autre menace grave auquel fait face le bien est l'exploitation forestière dans sa périphérie qui fragilise l'habitat des grands mammifères. Le maintien de la connectivité entre le Dja et le reste de la TRIDOM, en assurant une bonne gestion des forêts dans le seul corridor restant au coin Sud-Est de la Réserve ainsi que l'encouragement de pratiques agricoles durables, est critique pour la conservation à long terme des grands mammifères et de la Valeur Universelle Exceptionnelle du bien, y compris ses conditions d'intégrité. Le projet hydroélectrique de Mékin dont la mise en eau a déjà causé l’ennoiement de plus de 8 000 hectares de végétation à l’intérieur des limites du bien, compromettant gravement son intégrité écologique reste une menace pour le bien. Rappelant que l’EIES avait identifié une série d’activités à impact négatif sur la VUE du bien, le Comité du patrimoine mondial a exprimé sa préoccupation face aux retards persistants dans la mise en œuvre des recommandations de la mission de conseil de 2020 et du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) associé au projet, et demandé à l’État partie de prendre des mesures immédiates pour accélérer la mise en œuvre de ces recommandations et de soumettre un rapport détaillé au Centre du patrimoine mondial sur les mesures prises pour atténuer ces impacts et sur les progrès réalisés. En outre, la mise en eau du barrage a également encouragé le developpement d'une activité de pêche artisanale/ semi industrielle, très développée dans les secteurs Nord et Ouest de la Réserve et qui augmente les risques d'intrusion des braconniers dans le Bien.
Logging, Harvesting & Controlling Trees
(Exploitation forestière/collecte de bois)
Inside site
, Localised(<5%)
Outside site
L’exploitation forestière affecte la totalité de la périphérie du site provoquant la fragmentation de l’habitat forestier et ayant, par conséquent, un impact sur la biodiversité (Betti J.L., 2004). L’exploitation forestière s’opère dans le cadre de concessions accordées aux opérateurs privés sur des unités forestières d’aménagements (UFA), forêts communales, ou, selon le cas, directement par les communautés locales à travers les forêts communautaires. Ces infrastructures périphériques facilitent l’accès à la réserve et le braconnage (réseau routier, véhicules, augmentation de la demande en protéines animales). L’exploitation forestière, ainsi que l’avancée du front agricole ont tendance à croitre d’année en année et à accentuer la déforestation, tel qu’illustré par des images satellitaires. Cette tendance à la déforestation progressive concerne surtout les secteurs ouest et sud et aurait, d’après les ONG locales rencontrées sur le terrain un lien avec l’augmentation de la population dans la périphérie de la RFD. Elle représente une menace sur la VUE du bien car elle fragilise l’habitat des grandes espèces rares et menacées et porte atteinte à l’intégrité du site (UNESCO/UICN, 2015).
La mise en œuvre des plans d’aménagements encadrant les opérations forestières dans les différentes concessions attenantes au site, ainsi que l’arrêt de l’expansion des plantations agro industrielles riveraines, et l’obligation de la prise en compte des normes socioenvironmental comme préalables à l’installation de tout projet mitoyen, visent à la préservation de l’intégrité des limites extérieures du Site (Consultation de l'UICN, 2024).
Le seul véritable corridor pour la grande faune entre le Dja et le reste du TRIDOM (Tri National Dja-Odzala-Minkébé) encore fonctionnel est au coin Sud-Est de la Réserve, consistant actuellement d'un UFA (10-036). Le maintien de cette connectivité est critique pour l'intégrité du bien et pour la conservation de grands mammifères tels les éléphants et les grands singes, ainsi que d'autres espèces (Amin et al., 2020). Ainsi la bonne gestion de ce corridor et de ses forêts doit être une priorité afin d'assurer la conservation de la VUE du bien au long terme (Consultation de l'UICN, 2017, 2024). Cette préoccupation fait l’objet de toute l’attention des gestionnaires du site et les observations qui y sont faites lors des patrouilles et à l’exploitation des images des cameras pièges établissement clairement le mouvement de toutes les espèces phares identifiées dans la Réserve (Consultation de l’UICN, 2020).
La mise en œuvre des plans d’aménagements encadrant les opérations forestières dans les différentes concessions attenantes au site, ainsi que l’arrêt de l’expansion des plantations agro industrielles riveraines, et l’obligation de la prise en compte des normes socioenvironmental comme préalables à l’installation de tout projet mitoyen, visent à la préservation de l’intégrité des limites extérieures du Site (Consultation de l'UICN, 2024).
Le seul véritable corridor pour la grande faune entre le Dja et le reste du TRIDOM (Tri National Dja-Odzala-Minkébé) encore fonctionnel est au coin Sud-Est de la Réserve, consistant actuellement d'un UFA (10-036). Le maintien de cette connectivité est critique pour l'intégrité du bien et pour la conservation de grands mammifères tels les éléphants et les grands singes, ainsi que d'autres espèces (Amin et al., 2020). Ainsi la bonne gestion de ce corridor et de ses forêts doit être une priorité afin d'assurer la conservation de la VUE du bien au long terme (Consultation de l'UICN, 2017, 2024). Cette préoccupation fait l’objet de toute l’attention des gestionnaires du site et les observations qui y sont faites lors des patrouilles et à l’exploitation des images des cameras pièges établissement clairement le mouvement de toutes les espèces phares identifiées dans la Réserve (Consultation de l’UICN, 2020).
Renewable Energy
(Projet de barrage hydro-électrique sur la rivière Dja)
Outside site
Le projet hydroélectrique de Mékin (barrage réservoir, centrale électrique de 15 Mégawatts, ligne HT) est situé sur la rivière Dja, au Nord-Ouest à une vingtaine de km du périmètre inscrit de la Réserve de Faune du Dja. La construction du barrage s'est achevée en 2018 après sept ans de travaux, pour fournir de l’électricité au département du Dja et de Lobo par une centrale d’une capacité de production de 15 mégawatts et une ligne de distribution d’énergie de 33 km (UNESCO, 2019). L’étude d’impact environnemental et social (EIES) a identifié plusieurs impacts négatifs du projet sur l’environnement, tels « la modification du paysage, la destruction du couvert végétal, la perte des habitats fauniques, la fragmentation écologique, la prolifération des plantes aquatiques envahissantes, la perturbation du mode de vie des poissons et de toute la faune ichtyologique et le risque de collisions des oiseaux contre les câbles et les pylônes » (UNESCO/UICN, 2015). En novembre 2015, un incident technique provoque l’inondation de zones proches du barrage et des dégâts dans les cultures et sur la faune locale ce qui suscite l’inquiétude quant à la fiabilité des installations (UNESCO/UICN, 2015). L’exploitation du barrage a commencé en novembre 2016 avec une mise en eau partielle. L’inondation provoquée a causé des dégâts sur la forêt, a bloqué toutes les routes et paralysé le pont sur la rivière Lobo bloquant la circulation entre Bengbis et Mayomessala (UNESCO, 2017). La mission de suivi réactif 2015 avait insisté que la VUE du bien serait sérieusement menacée dans le cas où le barrage serait achevé sans aucune mesure d’atténuation en place pour réduire les impacts négatifs de ce projet, conformément à ce qui était préconisé dans le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) du projet. Les mesures correctives proposées par la mission, qui a recommandé également l’inscription du bien sur la Liste du Patrimoine Mondial en péril, ont été adoptées par le Comité du patrimoine mondial. Ces mesures demandent, entre autres, que l’Etat partie mette en œuvre, de toute urgence, le PGES en veillant à ce que les mesures d’atténuation des impacts négatifs sur le bien soit appliquées (UNESCO, 2017).
Dans son dernier rapport au Comité du patrimoine mondial en 2019, le gouvernement rend compte la mise en œuvre du PGES et les mesures correctives visant à adresser les désagréments et les perturbations causés aux populations local. Cela comprend la mise en place en décembre 2017 d’un groupe de travail chargé de la gestion des tensions sociales et de la mise en oeuvre du PGES, de l’élaboration du plan de sauvetage de la faune, de la réalisation des études complémentaires pour les travaux de construction de routes et de six ponts intégrant les conditions d’exécution en milieu inondée, de la réhabilitation du bac de LOBESSE sur la rivière Dja, de la prospection, du diagnostic et de l’inventaire des sites culturels et archéologiques sur les zones d’emprise de l’aménagement hydroélectrique de Mékin et des démarches visant à accélérer le recasement des populations affectées par ledit projet dans les Arrondissements de Somalomo, de Bengbis et d’Endom (État partie du Cameroun, 2019). Le Comité du patrimoine mondial a exprimé sa préoccupation face aux retards persistants dans la mise en œuvre des recommandations de la mission de conseil de 2020 et du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) associé au projet du barrage hydroélectrique de Hydro-Méekin, et demandé à l’État partie de prendre des mesures immédiates pour accélérer la mise en œuvre de ces recommandations et de soumettre un rapport détaillé au Centre du patrimoine mondial sur les mesures prises pour atténuer ces impacts et sur les progrès réalisés (UNESCO, 2025).
Dans son dernier rapport au Comité du patrimoine mondial en 2019, le gouvernement rend compte la mise en œuvre du PGES et les mesures correctives visant à adresser les désagréments et les perturbations causés aux populations local. Cela comprend la mise en place en décembre 2017 d’un groupe de travail chargé de la gestion des tensions sociales et de la mise en oeuvre du PGES, de l’élaboration du plan de sauvetage de la faune, de la réalisation des études complémentaires pour les travaux de construction de routes et de six ponts intégrant les conditions d’exécution en milieu inondée, de la réhabilitation du bac de LOBESSE sur la rivière Dja, de la prospection, du diagnostic et de l’inventaire des sites culturels et archéologiques sur les zones d’emprise de l’aménagement hydroélectrique de Mékin et des démarches visant à accélérer le recasement des populations affectées par ledit projet dans les Arrondissements de Somalomo, de Bengbis et d’Endom (État partie du Cameroun, 2019). Le Comité du patrimoine mondial a exprimé sa préoccupation face aux retards persistants dans la mise en œuvre des recommandations de la mission de conseil de 2020 et du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) associé au projet du barrage hydroélectrique de Hydro-Méekin, et demandé à l’État partie de prendre des mesures immédiates pour accélérer la mise en œuvre de ces recommandations et de soumettre un rapport détaillé au Centre du patrimoine mondial sur les mesures prises pour atténuer ces impacts et sur les progrès réalisés (UNESCO, 2025).
Hunting, Collecting & Controlling Terrestrial Animals
(Chasse et Braconnage)
Other targeted species names
Smutsia gigantea, Loxodonta cyclotis, Pan troglodytes troglodytes, Gorilla gorilla gorilla
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
La chasse est la principale activité à travers laquelle les populations riveraines de la RFD couvrent leurs besoins en protéines. Elles y font pour jouir de leurs droits d‟usage, mais cette chasse se fait en déviant les dispositions du Décret n° 95/466/PM du 20 juillet 1995, fixant les modalités d‟application du régime de la faune. Selon ce texte, la chasse traditionnelle qui est l‟expression du droit d‟usage des populations se définie comme étant : « la chasse faite au moyen des outils confectionnés à partir de matériaux d’origine végétale ».
Non seulement les matériaux utilisés ne sont pas d‟origine végétale (câble d‟acier et armes à feu), les produits de cette chasse sont destinés à la commercialisation et non à la consommation des ménages. Le cas le plus illustratif est la saisie de 216 pointes d‟ivoire qui s‟est opéré en 2017. En effet, elle contribue à hauteur de 12,26% aux revenus des ménages en général et de 30% à 80% des revenus monétaires annuels pour les ménages Baka selon Defo (2007b). De ce fait, la chasse traditionnelle se fond dans le braconnage et on peut dès lors se poser la question de la praticabilité du droit d‟usage (MINFOF, 2022).
Le braconnage a toujours été identifié comme la plus grande menace de la Valeur Universelle Exceptionnelle de la RFD. Le braconnage pour la vente de trophées, de viande de brousse et d’animaux vivants est bien organisé, à partir des acteurs installés dans des campements situés à l’intérieur de la réserve. Le gibier (Antilopes, oiseaux de toute sorte, gorilles, chimpanzé, ou pangolins) est évacué vers les marchés de Sangmélima (à environ 100km de Miatta) ou de Yaoundé. Le massif forestier situé entre la frontière sud de la réserve et la piste au bord de laquelle se trouvent les Baka de Miatta fait l’objet d’une exploitation forestière industrielle intensive. Les pistes forestières ouvertes par cette activité facilitent l’accès de la forêt aux braconniers, et leur permet une évacuation plus facile des produits de leur chasse. Équipés d’armes modernes meurtrières, ces chasseurs procèdent en toute illégalité à des ravages sur la faune de la réserve. Pour ce qui est de la viande de brousse, elle est vendue dans les restaurants, servie dans les cérémonies officielles au vu et au su de tout le monde incluant les autorités chargées de veiller sur l‟application de la loi. Quel que soit le cas, le braconnage se fait toujours avec la complicité des populations locales qui servent de chasseurs, porteurs, agents de renseignement, guides, etc (MINFOF, 2022).
Non seulement les matériaux utilisés ne sont pas d‟origine végétale (câble d‟acier et armes à feu), les produits de cette chasse sont destinés à la commercialisation et non à la consommation des ménages. Le cas le plus illustratif est la saisie de 216 pointes d‟ivoire qui s‟est opéré en 2017. En effet, elle contribue à hauteur de 12,26% aux revenus des ménages en général et de 30% à 80% des revenus monétaires annuels pour les ménages Baka selon Defo (2007b). De ce fait, la chasse traditionnelle se fond dans le braconnage et on peut dès lors se poser la question de la praticabilité du droit d‟usage (MINFOF, 2022).
Le braconnage a toujours été identifié comme la plus grande menace de la Valeur Universelle Exceptionnelle de la RFD. Le braconnage pour la vente de trophées, de viande de brousse et d’animaux vivants est bien organisé, à partir des acteurs installés dans des campements situés à l’intérieur de la réserve. Le gibier (Antilopes, oiseaux de toute sorte, gorilles, chimpanzé, ou pangolins) est évacué vers les marchés de Sangmélima (à environ 100km de Miatta) ou de Yaoundé. Le massif forestier situé entre la frontière sud de la réserve et la piste au bord de laquelle se trouvent les Baka de Miatta fait l’objet d’une exploitation forestière industrielle intensive. Les pistes forestières ouvertes par cette activité facilitent l’accès de la forêt aux braconniers, et leur permet une évacuation plus facile des produits de leur chasse. Équipés d’armes modernes meurtrières, ces chasseurs procèdent en toute illégalité à des ravages sur la faune de la réserve. Pour ce qui est de la viande de brousse, elle est vendue dans les restaurants, servie dans les cérémonies officielles au vu et au su de tout le monde incluant les autorités chargées de veiller sur l‟application de la loi. Quel que soit le cas, le braconnage se fait toujours avec la complicité des populations locales qui servent de chasseurs, porteurs, agents de renseignement, guides, etc (MINFOF, 2022).
Annual & Perennial Non-Timber Crops
(Agriculture sur brûlis)
Outside site
La méthode traditionnelle d'agriculture est la culture itinérante, ou agriculture sur brûlis, qui consiste à abattre et à brûler des zones de forêt pour y planter des cultures, mais celles-ci deviennent infertiles au bout de quelques années d'exploitation et peuvent donc être abandonnées et d'autres zones de forêt sont abattues (Born Free, n.d.). Cela dégrade la forêt, augmente la taille et l'impact négatif des établissements humains et ouvre la forêt à des niveaux accrus de chasse et d'autres utilisations. Des efforts sont actuellement déployés pour encourager les pratiques agricoles durables, telles que l'utilisation de compost pour améliorer la santé et la fertilité des sols, réduisant ainsi la nécessité de continuer à abattre des forêts vierges et riches en biodiversité, ainsi que la régénération des champs et des plantations abandonnés.
Fishing, Harvesting & Controlling Aquatic Species
(Pêche artisanale sur la rivière Dja)
Inside site
, Scattered(5-15%)
Les inondations issues de la mise en eau du barrage hydro électrique de Mekin ont attiré de nombreux pêcheurs à la lisière de la RFD (Consultation de la UICN, 2025). Ces derniers, principalement originaires des régions septentrionales du pays y pratiquent une activité artisanale/ semi industrielle, très développée dans les secteurs Nord et Ouest de la Réserve. Des patrouilles de surveillances avec drones ont permis de constater que ces pêcheurs ont construit des campements le long des deux côtés de la rivière Dja, et peuvent faciliter l’installation des braconniers dans la RFD si leur activité ne fait pas l’objet d’un contrôle rigoureux. Une mission de terrain effectuée par le service de la conservation en Janvier 2025 dans le secteur Nord de la Réserve a permis de recenser 151 pêcheurs à somalomo, avec seulement 51 en situation régulière (détenteurs de permis de pêche) (Consultation de la UICN, 2025).
Les efforts déployés par la société Sud Cameroun Hévéa sont de nature à atténuer les impacts négatifs de ses activités sur le bien. Néanmoins, tant que les mesures n'ont pas été mises en œuvre en totalité, les activités de la société continuent de représenter un danger sur la VUE du bien. La mission de conseil conduite par l'UNESCO en 2019 pour identifier les impacts des activités agro-industrielles de la SUDCAM sur la VUE du bien et définir des mesures correctives ou d’atténuation a conclu que l'EIES pour la plantation d'hévéas ne répond pas aux normes requises. Toutefois Halcyon a accepté d’arrêter immédiatement toutes les opérations de défrichage et d'abattage dans la plantation et adopter des normes d'entrepreneuriat responsable. La mise en œuvre du PGES de la plantation intégrant les mesures correctives prescrites par la mission CAWHFI-UNESCO, ainsi que d'autres recommandations est en cours sous le contrôle de l'Etat partie. Cependant, l’extension des activités de Sud Cam Hévéa risque d’entraîner une croissance démographique continue et donc une pression anthropique supplémentaire sur le bien. Les trois permis d’exploration minière qui chevauchaient le périmètre inscrit sont tous expirés, depuis novembre 2014 et n’ont pas été renouvelés. Ainsi l’une des principales menaces sur la VUE du bien identifiées lors de la mission de 2012 se trouve écartée. Cependant, en excluant les permis d'exploration non renouvelés, 10 autres Permis de recherche pouvant impacter negativement le bien ont été accordés autour de la RFD. Les projets de construction des infrastructures de transport routier autour de la RFD notamment les réseaux routier intercommunaux dans le cadre du PADI DJA, ainsi que le chemin de fer du projet d'exploitation minière du fer de Mbalam d‟une longueur de 510 km qui va de Mbalam à Kribi, constituent également des menaces potentielles à la VUE du bien. La perte potentielle de connectivité dans le corridor au coin Sud-Est de la Réserve reste une menace potentielle très importante. Enfin, le rapport final de l’EESS des projets de développement dans et autour de la Réserve de faune du Dja conclu que l'option la plus appropriée est celle du Maintien de la RFD et réalisation de tous les projets en cours et ceux projetés (statu quo). Comme indiqué dans l'EESS, les impacts négatifs individuels et cumulés des projets en cours et projetés sur la VUE, ainsi que sur les communautés des villages environnants, sont significatifs et irreversibles pour certains si l'option du statu quo est retenue.
Mining & Quarrying
(Projets miniers proches des limites du site)
Outside site
De nombreux permis d’exploration pour des projets miniers ont été octroyés en périphérie du site, l’un d’entre eux (Venture Capital) empiétant sur presque 20% du site mais, le 13 mars 2013, le ministère de l’industrie, des mines et du développement technologique du Cameroun a décidé de réduire ce permit de 20% pour qu’il n’empiète plus sur le bien (UNESCO, 2013). Les autres permis empiétant sur le bien n’ont jamais été mis en œuvre et ont expiré. Geovic avait obtenu un permis pour l’exploitation du cobalt et du nickel à la périphérie nord du site (à environ 40 km) sur une surface d’environ 150 000 ha. L’étude d’impact social et environnemental avait été jugée insuffisante par le Comité du Patrimoine Mondial qui avait demandé que cette étude soit refaite. L’Etat partie a signalé en 2024 que le projet GEOVIC n’a pas connus de développement majeur, mais il n’est pas stipulé si cette cessation est temporaire ou définitive, étant donné que le permis d’exploitation octroyé en 2003 a une validité de 25 ans (État partie de Cameroun, 2024). En 2016, l’Etat partie confirme que plus aucune activité minière n’a eu lieu dans le bien depuis fin 2014 et que les permis d’exploration dans et autour du bien n’ont pas été renouvelés (UNESCO, 2016). En excluant les permis d'exploration non renouvelés, 10 autres permis de recherche pouvant impacter négativement le bien ont été accordés autour de la RFD (MINFOF, 2022).
Roads, Trails & Railroads
(Projets d’infrastructures routierères et ferroviaires)
Outside site
Les projets de construction des infrastructures de transport routier dans et autour de la RFD sont représentés par
- les projets de construction de certains tronçons routiers sur un linéaire de 1 177 km dans le cadre du PADI-Dja;
- le projet de chemin de fer dans la zone pouvant impacter la RFD est le chemin de fer du projet d‟exploitation minière du fer de Mbalam d‟une longueur de 510 km qui va de Mbalam à Kribi. Ce projet bien que faisant partie chacun d‟un grand projet a des spécificités qui font à ce que le projet dont il appartient soit un projet à composantes multiples (MINFOF, 2022)
D'autres projet, en particulier le projet de la route Sangmelima-Djoum Ŕ Mintom Ŕ Frontière Congo d‟une longueur de 651 km et le projet de la route Mbama Ŕ Messamena (38 km), financé dans le cadre du Plan d‟Urgence Triennal (PLANUT) du gouvernement camerounais ont déjà été livrés (Consultation de l'UICN, 2025).
Notons également que dans le cadre de l’exploitation future de la forêt communale de somalomo, la piste de 45 km reliant somalomo à Ekom et communément appelé boucle du Dja sera ouverte. L’ouverture de cette route impactera fortement sur l’habitat de la faune (Consultation de l'UICN, 2025).
- les projets de construction de certains tronçons routiers sur un linéaire de 1 177 km dans le cadre du PADI-Dja;
- le projet de chemin de fer dans la zone pouvant impacter la RFD est le chemin de fer du projet d‟exploitation minière du fer de Mbalam d‟une longueur de 510 km qui va de Mbalam à Kribi. Ce projet bien que faisant partie chacun d‟un grand projet a des spécificités qui font à ce que le projet dont il appartient soit un projet à composantes multiples (MINFOF, 2022)
D'autres projet, en particulier le projet de la route Sangmelima-Djoum Ŕ Mintom Ŕ Frontière Congo d‟une longueur de 651 km et le projet de la route Mbama Ŕ Messamena (38 km), financé dans le cadre du Plan d‟Urgence Triennal (PLANUT) du gouvernement camerounais ont déjà été livrés (Consultation de l'UICN, 2025).
Notons également que dans le cadre de l’exploitation future de la forêt communale de somalomo, la piste de 45 km reliant somalomo à Ekom et communément appelé boucle du Dja sera ouverte. L’ouverture de cette route impactera fortement sur l’habitat de la faune (Consultation de l'UICN, 2025).
Changes in Precipitation & Hydrological Regime
("Renversement" climatique)
Inside site
, Throughout(>50%)
Outside site
Selon une étude portant sur l'évolution des conditions extrêmes humides et sèches au cours des 42 dernières années dans 112 grandes villes (WaterAid, 2025), l'ensemble de la région risque de subir un « renversement » climatique, défini comme un centre urbaine ayant connu au moins 12 mois de plus d'un type de climat extrême (humide ou sec) et au moins 12 mois de moins de l'autre type de climat extrême au cours de la deuxième période de 21 ans. La capitale du Cameroun, Yaoundé, est passée d'un climat humide à un climat sec. Cela aura des conséquences négatives sur les communautés locales (agriculture, accès à l'eau, santé, etc. et effets sur la scolarisation, le niveau de vie, etc.), ainsi que sur les forêts et la faune, car les cycles naturels seront perturbés.
Involvement of stakeholders and rightsholders, including indigenous peoples and local communities, in decision-making processes
La réserve de faune du Dja au Cameroun, abrite le peuple indigène des Baka et plusieurs communautés locales dont l'implication dans la conservation est cruciale. Le cadre de gouvernance reconnaît les droits des autochtones et les politiques nationales soutiennent les efforts de conservation, bien qu'il reste des défis à relever pour intégrer pleinement les connaissances traditionnelles dans la gestion des sites. Des efforts ont été faits pour intégrer la gouvernance traditionnelle et les pratiques de gestion dans les stratégies de conservation, le Comité du patrimoine mondial encourageant la participation des autochtones à la prise de décision. Les partenariats locaux, en particulier avec les ONG de conservation, ont contribué à faciliter l’intégration des Communautés Locales et des Peuples Autochtones dans la gestion du bien. Un forum d'acteurs de terrain de la Réserve de la Biosphère du Dja se tient désormais deux fois par an depuis 2019 et une décision ministérielle définissant la création et le fonctionnement officiel du Forum Dja a été prise. Cet outil d’appui à la gestion du bien, aide dans la prise en compte des préoccupations formulées par les communautés en vue de leur contribution à la gestion de la RFD. Bien que des progrès aient été réalisés dans l'implication des communautés locales dans la gouvernance, des défis persistent dans le partage équitable des bénéfices de la conservation et dans la garantie de l'égalité des sexes dans les structures de gestion. Il existe peu de données sur la façon dont les accords de gouvernance favorisent l'inclusion des femmes, ce qui souligne la nécessité d'une évaluation plus approfondie. A l’avenir, une collaboration plus étroite, une meilleure reconnaissance des systèmes de gestion autochtones et de meilleures incitations à la conservation basées sur les communautés seront essentielles pour équilibrer les besoins des parties prenantes et les objectifs de conservation du site (Consultation de l'UICN, 2024).
Legal framework
La Réserve de faune du Dja, est régie par un cadre juridique visant à préserver son importance écologique et culturelle. Ce cadre est intégré dans la structure de gouvernance et le système de gestion de la réserve, qui est administrée par l'État et protégée par les lois nationales sur la conservation dont la plus récente est la loi no 2024/008 du 24 juillet 2024 portant régime des Forêts et de la Faune. Une application stricte du régime légal actuel du bien suffirait pour préserver sa VUE et pour maintenir son intégrité.
Governance arrangements
La Réserve de faune du Dja, fonctionne sous un cadre de gouvernance principalement géré par le Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF), avec le soutien d’organisations de conservation telles que l’African Wildlife Foundation (AWF) et le WWF. Bien que les dispositifs de gouvernance visent à être légitimes et fonctionnels, des défis persistent quant à l’instauration de processus décisionnels équitables. Le plan de gestion (2020-2024) de la réserve intègre l’aménagement du territoire, l’engagement communautaire et des stratégies de conservation. Cependant, des conflits fonciers persistent, en particulier concernant les communautés autochtones Baka, dont les droits et l’accès aux ressources ont parfois été négligés dans les politiques de mise en application (AWF, 2022 ; IIED, 2021).
L’implication des parties prenantes dans la gouvernance a été encouragée à travers des forums participatifs, mais leur engagement demeure irrégulier, notamment en ce qui concerne l’intégration des savoirs traditionnels et des systèmes de gouvernance dans les décisions de gestion (IIED, 2021). Bien que certains progrès aient été réalisés, des rapports indiquent que de nombreuses communautés locales se sentent exclues des processus décisionnels significatifs. Les rôles et responsabilités en matière de mise en œuvre sont définis dans les documents de politique publique, mais les ressources limitées et la capacité d’application des réglementations compromettent leur efficacité (UNESCO, 2023).
Des efforts sont menés pour garantir la transparence dans la gouvernance, notamment en facilitant l’accès public aux rapports et aux données de suivi. Toutefois, un mécanisme formel et accessible de règlement des différends liés à l’utilisation des terres et à la conservation reste insuffisamment développé (UNESCO, 2023). Afin d’améliorer la gouvernance, un renforcement de la collaboration avec les communautés autochtones et locales, une transparence accrue dans les prises de décisions et de meilleurs mécanismes de résolution des conflits sont nécessaires (UNESCO, 2022).
L’implication des parties prenantes dans la gouvernance a été encouragée à travers des forums participatifs, mais leur engagement demeure irrégulier, notamment en ce qui concerne l’intégration des savoirs traditionnels et des systèmes de gouvernance dans les décisions de gestion (IIED, 2021). Bien que certains progrès aient été réalisés, des rapports indiquent que de nombreuses communautés locales se sentent exclues des processus décisionnels significatifs. Les rôles et responsabilités en matière de mise en œuvre sont définis dans les documents de politique publique, mais les ressources limitées et la capacité d’application des réglementations compromettent leur efficacité (UNESCO, 2023).
Des efforts sont menés pour garantir la transparence dans la gouvernance, notamment en facilitant l’accès public aux rapports et aux données de suivi. Toutefois, un mécanisme formel et accessible de règlement des différends liés à l’utilisation des terres et à la conservation reste insuffisamment développé (UNESCO, 2023). Afin d’améliorer la gouvernance, un renforcement de la collaboration avec les communautés autochtones et locales, une transparence accrue dans les prises de décisions et de meilleurs mécanismes de résolution des conflits sont nécessaires (UNESCO, 2022).
Integration into local, regional and national planning systems (including sea/landscape connectivity)
La réserve de faune du Dja, est intégrée dans les systèmes de planification locaux, nationaux et régionaux, notamment le Schéma National d’Aménagement et du Développement Durable du Territoire (SNADDT) et les Schémas Régionaux d’Aménagement et de developpement Durable du Territoire (SRADDT) de l’Est et du Sud avec le ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) supervisant son administration et sa protection. La réserve est également un élément clé des efforts de conservation régionaux plus larges, étant donné sa position dans le Bassin du Congo, qui est écologiquement important. Toutefois, il reste difficile de s'assurer que les projets de développement respectent les garanties environnementales nécessaires pour protéger les valeurs de patrimoine mondial de la réserve (AWF, 2023).
La gestion de la réserve de faune du Dja est alignée sur des priorités plus larges en matière de paysage et de développement durable. Le bien fait partie du paysage et du projet de conservation de la biodiversité transfrontalière TRIDOM (Dja-Odzala-Minkebe). Ce projet a pour objectif de maintenir les fonctions et la connectivité écologiques de la TRIDOM et d’assurer la conservation à long terme de son système d’aires protégées à travers un
aménagement intégré durable et participatif dans l’interzone entre les aires protégées.
La gestion de la réserve de faune du Dja est alignée sur des priorités plus larges en matière de paysage et de développement durable. Le bien fait partie du paysage et du projet de conservation de la biodiversité transfrontalière TRIDOM (Dja-Odzala-Minkebe). Ce projet a pour objectif de maintenir les fonctions et la connectivité écologiques de la TRIDOM et d’assurer la conservation à long terme de son système d’aires protégées à travers un
aménagement intégré durable et participatif dans l’interzone entre les aires protégées.
Boundaries
Le bien a fait l’objet d’un contrôle de ses limites en 2010, sur les bases du décret du 9 juillet 2007. Des erreurs de marquage ont été constatées sur le terrain par la mission de suivi réactif de 2012 (UNESCO/UICN, 2012), certaines de plusieurs kilomètres. Une délimitation imprécise favorise
l’empiétement des terres cultivées sur le site. Aucune zone tampon n’a été instituée lors de la nomination du bien au sens des paragraphes 103 et suivants des Orientations. Une certaine confusion s’opère localement entre la zone périphérique de la réserve de la biosphère MAB et la zone tampon d’un site du patrimoine mondial dont le statut et la vocation sont, à l’évidence, différents. La création d’une zone tampon constituerait une modification mineure des limites du bien et contribuerait à améliorer la protection du bien et à réduire le niveau des pressions périphériques (UNESCO/UICN, 2012). En 2024, les discussions avec toutes les parties prenantes restent en cours pour l’agrandissement de la zone tampon fonctionnelle autour du bien afin de l’aligner sur les limites de la réserve de biosphère (Etat partie de Cameroun, 2024). Le Comité du patrimoine mondial a réitéré sa demande à l’État partie d’accélérer ces discussions, et a encouragé l’État partie à enregistrer cette zone tampon une fois désignée, conformément au paragraphe 107 des Orientations (UNESCO, 2025).
l’empiétement des terres cultivées sur le site. Aucune zone tampon n’a été instituée lors de la nomination du bien au sens des paragraphes 103 et suivants des Orientations. Une certaine confusion s’opère localement entre la zone périphérique de la réserve de la biosphère MAB et la zone tampon d’un site du patrimoine mondial dont le statut et la vocation sont, à l’évidence, différents. La création d’une zone tampon constituerait une modification mineure des limites du bien et contribuerait à améliorer la protection du bien et à réduire le niveau des pressions périphériques (UNESCO/UICN, 2012). En 2024, les discussions avec toutes les parties prenantes restent en cours pour l’agrandissement de la zone tampon fonctionnelle autour du bien afin de l’aligner sur les limites de la réserve de biosphère (Etat partie de Cameroun, 2024). Le Comité du patrimoine mondial a réitéré sa demande à l’État partie d’accélérer ces discussions, et a encouragé l’État partie à enregistrer cette zone tampon une fois désignée, conformément au paragraphe 107 des Orientations (UNESCO, 2025).
Overlapping international designations
The Dja Biosphere Reserve (1,328,097.00 ha) encompasses the entire Dja Faunal Reserve (526 004 ha) but extends beyond to include surrounding buffer zones and transition areas, integrating conservation and sustainable development. Information sur la coordination de la gestion des deux désignations reste inconnue.
Implementation of World Heritage Committee decisions and recommendations
L'État partie et ses partenaires continuent de faire des efforts substantiels pour répondre efficacement aux recommandations des différentes décisions successives du Comité du patrimoine mondial dans le cadre du processus de suivi réactif, afin de préserver la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien. L'État partie soumet régulièrement des rapports sur l'état de conservation du bien à la demande du Comité et le prochain rapport est attendu pour le 1er décembre 2026. Cependant, certaines recommandations ne sont pas toujours mises en œuvre de manière satisfaisante, essentiellement par ce que service de conservation du bien manque de moyens aussi bien humains que matériels pour combattre efficacement le braconnage et les autres menaces qui pèsent sur le bien (État partie de Cameroun, 2024).
Climate action
Un système de surveillance des impacts du changement climatique sur la VUE de la réserve de faune du Dja n'est pas entièrement en place.
En l'absence d’un système structuré de surveillance du climat, les impacts du changement climatique sur la biodiversité de la RFD restent difficiles à évaluer. Les outils de suivi actuels sont principalement axés sur la lutte contre le braconnage et la surveillance des espèces, sans mesurer directement les tendances climatiques et leurs effets sur les habitats naturels. Il est essentiel de mettre en place un système de surveillance intégrant des relevés météorologiques et des études écologiques, afin d’anticiper les risques et d’adopter des mesures de conservation efficaces basées sur des données scientifiques.
La réserve de faune du Dja contribue à la réponse mondiale à l'action climatique à travers plusieurs initiatives. En termes d'atténuation, la réserve agit comme un puits de carbone crucial grâce à ses vastes forêts tropicales, qui absorbent d'importantes quantités de CO₂. Des projets de reboisement et de restauration des écosystèmes dégradés sont également en cours pour renforcer cette fonction. Pour l'adaptation, des programmes visent à améliorer la résilience des communautés locales face aux impacts climatiques, notamment par la promotion de l'agroforesterie et des pratiques agricoles durables (par exemple sous le projet "Guardians of Dja" implementé par Born Free, Born Free, n.d.). Bien que la RFD joue un rôle clé dans l’atténuation du changement climatique, son potentiel n’est pas encore pleinement exploité dans les politiques de conservation. L’implication des communautés locales dans des stratégies d’adaptation basées sur la nature est limitée, et les initiatives de sensibilisation sur le climat restent insuffisantes. Pour renforcer son rôle dans l’action climatique globale, la réserve devrait promouvoir des pratiques de gestion durable, développer des programmes d’éducation environnementale et mobiliser des financements internationaux pour la mise en œuvre de solutions adaptées.
En l'absence d’un système structuré de surveillance du climat, les impacts du changement climatique sur la biodiversité de la RFD restent difficiles à évaluer. Les outils de suivi actuels sont principalement axés sur la lutte contre le braconnage et la surveillance des espèces, sans mesurer directement les tendances climatiques et leurs effets sur les habitats naturels. Il est essentiel de mettre en place un système de surveillance intégrant des relevés météorologiques et des études écologiques, afin d’anticiper les risques et d’adopter des mesures de conservation efficaces basées sur des données scientifiques.
La réserve de faune du Dja contribue à la réponse mondiale à l'action climatique à travers plusieurs initiatives. En termes d'atténuation, la réserve agit comme un puits de carbone crucial grâce à ses vastes forêts tropicales, qui absorbent d'importantes quantités de CO₂. Des projets de reboisement et de restauration des écosystèmes dégradés sont également en cours pour renforcer cette fonction. Pour l'adaptation, des programmes visent à améliorer la résilience des communautés locales face aux impacts climatiques, notamment par la promotion de l'agroforesterie et des pratiques agricoles durables (par exemple sous le projet "Guardians of Dja" implementé par Born Free, Born Free, n.d.). Bien que la RFD joue un rôle clé dans l’atténuation du changement climatique, son potentiel n’est pas encore pleinement exploité dans les politiques de conservation. L’implication des communautés locales dans des stratégies d’adaptation basées sur la nature est limitée, et les initiatives de sensibilisation sur le climat restent insuffisantes. Pour renforcer son rôle dans l’action climatique globale, la réserve devrait promouvoir des pratiques de gestion durable, développer des programmes d’éducation environnementale et mobiliser des financements internationaux pour la mise en œuvre de solutions adaptées.
Management plan and overall management system
Le plan de gestion 2020-2024 de la Réserve de faune du Dja, élaboré avec le MINFOF et des partenaires internationaux comme le WWF et l'Union européenne, et d'autres partenaires locaux, est en cours d'implementation depuis 2021 (Décision No 0385/D/MINFOF du 24 Septembre 2021). Le Plan reflète les priorités actuelles de conservation. Il définit clairement le statut de patrimoine mondial du site, ainsi que les principales menaces comme le braconnage et l'exploitation illégale du bois.
La mise en œuvre du plan repose sur des actions concrètes telles que les patrouilles anti-braconnage et la surveillance écologique, bien que son efficacité soit parfois limitée par des contraintes financières et logistiques (Nzooh et al., 2023). Toutefois, l'absence de données détaillées rend difficile l'évaluation de l'utilisation active du plan pour orienter la gestion et l'atteinte de ses objectifs. Il est essentiel de disposer de rapports de suivi et d'évaluation pour déterminer l'efficacité des activités de gestion des ressources naturelles, l'intégration de la communauté locale dans les programmes d'emploi et de bien-être, ainsi que l'impact global de la gestion du site sur la communauté. Une approche de gestion adaptative, soutenue par des données actualisées et une participation communautaire, est cruciale pour assurer la protection des valeurs du site et le bien-être des populations locales.
Rendu à la dernière année d'implementation du plan, le Comité du patrimoine mondial a encouragé l’État partie à envisager une mise à jour du Plan , conformément aux meilleures pratiques internationales, en assurant la participation et la consultation des communautés locales et des parties prenantes (UNESCO, 2025).
La gestion de la Réserve de faune du Dja, est assurée par le Service de Conservation du Dja, dirigé par un conservateur, et s'appuie sur quatre antennes régionales : Sud, Nord, Est et Ouest. Cette structure vise à assurer une couverture administrative et opérationnelle efficace sur l'ensemble du territoire de la réserve (UNESCO, 2023). Cependant, des lacunes subsistent dans la mise en œuvre des mécanismes de gouvernance, notamment en raison du manque de ressources humaines et financières adéquates pour assurer une gestion efficace de la réserve (UNESCO, 2021).
La mise en œuvre du plan repose sur des actions concrètes telles que les patrouilles anti-braconnage et la surveillance écologique, bien que son efficacité soit parfois limitée par des contraintes financières et logistiques (Nzooh et al., 2023). Toutefois, l'absence de données détaillées rend difficile l'évaluation de l'utilisation active du plan pour orienter la gestion et l'atteinte de ses objectifs. Il est essentiel de disposer de rapports de suivi et d'évaluation pour déterminer l'efficacité des activités de gestion des ressources naturelles, l'intégration de la communauté locale dans les programmes d'emploi et de bien-être, ainsi que l'impact global de la gestion du site sur la communauté. Une approche de gestion adaptative, soutenue par des données actualisées et une participation communautaire, est cruciale pour assurer la protection des valeurs du site et le bien-être des populations locales.
Rendu à la dernière année d'implementation du plan, le Comité du patrimoine mondial a encouragé l’État partie à envisager une mise à jour du Plan , conformément aux meilleures pratiques internationales, en assurant la participation et la consultation des communautés locales et des parties prenantes (UNESCO, 2025).
La gestion de la Réserve de faune du Dja, est assurée par le Service de Conservation du Dja, dirigé par un conservateur, et s'appuie sur quatre antennes régionales : Sud, Nord, Est et Ouest. Cette structure vise à assurer une couverture administrative et opérationnelle efficace sur l'ensemble du territoire de la réserve (UNESCO, 2023). Cependant, des lacunes subsistent dans la mise en œuvre des mécanismes de gouvernance, notamment en raison du manque de ressources humaines et financières adéquates pour assurer une gestion efficace de la réserve (UNESCO, 2021).
Law enforcement
La Réserve de Faune du Dja, a mis en place un cadre juridique visant à préserver sa biodiversité, avec une application de la loi assurée principalement par des écogardes formés aux techniques de patrouille, à l'application des lois sur la faune et à la surveillance écologique. Plus de 180 écogardes ont été formés, permettant de couvrir plus de 80 % de la réserve grâce à des patrouilles régulières, ce qui a conduit à une augmentation de la détection et de la poursuite des infractions. Depuis 2012, 63 affaires ont été portées devant les tribunaux, dont deux sont actuellement en appel (Global Conservation, 2023). Toutefois, bien que ces mesures de surveillance aient renforcé la protection du site, des défis subsistent pour assurer le respect total des réglementations et prévenir les activités illégales telles que le braconnage et l'exploitation forestière.
Malgré ces efforts, des préoccupations demeurent quant au respect des droits des peuples autochtones, notamment en ce qui concerne la tenure foncière et l'accès aux ressources. Bien que le plan de gestion inclue des stratégies de résolution des conflits visant à équilibrer conservation et droits locaux, certaines actions des écogardes ont parfois engendré des tensions avec les communautés locales (Zoological Society of London, 2023). Afin d'améliorer l'application de la loi tout en garantissant le respect des droits humains, des mécanismes de responsabilité plus solides sont nécessaires. Cela inclut des processus transparents permettant d’identifier, d’entendre et de résoudre les plaintes des communautés locales, afin que les efforts de conservation ne marginalisent pas les populations autochtones. La mise en place de réseaux de surveillance communautaire permettant aux habitants de signaler les activités illégales constitue une avancée positive vers une application participative des lois (Zoological Society of London, 2023). Des actions locales menées par de plus petites ONG visent à équiper, former et soutenir les membres des communautés locales qui sont reconnus et et travaillent avec les éco-gardes pour patrouiller dans les forêts, confisquer la viande de brousse, et sensibiliser la communauté (Born Free, n.d.). Ce type de programme peut servir de barrière sociale pour la réserve.
Malgré ces efforts, des préoccupations demeurent quant au respect des droits des peuples autochtones, notamment en ce qui concerne la tenure foncière et l'accès aux ressources. Bien que le plan de gestion inclue des stratégies de résolution des conflits visant à équilibrer conservation et droits locaux, certaines actions des écogardes ont parfois engendré des tensions avec les communautés locales (Zoological Society of London, 2023). Afin d'améliorer l'application de la loi tout en garantissant le respect des droits humains, des mécanismes de responsabilité plus solides sont nécessaires. Cela inclut des processus transparents permettant d’identifier, d’entendre et de résoudre les plaintes des communautés locales, afin que les efforts de conservation ne marginalisent pas les populations autochtones. La mise en place de réseaux de surveillance communautaire permettant aux habitants de signaler les activités illégales constitue une avancée positive vers une application participative des lois (Zoological Society of London, 2023). Des actions locales menées par de plus petites ONG visent à équiper, former et soutenir les membres des communautés locales qui sont reconnus et et travaillent avec les éco-gardes pour patrouiller dans les forêts, confisquer la viande de brousse, et sensibiliser la communauté (Born Free, n.d.). Ce type de programme peut servir de barrière sociale pour la réserve.
Sustainable finance
Le système de financement actuel du bien est basé sur un budget de fonctionnement et d’investissement variable octroyé par l’état camerounais et de l'aide internationale souvent mobilisé dans le cadre des projets de partenaires tels que ZSL, AWF etc... Toutefois, ces sources ne sont pas toujours sécurisées ni pérennes. Pour remédier à cette situation, le Programme de gestion durable de la faune au Cameroun, lancé en 2023, vise à améliorer la gestion de la faune sauvage et à soutenir les communautés riveraines de la Réserve de faune du Dja. Ce programme cherche à diversifier les sources de financement en impliquant les communautés locales dans des initiatives d'écotourisme et en établissant des partenariats avec le secteur privé, afin d'assurer une gestion durable et autonome de la réserve.
Les ressources financières actuelles demeurent insuffisantes pour maintenir les valeurs du site. Le Rapport de mission de suivi réactif conjointe UNESCO/UICN à la Réserve de faune du Dja de 2010 souligne la nécessité de mettre en place un mécanisme de financement durable pour les actions de conservation de la réserve. Malgré des financements ponctuels de partenaires internationaux, il existe un déficit persistant entre les besoins financiers et les fonds disponibles, compromettant la surveillance continue, les activités de lutte contre le braconnage et la coordination entre les parties prenantes (UNESCO/UICN, 2009).
Les ressources financières actuelles demeurent insuffisantes pour maintenir les valeurs du site. Le Rapport de mission de suivi réactif conjointe UNESCO/UICN à la Réserve de faune du Dja de 2010 souligne la nécessité de mettre en place un mécanisme de financement durable pour les actions de conservation de la réserve. Malgré des financements ponctuels de partenaires internationaux, il existe un déficit persistant entre les besoins financiers et les fonds disponibles, compromettant la surveillance continue, les activités de lutte contre le braconnage et la coordination entre les parties prenantes (UNESCO/UICN, 2009).
Staff capacity, training and development
La réserve de faune du Dja est confrontée à d'importants problèmes de personnel, avec un nombre insuffisant d'employés pour gérer efficacement ses 526 000 hectares (UNESCO, 2023). Les gardes forestiers sont trop peu nombreux pour assurer des patrouilles et une protection adéquates, et le personnel de soutien administratif et technique fait également défaut. Cette pénurie limite la capacité de la réserve à lutter contre les menaces telles que le braconnage, l'exploitation forestière illégale et l'empiètement sur les terres (AWF, 2022 ; IIED, 2021). Bien que des organisations de conservation comme le WWF et l'AWF apportent un certain soutien, les effectifs actuels restent inadaptés à l'échelle de conservation requise (World Heritage Committee, 2024).
La formation et le bien-être du personnel sont également des questions cruciales. Si certains gardes reçoivent une formation en matière de surveillance de la biodiversité et d'engagement communautaire, nombre d'entre eux ne disposent pas des compétences techniques nécessaires pour mener à bien ces tâches (IIED, 2021). Le personnel de la réserve travaille souvent dans des conditions à haut risque, avec un soutien logistique limité et des salaires inadéquats (AWF, 2022). Les rapports indiquent que les gardes forestiers sont menacés par des braconniers armés et que nombre d'entre eux n'ont pas accès à des soins médicaux appropriés, à un logement et aux produits de première nécessité, ce qui affecte négativement leur moral et leurs performances générales (UNESCO, 2023).
Les équipements et les infrastructures restent insuffisants et mal entretenus. La réserve a un accès limité aux véhicules, aux dispositifs GPS, aux caméras de surveillance et aux drones, ce qui rend difficile l'application de la loi et la surveillance (World Heritage Committee, 2022). Les véhicules de patrouille tombent fréquemment en panne en raison d'un manque d'entretien, et les postes de gardes forestiers nécessitent des améliorations urgentes (IIED, 2021). Sans un financement adéquat pour le renforcement des capacités du personnel, le soutien logistique et l'amélioration des infrastructures, la conservation à long terme de la réserve de faune du Dja restera compromise (UNESCO, 2023).
La formation et le bien-être du personnel sont également des questions cruciales. Si certains gardes reçoivent une formation en matière de surveillance de la biodiversité et d'engagement communautaire, nombre d'entre eux ne disposent pas des compétences techniques nécessaires pour mener à bien ces tâches (IIED, 2021). Le personnel de la réserve travaille souvent dans des conditions à haut risque, avec un soutien logistique limité et des salaires inadéquats (AWF, 2022). Les rapports indiquent que les gardes forestiers sont menacés par des braconniers armés et que nombre d'entre eux n'ont pas accès à des soins médicaux appropriés, à un logement et aux produits de première nécessité, ce qui affecte négativement leur moral et leurs performances générales (UNESCO, 2023).
Les équipements et les infrastructures restent insuffisants et mal entretenus. La réserve a un accès limité aux véhicules, aux dispositifs GPS, aux caméras de surveillance et aux drones, ce qui rend difficile l'application de la loi et la surveillance (World Heritage Committee, 2022). Les véhicules de patrouille tombent fréquemment en panne en raison d'un manque d'entretien, et les postes de gardes forestiers nécessitent des améliorations urgentes (IIED, 2021). Sans un financement adéquat pour le renforcement des capacités du personnel, le soutien logistique et l'amélioration des infrastructures, la conservation à long terme de la réserve de faune du Dja restera compromise (UNESCO, 2023).
Education and interpretation programmes
Les programmes d'éducation et de sensibilisation dans la réserve de faune du Dja jouent un rôle essentiel pour renforcer la compréhension des valeurs écologiques et culturelles du site parmi les parties prenantes, notamment les communautés locales, les visiteurs et les autorités. Des initiatives comme les ateliers communautaires, les campagnes de sensibilisation et les programmes scolaires, menés par des organisations telles que le WWF et le projet "Ecofac", ont permis d'éduquer les populations sur l'importance de la biodiversité et les menaces pesant sur la réserve (Dupain et al., 2012). Cependant, leur impact est limité par un manque de ressources financières et une couverture géographique insuffisante, laissant certaines communautés marginalisées moins informées.
Des programmes spécifiques ont également été mis en place pour informer sur les régulations relatives à l'utilisation durable des ressources naturelles, comme les formations sur les lois encadrant l'exploitation forestière et la chasse. Ces initiatives ont montré des résultats positifs, notamment une réduction des infractions dans certaines zones, mais leur efficacité reste variable en raison des pressions économiques et du manque de suivi régulier. Pour améliorer ces programmes, il est recommandé d'augmenter les financements, d'utiliser des supports adaptés aux langues locales, d'intégrer des technologies modernes et d'impliquer davantage les leaders communautaires et les jeunes. Un suivi régulier des impacts est également nécessaire pour ajuster les stratégies et garantir leur efficacité.
Des actions locales menées par de plus petites ONG visent à équiper, former et soutenir les enseignants des communautés locales à l'éducation à la conservation, et soutient également l'école d'agroforesterie locale pour former et équiper les diplômés afin qu'ils se lancent dans le commerce local fiable et durable, tel que la culture durable du cacao (Born Free, n.b.).
Des programmes spécifiques ont également été mis en place pour informer sur les régulations relatives à l'utilisation durable des ressources naturelles, comme les formations sur les lois encadrant l'exploitation forestière et la chasse. Ces initiatives ont montré des résultats positifs, notamment une réduction des infractions dans certaines zones, mais leur efficacité reste variable en raison des pressions économiques et du manque de suivi régulier. Pour améliorer ces programmes, il est recommandé d'augmenter les financements, d'utiliser des supports adaptés aux langues locales, d'intégrer des technologies modernes et d'impliquer davantage les leaders communautaires et les jeunes. Un suivi régulier des impacts est également nécessaire pour ajuster les stratégies et garantir leur efficacité.
Des actions locales menées par de plus petites ONG visent à équiper, former et soutenir les enseignants des communautés locales à l'éducation à la conservation, et soutient également l'école d'agroforesterie locale pour former et équiper les diplômés afin qu'ils se lancent dans le commerce local fiable et durable, tel que la culture durable du cacao (Born Free, n.b.).
Tourism and visitation management
La Réserve de faune du Dja, est un site d'une grande importance pour la biodiversité avec un énorme potentiel touristique. Cependant, son éloignement et des préoccupations sanitaires, notamment liées au virus Ebola, ont freiné le développement du tourisme, limitant ainsi le nombre de visiteurs. Par conséquent, la promotion des valeurs du site dans les politiques touristiques locales et nationales reste insuffisante.
De plus, bien que le potentiel écotouristique du site soit reconnu, il existe peu de structures d’accueil et d’informations destinées aux visiteurs (World Heritage Committee, 2023). Par ailleurs, les infrastructures touristiques restent insuffisantes et ne répondent pas aux normes de durabilité environnementale et de sécurité. L'accès à la Réserve se fait à pied, et les pistes en forêt sont souvent presque invisibles et difficiles à suivre. La végétation à traverser est souvent dense, parfois tranchante et plein des pins. Bien que certaines initiatives locales, notamment la participation des communautés à l’accueil des visiteurs, puissent contribuer à la conservation du site, elles demeurent marginales (Dja Conservation Project, 2022).
L’impact des visiteurs sur l’environnement est actuellement limité en raison du faible niveau de fréquentation. Toutefois, si le tourisme venait à se développer, des mesures strictes devraient être mises en place pour minimiser les effets négatifs, telles que des permis d’accès, des contrôles de fréquentation et des programmes éducatifs sur la conservation (UNESCO, 2020). Une gestion efficace du tourisme, alignée avec les objectifs de conservation, est essentielle pour assurer la préservation à long terme des valeurs naturelles et culturelles de la Réserve de faune du Dja.
De plus, bien que le potentiel écotouristique du site soit reconnu, il existe peu de structures d’accueil et d’informations destinées aux visiteurs (World Heritage Committee, 2023). Par ailleurs, les infrastructures touristiques restent insuffisantes et ne répondent pas aux normes de durabilité environnementale et de sécurité. L'accès à la Réserve se fait à pied, et les pistes en forêt sont souvent presque invisibles et difficiles à suivre. La végétation à traverser est souvent dense, parfois tranchante et plein des pins. Bien que certaines initiatives locales, notamment la participation des communautés à l’accueil des visiteurs, puissent contribuer à la conservation du site, elles demeurent marginales (Dja Conservation Project, 2022).
L’impact des visiteurs sur l’environnement est actuellement limité en raison du faible niveau de fréquentation. Toutefois, si le tourisme venait à se développer, des mesures strictes devraient être mises en place pour minimiser les effets négatifs, telles que des permis d’accès, des contrôles de fréquentation et des programmes éducatifs sur la conservation (UNESCO, 2020). Une gestion efficace du tourisme, alignée avec les objectifs de conservation, est essentielle pour assurer la préservation à long terme des valeurs naturelles et culturelles de la Réserve de faune du Dja.
Sustainable use
La chasse traditionnelle par les peuples autochtones Baka est autorisée autour de la réserve de faune du Dja alors que les méthodes de chasse non-traditionnelle sont théoriquement strictement contrôlées (loi 94/01 du 20 janvier 1994). L’agriculture traditionnelle reste la principale activité et la chasse leur principale ressource en protéines animales. La plupart des revenus des foyers provient des plantations et de l’élevage suivis par la pêche et la chasse et enfin du bénéfice tiré de la vente de charbon de bois. La réserve de faune du Dja, est confrontée à des défis majeurs liés à l'utilisation durable de ses ressources naturelles. Des évaluations scientifiques, telles que celles menées par Fotso et al. (2020), ont identifié des pratiques d'exploitation sélective et des activités d'agroforesterie comme étant potentiellement durables, à condition qu'elles soient strictement régulées. Cependant, l'exploitation des ressources ligneuses, comme le moabi, et le braconnage des espèces emblématiques, telles que les éléphants de forêt et les grands singes, menacent gravement la biodiversité de la réserve (Maisels et al., 2021). Ces études soulignent la nécessité de fixer des quotas stricts et de délimiter des zones d'utilisation pour préserver l'intégrité écologique du site.
Plusieurs mécanismes ont été mis en place pour garantir une utilisation durable des ressources, notamment le projet "Ecofac" financé par l'Union européenne, qui renforce les capacités des éco-gardes et promeut des pratiques agricoles durables (Dupain et al., 2012). Cependant, des rapports récents, comme celui de Nzooh et al. (2023), indiquent que ces mécanismes sont souvent insuffisants en raison d'un manque de financement et de surveillance continue. Le braconnage et l'exploitation forestière illégale persistent, ce qui nécessite un renforcement des mesures de contrôle et une meilleure implication des communautés locales dans la gestion des ressources.
Les communautés locales, détentrices de droits traditionnels sur les ressources, ont un accès limité à ces dernières pour protéger la biodiversité. Des initiatives, comme celles soutenues par les partenaires techniques et financiers, montrent que l'implication des communautés dans la gestion des ressources peut réduire les conflits et améliorer les résultats de conservation (Tchamba et al., 2022). Pour assurer une coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature, il est essentiel de renforcer les mécanismes de participation communautaire, d'établir des zones d'utilisation durable clairement définies, et de fournir des alternatives économiques viables aux communautés locales. Ces approches participatives sont cruciales pour préserver la réserve de faune du Dja tout en répondant aux besoins des populations locales.
Plusieurs mécanismes ont été mis en place pour garantir une utilisation durable des ressources, notamment le projet "Ecofac" financé par l'Union européenne, qui renforce les capacités des éco-gardes et promeut des pratiques agricoles durables (Dupain et al., 2012). Cependant, des rapports récents, comme celui de Nzooh et al. (2023), indiquent que ces mécanismes sont souvent insuffisants en raison d'un manque de financement et de surveillance continue. Le braconnage et l'exploitation forestière illégale persistent, ce qui nécessite un renforcement des mesures de contrôle et une meilleure implication des communautés locales dans la gestion des ressources.
Les communautés locales, détentrices de droits traditionnels sur les ressources, ont un accès limité à ces dernières pour protéger la biodiversité. Des initiatives, comme celles soutenues par les partenaires techniques et financiers, montrent que l'implication des communautés dans la gestion des ressources peut réduire les conflits et améliorer les résultats de conservation (Tchamba et al., 2022). Pour assurer une coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature, il est essentiel de renforcer les mécanismes de participation communautaire, d'établir des zones d'utilisation durable clairement définies, et de fournir des alternatives économiques viables aux communautés locales. Ces approches participatives sont cruciales pour préserver la réserve de faune du Dja tout en répondant aux besoins des populations locales.
Monitoring
Le suivi écologique dans la réserve de faune du Dja, joue un rôle crucial pour évaluer l'état de conservation des écosystèmes et des espèces qu'elle abrite. Ce suivi repose sur des méthodes scientifiques telles que le recensement des populations animales, l'étude des habitats, et la surveillance des pressions anthropiques comme le braconnage et l'exploitation forestière illégale. Par exemple, des études récentes menées par l'ONG Wildlife Conservation Society (WCS) ont révélé une diminution alarmante des populations d'éléphants de forêt (Loxodonta cyclotis) en raison du braconnage pour l'ivoire, avec une réduction estimée à 60 % au cours des deux dernières décennies (Maisels et al., 2021). Ces données permettent aux gestionnaires de la réserve, en collaboration avec le ministère camerounais des Forêts et de la Faune (MINFOF), de prendre des décisions éclairées pour préserver l'intégrité écologique de la zone.
Un aspect central du suivi écologique dans la réserve du Dja est l'étude des espèces emblématiques, telles que les éléphants de forêt (Loxodonta cyclotis), les gorilles (Gorilla gorilla) et les chimpanzés (Pan troglodytes), qui sont des indicateurs clés de la santé de l'écosystème. Des techniques comme le piégeage photographique, le suivi des nids et l'analyse génétique des excréments sont utilisées pour estimer les populations et comprendre leurs comportements. Une étude récente publiée dans Biological Conservation a utilisé des pièges photographiques pour documenter la présence de gorilles dans des zones reculées de la réserve, confirmant leur utilisation de corridors écologiques pour se déplacer et mettant en évidence l'importance de ces corridors pour leur survie (Tchamba et al., 2022). Parallèlement, le suivi de la flore, notamment des arbres centenaires comme le moabi (Baillonella toxisperma), permet d'évaluer l'impact des changements climatiques et des activités humaines sur les forêts tropicales. Une étude publiée en 2020 dans Forest Ecology and Management a montré que la fragmentation des forêts due à l'exploitation forestière illégale menace la régénération de ces espèces clés (Fotso et al., 2020).
Enfin, le suivi écologique dans la réserve du Dja est confronté à des défis majeurs, notamment le manque de ressources financières et logistiques, ainsi que la pression croissante des communautés locales pour accéder aux ressources naturelles. Pour y faire face, des partenariats avec des organisations internationales comme le Fonds mondial pour la nature (WWF) et des projets de développement communautaire sont mis en place. Par exemple, le projet "Ecofac" (Écosystèmes forestiers d'Afrique centrale), financé par l'Union européenne, a permis de former des éco-gardes locaux et de soutenir des initiatives d'agroforesterie pour réduire la dépendance des communautés à l'égard de la chasse illégale (Dupain et al., 2012). Une étude récente publiée dans Conservation Science and Practice a souligné l'efficacité de ces approches participatives, montrant une réduction significative des activités de braconnage dans les zones où les communautés locales sont impliquées dans la gestion des ressources (Nzooh et al., 2023). Ainsi, le suivi écologique ne se limite pas à une simple collecte de données, mais devient un outil essentiel pour promouvoir une coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature dans cette région d'une importance écologique mondiale.
Un aspect central du suivi écologique dans la réserve du Dja est l'étude des espèces emblématiques, telles que les éléphants de forêt (Loxodonta cyclotis), les gorilles (Gorilla gorilla) et les chimpanzés (Pan troglodytes), qui sont des indicateurs clés de la santé de l'écosystème. Des techniques comme le piégeage photographique, le suivi des nids et l'analyse génétique des excréments sont utilisées pour estimer les populations et comprendre leurs comportements. Une étude récente publiée dans Biological Conservation a utilisé des pièges photographiques pour documenter la présence de gorilles dans des zones reculées de la réserve, confirmant leur utilisation de corridors écologiques pour se déplacer et mettant en évidence l'importance de ces corridors pour leur survie (Tchamba et al., 2022). Parallèlement, le suivi de la flore, notamment des arbres centenaires comme le moabi (Baillonella toxisperma), permet d'évaluer l'impact des changements climatiques et des activités humaines sur les forêts tropicales. Une étude publiée en 2020 dans Forest Ecology and Management a montré que la fragmentation des forêts due à l'exploitation forestière illégale menace la régénération de ces espèces clés (Fotso et al., 2020).
Enfin, le suivi écologique dans la réserve du Dja est confronté à des défis majeurs, notamment le manque de ressources financières et logistiques, ainsi que la pression croissante des communautés locales pour accéder aux ressources naturelles. Pour y faire face, des partenariats avec des organisations internationales comme le Fonds mondial pour la nature (WWF) et des projets de développement communautaire sont mis en place. Par exemple, le projet "Ecofac" (Écosystèmes forestiers d'Afrique centrale), financé par l'Union européenne, a permis de former des éco-gardes locaux et de soutenir des initiatives d'agroforesterie pour réduire la dépendance des communautés à l'égard de la chasse illégale (Dupain et al., 2012). Une étude récente publiée dans Conservation Science and Practice a souligné l'efficacité de ces approches participatives, montrant une réduction significative des activités de braconnage dans les zones où les communautés locales sont impliquées dans la gestion des ressources (Nzooh et al., 2023). Ainsi, le suivi écologique ne se limite pas à une simple collecte de données, mais devient un outil essentiel pour promouvoir une coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature dans cette région d'une importance écologique mondiale.
Research
Plusieurs programmes de recherche et de conservation sont en cours dans la réserve de faune du Dja. Ces programmes visent généralement la conservation de la biodiversité, la gestion durable des ressources naturelles et l'implication des communautés locales dans les efforts de conservation. Les activités de recherche comprennent la surveillance écologique, des études sur des espèces spécifiques et des évaluations de l'impact humain sur l'écosystème. Cependant, les spécificités de tout programme de recherche ciblé dans le cadre du système de gestion adaptative dépendront des initiatives actuelles menées par les autorités de gestion notamment le ministère camerounais des Forêts et de la Faune (MINFOF), en collaboration avec diverses organisations internationales de conservation, des ONG et des institutions de recherche.
En partenariat avec le ministère camerounais des forêts et de la faune, l'Institut du Bassin du Congo (CBI) a récemment ouvert deux stations de terrain à Bouamir et à Somalomo. Elles sont situées à l'intérieur et à proximité de la réserve de faune du Dja, dans la région de l'Est du Cameroun. Ces installations sont à la disposition de la communauté élargie des chercheurs locaux et internationaux et ont déjà produit une vaste collection de recherche et de publications sur les écosystèmes, les espèces, les processus écologiques des forêts de la région.
Les programmes de recherche et de conservation ci-dessous sont en cours dans la Réserve de Faune du Dja:
1. Suivi de la biodiversité et recherche écologique, 2. Conflits homme-faune et conservation communautaire, 3. Recherche sur la lutte contre le braconnage et l'application de la loi, 4. Santé des écosystèmes et changement climatique.
Les principales organisations impliquées dans la recherche et la conservation sont : le Ministère camerounais des Forêts et de la Faune (MINFOF), le WWF (World Wide Fund for Nature), l’African Wildlife Foundation (AWF), la Wildlife Conservation Society (WCS), la Zoological Society of London (ZSL), l’UNESCO, la Born Free Foundation (UK), des ONG locales telles que Tropical Forest & Rural Development (TFRD) et l’Association pour la Protection des Grands Singes (APGS), ainsi que de nombreuses autres organisations et universités locales et internationales.
Entre 2004 et 2021, le Centre for Research and Conservation de la Antwerp Zoo Society a géré un site de recherche, connu sous le nom de « La Belgique », situé à 10 km de la frontière de la Réserve de faune du Dja, dans la périphérie nord de la réserve. Ce site a été le théâtre de recherches approfondies et étendues en écologie, botanique, socio-économie des grands singes, etc. (les plus récénts: Tedonzong et al., 2023 ; Kuenbou et al., 2024 ; Epanda et al., 2020 ; Tedonzong et al., 2020 ; Tagg et al., 2020 ; Lameris et al., 2020 ; etc.). Le site a également été intégré au programme Pan African: Cultured Chimpanzee de l’Institut Max Planck d’Anthropologie (https://panafrican.eva.mpg.de/index.php), ce qui a donné lieu à un grand nombre de publications importantes au fil des ans, portant à la fois sur les chimpanzés et sur des thématiques plus larges (Wang et al., 2024 ; Barratt et al., 2021 ; Carvalho et al., 2021 ; Lester et al., 2021 ; Kalan et al., 2020 ; Boesch et al., 2020 ; Kühl et al., 2019 ; Kalan et al., 2019 ; Tagg et al., 2018 ; Kühl et al., 2016). Dans le cadre du programme actuel de la Born Free Foundation dans cette même zone, mis en œuvre par l’Association Camerounaise pour la Protection des Grands Singes (APGS), la recherche se poursuit afin de suivre l’impact des activités du programme, notamment en matière d’éducation, de formation professionnelle, de protection des forêts et d’application de la loi.
En partenariat avec le ministère camerounais des forêts et de la faune, l'Institut du Bassin du Congo (CBI) a récemment ouvert deux stations de terrain à Bouamir et à Somalomo. Elles sont situées à l'intérieur et à proximité de la réserve de faune du Dja, dans la région de l'Est du Cameroun. Ces installations sont à la disposition de la communauté élargie des chercheurs locaux et internationaux et ont déjà produit une vaste collection de recherche et de publications sur les écosystèmes, les espèces, les processus écologiques des forêts de la région.
Les programmes de recherche et de conservation ci-dessous sont en cours dans la Réserve de Faune du Dja:
1. Suivi de la biodiversité et recherche écologique, 2. Conflits homme-faune et conservation communautaire, 3. Recherche sur la lutte contre le braconnage et l'application de la loi, 4. Santé des écosystèmes et changement climatique.
Les principales organisations impliquées dans la recherche et la conservation sont : le Ministère camerounais des Forêts et de la Faune (MINFOF), le WWF (World Wide Fund for Nature), l’African Wildlife Foundation (AWF), la Wildlife Conservation Society (WCS), la Zoological Society of London (ZSL), l’UNESCO, la Born Free Foundation (UK), des ONG locales telles que Tropical Forest & Rural Development (TFRD) et l’Association pour la Protection des Grands Singes (APGS), ainsi que de nombreuses autres organisations et universités locales et internationales.
Entre 2004 et 2021, le Centre for Research and Conservation de la Antwerp Zoo Society a géré un site de recherche, connu sous le nom de « La Belgique », situé à 10 km de la frontière de la Réserve de faune du Dja, dans la périphérie nord de la réserve. Ce site a été le théâtre de recherches approfondies et étendues en écologie, botanique, socio-économie des grands singes, etc. (les plus récénts: Tedonzong et al., 2023 ; Kuenbou et al., 2024 ; Epanda et al., 2020 ; Tedonzong et al., 2020 ; Tagg et al., 2020 ; Lameris et al., 2020 ; etc.). Le site a également été intégré au programme Pan African: Cultured Chimpanzee de l’Institut Max Planck d’Anthropologie (https://panafrican.eva.mpg.de/index.php), ce qui a donné lieu à un grand nombre de publications importantes au fil des ans, portant à la fois sur les chimpanzés et sur des thématiques plus larges (Wang et al., 2024 ; Barratt et al., 2021 ; Carvalho et al., 2021 ; Lester et al., 2021 ; Kalan et al., 2020 ; Boesch et al., 2020 ; Kühl et al., 2019 ; Kalan et al., 2019 ; Tagg et al., 2018 ; Kühl et al., 2016). Dans le cadre du programme actuel de la Born Free Foundation dans cette même zone, mis en œuvre par l’Association Camerounaise pour la Protection des Grands Singes (APGS), la recherche se poursuit afin de suivre l’impact des activités du programme, notamment en matière d’éducation, de formation professionnelle, de protection des forêts et d’application de la loi.
Effectiveness of management system and governance in addressing threats outside the site
Les principales pressions venant de l’extérieur du bien sont liées au braconnage et à la déforestation en périphérie du bien, exacerbés par l’implantation de grands projets industriels (barrage hydro-électrique, plantations industrielles et exploitation forestière). Les ressources disponibles sont insuffisantes pour gérer efficacement ces pressions (UNESCO/UICN, 2012 et 2015), mais la capacité de gestion est en cours d'augmentation (État partie du Cameroun, 2020). La bonne gestion des forêts aux alentours du bien, surtout dans l'unique corridor restant qui établit encore une connexion écologique avec les autres aires protégées de la TRIDOM, est d'une priorité cruciale
pour la conservation à long-terme des grands mammifères du bien.
Le projet hydroélectrique de Mékin reste une menace, notant que l’EIES avait identifié une série d’activités à impact négatif sur la VUE du bien. Cependant, Le Comité du patrimoine mondial a exprimé sa préoccupation face aux retards persistants dans la mise en œuvre des recommandations de la mission de conseil de 2020 et du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) associé au projet du barrage hydroélectrique de Hydro-Méekin, et demandé à l’État partie de prendre des mesures immédiates pour accélérer la mise en œuvre de ces recommandations et de soumettre un rapport détaillé au Centre du patrimoine mondial sur les mesures prises pour atténuer ces impacts et sur les progrès réalisés (UNESCO, 2025).
pour la conservation à long-terme des grands mammifères du bien.
Le projet hydroélectrique de Mékin reste une menace, notant que l’EIES avait identifié une série d’activités à impact négatif sur la VUE du bien. Cependant, Le Comité du patrimoine mondial a exprimé sa préoccupation face aux retards persistants dans la mise en œuvre des recommandations de la mission de conseil de 2020 et du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) associé au projet du barrage hydroélectrique de Hydro-Méekin, et demandé à l’État partie de prendre des mesures immédiates pour accélérer la mise en œuvre de ces recommandations et de soumettre un rapport détaillé au Centre du patrimoine mondial sur les mesures prises pour atténuer ces impacts et sur les progrès réalisés (UNESCO, 2025).
Effectiveness of management system and governance in addressing threats inside the site
Le système de gestion en place sous la supervision du MINFOF avec l'appui des partenaires techniques et financiers permet dans une certaine mesure de contenir les menaces à l'intérieur du bien. Cependant, plusieurs activités avec des impacts néfastes sur le maintien de la VUE du bien restent d'actualité notamment le braconnage, l'exploitation legale et illégale du bois, les empiétements agricoles et forestiers, et surtout les projets de développement en particulier le barrage hydroélectrique de Mekin dont la mise en eau a déjà provoqué l'ennoiement de plus de 8.000 hectares de végétation à l’intérieur des limites du bien, compromettant gravement son intégrité écologique. Il reste une menace pour le bien. Malheureusement, il n'existe pas à ce jour des informations accessibles sur l'utilisation des outils d'évaluation de l'efficacité de gestion dans le bien.
La protection de la réserve de faune du Dja repose sur un cadre juridique incluant des lois nationales camerounaises et des conventions internationales, ainsi que sur un plan de gestion 2020-2024 qui définit des objectifs pour la conservation des espèces et des habitats. Des efforts significatifs sont déployés pour lutter contre les menaces majeures, telles que le braconnage, l'exploitation forestière illégale et l'empiètement agricole, grâce à des patrouilles anti-braconnage, des programmes de surveillance écologique et des collaborations avec des organisations internationales et les communautés locales. De plus les projets de développement notamment le barrage hydro-électrique de Mékin et les projets routiers viennent exacerber ces menaces. Cependant, la mise en œuvre de ces mesures est souvent entravée par une insuffisance des ressources financières et logistiques, limitant leur efficacité sur le terrain. En matière de gestion durable, la réserve est confrontée à un manque de financement structurel, ce qui freine la mise en œuvre des mesures de conservation et le renforcement des capacités des écogardes. Les projets de partenaires, bien qu’essentiels, sont souvent ponctuels et ne permettent pas une approche de gestion à long terme. Pour renforcer la protection et la gestion de la réserve, il est essentiel d'augmenter les financements, d'améliorer les capacités techniques et logistiques, et de renforcer les collaborations entre les acteurs locaux, nationaux et internationaux. Une approche intégrée, combinant conservation stricte, développement communautaire et adaptation aux changements climatiques, est cruciale pour préserver la Valeur Universelle Exceptionnelle de la réserve de faune du Dja pour les générations futures. Enfin, le rapport final de l’EESS des projets de développement dans et autour de la Réserve de faune du Dja conclu que l'option la plus appropriée est celle du Maintien de la RFD et réalisation de tous les projets en cours et ceux projetés (statu quo). Comme indiqué dans l'EESS, les impacts négatifs individuels et cumulés des projets en cours et projetés sur la VUE, ainsi que sur les communautés des villages environnants, sont significatifs et irréversibles pour certains si l'option du statu quo est retenue et cela pourrait éventuellement compromettre de manière irréversible la protection et la gestion du bien.
Large éventail d’espèce de primates
Low Concern
Trend
Stable
En 2016, l’ONG LAGA signale une tendance à la hausse du trafic de grands singes de plus en plus professionnel au Cameroun (pour la viande et les parties de corps) avec 64 crânes saisis en 2016 (18 de gorilles et 46 de chimpanzés). 13 de ces crânes de chimpanzés furent saisis sur des trafiquants voyageant de Somalomo (antenne Nord de la réserve du Dja) vers Abong Mbang (LAGA, 2017). Grace aux efforts concertés de l'Etat partie et de ses partenaire pour améliorer la surveillance du bien, 02 Chimpanzés et 01 gorille vivants ont été sauvés des mains de braconniers et transférés dans les installations en semi-captivité de l'ONG Ape Action Africa en périphérie du Parc National de la Mefou (Etat partie du Cameroun, 2024). Après une baisse de densité entre 2015 (MINFOF et UICN, 2015), les densités de population de grands singes bien qu'elles demeurent largement inférieures aux populations au moment de son inscription, sont desormais stables dans le bien d'après les données d'inventaire de 2021 avec une population de gorille de 2141 (1,604–2,857) individus en 2021 contre 2 050 (1 530-2 748) en 2018 et pour les chimpanzés une population de 2,756 (2,186–3,475) en 2021 contre 2,785 (2020–3839) en 2018 (Etat partie du Cameroun, 2024). Toutefois malgré l’existence des zones encore exemptes de signes de braconnage dans le Centre-Est de la Reserve et même dans la zone Nord-Ouest, des efforts restent à faire pour réduire le braconnage à sa plus simple expression. De plus l’observation de la distribution des éléphants suggère un élargissement assez conséquent de leur zone d’activité en direction du corridor (proposé) qui lie le Dja au massif de Ngoyla (Rapport d'inventaire faunique Reserve de Faune du Dja, 2021).
Habitat pour de nombreuses espèces remarquables dont beaucoup sont menacées dans le monde
High Concern
Trend
Deteriorating
Les densités d'espèces protégées pouvant être mesurées ont fortement diminué depuis l'inscription du bien (éléphants et grands singes) (UNESCO / UICN, 2012). Il n'y a pas eu de programme de surveillance systématique à long terme, il est donc difficile d'évaluer avec précision la diminution des effectifs pour chaque espèce. Cependant, plusieurs études ont montré que de nombreuses espèces de mammifères sont toujours présentes et relativement abondantes. En 2016, le premier suivi systématique des mammifères (moyens et grands) par des pièges photographiques réalisé dans la réserve du Dja a détecté 32 espèces de mammifères. Malgré le braconnage omniprésent et les soupçons du commerce illégal de l'ivoire, des écailles de pangolins et des grands singes, cette étude confirme la présence de ces espèces sur une petite zone d'échantillonnage non loin des villages permanents. D'autres relevés au piège photographique dans le secteur sud de la réserve ont révélé la présence d'espèces souvent sensibles à la pression de la chasse comme le léopard (Panthera pardus), le chat doré africain (Caracal aurata) et le céphalophe à ventre blanc (Cephalophus leucogaster) (Bahaael-din et al.. 2015; Bruce 2018ab) . Cela fournit des preuves importantes pour soutenir l'idée que la réserve du Dja reste une aire protégée importante pour la conservation des mammifères moyens et grands dans le bassin du Congo (Bruce et al., 2017ab, en préparation).
Au cours de l'année 2021, un deuxième inventaire complet du Dja faisant suite à celui de 2018 a été réalisé d'avril à juin 2021. Cet inventaire faunique a été réalisé par le Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF), la Zoological Society of London (ZSL), African Wildlife Foundation (AWF) en utilisant la même méthodologie que l'inventaire de référence de 2018 réalisé par les mêmes partenaires. D'après cet inventaire, les populations d'éléphants de forêt montrent une tendance stable sur les deux périodes (2018 et 2021) avec une taille de population d'environ 225 individus (144-352, IC 95%) en 2021 contre 219 individus (150 - 319, IC 95%) en 2018. Les deux études montrent la même densité à 0,042 individu/km2. Le test de Walder montre qu’il n’y a pas de différence significative entre les deux périodes. Les tendances stables sont également visibles chez les grands singes avec une population de gorille de 2141 (1,604–2,857) individus en 2021 contre 2 050 (1 530-2 748) en 2018 et pour les chimpanzés une population de 2,756 (2,186–3,475) en 2021 contre 2,785 (2020–3839) en 2018.
Malgré la stabilité observée chez certaines espèces, leur habitat naturel, au sein de la Réserve de Faune du Dja (RFD) et dans sa zone périphérique, demeure soumis à d’importantes pressions, principalement liées aux projets miniers, à l’exploitation forestière, à l’expansion des agro-industries, aux projets d’infrastructures routières et ferrovières, et en particulier au barrage hydroélectrique de Mekin.
Au cours de l'année 2021, un deuxième inventaire complet du Dja faisant suite à celui de 2018 a été réalisé d'avril à juin 2021. Cet inventaire faunique a été réalisé par le Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF), la Zoological Society of London (ZSL), African Wildlife Foundation (AWF) en utilisant la même méthodologie que l'inventaire de référence de 2018 réalisé par les mêmes partenaires. D'après cet inventaire, les populations d'éléphants de forêt montrent une tendance stable sur les deux périodes (2018 et 2021) avec une taille de population d'environ 225 individus (144-352, IC 95%) en 2021 contre 219 individus (150 - 319, IC 95%) en 2018. Les deux études montrent la même densité à 0,042 individu/km2. Le test de Walder montre qu’il n’y a pas de différence significative entre les deux périodes. Les tendances stables sont également visibles chez les grands singes avec une population de gorille de 2141 (1,604–2,857) individus en 2021 contre 2 050 (1 530-2 748) en 2018 et pour les chimpanzés une population de 2,756 (2,186–3,475) en 2021 contre 2,785 (2020–3839) en 2018.
Malgré la stabilité observée chez certaines espèces, leur habitat naturel, au sein de la Réserve de Faune du Dja (RFD) et dans sa zone périphérique, demeure soumis à d’importantes pressions, principalement liées aux projets miniers, à l’exploitation forestière, à l’expansion des agro-industries, aux projets d’infrastructures routières et ferrovières, et en particulier au barrage hydroélectrique de Mekin.
Forêt pluviale primaire avec des écosystèmes riches et variés
High Concern
Trend
Deteriorating
Les projets agricoles intensifs, tels que les plantations de cacao, de palmiers à huile et surtout d'hévéa, ainsi que l’exploitation artisanale de l’or, entraînent une déforestation à grande échelle, aggravant ainsi l’érosion des sols, et la pollution des sols et des eaux. Les rejets de mercure provenant des exploitations minières artisanales contaminent les cours d’eau, affectant non seulement les espèces aquatiques mais aussi les communautés humaines qui en dépendent. Cela perturbe les interactions complexes entre les écosystèmes terrestres et aquatiques, comme le cycle des nutriments dans la rivière Dja, qui est une composante essentielle du fonctionnement écologique de la région. De plus, les modifications des habitats par l’agriculture et l’industrie entraînent la prolifération d’espèces envahissantes au détriment des espèces natives, réduisant la diversité et la résilience des écosystèmes forestiers (UICN, 2024).
En plus des autres projets hydroélectriques programmés sur le cours du Dja, les infrastructures connexes ainsi que la mise en eau du barrage d‘Hydro-Mékin non seulement fait dépérir plus de 8000 hectares de végétation à l’intérieur des limites du bien à cause de l’ennoiement, mais perturbe sérieusement certaines espèces animales qui, en évitant les eaux se retrouvent dans les villages environnants menaçant les populations riveraines de la réserve ainsi que leurs moyens de subsistance et deviennent de plus en plus vulnérables aux braconniers. De plus, bien que situés dans le cadre plus large du bien, les grands projets de transport notamment la route Sangmélima Djoum-Mintom, le projet nickel-cobalt du secteur Lomié-Ngoyla-Messok, le fer de Mbalam avec son chemin de fer qui va du Sud Est du Cameroun traverse tout le corridor du TRIDOM entre le Cameroun et le Gabon et pourraient fortement compromettre l’intégrité du bien (UICN, 2024).
En plus des autres projets hydroélectriques programmés sur le cours du Dja, les infrastructures connexes ainsi que la mise en eau du barrage d‘Hydro-Mékin non seulement fait dépérir plus de 8000 hectares de végétation à l’intérieur des limites du bien à cause de l’ennoiement, mais perturbe sérieusement certaines espèces animales qui, en évitant les eaux se retrouvent dans les villages environnants menaçant les populations riveraines de la réserve ainsi que leurs moyens de subsistance et deviennent de plus en plus vulnérables aux braconniers. De plus, bien que situés dans le cadre plus large du bien, les grands projets de transport notamment la route Sangmélima Djoum-Mintom, le projet nickel-cobalt du secteur Lomié-Ngoyla-Messok, le fer de Mbalam avec son chemin de fer qui va du Sud Est du Cameroun traverse tout le corridor du TRIDOM entre le Cameroun et le Gabon et pourraient fortement compromettre l’intégrité du bien (UICN, 2024).
Assessment of the current state and trend of World Heritage values
Deteriorating
Les richesses naturelles sont toujours présentes sur le site et la diversité des espèces de moyens et grands mammifères est relativement préservée. Le courvert forestier subit quelques menaces encore restreintes, ce qui est un point fort positif. Néanmoins, la situation pourrait devenir préoccupante dans un avenir proche si les projets projetés sont mis en oeuvre. Il y a une forte diminution perceptible des effectifs de faune sauvage (catastrophique pour les éléphants et d'une préoccupation importante pour les grands singes) comparé aux niveaux relevés à l’époque de l’inscription. Cette forte diminution de certains grands mammifères risque d'entraîner une perte de leurs fonctionnement écologique. La demande en terre arables, en viande de brousse et le trafic organisé des produits animal (ivoire, trophées de grands singes) associés à la pression des projets de développement (plantations, barrage, exploitation forestière) installés à la périphérie du site pourrait provoquer une nouvelle baisse des valeurs du site. Le zonage méridional, la mise en œuvre efficiente du Plan de Gestion des terres et l’application des prescriptions d’aménagement dans l’exploitation durable des UFA, des Agro-industries et grands projets riverains du bien, contribueront à l’amélioration la situation de gestion du bien (Consultation de l'UICN, 2020). La détérioration des forêts en périphérie du bien (quasiment toutes pourtant sous aménagement) entraîne une fragilisation des habitats pour les grands mammifères et le maintien de la connectivité écologique du corridor forestier dans le coin Sud-Est de la Réserve est une priorité cruciale pour la conservation à long terme des grands mammifères et de la Valeur Universelle Exceptionnelle du bien.
Additional information
Legal subsistence hunting of wild game
La chasse traditionnelle est autorisée uniquement dans l’espace d’utilisation villageoise conformément aux « droits d’usage » pour les communautés indigènes, cependant, elle ne doit ni concerner les espèces protégées ni faire l’objet d’une activité commercial (UNESCO/UICN, 2012).
Outdoor recreation and tourism
Le développement du tourisme pourrait faire une contribution importante à l’économie locale et nationale étant donné que la réserve du Dja attire des touristes nationaux et internationaux, à la fois pour son patrimoine naturel et culturel. En outre, l’écotourisme pourrait valoriser la culture locale à travers des initiatives de développement des populations autochtones.
Importance for research
La station de recherche de Bouamir est un centre de recherche important dans la région d'Afrique Central, et plusieurs chercheurs nationaux et internationaux sont accueillis chaque année sur le site. La réserve de faune du Dja appartient au bloc forestier considéré comme le plus grand en Afrique pour le maintien de la diversité biologique. Son écosystème riche et varié reflète l’évolution écologique en cours dans ce type d’environnement. Elle offre donc un terrain propice à la recherche.
Contribution to education
La réserve du Dja est un site important pour les activités éducatives et de formation pour les populations locales. Il sera essentiel d’impliquer les nouveaux immigrants sur la zone dans les activités de sensibilisation et d’éducation afin d’atténuer la pression anthropique sur le bien.
Carbon sequestration
Faisant partie des forêts tropicales d’Afrique centrale, la Réserve de faune du Dja, soutenue par la faune présente sur le site, fournit d'importants services environnementaux. Par exemple, le potentiel de stockage du carbone des forêts est renforcé par l'action des éléphants de forêt (Berzaghi et al., 2019).
Le principal bénéfice apporté par le site est l’accès à ses ressources pour les peuples autochtones Baka. Il offre également une possibilité de développement pour les populations locales et mondiales dans le domaine du tourisme, de la recherche et de l’éducation.
| № | Organisation | Brief description of Active Projects | Website |
|---|---|---|---|
| 1 | UNESCO | Plus précisément, le projet consistera à 1 : surveiller et évaluer la dynamique de l'habitat : Utiliser des drones pour identifier les changements dans la couverture végétale, les perturbations forestières telles que l'exploitation forestière, l'agriculture, les feux de brousse et d'autres types de fragmentation de l'habitat. Ce projet s'appuiera sur les efforts actuels menés par l'Institut du Bassin du Congo, qui teste l'utilisation de drones sur deux parcelles expérimentales, et les développera pour couvrir une plus grande surface et recueillir davantage d'informations nécessaires à la gestion du site. Cela permettra d'identifier les zones nécessitant une restauration et d'autres efforts de conservation. 2 : Surveiller les populations de grands mammifères dans les clairières : Utiliser des drones pour détecter et surveiller les populations d'éléphants, de chimpanzés, de gorilles et d'autres grands mammifères dans les clairières. 3 : Améliorer l'engagement et l'éducation du public : Utiliser l'imagerie des drones pour créer des documents attrayants et informatifs pour l'engagement du public. |
https://whc.unesco.org/fr/assistanceint/3484/
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| 2 | EFI - European Forest Institute · Noé Conservation · UNESCO · GIZ · Centre pour l'Environnement et le Développement - CED Cameroun · African Wildlife Foundation - AWF | Le projet vise à assurer le développement durable dans deux forêts d'importance mondiale (Réserve de faune du Dja et Parc National Lobéké) au Sud et Sud-Est du Cameroun en garantissant une croissance inclusive et un usage responsable des ressources naturelles. Objectifs spécifiques OS1. Renforcer la conservation inclusive de la biodiversité du paysage par les mandataires territoriaux OS2. Augmenter les moyens de subsistance et la résilience des communautés locales par des filières d’économie verte OS3. Améliorer la gouvernance des territoires et ressources naturelles par les acteurs décentralisés |
https://www.nitidae.org/actions/natura-sud-est
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| 3 | Center for Tropical Research and Centre pour L'Environnement et le Développement | Le projet DBR vise à réduire la déforestation et la dégradation et à favoriser l'augmentation des stocks de carbone dans les 624 000 hectares de réserve. Il vise également à réduire la déforestation et la dégradation et à reboiser une zone tampon de 15 km autour du parc, soit 604 500 hectares. Au total, le projet REDD+ régional de la biosphère du Dja permettra de conserver et/ou de réhabiliter 1 228 500 hectares de forêt dans le bassin du Congo. De plus, le projet intègre une stratégie globale de gestion intégrée des terres au profit des Baka (habitants traditionnels de la forêt) et des communautés bantoues de la région, ainsi qu'un centre de recherche jumelé à un gîte d'écotourisme éducatif. À terme, GGC (développeur du projet) espère proposer un modèle durable qui s'inscrira dans le cadre du dispositif national REDD+ du Cameroun. |
https://www.reddprojectsdatabase.org/348-dja-biosphere-regional-redd-project/
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| 4 | Born Free Foundation, Association pour la Protection de Grands Singes | La Fondation Born Free soutient l'Association pour la Protection de Grands Singes (APGS) du Cameroun pour mettre en œuvre un programme de formation professionnelle, d'éducation primaire et de sensibilisation des communautés, de protection et de régénération des forêts et d'application de la loi dans 15 villages de la périphérie nord de la réserve. Ce programme est en cours depuis avril 2022. |
https://www.bornfree.org.uk/field-conservation/guardians-of-dja/
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Références
| № | Références |
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