Ecosystem and Relict Cultural Landscape of Lopé-Okanda
Country
Gabon
Inscribed in
2007
Criteria
(iii)
(iv)
(ix)
(x)
The conservation outlook for this site has been assessed as "good with some concerns" in the latest assessment cycle. Explore the Conservation Outlook Assessment for the site below. You have the option to access the summary, or the detailed assessment.
The Ecosystem and Relict Cultural Landscape of Lopé-Okanda demonstrates an unusual interface between dense and well-conserved tropical rainforest and relict savannah environments with a great diversity of species, including endangered large mammals, and habitats. The site illustrates ecological and biological processes in terms of species and habitat adaptation to post-glacial climatic changes. It contains evidence of the successive passages of different peoples who have left extensive and comparatively well-preserved remains of habitation around hilltops, caves and shelters, evidence of iron-working and a remarkable collection of some 1,800 petroglyphs (rock carvings). The property’s collection of Neolithic and Iron Age sites, together with the rock art found there, reflects a major migration route of Bantu and other peoples from West Africa along the River Ogooué valley to the north of the dense evergreen Congo forests and to central east and southern Africa, that has shaped the development of the whole of sub-Saharan Africa. © UNESCO
Résumé
2025 Conservation Outlook
Finalised on
11 Oct 2025
Bonnes avec quelques préoccupations
Current state and trend of VALUES
Low Concern
Overall THREATS
Overall PROTECTION and MANAGEMENT
Full assessment
Description of values
Interface inhabituelle entre des milieux de savane et de forêt
Criterion
(ix)
Le bien présente une interface inhabituelle entre des milieux de savane et de forêt, ainsi qu'un témoignage très important de processus d'évolution sous forme d'adaptation des espèces et des habitats à des changements climatiques post-glaciaires. La diversité des espèces et des habitats que l'on y trouve est le résultat de processus naturels ainsi que de l'interaction à long terme entre l'homme et la nature (Comité du patrimoine mondial, 2007).
Zone d'intérêt exceptionnel pour la flore des forêts ombrophiles du Congo
Criterion
(x)
La diversité des habitats et les relations complexes entre les écosystèmes de forêt et de savane ont donné une diversité biologique élevée, en particulier floristique, qui fait du bien l'une des zones les plus exceptionnelles du point de vue de la diversité et de la complexité de la flore dans la Province biogéographique des forêts ombrophiles du Congo. Plus de 1 550 espèces de plantes ont été décrites, parmi lesquelles 40 n'avaient jamais encore été recensées au Gabon et l'on pense que, lorsque les recensements et les travaux de recherche sur la flore seront terminés, le nombre de plantes pourrait atteindre 3 000 (Comité du patrimoine mondial, 2007).
Espèces menacées
Criterion
(x)
Les espèces menacées de grands mammifères trouvent davantage un dernier refuge à Lopé-Okanda que dans toute autre zone comparable de forêts pluviales de la Province biogéographique des forêts ombrophiles du Congo (Comité du patrimoine mondial, 2007). Le site auberge entre autres populations importantes d'éléphants de forêt, buffles, gorilles, chimpanzés, mandrill, cercopithèque à queue de soleil, potamochères, et pangolins.
Anciens témoignages de l'extension de la culture tshitolienne
Le Parc national de Lopé-Okanda abrite les plus anciens témoignages de l'extension de la culture tshitolienne vers l'Atlantique et il a révélé des traces de domestication de plantes et d'animaux et d'utilisation des ressources forestières. Les riches ensembles archéologiques de la partie médiane de la vallée du fleuve Ogooué témoignent de 400 000 années d'une histoire quasiment ininterrompue. Les sites archéologiques témoignent de la plus ancienne date d'extension de la culture tshitolienne vers l'Atlantique, et attestent de manière détaillée d'une utilisation très ancienne de produits de la forêt, de pratiques culturales et de domestication d'animaux (Comité du patrimoine mondiale, 2007).
Assessment information
Dans l'ensemble, l'absence d'informations récentes limite notre compréhension du niveau de menace auquel le site est confronté. Toutefois, on considère que les menaces actuelles présentent globalement un impact faible. Le braconnage à des fins commerciales demeure une menace significative, bien qu’en diminution grâce aux efforts soutenus des patrouilles. Les collisions entre trains et faune sont encore récurrentes, mais restent ponctuelles. Le sciage illégal est quasiment inexistant dans le Parc National de la Lopé. À ce jour, la chasse de subsistance a un impact beaucoup plus faible, tout comme l’exploitation forestière illégale. Le manque d’informations disponibles ne permet cependant pas d’évaluer de manière fiable les menaces liées en particulier aux concessions forestières et à l’exploitation des carrières.
Logging, Harvesting & Controlling Trees
(Sciage illégal)
Inside site
, Localised(<5%)
Cette activité était considéré quasiment disparue grâce aux nombreuses missions des écogardes du PN Lopé. Des informations récentes confirmées par des missions de terrain des écogardes du parc indiquent une reprise de cette activité dans la partie Nord-Ouest (Consultation de la UICN, 2025). La zone des Ensembles historiques Elarmekora est exposée aux activités de sciage illégal, notamment dans les villages de Junckville 1 et 2, ainsi que dans les sous-ensembles de Otoumbi 1 et Otoumbi 2. Les gestionnaires du parc ont procédé à la saisie des machines et d’une partie du bois scié, mais l’activité continue, menée par des personnes de nationalité étrangère, avec la complicité des communautés locales (Consultation de la UICN, 2025).
Roads, Trails & Railroads
(Accidents train-faune)
Inside site
, Localised(<5%)
Outside site
Malgré l’existence d’un accord de partenariat entre les pouvoirs publics et l’opérateur ferroviaire SETRAG, on note que plusieurs accidents train-faune se produisent encore chaque année (Consultation de la UICN, 2025; p. e. Natural History Museum, 2023). En moyenne, cinq cas de mortalité accidentelle d’éléphants et/ou de buffles, du à des collisions avec le train, étaient enregistrés chaque année par l’équipe de surveillance du parc national. Pour le compte de l’année 2024, on a enregistré quatre (4) éléphants et une (1) panthère tués par le train. Pour le premier semestre 2025, on a déjà compté quatre (4) éléphants et un (1) buffle (Consultation de la UICN, 2025).
Hunting, Collecting & Controlling Terrestrial Animals
(Chasse de subsistance)
Inside site
, Scattered(5-15%)
Outside site
Pratiquée du fait de leur droit d’usage coutumier par les habitants de la périphérie du site, elle a peu d'impact mais concourt à un certain appauvrissement de la faune (Etat Partie du Gabon, 2012). Il n’a pas d’informations plus récentes disponibles sur ce sujet.
Hunting, Collecting & Controlling Terrestrial Animals
(Braconnage commercial)
Inside site
, Scattered(5-15%)
Outside site
La chasse illégale favorisée par la voie ferrée et l’exploitation forestière à l’ouest permet d'exporter facilement la viande hors du site avec diverses complicités. Cette chasse concerne tous les taxa (éléphants pour les ivoires, buffles, gorilles, chimpanzés, céphalophes, potamochères etc.). La chasse commerciale pour la viande brousse est pratiquée principalement par des commanditaires venant des pays limitrophes du Gabon et installés dans des villages comme Junkville, Ayem ou Otoumbi. Le braconnage d’éléphant et le trafic d’ivoire dont les principaux foyers se situent autour des villages d’Ayem, Otoumbi et Mikongo, et la chasse illégale à l’intérieur et à la périphérie du parc demeurent la principale menace qui pèse sur les ressources fauniques (UNESCO/ICOMOS/IUCN, 2015), mais elle est considérée en diminution (Etat Partie du Gabon, 2021; Consultation de la UICN, 2025). Le noyau central de protection n’est plus consideré exposé, cependant, on note quelques cas dans la zone tampon où sont localisés les ensembles historiques (Consultation de la UICN, 2025). L’augmentation de nombre des patrouilles dans le site est toutefois recommandée (Etat Partie du Gabon, 2021).
Wood & Pulp Plantations
(Concessions forestières)
Outside site
Dans les années 1980, des concessions dans la réserve de l'époque ont été données et elles ont ouvert des pistes et des routes. En 2010, les concessions forestières correspondaient à 50% de la zone tampon, mais seule la moitié des concessions avaient un plan de gestion approuvé et aucune n'était certifiée (État partie du Gabon, 2007; ICOMOS/UICN, 2007; WCS, 2010). Depuis plusieurs années, l’ANPN a amené les forestiers de la périphérie à avoir des plans de gestion, par conséquence une surveillance de leur activité s’est accrue. Ainsi, 75% des concessions avaient un plan de gestion. De plus, l’activité forestière s’était ralentie du fait du ralentissement de la demande mondiale et de la mesure d’interdiction d’exportation des grumes (UNESCO/ICOMOS/IUCN, 2015). Néanmoins, actuellement il n’a pas d’informations plus récentes disponibles sur ce sujet pour permettre une évaluation plus précise de l'impact de cette menace.
Mining & Quarrying
(Exploitation de carrières)
Inside site
, Extent of threat not known
L’exploitation de carrières à l’intérieur du site est considérée une menace en diminution (Etat partie du Gabon, 2021). L’utilisation des carriers est faite uniquement lors des travaux d’entretien routier. Les agents du parc assistent aux différentes opérations afin de s’assurer de l’exécution des bonnes pratiques (Consultation de la UICN, 2025).
Plusieurs menaces potentielles pèsent sur le site. L’espèce envahissante Wassmannia auropunctata continue de se propager le long des anciennes pistes d’exploitation forestière. Le recul progressif des savanes au profit des forêts, probablement lié à une augmentation de la pluviométrie, modifie les dynamiques écologiques locales. Le conflit homme-faune demeure important malgré les efforts (barrières électrifiées) qui ont amélioré la situation dans certaines zones.
Invasive Non-Native/ Alien Species
(Espèces envahissantes)
Inside site
, Localised(<5%)
La préservation du paysage culture est assurée par des brûlis chaque deux mois par l’équipe de l’ANPN (Etat Partie du Gabon, 2021). Le long des pistes ouvertes anciennement pour l'exploitation forestière, une espèce de fourmi, Wassmannia auropunctata, serait en extension depuis 40 ans, date de son arrivée au Cameroun et au Gabon (Gabon, 2007).
Changes in Precipitation & Hydrological Regime
(Modification du régime pluviométrique)
Inside site
, Throughout(>50%)
Outside site
Depuis une décennie les mosaïques de savanes tendent à décroître au profit de la forêt (Nziengui et al. 2008; Sebag et al. 2017); ce serait vraisemblablement dû à une légère augmentation de la pluviométrie qui favoriserait ainsi le développement des forêts au détriment des savanes même avec un plan de brûlage des savanes programmé annuellement lors de la grande saison sèche (Juillet-Août).
Other Human Disturbances
(Conflit homme-nature)
Outside site
Il y a des manifestations du conflit homme-faune sauvage à la Lopé sous forme de destruction des cultures vivrières, la menace permanente des hippopotames sur les pêcheurs, la prédation des d’animaux domestiques par la panthère noire, et la destruction de toilettes par les éléphants. La dévastation des cultures vivrières des paysans par les animaux sauvages est observée tout au long de l’année (Kouely, 2023). Afin d'adresser ce conflit, en janvier 2017 des barrières électrifiées et opérationnelles ont été mis en place dans le Nord du Parc National de Lope-Okanda à l’initiative du « Projet Fil & Faune ». Les deux années qui ont suivi, il a été constaté que les battus des éléphants pour légitime défense ou simplement par les populations locales ont nettement cessé (Kouely, 2023), ce qui a amené aussi à un rapport plus positif entre les communautés locaux et les gestionnaires du parc. Néanmoins, la mise en place des barrières électrifiées n’est que ponctuelle, en raison du coût élevé de l’installation et de l’entretien. A ce titre, l’ANPN avec le concours de l’ONG Space for Giant a mis en place des clôtures mobiles, faciles à entretenir et avec un faible engagement financier (Consultation de la UICN, 2025).
Involvement of stakeholders and rightsholders, including indigenous peoples and local communities, in decision-making processes
Bien que la mise en place du Comité consultatif de gestion locale (CCGL) visait à instaurer un espace d’échanges entre le parc et les communautés locales, cette ambition n’a pas été pleinement réalisée, et des avancées significatives demeurent nécessaires (Consultation de la UICN, 2020). La préférence locale en matière de recrutement est une option de l'ANPN et les efforts continuent dans ce sens. Depuis 2017 près de 30 personnes issues de la région de la Lopé ont été intégrées à l'ANPN en tant qu'écogardes ce qui a permis d'établir un climat de confiance avec les communautés locales. Cependant cette approche autour du recrutement doit davantage intégrer les opportunités d'emploi des jeunes femmes.
Enfin, l'ANPN a également contribué grâce au « Projet Fil & Faune » à la protection des cultures saisonnières qui étaient détruites principalement par les éléphants (Kouely, 2023). La réduction du conflit homme-faune sauvage a contribué aux relations de plus en plus amicales entre les communautés locaux et l’ANDP. De grandes concessions ont été entourées de clôtures et électriques (énergie solaire) à Kazamabika, Mikongo et Aschouka permettant ainsi la protection des plantations vivrières pour partie vendues au marché de la Lopé. Des initiatives soutenues par l’UNESCO, notamment des activités génératrices de revenus, ont permis de renforcer l’autonomisation économique des populations (UNESCO, 2024).
Enfin, l'ANPN a également contribué grâce au « Projet Fil & Faune » à la protection des cultures saisonnières qui étaient détruites principalement par les éléphants (Kouely, 2023). La réduction du conflit homme-faune sauvage a contribué aux relations de plus en plus amicales entre les communautés locaux et l’ANDP. De grandes concessions ont été entourées de clôtures et électriques (énergie solaire) à Kazamabika, Mikongo et Aschouka permettant ainsi la protection des plantations vivrières pour partie vendues au marché de la Lopé. Des initiatives soutenues par l’UNESCO, notamment des activités génératrices de revenus, ont permis de renforcer l’autonomisation économique des populations (UNESCO, 2024).
Legal framework
Le décret 607/PR/MEFEPEPN du 30 août 2002, définit lors de sa création les limites géographiques exactes du parc national de la Lopé. Les limites de la zone tampon sont connues selon le code forestier de 2003 et elles sont définies comme une bande large de 5 km autour du parc national. Les concessions forestières CFAD qui exploitent autour du parc national doivent obligatoirement fournir un plan d’aménagement validé par l’Administration des Eaux et Forêts. Sans ce plan d'aménagement il est interdit d'exploiter. Le cadre législatif et réglementaire du bien est adéquat mais doit être davantage renforcer le suivi évaluation des plans de gestion des concessions forestières autour du bien.
Governance arrangements
L'organe de gouvernance du bien est constitué d'un Comité Consultatif qui est un composée des différentes parties prenantes. Ce comité se réunit régulièrement pour traiter les questions majeures liées à la gestion et à la gouvernance du bien. Néanmoins, selon le dernier Rapport Périodique, il y a peu de coordination entre toutes les entités administratives impliquées dans la gestion du bien (Etat Partie du Gabon, 2021).
Integration into local, regional and national planning systems (including sea/landscape connectivity)
Le patrimoine mondial de la Lopé-Okanda est situé au sud du “paysage” Trinational Dja-Odzala-Minkébé (TRIDOM) identifié comme paysage prioritaire pour la conservation par la COMIFAC. Ce paysage, qui s’étend sur le Cameroun, le Gabon et le Congo couvre une superficie totale de 141.000 km² et représentait jusqu’il y a peu le bloc forestier le moins perturbé par les humains de toute l’Afrique centrale (Etat des forêts, 2006; de Wasseighe, 2008 ; Resende & Meikengang, 2023). Le PN d'Ivindo (Gabon) situé à environ 100 km nord-ouest du bien, constitue le carrefour du couloir écologique entre le Parc National de Lopé-Okanda et le paysage TRIDOM. Depuis janvier 2020, l'inscription de PN d'Ivindo (Gabon) sur la Liste du patrimoine mondial a été validé. Le corridor Lopé-Ivindo connaît une importante activité forestière à travers plusieurs permis actifs. Il existe à Booué, un cantonnement des Eaux et forêts, qui est habilité à contrôler cette zone et vérifier la conformité des exploitants forestiers concernés (Consultation de l'UICN, 2020). L'exploitation forestière autour du complexe Lopé-Ivindo reste un grand défis pour l'organe de gestion malgré le renforcement de la surveillance.
Boundaries
Le parc national de la Lopé a été délimité en 2006. Entre 2017-2019, les ensembles historiques d'Elarmékora, Doda, Mokékou et Mont Iboundji ont tous été délimités par la pose de petites pancartes tous les 50 m grâce au programme CAWHFI (UNESCO/UE). Les limites de la zone tampon sont connues selon le code forestier de 2003 et elles sont définies comme une bande large de 5 km autour du parc national. Selon le dernier Rapport Périodique, les limites du site pourraient être améliorées, en particulier au niveau de la zone tampon (Etat Partie du Gabon, 2021).
Overlapping international designations
N/A
Implementation of World Heritage Committee decisions and recommendations
L'État partie a donné suite à la majorité des demandes et recommandations du Comité (World Heritage Committee, 2017). Malgré ces efforts consentis par l'État partie en matière de gestion du site, le suivi de l'état de conservation de la faune mammalienne reste un défi majeur du fait de l'insuffisance de données pour analyser les impacts du braconnage sur les populations de mammifères.
Climate action
Il n'existe pas un système de suivi spécifique aux impacts du changement climatique
Management plan and overall management system
Un plan de gestion pour la période 2016-2020 a été réalisé par l'ANPN avec le concours de WCS, WWF, US Forest Service; il est composé d'un document de synthèse et de cinq document de planification détaillant les activités proposées dans le document cadre à savoir : * Un programme de conservation et recherche * Un programme de surveillance et lutte anti braconnage * Un programme de développement touristique * Un programme d'implication des communautés locales et d'éducation à l'environnement * Un programme de zonage et d'aménagement du parc national. En 2020, l'ANPN était en train de former l'équipe de rédaction pour le plan d'aménagement 2021- 2026 grâce au soutien financier de l’UNESCO (Consultation de l'UICN, 2020), qui reste toutefois en phase de révision (Consultation de la UICN, 2025). L'actualisation rapide du plan de gestion reste essentiel pour mieux intégrer les nouveaux enjeux de la gestion avec les nouvelles menaces liées au changement climatique.
Law enforcement
Dans le passé des efforts ont été engagés pour renforcer les effectifs du parc pour les missions de surveillance et les patrouilles, ainsi que pour la gestion du bien (Smart /ANPN, 2019; consultation de la UICN, 2020). Néanmoins, la mise en œuvre du cadre juridique reste limitée en raison du nombre limité du personnel (Etat Partie du Gabon, 2021). Par ailleurs, la dégradation avancée des pistes, causée par l’érosion, complique fortement les opérations de contrôle et de sécurité (Ntoutoume Mba, 2021).
Sustainable finance
Le budget à disposition est insuffisant pour les besoins essentiels de la gestion et freine sérieusement la capacité de gestion (Etat Partie du Gabon, 2021). Les sources de financement pour les frais des projets dans le parc sont entièrement couverte par des financement international, et seulement un tier des sources couvrent les frais courant provient du gouvernement. Quoique les sources de financement sont assurées à moyen term, il doivent être assurées en long terme.
Staff capacity, training and development
L'équipe permanente de l'ANPN sur le site se compose de 70 personnes qui sont appuyées par 2 personnes de la brigade de faune, rattachée au Ministère des Eaux, des Forêts, de la Mer, de l’Environnement, Chargé du Plan Climat, des Objectifs de Développement durable et du Plan d’Affectation des Terres (Consultation de la UICN, 2025). Les ressources humaines sont en partie adaptées aux besoins de la gestion du bien du patrimoine Mondial, et un programme local de renforcement des compétences est en place et partiellement mis en œuvre (Etat Partie du Gabon, 2021). Une augmentation de capacités afin d’améliorer l’application des mesures législatives et réglementaires, ainsi que pour une plus ample sensibilisation du publique, est nécessaire. Certaines compétences techniques sont transmises à ceux qui gèrent le bien localement, mais le travail technique est effectué pour l’essentiel par du personnel extérieur.
Education and interpretation programmes
Grâce à Ecofac 6, programme de l'UE , et au programme CAWHFI (Consultation de la UICN, 2025), les activités d’éducation à l’environnement des communautés locales se poursuivent avec la présence d'un conservateur adjoint en charge des communautés locales depuis 2016. En février 2021, l’écomusée du parc a réouvert ses portes (Ntoutoume Mba, 2021).
Tourism and visitation management
Il y a une stratégie pour gérer le flux de visiteurs, l’activité touristique et ses impacts sur le bien du patrimoine mondial mais il y a des insuffisances au niveau de la mise en œuvre (Etat Partie du Gabon, 2021). En 2012 la fréquentation du site était estimée à 2000 visiteurs par an; en 2018 et 2019 était de respectivement 996 et 740. Des chiffres plus récentes ne sont pas disponibles. Il existe 3 sites d'accueil à proximité immédiate du parc et un écomusée. De petites activités d’écotourisme sont menées de manière respectueuse de l’environnement et des populations. Le tourisme scientifique à travers le projet suivi des mandrills financés par Total Gabon et Ecofac (UE) continue à etre opérationnel (Consultation de la UICN, 2025).
Sustainable use
Le programme « Fil & Faune » de l’ANPN a permis la création de quatre concessions villageoises à Kazamabika, Mikongo, Boleko et Aschouka, où des clôtures électriques solaires protègent les cultures vivrières (Consultation de la UICN, 2025). Cela a renforcé la sécurité alimentaire, notamment pour les agricultrices, et permis la vente de surplus au village de la Lopé. La réduction des conflits homme-faune et l’implication des communautés ont amélioré les relations avec l’ANPN (Ntoutoume Mba, 2021). Toutefois, l’installation et l’entretien des clôtures restent ponctuels et coûteux.
Monitoring
Des caméras-pièges ont été déployées dans l’ensemble du parc pour renforcer le suivi de la faune, mais les résultats des analyses ne sont pas encore disponibles. Par ailleurs, l’état très dégradé des pistes, en raison de l’érosion, complique considérablement l’accès au terrain et limite l’efficacité des opérations de suivi (Ntoutoume Mba, 2021).
Research
La recherche menée dans le Parc national de la Lopé reste limitée et n’est pas suffisamment orientée vers les besoins de gestion ni vers une meilleure compréhension de sa valeur universelle exceptionnelle. Les résultats ne sont généralement pas partagés (Etat Partie du Gabon, 2021). A partir d’une rapide recherche dans la littérature, peu d’études ont été identifiés, avec l’exception notable sur les conflits homme-faune sauvage (Kouely, 2023).
Effectiveness of management system and governance in addressing threats outside the site
Le bien ne dispose pas présentement un plan de gestion bien que l'organe de gestion soit fonctionnel. Cependant, le système de gestion actuel fait face à de nombreux défis liés aux pressions anthropique et au changement climatique dont le système de monitoring actuel ne suit pas leurs impacts réels sur les valeurs naturelles et culturelles du bien.
Effectiveness of management system and governance in addressing threats inside the site
Pour assurer efficacement la surveillance du parc, des ensembles historiques et de la zone tampon, le personnel était nettement insuffisant pour couvrir près de 490.000 ha. Le recrutement avec l’appui de l’Union européenne des 30 gardes sur la période 2017/2020 a contribué à l’augmentation du nombre de patrouilles et au renforcement de la gestion du bien. Néanmoins le nombre du personnel reste faible, et en combinaison avec les ressources financières limitées le système de gestion n’est que partiellement mis en œuvre (Etat Partie du Gabon, 2021). Un nouvel outil pour évaluer l’efficacité de la gestion SMART a été mis en place et l’accent a été mis sur la résolution du conflit « homme-faune » par le développement du programme de construction de barrières électriques à énergie solaire autour des plantations en accord avec les communautés locales (UNESCO, 2017).
Le fonctionnement du parc repose essentiellement sur les programmes internationaux. Le Plan de gestion préparé en 2015 court pour la période 2016-2020. Le bien ne dispose pas présentement d’un plan de gestion actualisé bien que l'organe de gestion soit fonctionnel. Pour assurer efficacement la surveillance à l’intérieur du parc ou dans sa zone périphérique afin de couvrir près de 500.000 ha, l'ANPN emploie actuellement 70 personnes. Le nombre du personnel reste faible, et en combinaison avec les ressources financières limitées le système de gestion n’est que partiellement mis en œuvre.
Good practice examples
Dans le passé, les agents de la conservation de manière générale ont été souvent perçus par les populations locales comme des ennemis car dans leur propos « les agents choisissent de protéger les animaux que les humains » (Kouely, 2023). Depuis la mise en place des barrières électrifiées et opérationnelles dans le Nord du Parc National de Lope-Okanda à partir de janvier 2017, à l’initiative du « Projet Fil & Faune », il y a eu une réduction du conflit homme-faune sauvage, ce qui a contribué aux relations de plus en plus amicales entre les communautés locaux et l’ANDP.
Interface inhabituelle entre des milieux de savane et de forêt
Low Concern
Trend
Data Deficient
Quelques facteurs menacent de manière modérée les valeurs naturelles du site à l'intérieur (braconnage, chasse de subsistance, tensons avec les enclaves villageoises, route, espèces envahissantes) et à l'extérieur (concessions forestières).
Zone d'intérêt exceptionnel pour la flore des forêts ombrophiles du Congo
Low Concern
Trend
Data Deficient
Plusieurs facteurs menacent les valeurs naturelles du site à l'intérieur (braconnage, chasse de subsistance, sciage illégal, tensons avec les enclaves villageoises, route, espèces envahissantes) et à l'extérieur (concessions forestières). Des programmes de recherche ont été retenus dans le plan de gestion pour l’étude de ces forêts.
Espèces menacées
Data Deficient
Trend
Data Deficient
Les données du recensement de suivi de la faune réalisées par WCS en 2006 indiquaient des tendances stables des principales espèces (éléphants, grands singes, céphalophes rouges et bleus, etc…).
La dernière étude sur les éléphants dans la zone mosaïque forêt/savane du PNL montre sur une période d'un an 2016-2017 la présence remarquable de 3.1 éléphants au km2 avec de très hautes concentrations 7.5 éléphants au km2 lors de la fructification de certaines essences d'arbres (Cardoso et al., 2020). Le manque d’informations disponibles ne permet cependant pas d’évaluer de manière fiable l'état de conservation actuel de cette valeur.
La dernière étude sur les éléphants dans la zone mosaïque forêt/savane du PNL montre sur une période d'un an 2016-2017 la présence remarquable de 3.1 éléphants au km2 avec de très hautes concentrations 7.5 éléphants au km2 lors de la fructification de certaines essences d'arbres (Cardoso et al., 2020). Le manque d’informations disponibles ne permet cependant pas d’évaluer de manière fiable l'état de conservation actuel de cette valeur.
Assessment of the current state and trend of World Heritage values
Data Deficient
Plusieurs facteurs menacent les valeurs naturelles du site à l'intérieur (braconnage, chasse de subsistance, tensions avec les enclaves villageoises, route, espèces envahissantes) et à l'extérieur (construction d'une nouvelle ligne de chemin de fer, concessions forestières ). Les valeurs sont encore présentes avec une légère dégradation de tendance stable. Le manque d’informations disponibles ne permet cependant pas d’évaluer de manière fiable létat de conservation des valeurs du site pour l'avenir.
Assessment of the current state and trend of other important values
Data Deficient
Data Deficient
Pas d'informations disponibles
Additional information
Importance for research,
Contribution to education
Le Parc national de Lopé-Okanda est l'un des rares sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial en tant que site mixte (39 dans le monde dont seulement 5 en Afrique en 2019). Il représente donc une occasion unique de découvrir et de comprendre les relations sur le temps long, des sociétés africaines avec les écosystèmes spécifiques à cette région du centre du Gabon.
Les nombreuses gravures rupestres, les sites archéologiques, l'écomusée dans sa nouvelle formule comme la mosaïque savane-forêt sempervirente avec la grande diversité des espèces floristiques et faunistiques qui la composent, représentent un atout de développement écotouristique remarquable.
Les bénéfices sont pour le moment des potentialités qui dépendent de l'accessibilité du site et de l'organisation du tourisme pour un retour des retombées économiques et sociales au profit des communautés locales.
Les nombreuses gravures rupestres, les sites archéologiques, l'écomusée dans sa nouvelle formule comme la mosaïque savane-forêt sempervirente avec la grande diversité des espèces floristiques et faunistiques qui la composent, représentent un atout de développement écotouristique remarquable.
Les bénéfices sont pour le moment des potentialités qui dépendent de l'accessibilité du site et de l'organisation du tourisme pour un retour des retombées économiques et sociales au profit des communautés locales.
Le tourisme apparaît comme un bénéfice potentiel pour le site et les populations locales. Les bénéfices dépendent en effet de l'accessibilité du site, de sa capacité à contrôler les visites et de l'organisation du tourisme pour un retour des retombées économiques et sociales au profit des populations locales. La fréquentation actuelle et l'organisation ne permettent pas de parler aujourd'hui de bénéfice. Cependant les prochains investissements, et l’organisation touristique que le parc pourrait mettre en place pourraient augmenter le bénéfice pour les populations locales.
| № | Organisation | Brief description of Active Projects | Website |
|---|---|---|---|
| 1 | Associations de femmes | Ce projet vise à promouvoir l'art culinaire Gabonais à travers les produits locaux. |
https://www.union.sonapresse.com/fr/promotion-de-la-gastronomie-gabonaise-le-ministere-au-coeur-de-laction
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Références
| № | Références |
|---|---|
| 1 |
ANPN (2019). Rapport des activités de surveillance et de la lutte anti braconnage du Parc National de la Lopé. Année 2019.
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| 2 |
Cardoso, A.W., Malhi, Y., Oliveras, I. et al. The Role of Forest Elephants in Shaping Tropical Forest–Savanna Coexistence. Ecosystems 23, 602–616 (2020). https://doi.org/10.1007/s10021-019-00424-3
|
| 3 |
Consultation de la UICN (2025). Consultation confidentielle de la UICN: Ecosystem and Relict Cultural Landscape of Lopé-Okanda (Gabon).
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| 4 |
Etat Partie du Gabon (2007). Dossier de nomination de "Ecosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda, 945 p.
|
| 5 |
Etat Partie du Gabon (2021). Rapport Périodique Cycle 3, Section II : Ecosystem and Relict Cultural Landscape of Lopé-Okanda (Gabon). [en ligne] Disponible sur : https://whc.unesco.org/document/217719
|
| 6 |
ICOMOS/UICN (2007). Evaluation technique de " Ecosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda (Gabon)", 15 p.
|
| 7 |
Kouely, D. (2023). Approche spatio-temporelle des conflits hommes-faune sauvage dans les aires protégés de Lopé-Okanda et de Moukalaba-Doudou (Gabon). [en ligne] Sciences de l’environnement. Ecole Normale Supérieure Gabon, 2023. Français. Disponible sur : https://theses.hal.science/tel-04667383/
|
| 8 |
Natural History Museum (2023). Fight to the Death - Wildlife Photographer of the Year: Jasper Doest. [en ligne] Disponible sur: https://www.nhm.ac.uk/wpy/gallery/2023-fight-to-the-death [Consulté le 15 mai 2025]
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