Cliff of Bandiagara (Land of the Dogons)
Country
Mali
Inscribed in
1989
Criteria
(v)
(vii)
The conservation outlook for this site has been assessed as "significant concern" in the latest assessment cycle. Explore the Conservation Outlook Assessment for the site below. You have the option to access the summary, or the detailed assessment.
The Bandiagara site is an outstanding landscape of cliffs and sandy plateaux with some beautiful architecture (houses, granaries, altars, sanctuaries andTogu Na, or communal meeting-places). Several age-old social traditions live on in the region (masks, feasts, rituals, and ceremonies involving ancestor worship). The geological, archaeological and ethnological interest, together with the landscape, make the Bandiagara plateau one of West Africa's most impressive sites. © UNESCO
Résumé
2025 Conservation Outlook
Finalised on
11 Oct 2025
Préoccupation élevée
Current state and trend of VALUES
High Concern
Overall THREATS
Overall PROTECTION and MANAGEMENT
Full assessment
Description of values
La diversité des formes géomorphologiques
Criterion
(vii)
La diversité des formes géomorphologiques (plateau, falaises et plaine) du site est caractérisée par la présence de monuments naturels (grottes, dunes fixes et abris-sous roche) qui témoignent de l’influence continue de différents phénomènes d’érosion. La zone principale englobe trois types de paysages différents : le haut-plateau ou "toro", la falaise ou "koko", la plaine ou "seno" (encore désignée par le terme de "mangu").
Les grandes lignes de la typologie des unités paysagères du site reprennent les trois ensembles classiquement retenus dans les études sur le Pays dogon - plateau, plaine et falaise ; mais il apparaît nécessaire de distinguer en plus un quatrième élément qui ressort bien sur le terrain : les paysages de vallées. Sur le plateau comme dans la plaine du Séno, les vallées constituent en effet un objet géographique récurrent qui se distingue bien de son espace environnant (Le Drézen et Ballouche 2009).
Le vaste et haut plateau gréseux s'élève progressivement depuis le fleuve Niger jusqu'à la falaise qui domine la plaine sableuse du Seno-Gondo. La falaise est constituée d'un escarpement presque vertical qui surplombe une zone d'éboulis gréseux puis d'une vallée de piémont d'une largeur variant de quelques mètres à quelques kilomètres. L'escarpement a une hauteur variable, qui augmente du sud (100m) vers le nord (300m). La plaine offre un spectacle magnifique avec ses multiples cascades et ses arbres verdoyants (ICOMOS, 1989; IUCN, 1989).
Sur le plateau, dans le contexte naturel du Pays dogon, où le minéral domine, les vallées de quelques cours d’eau, dont le Yamé de Bandiagara, s’imposent d’emblée comme éléments structurants. Le tracé de ces cours d’eau est la plupart du temps dépendant des fracturations du grès. Ces vallées recèlent la quasi-totalité des ressources en eau de surface, concentrent l’essentiel des processus morphodynamiques et fixent une grande part de la végétation. On y rencontre les seules forêts-galeries qui se réduisent souvent à des cordons rupicoles, comme sur les rives du Yamé, où on peut voir de très rares individus d’une espèce soudano-guinéenne relictuelle, Sygyzium guineense, mais aussi des espèces récemment introduites dont le manguier et Andira inermis (Le Drezen et Ballouche 2009).
Les grandes lignes de la typologie des unités paysagères du site reprennent les trois ensembles classiquement retenus dans les études sur le Pays dogon - plateau, plaine et falaise ; mais il apparaît nécessaire de distinguer en plus un quatrième élément qui ressort bien sur le terrain : les paysages de vallées. Sur le plateau comme dans la plaine du Séno, les vallées constituent en effet un objet géographique récurrent qui se distingue bien de son espace environnant (Le Drézen et Ballouche 2009).
Le vaste et haut plateau gréseux s'élève progressivement depuis le fleuve Niger jusqu'à la falaise qui domine la plaine sableuse du Seno-Gondo. La falaise est constituée d'un escarpement presque vertical qui surplombe une zone d'éboulis gréseux puis d'une vallée de piémont d'une largeur variant de quelques mètres à quelques kilomètres. L'escarpement a une hauteur variable, qui augmente du sud (100m) vers le nord (300m). La plaine offre un spectacle magnifique avec ses multiples cascades et ses arbres verdoyants (ICOMOS, 1989; IUCN, 1989).
Sur le plateau, dans le contexte naturel du Pays dogon, où le minéral domine, les vallées de quelques cours d’eau, dont le Yamé de Bandiagara, s’imposent d’emblée comme éléments structurants. Le tracé de ces cours d’eau est la plupart du temps dépendant des fracturations du grès. Ces vallées recèlent la quasi-totalité des ressources en eau de surface, concentrent l’essentiel des processus morphodynamiques et fixent une grande part de la végétation. On y rencontre les seules forêts-galeries qui se réduisent souvent à des cordons rupicoles, comme sur les rives du Yamé, où on peut voir de très rares individus d’une espèce soudano-guinéenne relictuelle, Sygyzium guineense, mais aussi des espèces récemment introduites dont le manguier et Andira inermis (Le Drezen et Ballouche 2009).
Aire naturelle d’une beauté unique et exceptionnelle en Afrique de l’Ouest
Criterion
(vii)
La falaise et ses éboulis constituent une aire naturelle d’une beauté unique et exceptionnelle en Afrique de l’Ouest. Les paysages sont grandioses, vertigineux, avec la plaine qui s’étend infinie au pied de la falaise. au-delà d’une végétation sahélienne typique, des zones extrêmement arides peuvent côtoyer des sortes d’oasis à la végétation luxuriante, des poches de biodiversité extraordinaires. Les habitats les plus spectaculaires sont installés dans les anfractuosités de la falaise de grès ou juchés sur des monceaux d’éboulis détachés de la corniche (ICOMOS, 1989; IUCN, 1989). C’est aussi dans l’environnement naturel qu’est localisée une plante endémique «l’Acridocarpus Monodii » dont l’aire de distribution se limite aux falaises (Cissé, 2011; ICOMOS, 1989; IUCN, 1989).
Le patrimoine naturel comprend des éléments géomorphologiques dont des nombreuses vallées et cirques et des formations géologiques exceptionnelles telles des grottes sous forme de hangar, passerelles naturelles, des dunes fixes au bas des falaises. Des rochers et grottes pittoresques et des cascades en saison pluvieuse constituent des éléments particuliers du patrimoine naturel dogon qui, en s’imbriquant harmonieusement aux éléments produits par l’homme, forment un véritable paysage culturel (Cissé, 2011).
Le patrimoine naturel comprend des éléments géomorphologiques dont des nombreuses vallées et cirques et des formations géologiques exceptionnelles telles des grottes sous forme de hangar, passerelles naturelles, des dunes fixes au bas des falaises. Des rochers et grottes pittoresques et des cascades en saison pluvieuse constituent des éléments particuliers du patrimoine naturel dogon qui, en s’imbriquant harmonieusement aux éléments produits par l’homme, forment un véritable paysage culturel (Cissé, 2011).
Acridocarpus Monodii, plante endémique dans la region des falaises de Bandiagara
Cette plante utilisée dans la médecine traditionnelle pour le traitement de la malaria, est localisée seulement le long des falaises de Bandiagara (pays dogon) sur un parcours de plus de 100 kilomètres. Soumise à une exploitation abusive à cause de son utilité thérapeutique par les communautés, la plante existe encore dans des écotopes relativement bien protégés. Un inventaire des galeries forestières dans les écosystèmes des falaises est souhaitable.
Assessment information
Les changements climatiques globaux conjugués avec la pression humaine sur les ressources ligneuses concourent à la désertification des paysages. La végétation de savane a été profondément dégradée par le feu et le débroussaillage, notamment autour des villages. L’exploitation des carrières de pierres pour les travaux de constructions est incontrôlée mais parait limitée par la situation sécuritaire. La crise du tourisme, qui s’est installée depuis 2011, suite aux enlèvements de touristes étrangers et le conflit armé entre les populations locales et des groupes terroristes, a créé un déficit économique grave. Dès lors la reconversion de certains acteurs du secteur est à l’origine de la surexploitation de ressources naturelles dont la taille des pierres, pour soutenir l’économie locale de subsistance. La pression sur les terres cultivables et la végétation s'est intensifiée dans ce contexte mais l'insécurité a aussi mené à l'abandon de villages et de terre dans la région. Cependant, bien que la crise sécuritaire affecte les attributs culturels, son impact sur les attributs naturels du bien en particulier n'a pas été clairement démontré.
Mining & Quarrying
(L’exploitation des carrières de pierres)
Inside site
, Extent of threat not known
L’exploitation des carrières de pierres pour les travaux de constructions est incontrôlée (IUCN Consultation, 2017). La crise du tourisme, qui s’est installée depuis 2011, suite aux enlèvements de touristes étrangers et le conflit armé, a créé un déficit économique grave. Dès lors la reconversion de certains acteurs du secteur est à l’origine de la surexploitation de ressources naturelles dont la taille des pierres, pour soutenir l’économie locale de subsistance. Des petites unités d’extraction, organisées en GIE sont de plus en plus visibles sur le plateau et dans la région des falaises. Les pierres extraites et taillées sont vendues vers les agglomérations de Mopti, Bandiagara, Bankass et Koro. En 2020, un "projet Pierre" est lancé visant à promouvoir son utilisation pour la construction et former les jeunes (Etat Partie du Mali, 2020). Ce projet n'est pas détaillé mais pourrait augmenter la demande en matériaux. A cause de l'insécurité grandissante, les ressources ligneuses (bois de chauffe et de construction) et les carrières d'extraction subissent de moins en moins de pression (IUCN Consultation, 2020). Les communautés vivant sur le site et les acteurs du développement local (ONG, projets de construction des routes et de l'habitat) s'aventurent rapidement en dehors des localités sécurisées (Villes de Bandiagara, Bankass et Koro) pour leur propre sécurité; ceci a l'avantage de préserver les ressources naturelles les plus utilisées et contribuer à la reconstitution de la faune et surtout de la flore. L’exploitation des carrières de pierres pourrait significativement augmenter dans le cadre des travaux de reconstruction et de réhabilitation du patrimoine bâti à la suite des destructions menées par les attaques des groupes terroristes à l'intérieur et dans la périphérie du bien.
Fire & Fire Management
(Dégradation de la végétation de savane par le feu et le débroussaillage)
Inside site
, Scattered(5-15%)
La végétation de savane a été profondément dégradée par le feu, le débroussaillage, et la consommation grandissante d’énergie de bois de chauffe et de construction notamment autour des villages (UNEP-WCMC, 2012). La situation s'est également empirée en lien avec la profonde crise sécuritaire qui touche le bien et sa région depuis 2011: la végétation est parfois détruite par les populations locales pour éviter qu'elle serve de cache aux terroristes. L'extension et l'exacerbation du conflit intercommunautaire (entre Dogons et Peuls) depuis 2018 a confiné plusieurs habitants des villages de la plaine et du plateau dans l'espace habité (cadre villageois). Plusieurs sont dépeuplés par le conflit, et leurs habitants se sont déplacés vers des régions relativement sécurisées. Il y a donc moins de pression en ce qui concerne la consommation d'énergie de bois de chauffe et de construction (Consultation de l'UICN, 2020).
Conflict, Civil Unrest & Security Activities
(Insécurité)
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
La crise sécuritaire débutée en 2011 continue de déstabiliser profondément le bien et sa périphérie (Consultation de l'UICN, 2024). En 2024, l’Etat partie réaffirme, voire confirme l’existence de la menace sécuritaire affectant les biens culturels et naturels, surtout face aux nouvelles escalades de violence (Etat Partie du Mali, 2024). Autrement dit, après les années 2019-2022, il y a eu une période d’accalmie par rapport aux attaques meurtrières et destructrices des terroristes. Les attaques d’envergure ont refait surface récemment en 2024. Aussi, l’intégrité et l’authenticité des biens culturelles et naturelles ont été affectés dans des villages victimes d’attaques : cas de Sobane-Da, Ogossagou (hors site), Tégourou, Djombolo où le patrimoine immobilier (grenier, maisons d’habitation, Toguna) et biens mobiliers usuels (utilisation familiale) sont détruits et volés (Consultation de l'UICN, 2024). D’autres villages ont été aussi l’objet d’attaques armées : Bagourou, Yabatalou, Kani-Bonzon (commune de Kani-Bonzon), Tuogou (commune de Sangha) où un Toguna a été incendié mais reconstruit par la population avec l’appui de l’ADI, Songho, Djiguibombo (commune de Doucombo), Dourou, Idiéli-Do (commune de Dourou). Bien que ces attaques ont causé des dégâts, elles n’ont pas eu l’ampleur subie dans les quatre villages ci-haut. Plusieurs attaques récentes ont eu lieu hors du périmètre inscrit. Il s’agit de : Allaye Kokolo (hameau de Kakoli) commune de Pignari-Bana, Kontaba (hameau de Kountiala) Banguel- Toupé, Sogodougou, Dari, Antaba, et Solo (hameau de Bendjély) commune de Soroly, Tougoumé, Djombo-Djenneké, Pèli, Danibombo, commune de Doucombo. Il existe des villages comme Yawakanda, Doundiourou, Déguébère, Golokanda Bolimba, Nando, Tilékanda, Bogolo, Niongono, Kassa se trouvant dans des zones de prédilection terroriste dont certains sont contraints d’abandonner le village. Ces villages sont aussi hors site bien que certains abritent des biens significatifs: Mosquée mystérieuse en terre de Nando, les grottes de Déguébéré où s’effectue un pèlerinage annuel par la famille omarienne de Bandiagara (les Toucouleurs). La crise sécuritaire joue un impact négatif sur la conservation, la protection des biens culturels à cause de ses effets collatéraux : vie chère, exode des jeunes, insuffisance de mains d’oeuvre pour l’entretien des biens immeubles, etc (Etat partie du Mali, 2024). Cependant, bien que la crise sécuritaire affecte les attributs culturels, son impact sur les attributs naturels du bien en particulier n'a pas été clairement démontré.
Changes in Temperature Regimes
(Sécheresses, désertification, extrêmes de température)
Inside site
, Throughout(>50%)
Outside site
L'accentuation des sécheresses a pour conséquence la modification des paysages. Ainsi, les précipitations des mois les plus pluvieux ont subi des baisses importantes (de l'ordre de 40 à 50% en 2004, 2005, 2006) par rapport aux années normales (UNEP-WCMC, 2012). La région sahélo-saharienne est soumise depuis plus de trois décennies aux effets pervers de la péjoration climatique induite par le déficit pluviométrique devenu structurel. Néanmoins, la saison des pluies qui s'est installée depuis juin 2020 semble présager d'une bonne pluviométrie sahélienne (IUCN Consultation, 2020). Les dynamiques environnementales sont très liées au changement climatique qui a un impact sur les ressources naturelles. Malgré l'absence de données précises récentes, des acteurs locaux mentionnent une intensification du changement climatique et son impact négatif sur la végétation (naturelle et cultivée) et sur le patrimoine culturel exceptionnel (IUCN Consultation, 2020).
S'ajoutant aux conséquences des sécheresses et canicules, l'harmattan qui souffle pendant les périodes de grande chaleur est de nature à lessiver les sols par le biais de l'érosion éolienne. Il contribue également à ralentir ou même arrêter la croissance de certaines espèces végétales résistantes au climat sahélien (IUCN Consultation, 2020).
S'ajoutant aux conséquences des sécheresses et canicules, l'harmattan qui souffle pendant les périodes de grande chaleur est de nature à lessiver les sols par le biais de l'érosion éolienne. Il contribue également à ralentir ou même arrêter la croissance de certaines espèces végétales résistantes au climat sahélien (IUCN Consultation, 2020).
Involvement of stakeholders and rightsholders, including indigenous peoples and local communities, in decision-making processes
De 1994 à 2012, la Mission Culturelle de Bandiagara, avec le budget de l’Etat Malien, a mené de façon
permanente une campagne de sensibilisation auprès des 289 villages du site, relative à la protection et la mise en valeur des éléments du patrimoine. La dissension entre le droit positif (régalien) et le droit coutumier dans le domaine du foncier est une source de conflit (UNESCO, 1998). Depuis le déclenchement de la crise sécuritaire et institutionnelle de 2012, les structures déconcentrées de l’Etat, dont la Mission Culturelle de Bandiagara, disposent de moyens financiers et matériels insignifiants. Pire, certains responsables de ces structures déconcentrées ont abandonné le site à cause de l’insécurité résiduelle aggravée par un conflit intercommunautaire entre pasteurs peuls et agriculteurs dogons. Les trois régions naturelles du site (falaises, plateau gréseux et plaine sableuse) sont touchées par ce conflit avec son lot de massacres et de destruction de villages au sein des deux communautés. Malgré cette situation grave et très inquiétante, un Plan de gestion et de conservation du site des Falaises de
Bandiagara pour une période de cinq ans (2018 – 2022) a été finalisé et a bénéficié d'une large consultation de la population (Etat Partie du Mali, 2019). Ce Plan de gestion et le plan d'urgence UNESCO/Mali de 2019 ont été largement diffusés auprès des responsables des collectivités territoriales dont les Communes rurales et les Conseils de Cercle. Malgré la crise multidimensionnelle, les populations de la zone du bien sont résilientes et tente tant bien que mal de sauvegarder leur patrimoine culturel. Ainsi, elles ont contribué aux actions de conservation et de
protection du patrimoine culturel à travers des activités de restauration, d’entretien du patrimoine bâti (Gin’na ou grande maison familiale, Toguna ou abris des hommes) (Etat partie du Mali, 2024).
permanente une campagne de sensibilisation auprès des 289 villages du site, relative à la protection et la mise en valeur des éléments du patrimoine. La dissension entre le droit positif (régalien) et le droit coutumier dans le domaine du foncier est une source de conflit (UNESCO, 1998). Depuis le déclenchement de la crise sécuritaire et institutionnelle de 2012, les structures déconcentrées de l’Etat, dont la Mission Culturelle de Bandiagara, disposent de moyens financiers et matériels insignifiants. Pire, certains responsables de ces structures déconcentrées ont abandonné le site à cause de l’insécurité résiduelle aggravée par un conflit intercommunautaire entre pasteurs peuls et agriculteurs dogons. Les trois régions naturelles du site (falaises, plateau gréseux et plaine sableuse) sont touchées par ce conflit avec son lot de massacres et de destruction de villages au sein des deux communautés. Malgré cette situation grave et très inquiétante, un Plan de gestion et de conservation du site des Falaises de
Bandiagara pour une période de cinq ans (2018 – 2022) a été finalisé et a bénéficié d'une large consultation de la population (Etat Partie du Mali, 2019). Ce Plan de gestion et le plan d'urgence UNESCO/Mali de 2019 ont été largement diffusés auprès des responsables des collectivités territoriales dont les Communes rurales et les Conseils de Cercle. Malgré la crise multidimensionnelle, les populations de la zone du bien sont résilientes et tente tant bien que mal de sauvegarder leur patrimoine culturel. Ainsi, elles ont contribué aux actions de conservation et de
protection du patrimoine culturel à travers des activités de restauration, d’entretien du patrimoine bâti (Gin’na ou grande maison familiale, Toguna ou abris des hommes) (Etat partie du Mali, 2024).
Legal framework
Loi n° 85-40/AN - RM du 26 juillet 1985, modifiée par la loi N°01-061 du 30 décembre 2010, relative à la protection et à la promotion du patrimoine culturel national régit la gestion et la conservation du patrimoine culturel au Mali. Le bien est classé dans le patrimoine national par le Décret N° 89 – 428 P-RM du 28 décembre 1989 en tant que sanctuaire naturel et culturel. Il s’y applique également la Loi régissant l’exploitation des forêts (N°68-8/AN-RN de février 1968) ainsi que l’Ordonnance N° 60/CMLN du 11 novembre 1969 concernant la chasse (UNEP-WCMC, 2012). Le Décret n°346/P-RM du 26 juin 2008, modifié, relatif à l’étude d’impact environnemental et social réglemente les conditions préalables de réalisation de certains grands travaux d’infrastructures. La loi N°95-034, en ses articles 14, 83 et 131 portant Code des Collectivités Territoriales en République du Mali confère la responsabilité de la conduite, de la conception et de la mise en œuvre du programme de développement aux autorités des collectivités de la Commune, du Cercle et de la Région. Cette loi précise que «le Conseil Communal règle par ses délibérations les affaires de la commune, notamment celles relatives aux programmes quinquennaux de développement économique, social et culturel». En 1993, L’Etat partie a créé la Mission Culturelle de Bandiagara (MCB) en 1993, une structure déconcentrée relevant de la Direction Nationale du Patrimoine Culturel (DNPC) du Département en charge de la Culture dont la mission est la gestion de proximité du site. Conformément à sa mission, elle y mène des activités de conservation, de protection et de promotion du patrimoine culturel en collaboration avec les communautés du site, les partenaires techniques et financiers au niveau local, national, régional et international (Etat partie du Mali, 2024).
Governance arrangements
En 1993, L’Etat partie a créé la Mission Culturelle de Bandiagara (MCB) en 1993, une structure déconcentrée relevant de la Direction Nationale du Patrimoine Culturel (DNPC) du Département en charge de la Culture dont la mission est la gestion de proximité du site. Conformément à sa mission, elle y mène des activités de conservation, de protection et de promotion du patrimoine culturel en collaboration avec les communautés du site, les partenaires techniques et financiers au niveau local, national, régional et international (Etat partie du Mali, 2024).
Integration into local, regional and national planning systems (including sea/landscape connectivity)
Données insuffisantes
Boundaries
Les délimitations du bien et de sa zone tampon ne sont pas appropriées (Etat partie du Mali, 2001). Vu la pression
démographique qui s’accentue avec l’avènement de la politique de décentralisation et de régionalisation, il paraît urgent de délimiter de façon précise le Bien et sa zone tampon. Certaines collectivités locales (communes rurales) responsables des entités territoriales à l’intérieur tout comme à l’extérieur du périmètre inscrit, ignorent les limites du périmètre inscrit et la partie qui devrait être considérée comme sa zone tampon. Les pratiques actuelles de spéculation foncière constituent une menace sérieuse sur le site des Falaises de Bandiagara, à cause du manque du Schéma d’Aménagement du Territoire (SAT) prévu comme outil de gestion territoriale des Collectivités Territoriales.
démographique qui s’accentue avec l’avènement de la politique de décentralisation et de régionalisation, il paraît urgent de délimiter de façon précise le Bien et sa zone tampon. Certaines collectivités locales (communes rurales) responsables des entités territoriales à l’intérieur tout comme à l’extérieur du périmètre inscrit, ignorent les limites du périmètre inscrit et la partie qui devrait être considérée comme sa zone tampon. Les pratiques actuelles de spéculation foncière constituent une menace sérieuse sur le site des Falaises de Bandiagara, à cause du manque du Schéma d’Aménagement du Territoire (SAT) prévu comme outil de gestion territoriale des Collectivités Territoriales.
Overlapping international designations
Aucune autre désignation internationale.
Implementation of World Heritage Committee decisions and recommendations
Il n'existe que très peu de décisions et recommandations du Comité depuis l'inscription du site en 1989 concernant ses valeurs naturelles. Les derniers rapports sur l'état de conservation soumis par l'Etat partie répondent aux préoccupations exprimées par les décisions du Comité du patrimoine mondial (Etat partie du Mali, 2024, 2022)
Climate action
Les efforts pour faire face au changement climatique dans la région ont été limités, mais ils gagnent du terrain grâce à des initiatives locales et internationales. Le gouvernement malien, en collaboration avec l'UNESCO et des ONG comme ALIPH (Alliance internationale pour la protection du patrimoine culturel dans les zones de conflits) et d'ASOR (American Society of Overseas Research), a mis en œuvre des projets visant à la gestion durable des terres et à la résilience des communautés. Par exemple, des programmes de reforestation et la promotion de pratiques agroécologiques ont été mis en place pour lutter contre la désertification et améliorer la fertilité des sols (UNESCO, 2023). En outre, des campagnes de sensibilisation ont été lancées pour éduquer les communautés locales sur les stratégies d'adaptation au climat, telles que la conservation de l'eau et les cultures résistantes à la sécheresse. Cependant, ces efforts se heurtent à des difficultés liées au manque de financement, à l'instabilité politique et à la crise sécuritaire actuelle au Mali, qui ont entravé la mise en œuvre de projets à grande échelle. Malgré ces obstacles, les communautés Dogon ont fait preuve de résilience en intégrant les connaissances traditionnelles aux techniques modernes pour s'adapter à l'évolution des conditions climatiques. Cependant, l'existence d'un programme de suivi des effets du changement climatique sur la valeur universelle exceptionnelle du bien n'est pas clairement documentée.
Management plan and overall management system
Dans le cadre de la mise en œuvre de la phase du Plan d’action (2017–2020), l’UNESCO en collaboration avec le Ministère de la culture du Mali, et avec l’appui financier de l’UE, a entrepris la révision et l’élaboration d’un nouveau Plan de gestion et de conservation du site des Falaises de Bandiagara pour une période de cinq ans (2018 – 2022) (Ministère de l’Artisanat et du Tourisme, 2017). Ce document a été finalisé et a bénéficié d'une large consultation de la population locale malgré un contexte sécuritaire très compliqué (Etat Partie du Mali, 2019). Le PGC a été largement diffusé auprès des structures administratives locales et des collectivités décentralisées (Communes et Conseils de Cercle) (Consultation de l'UICN, 2020). Dans le PGC, les mesures de gestion, protection, restauration
concernent essentiellement le patrimoine culturel du bien et le patrimoine naturel est peu considéré globalement.
Le patrimoine naturel est moins affecté par le conflit intercommunautaire en cours. Bien au contraire, les déplacements massifs des populations éleveurs et agriculteurs ont diminué les pressions anthropiques et foncières sur le site (vol des bétails, abandon des champs de culture, arrêt des activités d'extraction des pierres, diminution drastiques de l'exploitation des ressources ligneuses et énergétiques, etc.). Le conflit en cours dans la zone est un contexte favorable à la reconstitution de la flore (végétation et galeries forestières) et de la faune (singes, lièvres, outardes, perdrix et pintades seraient de plus en plus nombreux et visibles à certains endroits du site (Consultation de l'UICN, 2020). Malgré l'implication des autorités et notamment de la Mission culturelle de Bandiagara et des populations locales (association Dogon initiative, élus locaux, responsables coutumiers villageois, etc.), la mise en oeuvre du Plan de gestion et de conservation 2018-2022 se heurte à la situation sécuritaire extrêmement grave et à la grande faiblesse de mobilisation des moyens humains et financiers (Consultation de l'UICN, 2020). Une demande d’assistance internationale à été soumise pour l’actualisation du plan de gestion pour les quatre sites inscrits sur la Liste du Patrimoine Mondial (Tombouctou, Djenné, Bandiagara et Gao) (Etat partie du Mali, 2024).
concernent essentiellement le patrimoine culturel du bien et le patrimoine naturel est peu considéré globalement.
Le patrimoine naturel est moins affecté par le conflit intercommunautaire en cours. Bien au contraire, les déplacements massifs des populations éleveurs et agriculteurs ont diminué les pressions anthropiques et foncières sur le site (vol des bétails, abandon des champs de culture, arrêt des activités d'extraction des pierres, diminution drastiques de l'exploitation des ressources ligneuses et énergétiques, etc.). Le conflit en cours dans la zone est un contexte favorable à la reconstitution de la flore (végétation et galeries forestières) et de la faune (singes, lièvres, outardes, perdrix et pintades seraient de plus en plus nombreux et visibles à certains endroits du site (Consultation de l'UICN, 2020). Malgré l'implication des autorités et notamment de la Mission culturelle de Bandiagara et des populations locales (association Dogon initiative, élus locaux, responsables coutumiers villageois, etc.), la mise en oeuvre du Plan de gestion et de conservation 2018-2022 se heurte à la situation sécuritaire extrêmement grave et à la grande faiblesse de mobilisation des moyens humains et financiers (Consultation de l'UICN, 2020). Une demande d’assistance internationale à été soumise pour l’actualisation du plan de gestion pour les quatre sites inscrits sur la Liste du Patrimoine Mondial (Tombouctou, Djenné, Bandiagara et Gao) (Etat partie du Mali, 2024).
Law enforcement
L'insécurité en cours dans la region du bien ne permet pas d'evaluer le niveau d'application de la Loi dans le bien et sa périphérie. Cependant, Il importe de renforcer les capacités d’intervention proportionnellement à la taille du site, vaste de 4 000 Km². Le manque de moyens logistiques limite les capacités de surveillance efficace du site, de nos jours, menacé (Etat Partie du Mali, 2024).
Sustainable finance
A ce jour, il n'y a pas de financement durable pour le bien. L’insuffisance des ressources humaines et financières constituent une autre difficulté de gestion efficace et durable pouvant affecter le Bien (Etat partie du Mali, 2024). Cependant, outre le financement du gouvernement malien, le bien bénéficie du soutien financier de diverses institutions pour des projets généralement à court terme notamment l'ASOR (American Society of Overseas Research), l'ambassade des États-Unis au Mali par le biais du Fonds des ambassadeurs pour la préservation culturelle (AFCP), et l'ALIPH (Alliance internationale pour la protection du patrimoine culturel dans les zones de conflit) (Etat partie du Mali, 2024).
Staff capacity, training and development
Les ressources humaines sont considérées comme inadaptées aux besoins de la gestion (Etat Partie du Mali, 2023). Les ressources humaines sont qualifiées mais insuffisantes pour être très efficaces pour la gestion d'un site d'une grandeur importante (400 000 hectares) avec des moyens financiers et logistiques très faibles. Aussi, les ressources humaines, bien que qualifiées, ont besoin d'un renforcement de capacités régulier.
Education and interpretation programmes
Il existe des programmes éducatifs pour les scolaires et trois musées de site (Nombori, Enndé et Soroly) et une banque culturelle à Dimmbal mais pour l’instant aucune de ces infrastructures n'est fonctionnelle à cause de l’arrêt du tourisme consécutif à l’insécurité résiduelle (IUCN Consultation, 2017). Cependant, Afin de ressouder le tissu social à travers une culture de paix, les travaux de réhabilitation du patrimoine bâti du site des Falaises de Bandiagara ont rythmé avec des campagnes d’information et de sensibilisation sur la protection du patrimoine culturel et sur la réconciliation, la cohésion sociale et le vivre ensemble pacifique (Etat partie du Mali, 2024).
Tourism and visitation management
Alors que le tourisme constituait une ressource financière importante et un levier pour préserver et valoriser le
patrimoine culturel et naturel du bien, les activités ont extrêmement diminué depuis l'apparition des troubles sécuritaires depuis 2011. Depuis 2014, les flux touristiques ont cessé; quelques rares groupes de touristes organisés ont visité le site. Les données actuèlles permettant d'évaluer l'activité touristique dans le bien ne sont pas disponibles.
patrimoine culturel et naturel du bien, les activités ont extrêmement diminué depuis l'apparition des troubles sécuritaires depuis 2011. Depuis 2014, les flux touristiques ont cessé; quelques rares groupes de touristes organisés ont visité le site. Les données actuèlles permettant d'évaluer l'activité touristique dans le bien ne sont pas disponibles.
Sustainable use
L’exploitation des carrières de pierres pour les travaux de constructions est incontrôlée (IUCN Consultation, 2017). La crise du tourisme, qui s’est installée depuis 2011, suite aux enlèvements de touristes étrangers et le conflit armé, a créé un déficit économique grave. Dès lors la reconversion de certains acteurs du secteur est à l’origine de la surexploitation de ressources naturelles dont la taille des pierres, pour soutenir l’économie locale de subsistance. Des petites unités d’extraction, organisées en GIE sont de plus en plus visibles sur le plateau et dans la région des falaises. Les pierres extraites et taillées sont vendues vers les agglomérations de Mopti, Bandiagara, Bankass et Koro. En 2020, un "projet Pierre" est lancé visant à promouvoir son utilisation pour la construction et former les jeunes (Etat Partie du Mali, 2020). Ce projet n'est pas détaillé mais pourrait augmenter la demande en matériaux. A cause de l'insécurité grandissante, les ressources ligneuses (bois de chauffe et de construction) et les carrières d'extraction subissent de moins en moins de pression (IUCN Consultation, 2020). Les communautés vivant sur le site et les acteurs du développement local (ONG, projets de construction des routes et de l'habitat) s'aventurent rapidement en dehors des localités sécurisées (Villes de Bandiagara, Bankass et Koro) pour leur propre sécurité; ceci a l'avantage de préserver les ressources naturelles les plus utilisées et contribuer à la reconstitution de la faune et surtout de la flore. L’exploitation des carrières de pierres pourrait significativement augmenter dans le cadre des travaux de reconstruction et de réhabilitation du patrimoine bâti à la suite des destructions menées par les attaques des groupes terroristes à l'intérieur et dans la périphérie du bien.
Monitoring
Données insuffisantes
Research
Avec l’appui financier d’ASOR (American Society of Overseas Research) et en collaboration avec la MCB, l’ADI a réalisé la documentation du patrimoine culturel matériel et immatériel du site des Falaises de Bandiagara (pays dogon) avec l’aide des logiciels comme Kobocollect, QGIS, Photogrammétrie, etc. Plus d’une trentaine de biens a été inventoriés, documentés (Etat partie du Mali, 2024). Cependant, aucune information n'est disponible concernant les travaux de recherche sur les valeurs naturelles du bien.
Effectiveness of management system and governance in addressing threats outside the site
L’efficacité du système de gestion et de gouvernance dans la lutte contre les menaces extérieures à la Falaise de Bandiagara (Pays Dogon) est limitée, principalement en raison de la crise sécuritaire persistante et du manque de ressources. La Mission Culturelle de Bandiagara (MCB), l’organe principal responsable de la gestion du site, a rencontré des défis majeurs dans la mise en œuvre de son plan de gestion (2018-2022) en raison du manque de financement et de la détérioration de la situation sécuritaire. Bien que la MCB ait mené des activités de conservation et de protection, ses efforts se concentrent principalement sur le patrimoine culturel à l’intérieur du site, avec moins d’attention portée aux menaces extérieures telles que le changement climatique, la désertification et l’insécurité régionale. Le système de gestion peine à s’adapter aux défis socio-politiques et environnementaux plus larges qui affectent la région, notamment les conflits intercommunautaires et la présence de groupes armés, qui ont déstabilisé la zone et entravé les efforts de conservation.
Le cadre de gouvernance est soutenu par des lois nationales, notamment la loi de 1985 sur le patrimoine culturel et le décret de 2008 sur les évaluations d’impact environnemental, mais ces instruments juridiques ne sont pas efficacement appliqués en raison du conflit en cours. Les menaces extérieures, telles que le changement climatique et la désertification, ne sont pas suffisamment prises en compte, faute de programme clair pour surveiller ou atténuer leurs impacts sur les valeurs du site. Bien que certaines initiatives locales et internationales, telles que le reboisement et les pratiques agroécologiques, aient été introduites, leur impact reste minime en raison du financement limité et de l’instabilité politique.
Le cadre de gouvernance est soutenu par des lois nationales, notamment la loi de 1985 sur le patrimoine culturel et le décret de 2008 sur les évaluations d’impact environnemental, mais ces instruments juridiques ne sont pas efficacement appliqués en raison du conflit en cours. Les menaces extérieures, telles que le changement climatique et la désertification, ne sont pas suffisamment prises en compte, faute de programme clair pour surveiller ou atténuer leurs impacts sur les valeurs du site. Bien que certaines initiatives locales et internationales, telles que le reboisement et les pratiques agroécologiques, aient été introduites, leur impact reste minime en raison du financement limité et de l’instabilité politique.
Effectiveness of management system and governance in addressing threats inside the site
L’efficacité du système de gestion et de gouvernance dans la lutte contre les menaces à l’intérieur de la Falaise de Bandiagara (Pays Dogon) est fortement contrainte par la crise sécuritaire persistante et le manque de ressources. La Mission Culturelle de Bandiagara (MCB), responsable de la gestion du site, a mis en œuvre un plan de gestion quinquennal (2018-2022) axé sur la conservation, la protection et la promotion du patrimoine culturel du site, avec un certain succès dans l’implication des communautés locales et la restauration de structures traditionnelles comme les Gin’na et les Toguna. Cependant, la situation sécuritaire a gravement entravé ces efforts, entraînant une réduction de la pression humaine sur les ressources naturelles en raison de l’abandon des villages, ce qui a paradoxalement permis une certaine régénération écologique.
Malgré ces défis, le système de gestion peine à traiter pleinement les menaces internes telles que l’extraction incontrôlée de pierre, la gestion des incendies et la dégradation de la végétation de savane, le manque de financement et l’insécurité limitant la capacité d’application des règles et la mise en œuvre de mesures de conservation actives. En somme, bien que le système de gestion ait fait preuve de résilience et d’une certaine efficacité dans la préservation des valeurs du site, sa capacité à répondre de manière globale aux menaces internes reste compromise par l’instabilité socio-politique plus large.
Malgré ces défis, le système de gestion peine à traiter pleinement les menaces internes telles que l’extraction incontrôlée de pierre, la gestion des incendies et la dégradation de la végétation de savane, le manque de financement et l’insécurité limitant la capacité d’application des règles et la mise en œuvre de mesures de conservation actives. En somme, bien que le système de gestion ait fait preuve de résilience et d’une certaine efficacité dans la préservation des valeurs du site, sa capacité à répondre de manière globale aux menaces internes reste compromise par l’instabilité socio-politique plus large.
La protection et la gestion globales de la Falaise de Bandiagara (Pays Dogon) font face à des défis majeurs en raison de la crise sécuritaire persistante, du manque de ressources et des pressions extérieures. La Mission Culturelle de Bandiagara (MCB), l’organe principal chargé de la gestion du site, a mis en œuvre un plan de gestion quinquennal (2018-2022) axé sur la conservation, la protection et la promotion du patrimoine culturel du site. Ce plan a impliqué les communautés locales dans des efforts de restauration, notamment la reconstruction de structures traditionnelles comme les Gin’na et les Toguna, et s’appuie sur des lois nationales, dont la loi de 1985 sur le patrimoine culturel et le décret de 2008 sur les évaluations d’impact environnemental. Cependant, l’efficacité de ces actions est limitée par le manque de financement et la détérioration de la situation sécuritaire, qui a entraîné l’abandon de villages et une réduction de la pression humaine sur les ressources naturelles, favorisant ainsi une certaine régénération écologique involontaire. Malgré ces défis, le système de gestion peine à traiter pleinement les menaces internes, telles que l’extraction incontrôlée de pierre, la gestion des incendies et la dégradation de la végétation de savane.
Le cadre de gouvernance repose sur des lois nationales, mais leur application est faible en raison du conflit et de l’instabilité persistants. Les menaces extérieures, comme le changement climatique et la désertification, ne sont pas suffisamment prises en compte, faute d’un programme clair pour surveiller ou atténuer leurs impacts sur les valeurs du site. Le manque d’intégration de la gestion du site dans des systèmes de planification régionaux et nationaux limite encore davantage la capacité à répondre aux menaces extérieures. Bien que certaines initiatives locales et internationales, telles que le reboisement et les pratiques agroécologiques, aient été mises en place, leur impact reste limité en raison du faible financement et de l’instabilité politique.
Le cadre de gouvernance repose sur des lois nationales, mais leur application est faible en raison du conflit et de l’instabilité persistants. Les menaces extérieures, comme le changement climatique et la désertification, ne sont pas suffisamment prises en compte, faute d’un programme clair pour surveiller ou atténuer leurs impacts sur les valeurs du site. Le manque d’intégration de la gestion du site dans des systèmes de planification régionaux et nationaux limite encore davantage la capacité à répondre aux menaces extérieures. Bien que certaines initiatives locales et internationales, telles que le reboisement et les pratiques agroécologiques, aient été mises en place, leur impact reste limité en raison du faible financement et de l’instabilité politique.
Good practice examples
Le site des Falaises de Bandiagara (pays dogon) possède des brigades et associations traditionnelles de l’environnement depuis très longtemps. Celles-ci restent actives et suppléent l’absence des services techniques de l’Etat depuis 2012. Elles jouent actuellement un rôle cardinal dans la protection des arbres fruitiers (baobab, tamarinier, raison sauvage, etc.) et s’adaptent mieux au contexte actuel où l’Etat est moins présent. Elles interdisent la coupe du bois vert.
La diversité des formes géomorphologiques
High Concern
Trend
Deteriorating
Le patrimoine naturel du bien est menacé par des phénomènes comme la désertification liée aux fréquentes sécheresses, l’érosion hydrique et éolienne. Les dunes de sable apparemment fixes des abords des falaises, avancent lentement mais sûrement; ce qui va compromettre à la longue les terres cultivables des vallées fertiles (FITS, 2008). Les activités humaines sont en train d’agir lentement sur la diversité des formes géomorphologiques uniques du patrimoine naturel. Les tailleurs de pierres dynamitent fréquemment des grottes et rochers pittoresques qui jouent un grand rôle dans l’attractivité touristique du site (IUCN Consultation, 2017). L’exploitation des carrières de pierres pourrait significativement augmenter dans le cadre des travaux de reconstruction et de réhabilitation du patrimoine bâti à la suite des destructions menées par les attaques des groupes terroristes à l'intérieur et dans la périphérie du bien. Les activités pastorales et agricoles et celles d'extraction des pierres ont beaucoup diminué à la suite de la recrudescence des attaques des groupes armés et la présence des milices d'autodéfense sur le site. Par contre l'arrêt des actions menées par les ONG locales dans le domaine de la lutte contre l'érosion par la fixation des dunes et la réalisation de cordons pierreux, ainsi que la plantation d'arbres, va augmenter les effets du changement climatique (désertification, ensablement, érosion hydrique et éolienne, etc.), même si les pluviométries de ces deux dernières années ont été bonnes (IUCN Consultation, 2020).
Aire naturelle d’une beauté unique et exceptionnelle en Afrique de l’Ouest
Low Concern
Trend
Deteriorating
Les changements climatiques globaux conjugués avec la pression humaine sur les ressources ligneuses concourent à la désertification des paysages. La végétation de savane a été profondément dégradée par le feu, les besoins en énergie domestique et le débroussaillage, notamment autour des villages. Les sécheresses récurrentes et l'harmattan qui les accompagnent contribuent à la modification progressive et lente des écosystèmes et des paysages. Les pressions anthropique et foncière ont beaucoup diminué depuis cinq ans à cause de l'insécurité ayant occasionné l'abandon de plusieurs villages dont les habitants sont réfugiés dans d'autres zones en dehors du site. Seuls des phénomènes exogènes (désertification, sécheresses, déficit pluviométrique) contribuent actuellement à aggraver la dégradation du patrimoine naturel. Le reverdissement du paysage naturel (à cause de la diminution de l'exploitation forestière contribue à soigner la beauté de l'aire naturelle exceptionnelle du site (Consultation de l'UICN, 2020).
Assessment of the current state and trend of World Heritage values
Data Deficient
Les valeurs paysagères retenues pour l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial sont encore présentes mais elles sont mises en danger par des phénomènes comme la désertification liée aux fréquentes sécheresses, l’érosion hydrique et éolienne, les coupes de ligneux, le développement urbain anarchique et le développement de l’extraction artisanale des carrières de pierres pour les constructions. La végétation de savane a été profondément dégradée par le feu et le débroussaillage, notamment autour des villages, phénomène intensifié avec la crise sécuritaire. L'accentuation des sécheresses ont pour conséquence la modification des paysages. Le manque de moyens et la situation d'insécurité globale conduisent à une situation qui se détériore. L’esthétique et la beauté naturelle du site sont relativement peu atteintes mais peuvent facilement se détériorer à cause de la pression anthropique induite de l’arrêt brutal de la fréquentation touristique du site à la suite de la crise de 2012. Les nouvelles activités économiques locales de substitution de l’industrie du tourisme semblent se fonder sur l’exploitation grandissante des ressources naturelles, ligneuses et pédologiques (exploitation des carrières d’extraction des pierres et commercialisation). L'impact de la crise sécuritaire étant clairement documenté sur les valeurs et attributs culturels du bien, très peu d'information à jour sont disponibles permettant de determiner la tendance concernant les valeurs et attributs naturels du bien.
Assessment of the current state and trend of other important biodiversity values
Low Concern
Deteriorating
La surexploitation de la plante endémique localisée dans la région des falaises (Acridocarpus Monodii) et d’autres espèces végétales rares dans le cadre de la médecine traditionnelle, ainsi que la disparition quasi-totale de la faune sauvage des mammifères, ont entamé les valeurs de la biodiversité du site. Le dépeuplement progressif du site (abandon des villages par les habitants) a pratiquement mis un frein à la surexploitation des ressources végétales et animales. Plusieurs thérapeutes de renom ont abandonné le site à la suite de la menace djihadiste (les animistes sont des cibles particulières des groupes terroristes). Les écosystèmes se reconstituent progressivement avec les bonnes pluviométries enregistrées en 2018 et 2019. 2020 semble être une saison pluvieuse abondante avec les quantités de pluies enregistrées en juin et juillet. L'environnement naturel et les ressources qu'il contient subissent très peu de pression à cause de la diminution drastique des activités de prélèvement et d'exploitation, suite à l'insécurité dans la zone (IUCN Consultation, 2020).
Additional information
Outdoor recreation and tourism
Les statistiques et données disponibles concernant la période 2008 – 2010 ont déjà indiqué un début de déclin du secteur du tourisme et de l’hôtellerie dans les régions centre et nord du Mali. Celles relatives à la période 2011-2012 indiquaient une situation de régression quasi irréversible du flux touristique. Cette décroissance notoire de la fréquentation touristique sur les sites a contribué à une forte réduction du niveau de vie des communautés et a eu un impact très négatif sur la vie socioéconomique et sécuritaire dans les régions centre et du nord du Mali. Durant les deux dernières décennies dans ces zones touristiques, toutes les bases de l’essor économique et de la cohésion sociale étaient directement ou indirectement liées au pool des activités touristiques et de l’artisanat. Mais actuellement, ces sites d’attraction touristiques sont devenus exsangues. C’est le cas du site de Bandiagara et ses environs (zone inondée) où le chômage, le sous-emploi, l’inactivité sont à la base du désespoir de certains acteurs, notamment les guides touristiques qui constituent un des maillons importants de la chaîne de l’industrie du tourisme. L’arrêt de la fréquentation touristique et la fermeture de certains établissements et entreprises touristiques ont occasionné un exode massif des jeunes et d’autres acteurs qui dépendaient de différentes chaînes de production et d’approvisionnement de l’industrie du tourisme. Les activités touristiques sont à l'arrêt depuis 2015. L'industrie du tourisme soutenait l'économie locale sur le site. Son arrêt a contribué à appauvrir davantage les populations qui n'arrivent plus à pratiquer les activités agraires de subsistance à cause de la crise sécuritaire qui a touché toute la région du centre du pays. La thérapie traditionnelle jadis très développée sur certains endroits du site, a été sérieusement touchée par l'exode de thérapeutes connus et bien organisés dans des villages connus dont certains ont fait l'objet d'attaques ciblées (cas de Ama sur le plateau de Bandiagara)
Le tourisme est certainement un des plus grands bénéfices que le site apportait mais depuis le déclenchement du conflit armé en 2012 et l’insécurité résiduelle qui s’en est suivie, ce secteur d’activité économique vital, s’est quasiment estompé sur le site. Le retour à des conditions sécuritaires normales devrait permettre la reprise des activités de l’industrie du tourisme. Avant cette période, apparemment lointaine à cause de la dégradation de la situation sécuritaire, il serait mieux de la mettre à profit pour réfléchir et planifier un programme de développement touristique respectueux du patrimoine culturel et naturel du site. D’ailleurs les autorités nationales, conscientes des potentialités touristiques énormes du site, ont célébré, le 20 et 21 juillet 2017, sur le site du pays dogon (précisément à Sangha), la Journée internationale du Tourisme durable. Les cérémonies étaient présidées par Madame le ministre de l’Artisanat et du Tourisme, en présence de certains acteurs touristiques locaux, des élus locaux et de représentants des communautés locales.
| № | Organisation | Brief description of Active Projects | Website |
|---|---|---|---|
| 1 | Les missions culturelles de Djenné et Bandiagara | Ce projet a pour objectif la préservation des traditions textiles du centre du Mali :Djenné et Bandiagara. Il a permis d'inventorier, de documenter et de conserver les compétences, les outils et les pratiques associés à la production et à l'utilisation de textiles et d'objets connexes dans les contextes culturels des communautés du centre du Mali, une région en proie à des conflits. Les actions de conservation et de valorisation du textile traditionnel sont accompagnées par des récits de coexistence pacifique, de cohésion sociale à travers des traditions culturelles partagées liées au textile. L’une des dernières activités réalisées constitue l’inventaire, la documentation et l’exposition au Musée National de du Mali sur le textile traditionnel et produits connexes. |
https://ml.usembassy.gov/fr/lancement-du-projet-de-documentation-conservation-et-revitalisation-des-traditions-textiles-du-centre-du-mali/
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| 2 | UNESCO, ALIPH | Le présent projet vise à reconstruire et à réhabiliter le patrimoine bâti détruit, notamment les habitations, greniers, lieux de pratiques culturelles traditionnelles et les centres culturels, ainsi qu'à remplacer et relancer la production des objets culturels, et sauvegarder les objets cérémoniaux non-fonctionnels dans une collection mémorielle. Ainsi, ce projet contribuera au renforcement du tissu social, à la cohésion sociale et la paix entre toutes les communautés du Pays-dogon, par la sauvegarde et la reprise des pratiques culturelles de la région. |
https://core.unesco.org/fr/project/570MLI4001
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Références
| № | Références |
|---|---|
| 1 |
Cissé L. (2011). Patrimoine et développement local – le rôle des collectivités territoriales dans la gestion du site des falaises de Bandiagara (Mali). Available at: http://openarchive.icomos.org/1155/1/I-3-Article9_Ciss%C3%A… [Accessed 2017].
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| 2 |
Consultation de l’UICN (2024). Consultation confidentielle de l’UICN: Falaises de Bandiagara (Mali).
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| 3 |
Etat Partie du Mali (2019). Rapport de l'Etat Partie au Comité du Patrimoine Mondial sur l'état de conservation des Falaises de Bandiagara (Mali). [en ligne] Minitère de la Culture, pp. 1-100. Disponible à https://whc.unesco.org/document/179743 [Consulté le 23 February 2025].
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| 4 |
Etat Partie du Mali (2020). Rapport de l'Etat Partie au Comité du Patrimoine Mondial sur l'état de conservation des Falaises de Bandiagara (Mali).[en ligne] Minitère de la Culture. Disponible à: https://whc.unesco.org/fr/list/516/documents/.
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| 5 |
Etat Partie du Mali (2022). Rapport de l'Etat Partie au Comité du Patrimoine Mondial sur l'état de conservation des Falaises de Bandiagara (Mali). [en ligne] Minitère de la Culture, pp. 1-11. Disponible à: https://whc.unesco.org/document/192037.
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| 6 |
Etat Partie du Mali (2024). Rapport de l'Etat Partie au Comité du Patrimoine Mondial sur l'état de conservation des Falaises de Bandiagara (Mali). [en ligne] Minitère de la Culture, pp. 1-18. Disponible à: https://whc.unesco.org/document/218501.
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| 7 |
Etat partie du Mali (2001). Rapport Périodique Cycle 1, Section II : Falaises de Bandiagara (Land of the Dogons), Mali [en ligne] Paris, France: Centre du patrimoine mondiale de l'UNESCO, pp. 1- 27. Disponible à: https://whc.unesco.org/document/163041. [Consulté le 28 April 2025].
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| 8 |
Etat partie du Mali (2021). Rapport Périodique Cycle 3, Section II : Falaises de Bandiagara (Land of the Dogons), Mali [en ligne] Paris, France: Centre du patrimoine mondiale de l'UNESCO, pp. 1-63. Disponible à: https://whc.unesco.org/document/216865. [Consulté le 28 April 2025].
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| 9 |
FITS (2008). Forum international tourisme solidaire et développement durable (FITS) Bamako, Mali, Centre International des conférences, 15 - 22 octobre 2008. Available at: http://fits-tourismesolidaire.org/fits/forumali.html.
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| 10 |
ICOMOS (1989). World Heritage Nomination – ICOMOS Technical Evaluation of Cliff of Bandiagara (Land of the Dogons). Available at: https://whc.unesco.org/en/list/516/documents/.
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| 11 |
IUCN (1989). World Heritage Nomination – IUCN Technical Evaluation of Cliff of Bandiagara (Land of the Dogons). Available at: https://whc.unesco.org/en/list/516/documents/.
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| 12 |
IUCN Consultation (2017). IUCN World Heritage Confidential Consultation form: Falaises de Bandiagara, Mali.
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| 13 |
IUCN Consultation (2020). IUCN World Heritage Confidential Consultation form: Falaises de Bandiagara, Mali.
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| 14 |
Le Drézen, Y., Ballouche, A. (2009). Dynamiques récentes des paysages végétaux en domaine soudano-sahélien. L'exemple de la moyenne vallée du Yamé (Ounjougou, Pays Dogon, Mali). BAGF-Géographies, 2009-1, pp.46-66.
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| 15 |
Ministère de l’Artisanat et du Tourisme (2017). Formulation d’un programme d’actions prioritaires à l’auto-emploi, la réduction de la migration, la reconversion professionnelle, le relèvement économique des acteurs du tourisme des Régions du Centre et du Nord du Mali.
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| 16 |
UNEP-WCMC (2012). Cliff of Bandiagara (Land of the Dogons), Mali. UNEP-WCMC World Heritage Information Sheets. [online] Cambridge, UK: UNEP-WCMC. Available at: https://yichuans.github.io/datasheet/output/site/cliff-of-b….
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| 17 |
UNESCO (1998). Report on the State of Conservation of Cliff of Bandiagara (Land of the Dogons), Mali. State of Conservation Information System of the World Heritage Centre. Information System of the World Heritage Centre. [online] Paris, France: UNESCO World Heritage Centre, p.106. Available at: https://whc.unesco.org/archive/1998/whc-98-conf203-18e.pdf [Accessed 2017].
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| 18 |
UNESCO (2023). Report on the State of Conservation of Cliff of Bandiagara (Land of the Dogons), Mali. State of Conservation Information System of the World Heritage Centre. Information System of the World Heritage Centre. [online] Available at: https://whc.unesco.org/en/soc/4345 [Accessed on 28 April 2025]
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| 19 |
World Heritage Committee (2016). 40COM 7B.64 - Cliff of Bandiagara (Land of the Dogons) (Mali). In: Report of decisions of the 40th session of the World Heritage Committee (Istanbul, Turkey 10-17 July 2016 UNESCO Headquarters, Paris, France 24-26 October 2016). [online] Paris, France: UNESCO World Heritage Centre, pp.134-135. Available at: https://whc.unesco.org/archive/2016/whc16-40com-19-en.pdf.
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